71 résultats pour "façons"
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HEGEL: MOBILES ET VOLONTE
On dit volontiers : mon vouloir a été déterminé par ces "mobiles", circonstances, excitations et impulsions. La formule implique d'emblée que je me sois ici comporté de façon passive. Mais, en vérité, mon comportement n'a pas été seulement passif ; il a été actif aussi, et de façon essentielle, car c'est mon vouloir qui a assumé telles circonstances à titre de mobiles, qui les fait valoir comme mobiles. Il n'est ici aucune place pour la relation de causalité. Les circonstances ne jouent point le...
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Karl Heinrich MARX (1818-1883)
• • • • • • • L'animal aussi produit. Il se construit un nid, des habitations, comme l'abeille, le castor, la fourmi, etc. Mais il ne produit que ce dont il a immédiatement besoin pour lui et pour son petit ; il produit d'une façon unilatérale, tandis que l'homme produit d'une façon universelle ; il ne produit que sous l'emprise du besoin physique immédiat, tandis que l'homme produit même quand il est libéré de tout besoin physique et ne produit vraiment que lorsqu'il en est vraiment libéré. L'...
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Être juste, est-ce traiter tout le monde de la même façon ?
Analyse du sujet : Du point de vue conceptuel : «Etre juste» : Nous pouvons donner au moins deux définitions du mot juste lorsqu'il est appliqué à un humain : 1/ «Juste (au sens restreint, où ce mot s'oppose plus spécialement à charitable) : Qui juge de ses rapports avec autrui comme il jugerait du rapport de deux personnes étrangères ; et qui, lorsqu'il juge entre plusieurs autres, ne se laisse guider par aucune faveur ni aucune haine préexistante. Etre juste, en ce sens, est donc une qualité...
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Karl Heinrich MARX (1818-1883)
" En produisant pratiquement un monde d'objets, en façonnant la nature non organique, l'homme s'affirme comme un être générique conscient, c'est-à-dire un être qui se rapporte à l'espèce comme à sa propre nature, ou à lui-même comme être générique. Certes, l'animal aussi construit son nid, son habitation, tels l'abeille, le castor, la fourmi, etc. Mais il produit seulement ce dont il a immédiatement besoin pour lui et pour sa progéniture; il produit d'une façon partielle, quand l'homme produit d...
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Etre juste est-ce traiter tout le monde de la même façon ?
Etre juste est-ce traiter tout le monde de la même façon ? Analyse du sujet : Du point de vue conceptuel : «Etre juste» : Nous pouvons donner au moins deux définitions du mot juste lorsqu'il est appliqué à un humain : 1/ «Juste (au sens restreint, où ce mot s'oppose plus spécialement à charitable) : Qui juge de ses rapports avec autrui comme il jugerait du rapport de deux personnes étrangères ; et qui, lorsqu'il juge entre plusieurs autres, ne se laisse guider par aucune faveur ni aucune haine...
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Etre juste, est-ce traiter tout le monde de la même façon ?
Analyse du sujet : Du point de vue conceptuel : «Etre juste» : Nous pouvons donner au moins deux définitions du mot juste lorsqu'il est appliqué à un humain : 1/ «Juste (au sens restreint, où ce mot s'oppose plus spécialement à charitable) : Qui juge de ses rapports avec autrui comme il jugerait du rapport de deux personnes étrangères ; et qui, lorsqu'il juge entre plusieurs autres, ne se laisse guider par aucune faveur ni aucune haine préexistante. Etre juste, en ce sens, est donc une qualité...
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KANT
« J'accorde volontiers qu'aucun homme ne peut avoir conscience en toute certitude d'avoir accompli son devoir de façon tout à fait désintéressée car cela relève de l'expérience interne, et pour avoir ainsi conscience de l'état de son âme il faudrait avoir une représentation parfaitement claire de toutes les représentations accessoires et de toutes les considérations que l'imagination, l'habitude et l'inclinaison associent au concept de devoir, or une telle représentation ne peut être exigée en a...
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Nietzsche
T oute action exige l'oubli, comme tout organisme a besoin non seulement de lumière, mais encore d'obscurité. Un homme qui voudrait ne sentir que d'une façon purement historique ressemblerait à quelqu'un que l'on aurait forcé de se priver de sommeil, ou bien à un animal qui serait condamner à ruminer sans ces se les mêmes aliments. Il est donc possible de vivre sans presque se souvenir, de vivre même heureux, à l'exemple de l'animal, mais il est absolument impossible de vivre sans oublier. Si je...
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Pourquoi l'homme peut-il se conduire de façon inhumaine?
Analyse. · · · · · · · · Ce sujet pose un paradoxe : celui de parler à la fois de l'homme et de son inhumanité. En effet, si l'homme se définit par ce qu'il est, à savoir un homme, ce qui est inhumain sera tout ce que l'homme n'est pas. Or, notre question ici n'est pas de savoir si l'on peut dire que l'homme est parfois inhumain, mais de savoir pourquoi on peut le dire. Pourquoi nous sommes en droit de le penser. De plus, la question porte de façon précise sur le comportement inhumain que l'...
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KANT: argent et liberté
« Celui qui renonce à sa liberté et l'échange pour de l'argent agit contre l'humanité. La vie elle-même ne doit être tenue en haute estime que pour autant qu'elle nous permet de vivre comme des hommes, c'est-à-dire non pas en recherchant tous les plaisirs, mais de façon à ne pas déshonorer notre humanité. Nous devons dans notre vie être dignes de notre humanité: tout ce qui nous en rend indignes nous rend incapables de tout et suspend l'homme en nous. Quiconque offre son corps à la malice...
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Le droit (cours complet)
1/28 Le droit I. Notions: A) Distinction entre droit et fait Le droit s’oppose d’abord au fait. Un fait, c’est un événement, qui obéit aux lois de la nature, qui se produit ici et maintenant. Ce fait peut être révoltant : tel individu se fait dépouiller de son maigre bien par une crapule, tel individu se voit assassiné « sous prétexte qu’il est né » (c’est ainsi qu’est défini le crime contre l’humanité), tel peuple se voit colonisé, maltraité, exploité. « Le fait est (que) », comme on...
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Les objets techniques nous imposent-ils une façon de penser ou seulement une manière de vivre ?
Comment les objets techniques peuvent-ils nous imposer quoi que ce soit, puisque ce ne sont que des objets, et que théoriquement ils ne devraient pas avoir d'impact sur notre liberté, ou sur notre volonté ? Comment parviennent-ils à s'imposer à nous ? Quelle distinction peut-on faire entre les deux expressions "façon de penser" et "manière de vivre" ? Les deux ne sont- elles pas en elles-mêmes problématiques ? Et s'opposent-elles nécessairement ? La technique ne nous impose-t-elle pas l'une et l...
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A QUOI SERT LA TECHNIQUE ?
REMARQUES SUR LE SUJET Nous suggérons de commencer par réfléchir sur les significations possibles du verbe « servir ». Il conviendrait aussi d'éviter le verbiage humaniste généralement de mise dès que l'on parle de technique. Par exemple on pourrait, à propos de ce sujet, affirmer en un premier temps que la technique est utile à l'homme dans la mesure où elle sert à développer son bien-être, puis, prendre dans un deuxième temps le contre-pied radical de cette position en déclarant que loin de s...
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KANT
KANT : DOUTE SCEPTIQUE ET MÉTHODE SCEPTIQUE La philosophie de Kant est une philosophie critique, non parce qu'elle critique livres et systèmes antérieurs, mais parce qu'elle critique le pouvoir de connaître en général : elle s'interroge sur la manière dont notre raison peut construire des connaissances universelles et nécessaires. Elle détermine par conséquent aussi les limites de ce qu'il nous est réellement possible de connaître. C'est dans ce cadre qu'elle donne toute sa valeur à l'examen sc...
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Karl Heinrich MARX (1818-1883)
Il [l'animal] produit seulement ce dont il a immédiatement besoin pour lui ou pour son petit ; il produit d'une façon unilatérale, tandis que l'homme produit d'une façon universelle ; il ne produit que sous l'empire du besoin physique immédiat, tandis que l'homme produit même libéré du besoin physique et ne produit vraiment que lorsqu'il en est libéré. [�] C'est précisément dans le fait d'élaborer le monde objectif que l'homme commence donc à faire réellement ses preuves d'être générique. Cette...
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Karl Heinrich MARX (1818-1883)
Il [l'animal] produit seulement ce dont il a immédiatement besoin pour lui ou pour son petit ; il produit d'une façon unilatérale, tandis que l'homme produit d'une façon universelle ; il ne produit que sous l'empire du besoin physique immédiat, tandis que l'homme produit même libéré du besoin physique et ne produit vraiment que lorsqu'il en est libéré. [�] C'est précisément dans le fait d'élaborer le monde objectif que l'homme commence donc à faire réellement ses preuves d'être générique. Cette...
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Sören KIERKEGAARD (1813-1855)
Subjectivement le fait d’être un chrétien se détermine de la façon suivante : la décision réside dans le sujet, l’appropriation est l’intériorité paradoxale qui est spécifiquement différente de toute autre intériorité. Être chrétien n’est pas déterminé par le quoi du christianisme mais par le comment du chrétien. Ce commet ne peut s’adapter qu’à une chose, au paradoxe absolu. Il n’y a donc là aucun discours indéterminé, d’après quoi être chrétien signifierait accepter ceci et accepter cela et ac...
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Baruch SPINOZA
J'appelle libre, quant à moi, une chose qui est et agit par la seule nécessité de sa nature ; contrainte celle qui est déterminée par une autre à exister et à agir d'une façon déterminée. Dieu, par exemple, existe librement bien que nécessairement parce qu'il existe par la seule nécessité de sa nature. De même aussi, Dieu se connaît lui-même et connaît toutes choses librement, parce qu'il suit de la seule nécessité de sa nature que Dieu connaisse toutes choses. Vous le voyez bien, je ne fais pas...
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Les objets techniques nous imposent-ils une façon de penser ou une manière de vivre ?
Problématique: Un outil est un objet entièrement fabriqué ou obtenu par la modification d'un objet naturel afin de satisfaire ses besoins naturels. Un simple bâton est à peine un outil, puisque sa structure physique n'est que peu modifiée par l'homme, même s'il est entièrement soumis aux fins de son utilisateur. En revanche, la roue est indéniablement un outil. L'existence d'outils est un trait permanent des sociétés humaines. Certains ont même pu soutenir, sans doute à tort, que c'était le cara...
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Nietzsche
La science elle-même repose sur une croyance ; il n'est pas de science sans postulat. "La science est-elle nécessaire ?" Il faut, pour qu'elle puisse se former, que cette question ait reçu auparavant une réponse non seulement affirmative, mais affirmative à tel point qu'elle exprime ce principe, cette foi, cette conviction : "Rien n'est plus nécessaire que le vrai ; rien, à son prix, n'a d'importance que secondaire." Qu'est-ce que cette volonté absolue de vérité ? Est-ce volonté de NE PAS SE LAI...
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A-t-on besoin d'une culture universelle ?
L'idéal unificateur de l'Humanisme est-il en train de devenir réalité, une réalité qui tournerait au cauchemar, identifié par Jacques Lesourne sous l'expression de «culture universelle »? Celle-ci paraît être d'abord le produit d'une époque de communication. Elle s'exprime en anglais, dans les aéroports, les grands hôtels, les centres économiques des mégapoles, les séminaires des chercheurs. Bref, c'est la culture d'une certaine jet set qui ne concerne qu'une « élite » internationale, habituée a...
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DESCARTES
"Je remarque aussi que la grandeur d'un bien, à notre égard, ne doit pas seulement être mesurée par la valeur de la chose en quoi il consiste, mais principalement aussi par la façon dont il se rapporte nous ; et qu'outre que le libre arbitre est de soi la chose la plus noble qui puisse être en nous, d'autant qu'il nous rend en quelque façon pareils à Dieu, et semble nous exempter de lui être sujets et que par conséquent, son bon usage est le plus grand de tous nos biens, il est aussi celui qui e...
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Hegel et la liberté
Thème 3957 Hegel et la liberté On dit volontiers : mon vouloir a été déterminé par ces mobiles, circonstances, excitations et impulsions. La formule implique d'emblée que je me sois ici comporté de façon passive. Mais, en vérité, mon comportement n'a pas été seulement passif ; il a été actif aussi, et de façon essentielle, car c'est mon vouloir qui a assumé telles circonstances à titre de mobiles, qui les fait valoir comme mobiles. Il n'est ici aucune place pour la relation de causalité. Les cir...
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KANT
« Le problème de la formation de l'État, si dur que ce soit à entendre, n'est pourtant pas insoluble, même s'il s'agissait d'un peuple de démons (pourvu qu'ils aient quelque intelligence) ; il se formule de la façon suivante : "Ordonner une foule d'êtres raisonnables qui réclament tous d'un commun accord des lois générales en vue de leur conservation, chacun d'eux d'ailleurs ayant une tendance secrète à s'en excepter; et organiser leur constitution de telle sorte que ces gens qui, par leurs sent...
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KANT
« Dans sa signification subjective l'ignorance peut être ou bien savante, scientifique, ou bien vulgaire. Celui qui voit distinctement les limites de la connaissance, par conséquent le champ de l'ignorance, à partir d'où il commence à s'étendre, [...] est ignorant de façon technique ou savante. Au contraire celui qui est ignorant sans apercevoir les raisons des limites de l'ignorance et sans s'en inquiéter, est ignorant de façon non savante. Un tel homme ne sait même pas qu'il ne sait rien. Car...
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La réalité : qu'entendons-nous par là ?
THÈMES DE RÉFLEXION • Indications lorsqu'on tente de définir la notion de « réalité ». Le terme réalité se dédouble de la façon la plus simple en « réalité sensible » (matrice de l'apparence, du fictif, de l'imaginaire) et en « réalité intelligible » (lieu de la « vraie » réalité, de la certitude). Que l'homme se débarrasse du négatif de l'erreur qui le séduit ou par lequel il se séduit lui-même, qu'il renonce à ce qui lui semble son intérêt, mais qui n'est que le désir de la partie non raisonna...
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Hegel et la liberté
On dit volontiers : mon vouloir a été déterminé par ces "mobiles", circonstances, excitations et impulsions. La formule implique d'emblée que je me sois ici comporté de façon passive. Mais, en vérité, mon comportement n'a pas été seulement passif ; il a été actif aussi, et de façon essentielle, car c'est mon vouloir qui a assumé telles circonstances à titre de mobiles, qui les fait valoir comme mobiles. Il n'est ici aucune place pour la relation de causalité. Les circonstances ne jouent point le...
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Dissertation hggsp - forêts françaises: « En quoi les forêts françaises sont-elles actuellement gérées de façon plus raisonnée ? »
Mardi 11 octobre 2022 TG3 Rédiger une argumentation (à partir d’une analyse documentaire) Consigne : A l’aide des informations présentes dans le dossier documentaire (fourni sur le cours Moodle), rédigez une argumentation qui apporte des éléments de réponse à la question suivante : « En quoi les forêts françaises sont-elles actuellement gérées de façon plus raisonnée ? » En 2022, une série d'incendies a dévasté plus de 60.000 hectares de forêts en France. Ces feux de forêts ont su...
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De quelle façon Hegel nous montre que l’homme, n’est pas qu’une chose de la nature ?
Explication de texte Plan : La thèse de l’auteur : la thèse de l’auteur est : « Les choses de la nature n'existent qu'immédiatement et d'une seule façon, tandis que l'homme, parce qu'il est esprit, à une double existence » Ce qu’elle veut dire : Toutes les choses de la nature existent juste pour exister, l’animal est conscient de son environnement, il est seulement capable de saisir ce qui lui arrive, mais contrairement à l’animal, l’homme ne se contente pas d’exister, l’homme réfléchit, i...
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Y a-t-il diverses façons de raisonner ?
Y a-t-il diverses façons de raisonner ? INTRODUCTION Il est curieux que la quatrième figure du syllogisme (prae-sub) que le jeu des combinaisons imposait au même titre que les trois autres n'ait été par Aristote ni retenue ni même indiquée. D'autre part; le même Aristote s'efforce de ramener les trois figures à la première, seule directe et parfaite. Est-ce à dire qu'il y ait trois manières de raisonner sans plus et qu'elles puissent en quelque manière se réduire à une seule ? Cette idée reprise...
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Le vivant est-il scientifiquement connaissable ?
Demande d'échange de corrigé de masson marine ([email protected]). Sujet déposé : Le vivant est-il scientifiquement connaissable ? De nombreuses découvertes au XIXème siècle ont permis à l'homme d'établir une certaine connaissance du vivant. La théorie cellulaire, a permis d'établir l'existence d'un constituant commun à tous les être vivants : la cellule, et permet ainsi la connaissance plus approfondie sa structure. Puis, la génétique : Mendel met en évidence les lois qui règlent la r...
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DESCARTES: Je ne puis pas aussi me plaindre que Dieu ne m'a pas donné un libre arbitre
« L'indifférence est le plus bas degré de la liberté » Le « je pense, puis la parole m'ont manifesté la liberté : je ne suis pas déterminé par un enchaînement causal, à la différence des animaux ou les êtres matériels en général. Mais la liberté se définit-elle seulement de façon négative, comme le fait de ne pas être déterminé ? « Je ne puis pas aussi me plaindre que Dieu ne m'a pas donné un libre arbitre, ou une volonté assez ample et parfaite ; puisqu'en effet je l'expérimente si vague...
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GRAND ORAL SES/HLP Sujet : La culture est-elle façonnée et accaparée par les élites d'une société ?
GRAND ORAL SES/HLP Sujet : La culture est-elle façonnée et accaparée par les élites d'une société ? Introduction : “Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude” Albert Camus Le Mythe de Sisyphe, 1942. La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Dans cette perspective, il est légitime de se demander si les élites ont un pouvoir absolu sur la producti...
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Heidegger: Le rapport de l'art et de la vérité
Heidegger: Le rapport de l'art et de la vérité Heidegger a posé la question de l'origine de l'oeuvre d'art : celle-ci est avant tout une chose. Une peinture est avant tout un tableau, présenté d'exposition en exposition, ou siégeant dans un musée. Mais Heidegger distingue trois types de choses : la chose naturelle, l'outil (défini par son utilité) et l'oeuvre. Aristote a montré qu'une chose se compose d'une matière (hylè) qui reçoit une forme (morphé, eidos). Par sa matière, l'oeuvre d'art est...
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DESCARTES: «J'ai en quelque façon
premièrement en moi la notion de l'infini que du fini, c'est-à-dire
de Dieu que de moi-même.»
DESCARTES: «J'ai en quelque façon premièrement en moi la notion de l'infini que du fini, c'est-à-dire de Dieu que de moi-même.» La constitution du sujet par l'extérieur. «J'ai en quelque façon premièrement en moi la notion de l'infini que du fini, c'est-à-dire de Dieu que de moi-même» Descartes, Méditations métaphysiques (1641), III. • La conception cartésienne du sujet semble gommer deux aspects de l'existence humaine: - la finitude (la fatigue, la paresse, le désir, l'hésitation, le remords),...
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LEIBNIZ et l'ars combinatoria
Je voulais montrer qu'à côté des catégories qui font référence à des classes de concepts simples, il doit y avoir une nouvelle sorte de catégorie qui embrasse les propositions elles-mêmes ou les termes complexes dans leur ordre naturel. A cette époque-là je n'avais aucune idée des méthodes de preuve, et je ne savais pas que ce que j'étais en train de proposer était déjà fait par les géomètres quand ils arrangent leurs propositions dans un ordre consécutif de telle façon que dans une preuve u...
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LEIBNIZ: catégories et concepts
Je voulais montrer qu'à côté des catégories qui font référence à des classes de concepts simples, il doit y avoir une nouvelle sorte de catégorie qui embrasse les propositions elles-mêmes ou les termes complexes dans leur ordre naturel. A cette époque-là je n'avais aucune idée des méthodes de preuve, et je ne savais pas que ce que j'étais en train de proposer était déjà fait par les géomètres quand ils arrangent leurs propositions dans un ordre consécutif de telle façon que dans une preuve une p...
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POLITIQUE ET ÉDUCATION CHEZ ROUSSEAU
POLITIQUE ET ÉDUCATION Tout individu étant un membre vivant du corps social, une société saine suppose des hommes sains. Comment façonner les êtres vraiment libres dont ne saurait se passer une véritable république? C'est pour répondre à cette question que Rousseau construisit son système d'éducation. Cet autre dessein fut également mûri pendant de longues années. Dès le temps où Rousseau était précepteur chez M. de Mably, il avait composé un petit ouvrage pédagogique : Projet pour l'éducation d...
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DESCARTES: libre arbitre et volonté
Je ne puis pas aussi me plaindre que Dieu ne m'a pas donné un libre arbitre, ou une volonté assez ample et parfaite ; puisqu'en effet je l'expérimente si vague et si étendue, qu'elle n'est renfermée dans aucunes bornes. Et ce qui me semble bien remarquable en cet endroit, est que de toutes les autres choses qui sont en moi, il n'y en a aucune si parfaite et si étendue, que je ne reconnaisse bien qu'elle pourrait être encore plus parfaite. Car, par exemple, si je considère la faculté de con...
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KANT: «Le problème qui consiste à
déterminer d'une façon sûre et générale quelle action peut favoriser
le bonheur d'un être raisonnable est un problème tout à fait
insoluble.»
Thème 388 KANT: «Le problème qui consiste à déterminer d'une façon sûre et générale quelle action peut favoriser le bonheur d'un être raisonnable est un problème tout à fait insoluble.» PRESENTATION DE "FONDEMENTS DE LA METAPHYSIQUE DES MOEURS" DE KANT Dans ce premier grand ouvrage consacré à la morale, Kant (1724-1804) se donne pour tâche « la recherche et l'établissement du principe suprême de la moralité » (Préface). Son objectif n'est pas seulement spéculatif mais surtout pratique : il est n...
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DESCARTES: «Connaissant la force et
les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux [...]
nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels
ils sont propres et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de
Thème 357 DESCARTES: «Connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux [...] nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature.» PRESENTATION DE L'OUVRAGE "DISCOURS DE LA METHODE DE DESCARTES Premier texte philosophique paru en langue française, préfaçant les Essais scientifiques, le Discours de la méthode retrace le parcours intellectuel de son auteur, depuis l...
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Epicure: la divinité comme un être immortel et bienheureux
"En premier lieu, regarde la divinité comme un être immortel et bienheureux, ce qu'indique déjà la façon ordinaire de la concevoir. Ne lui attribue rien qui soit en opposition avec son immortalité ou incompatible avec sa béatitude. Il faut que l'idée que tu te fais d'elle contienne tout ce qui est capable de lui conserver l'immortalité et la félicité. Car les dieux existent et la connaissance qu'on en a est évidente, mais ils n'existent pas de la façon dont la foule se les représente. Cell...
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Epicure et Dieu
"En premier lieu, regarde la divinité comme un être immortel et bienheureux, ce qu'indique déjà la façon ordinaire de la concevoir. Ne lui attribue rien qui soit en opposition avec son immortalité ou incompatible avec sa béatitude. Il faut que l'idée que tu te fais d'elle contienne tout ce qui est capable de lui conserver l'immortalité et la félicité. Car les dieux existent et la connaissance qu'on en a est évidente, mais ils n'existent pas de la façon dont la foule se les représente. Cel...
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KANT: les 3 ignorances
"L'ignorance peut être ou bien savante, scientifique, ou bien vulgaire. Celui qui voit distinctement les limites de la connaissance, par conséquent le champ de l'ignorance, à partir d'où il commence à s'étendre, par exemple le philosophe qui aperçoit et montre à quoi se limite notre capacité de savoir relatif à la structure de l'or, faute de données requises à cet effet, est ignorant de façon technique ou savante. Au contraire, celui qui est ignorant sans apercevoir les raisons des limites de...
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Sartre et la responsabilité
PRESENTATION DE "L'EXISTENTIALISME EST UN HUMANISME" DE SARTRE Marqué comme oeuvre de circonstance et de vulgarisation, le texte est tiré d'une conférence donnée à Paris en Octobre 1945, qui devait donner l'occasion à Sartre (1905-1980) de répondre à une série d'objections. Il montre que les accusations d'anti-humanisme sont infondées, car sa philosophie ne conduit en rien au mépris de la réalité humaine et de sa valeur. La définition annoncée par le titre est donc en réalité la défense d'une ph...
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Hobbes: Langage et passions
Les noms des choses qui ont la propriété de nous affecter, c'est-à-dire de celles qui nous procurent du plaisir ou du déplaisir, ont, dans la conversation courante des hommes, une signification changeante parce que tous les hommes ne sont pas affectés de la même façon par la même chose, ni le même homme à des moments différents. Étant donné en effet que tous les noms sont donnés pour signifier nos représentations, lorsque nous avons des représentations différentes des mêmes choses, nous ne pouvo...
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Montaigne: L'ignorance s'oppose-t
-elle à la vérité ?
Comme l'a montré Platon, il faut faire un effort, une sorte de pari, pour penser la vérité, pour concevoir l'idée d'une vérité qui serait autre chose qu'une simple opinion parmi d'autres. Une telle idée semble naître de deux sources. D'abord, nous sommes toujours contraints de comparer nos idées à celles des autres, si bien qu'on en vient naturellement à se demander s'il n'existerait pas une mesure extérieure aux diverses considérations exprimées, une mesure fiable et connaissable, capable de dé...
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Aristote
"Il ne peut exister de communauté de rapport entre deux médecins; en revanche, la chose est possible entre un médecin et un laboureur, et, d'une façon générale, entre gens différents et de situation dissemblable. Toutefois, il est indispensable, auparavant de les rendre égaux. Aussi faut-il que toutes choses soient en quelque façon comparables, quand on veut les échanger. C'est pourquoi on a recours à la monnaie, qui est, pour ainsi dire, un intermédiaire. Elle mesure tout, la valeur supérieure...
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HOBBES: Les noms des choses
Les noms des choses qui ont la propriété de nous affecter, c'est-à-dire de celles qui nous procurent du plaisir ou du déplaisir, ont, dans la conversation courante des hommes, une signification changeante parce que tous les hommes ne sont pas affectés de la même façon par la même chose, ni le même homme à des moments différents. Étant donné en effet que tous les noms sont donnés pour signifier nos représentations et que toutes nos affections ne sont rien d'autre que des représentations, l...
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Lévinas
"[L']approche de la mort indique que nous sommes en relation avec quelque chose qui est absolument autre, quelque chose portant l'altérité, non pas comme une détermination provisoire, que nous pouvons assimiler par la jouissance, mais quelque chose dont l'existence même est faite d'altérité. Ma solitude ainsi n'est pas confirmée par la mort, mais brisée par la mort. Par là, disons-le tout de suite, l'existence est pluraliste. Le pluriel n'est pas ici une multiplicité d'existants, il apparaît dan...