39 résultats pour "douleurs"
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DESCARTES et les sentiments de douleur, de faim, de soif
" La nature m'enseigne aussi, par ces sentiments de douleur, de faim, de soif, etc.., que je ne suis pas seulement logé dans mon corps, ainsi qu'un pilote en son navire, mais, outre cela, que je lui suis conjoint très étroitement, et tellement confondu et mêlé que je compose comme un seul tout avec lui. Car, si cela n'était, lorsque mon corps est blessé, je ne sentirais pas pour cela de la douleur, moi qui ne suis qu'une chose qui pense, mais j'apercevrais cette blessure par le seul entend...
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KANT: L'adversité, la douleur, la pauvreté et tentation
"L'adversité, la douleur, la pauvreté sont de grandes tentations menant l'homme à violer son devoir. L'aisance, la force, la santé et la prospérité en général, qui s'opposent à cette influence, peuvent donc aussi, semble-t-il, être considérées comme des fins qui sont en même temps des devoirs, je veux dire le devoir de travailler à son propre bonheur et de ne pas s'appliquer seulement à celui d'autrui. — Mais alors ce n'est pas le bonheur qui est la fin, mais la moralité du sujet, et le bo...
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Plaisir et douleur
PLAISIR ET DOULEUR Le plaisir et la douleur sont présentés comme les deux pôles de l'affectivité. Ils marquent le premier retentissement dans la conscience de toute excitation et le passage entre une activité purement automatique et une activité pleinement consciente. Il est à remarquer en effet que le terme de sensibilité est employé aussi bien pour désigner la sensibilité affective (c'est le sens courant du terme) que la connaissance sensorielle (c'est le sens philosophique du terme). Par exem...
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De la souffrance morale. Comment la distinguez-vous de la souffrance physique ? Quelles sont ses principales modalités ? Quelle est sa valeur ?
De la souffrance morale. Comment la distinguez-vous de la souffrance physique ? Quelles sont ses principales modalités ? Quelle est sa valeur ? INTRODUCTION. - Les états affectifs d'ordre physique nous sont communs avec les animaux; au contraire, c'est le propre de l'homme de jouir et de souffrir moralement. C'est donc un fait bien spécifiquement humain que nous pourrons observer en étudiant la souffrance morale, dans laquelle nous retrouverons tout l'homme. Sa nature. — On précise la nature de...
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La douleur est-elle stimulante ou déprimante ?
Seule la souffrance physique - la « douleur » - semblerait devoir faire l'objet d'une certitude : mieux localisée, plus sporadique et dotée de seuils d'intensité éventuellement déterminables, elle échapperait à cette suspicion qui caractérise la souffrance, dont la causalité, étant d'ordre suprasensible aussi bien que sensible, fait intervenir des éléments réputés imaginaires. Bref, la douleur, ne se développant point encore en doléance, se confondrait avec le degré de sensibilité qui caractéris...
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Le travail: douleur ou plaisir ?
LE TRAVAIL : DOULEUR OU PLAISIR ? Dans La Genèse, la punition d'Adam pour avoir passé outre l'interdit divin se manifeste non seulement par son expulsion du jardin d'Eden, mais également par la condamnation au travail : les besoins des hommes ne seront plus comblés par le don du sol, mais « c'est dans la peine », « à la sueur de [s]on visage » qu'ils devront être étanchés. Mais peut-on circonscrire le travail à la seule transformation de la Nature dans le but d'obtenir une réponse à nos besoins...
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Epicure: Parmi nos desirs, les uns sont naturels et les autres vains.
PRESENTATION DE LA "LETTRE A MENECEE" D'EPICURE La Lettre à Ménécée est l'un des rares écrits qui nous restent de l'oeuvre immense d'Épicure (vers 341-270 av. J.C.), que nous connaissons surtout à travers son disciple Lucrèce. Le projet du fondateur de l'École du Jardin, à une époque où la Grèce traverse une grave crise politique, économique et sociale, est de fonder une sagesse sur une physique matérialiste. Souvent mal compris et caricaturé, Épicure ne cessera d'inspirer les philosophes athées...
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Analyse psychologique du souci. ?
Analyse psychologique du souci. Dans l'arc-en-ciel de notre vie affective, nous observons des tonalités et des nuances multiples. Le plaisir calme est satisfaction ou contentement. Intense, il devient joie. S'ii envahit toute l'âme et dure longtemps, c'est le bonheur. Quand il se manifeste sous forme de mouvements spontanés et incoercibles des membres et de tout le corps, on parle d'allégresse, d'exultation. Avec la douleur, la distinction entre le physique et le moral, qui vaut aussi pour le pl...
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Epicure et les 3 types de désir chez l'homme
PRESENTATION DE LA "LETTRE A MENECEE" D'EPICURE La Lettre à Ménécée est l'un des rares écrits qui nous restent de l'oeuvre immense d'Épicure (vers 341-270 av. J.-C.), que nous connaissons surtout à travers son disciple Lucrèce. Le projet du fondateur de l'École du Jardin, à une époque où la Grèce traverse une grave crise politique, économique et sociale, est de fonder une sagesse sur une physique matérialiste. Souvent mal compris et caricaturé, Épicure ne cessera d'inspirer les philosophes a...
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Arthur SCHOPENHAUER (1788-1860)
La satisfaction, le bonheur, comme l'appellent les hommes, n'est au propre et dans son essence rien que de négatif ; en elle, rien de positif. Il n'y a pas de satisfaction qui, d'elle-même et comme de son propre mouvement, vienne à nous ; il faut qu'elle soit la satisfaction d'un désir. Le désir, en effet, la privation, est la condition préliminaire de toute jouissance. Or, avec la satisfaction cesse le désir, et par conséquent la jouissance aussi. Donc la satisfaction, le contentement, ne saura...
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Meditations metaphysiques, meditation VI
Texte : Or il n'y a rien que cette nature m'enseigne plus expressément, ni plus sensiblement, sinon que j'ai un corps qui est mal disposé quand je sens de la douleur, qui a besoin de manger ou de boire, quand j'ai les sentiments de la faim ou de la soif, etc. Et partant je ne dois aucunement douter qu'il n'y ait en cela quelque vérité. // La nature m'enseigne aussi par ces sentiments de douleur, de faim, de soif, etc., que je ne suis pas seulement logé dans mon corps, ainsi qu'un pilote en...
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Rôle du plaisir et de la douleur dans la vie humaine ?
Rôle du plaisir et de la douleur dons la vie humaine. I. — Le plaisir résulte d'une activité qui s'exerce avec mesure et dans le sens de nos tendances fondamentales. La douleur est le résultat d'une activité soit contrariée soit surmenée. Ces deux états ne sont pas des fins, mais des moyens. La fin de notre être, c'est de se conserver et de se développer. Le plaisir et la douleur sont des moyens qui nous aident à atteindre nos fins naturelles. II. — Rôle du plaisir. 1° Le plaisir étant lié au dé...
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KANT: Mais qu'en est-il de la satisfaction (acquiescentia) pendant la vie ?
Texte à commenter : « Mais qu'en est-il de la satisfaction (acquiescentia) pendant la vie ? Elle n'est pas accessible à l'homme : ni dans un sens moral (être satisfait de soimême pour sa bonne volonté) ni dans un sens pragmatique (être satisfait du bien-être qu'on pense pouvoir se procurer par l'habileté et l'intelligence). La nature a placé en l'homme, comme stimulant de l'activité, la douleur à laquelle il ne peut se soustraire afin que le progrès s'accomplisse toujours vers le mieux ; et même...
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Comment distinguer plaisirs et douleurs d'ordre physique et d'ordre moral ?
Définition des termes du sujet: ORDRE: (n. m., étym. : latin ordo : file, disposition régulière) 1. — Arrangement, disposition ; principe de disposition ; en part., logique : « L'ordre consiste en cela seulement que les choses qui sont proposées les premières doivent être connues sans l'aide des suivantes » (DESCARTES) ; « Le coeur a son ordre, l'esprit a le sien qui est par principe et démonstration » (PASCAL). Bon ordre : arrangement conforme à la raison. 2. — Catégorie, classe à laquelle appa...
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Commentaire linéaire sur « Alchimie de la douleur »
Commentaire linéaire sur « Alchimie de la douleur » Introduction Le titre antithétique des Fleurs du Mal, recueil le plus célèbre de Charles Baudelaire, sonne comme une provocation lors de sa publication en 1857. Baudelaire y décrit sa descente aux enfers et son tiraillement entre le spleen et l’idéal, le sublime et le sordide. Le sonnet en octosyllabes « Alchimie de la douleur » est l'un des derniers poèmes de la section « Spleen et idéal ». Dans une intensification du spleen, le poète y...
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Epicure: La mort n'est rien...
"Prends l'habitude de penser que la mort n'est rien pour nous. Car tout bien et tout mal résident dans la sensation : or la mort est privation de toute sensibilité. Par conséquent, la connaissance de cette vérité que la mort n'est rien pour nous, nous rend capables de jouir de cette vie mortelle, non pas en y ajoutant la perspective d'une durée infinie, mais en nous enlevant le désir de l'immortalité. Car il ne reste plus rien à redouter dans la vie, pour qui a véritablement compris que hors...
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essai sur la douleur et l'ennui
Philosophie des XIXe, XXe et XXIe siècles Essai sur la douleur et l’ennui « La vie oscille, comme un pendule, de la souffrance à l’ennui. » - Arthur Schopenhauer Né à Danzig en 1788, Arthur Schopenhauer est l’enfant d’un père commerçant et d’une mère écrivaine. Il devient à son tour commerçant comme son père suivant la volonté de ce dernier. Après le décès de son père, qui se donna la mort en 1806, il se consacrera entièrement à la littérature et à l’étude de la philosophie, il obtint...
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Epicure: Nous disons que le plaisir est la fin de la vie
PRESENTATION DE LA "LETTRE A MENECEE" D'EPICURE La Lettre à Ménécée est l'un des rares écrits qui nous restent de l'oeuvre immense d'Épicure (vers 341-270 av. J.-C.), que nous connaissons surtout à travers son disciple Lucrèce. Le projet du fondateur de l'École du Jardin, à une époque où la Grèce traverse une grave crise politique, économique et sociale, est de fonder une sagesse sur une physique matérialiste. Souvent mal compris et caricaturé, Épicure ne cessera d'inspirer les philosophes...
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La pitié est naturelle à l'homme
La pitié est naturelle à l'homme Les hommes ne sont naturellement ni rois, ni grands', ni courtisans, ni riches ; tous sont nés nus et pauvres, tous sujets aux misères de la vie, aux chagrins, aux maux, aux besoins, aux douleurs de toute espèce ; enfin, tous sont condamnés à la mort. Voilà ce qui est vraiment de l'homme ; voilà de quoi nul mortel n'est exempt. Commencez donc par étudier de la nature humaine ce qui en est le plus inséparable, ce qui constitue le mieux l'humanité. À seize ans l'ad...
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La pitié est naturelle à l'homme - Rousseau
La pitié est naturelle à l'homme Les hommes ne sont naturellement ni rois, ni grands, ni courtisans, ni riches ; tous sont nés nus et pauvres, tous sujets aux misères de la vie, aux chagrins, aux maux, aux besoins, aux douleurs de toute espèce ; enfin, tous sont condamnés à la mort. Voilà ce qui est vraiment de l'homme ; voilà de quoi nul mortel n'est exempt. Commencez donc par étudier de la nature humaine ce qui en est le plus inséparable, ce qui constitue le mieux l'humanité. À seize an...
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La pitié est naturelle à l'homme - Rousseau
La pitié est naturelle à l'homme Les hommes ne sont naturellement ni rois, ni grands, ni courtisans, ni riches ; tous sont nés nus et pauvres, tous sujets aux misères de la vie, aux chagrins, aux maux, aux besoins, aux douleurs de toute espèce ; enfin, tous sont condamnés à la mort. Voilà ce qui est vraiment de l'homme ; voilà de quoi nul mortel n'est exempt. Commencez donc par étudier de la nature humaine ce qui en est le plus inséparable, ce qui constitue le mieux l'humanité. À seize an...
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Commentaire linéraire pour le bac de francais sur l'alchimie de la douleur de charles baudelaire
Analyse linéaire : « Alchimie de la douleur », Les Fleurs du Mal Introduction : L’alchimie est une science occulte née dans l’Antiquité et demeurée vive jusqu’au 18 ème siècle. L’un de ses buts principaux était la transmutation des métaux sans valeur en métaux précieux. Elle peut servir de métaphore au travail poétique si l’on considère notamment que la poésie, en tant que travail sur les mots, cherche à trans figurer, à métamorphoser la réalité. Le titre « Alchimie de la douleur » extrait...
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LEIBNIZ et le plaisir présent
Si tout était borné à ce moment présent, il n'y aurait point de raison de se refuser le plaisir qui se présente. En effet, tout plaisir est un sentiment de perfection. Mais il y a certaines perfections qui entraînent avec elles des imperfections plus grandes. Comme si quelqu'un s'attachait pendant toute sa vie à jeter des pois contre des épingles, pour apprendre à ne point manquer de les faire enferrer, à l'exemple de celui à qui Alexandre le Grand fit donner pour récompense un boisseau de...
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Aristote: L'homme est-il par nature un animal politique ?
"Il est donc évident que la cité est du nombre des choses qui sont dans la nature, que l'homme est naturellement un animal politique, destiné à vivre en société et que celui qui, par sa nature et non par l'effet de quelque circonstance, ne fait partie d'aucune cité, est une créature dégradée ou supérieure à l'homme. Il mérite, comme dit Homère, le reproche sanglant d'être sans famille, sans lois, sans foyers ; car celui qui a une telle nature est avide de combats et, comme les oiseaux de p...
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Aristote
L'homme est-il par nature un animal politique ? "Il est donc évident que la cité est du nombre des choses qui sont dans la nature, que l'homme est naturellement un animal politique, destiné à vivre en société et que celui qui, par sa nature et non par l'effet de quelque circonstance, ne fait partie d'aucune cité, est une créature dégradée ou supérieure à l'homme. Il mérite, comme dit Homère, le reproche sanglant d'être sans famille, sans lois, sans foyers ; car celui qui a une telle nature est a...
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Arthur SCHOPENHAUER: Bonheur et souffrance
Nous avons affaire ici à un des textes les plus connus du philosophe allemand Arthur Schopenhauer. La thèse défendue dans ce court extrait lui a valu le qualificatif de pessimiste. Le philosophe ici tend à montrer que l'homme n'est pas caractérisé par son intellect mais bien par la volonté. Ce fait amène l'homme à un désir perpétuel et à une souffrance incessante. Le but de Schopenhauer est bien ici de dénoncer l'illusion du bonheur et de rétablir la vraie nature de l'homme. Pour ce faire, il fa...
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Epicure: C'est un grand bien, croyons- nous, que le contentement
PRESENTATION DE LA "LETTRE A MENECEE" D'EPICURE La Lettre à Ménécée est l'un des rares écrits qui nous restent de l'oeuvre immense d'Épicure (vers 341-270 av. J.-C.), que nous connaissons surtout à travers son disciple Lucrèce. Le projet du fondateur de l'École du Jardin, à une époque où la Grèce traverse une grave crise politique, économique et sociale, est de fonder une sagesse sur une physique matérialiste. Souvent mal compris et caricaturé, Épicure ne cessera d'inspirer les philosophes...
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Diderot: La vérité existe-t-elle ou
faut-il l'inventer ?
Texte : Réfléchissez un moment sur ce qu'on appelle au théâtre être vrai. Est-ce y montrer les choses comme elles sont en nature ? Aucunement. Le vrai en ce sens ne serait que le commun. Qu'est-ce donc que le vrai de la scène ? C'est la conformité des actions, des discours, de la figure, de la voix, du mouvement, du geste, avec un modèle idéal imaginé par le poète, et souvent exagéré par le comédien. Voilà le merveilleux. Ce modèle n'influe pas seulement sur le ton ; il modifie jusqu'à la démarc...
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Paul Eluard Capitale de la Douleur
En 1926 Paul Eluard publie Capitale de la douleur, recueil inspiré par son amour fou pour son épouse Gala, ce poème est l’avant dernier de l’œuvre. Le poète renoue ici avec la tradition littéraire du blason. La forme du poème est moderne : il comporte trois quintiles où alternent librement alexandrins traditionnels mais aussi octosyllabes et enfin décasyllabes dominants. PB : Comment à travers un blason des yeux le poète célèbre-til la femme en établissant une relation entre elle et l’uni...
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STUART MILL
Indications générales John Stuart Mill (1806-1873) est le père de l'utilitarisme, doctrine qui fait de l'utilité la valeur morale la plus haute. Encore faut-il savoir comment celle-ci est définie. Citation «La doctrine qui donne comme fondement à la morale l'utilité ou le principe du plus grand bonheur affirme que les actions sont bonnes ou mauvaises dans la mesure où elles tendent à accroître le bonheur, ou à produire le contraire du bonheur. Par bonheur on entend le plaisir et l'absence de dou...
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MALEBRANCHE: les passions et leur maîtrise par la raison
« De toutes les passions, celles dont les jugements sont les plus éloignés de la raison et les plus à craindre, sont toutes les espèces d'aversions, il n'y a point de passions qui corrompent davantage la raison en leur faveur, que la haine et que la crainte; la haine dans les bilieux principalement ou dans ceux dont les esprits sont dans une agitation continuelle, et la crainte dans les mélancoliques ou dans ceux dont les esprits grossiers et solides ne s'agitent et ne s'apaisent pas avec fac...
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COMMENTEZ: « La religion est l'opium du peuple » Karl Marx
COMMENTEZ: « La religion est l'opium du peuple » Karl Marx Karl Marx, par cette citation, déclare que le peuple est obsédé par la religion. En effet, pour lui, c'est un moyen utiliser par les chefs de sociétés pour contrôler le peuple. Il dit que ce sont les hommes qui ont créés la religion et non pas le contraire et qu'il ne faut pas l'oublier. La religion empêche de se révolter contre les injustices (ou de faire la révolution). Marx espère donc la disparition de la religion. La religion da...
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Aristote
L'association composée de plusieurs bourgades forme dès lors une cité parfaite, possédant tous les moyens de se suffire à elle-même et ayant atteint, pour ainsi dire, le but ; née en quelque sorte du besoin de vivre, elle existe pour vivre heureuse. C'est pourquoi toute cité est dans la nature, puisque c'est la nature qui a formé les premières associations, car la nature est la vraie fin de toutes choses. Ainsi nous disons des différents êtres, par exemple, d'un homme, d'un cheval, d'une famille...
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BHAGAVAD-GITA: La mort marque-t-elle le terme de l'existence ?
Sans doute la pensée de la mort peut-elle éclairer la question du sens de la vie. La mort est la fin de la vie car elle en marque le terme, mais peut-être aussi en un autre sens : en ce que l'existence ne peut se penser qu'en référence à la mort. Sans être le but de la vie, ni m ê m e nécessairement s a fin, la mort ne s e laisse pas éluder, pourtant elle est ce qui doit absolument être pris en considération. Les religions proposent souvent un au-delà de la mort, une autre vie. La mort serait un...
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MALEBRANCHE: PASSIONS ET RAISON
« De toutes les passions, celles dont les jugements sont les plus éloignés de la raison et les plus à craindre, sont toutes les espèces d'aversions, il n'y a point de passions qui corrompent davantage la raison en leur faveur, que la haine et que la crainte; la haine dans les bilieux principalement ou dans ceux dont les esprits sont dans une agitation continuelle, et la crainte dans les mélancoliques ou dans ceux dont les esprits grossiers et solides ne s'agitent et ne s'apaisent pas avec facili...
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KANT
« Si l'on demande quelle est donc à proprement parler la pure moralité, à laquelle, comme à une pierre de touche, on doit éprouver la valeur morale de chaque action, alors je dois avouer que seuls des philosophes peuvent rendre douteuse la solution de cette question; car dans la raison commune des hommes elle est, non à la vérité par des formules générales abstraites, mais cependant par l'usage habituel, résolue depuis longtemps comme la différence entre la main droite et la gauche. Aussi voulon...
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« Accroître sa science, c'est accroître ses douleurs. » (Ecclésiaste.)
« Accroître sa science, c'est accroître ses douleurs. » (Ecclésiaste.) Réflexion pessimiste tirée d'un livre que l'on sait être un des plus amers, des plus désenchantés qu'il y ait. Comme tous les aphorismes des pessimistes, qu'ils viennent de l'Ecclésiaste, de Lucrèce, de Pascal ou de Schopenhauer, celui-ci est certainement exagéré. `Mais, non moins certainement, il enferme une part de vérité. On engage le lecteur à réfléchir pour apercevoir ce qu'il y a de vrai, et aussi d'excessif, dans cette...
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Epicure: La mort n'est rien pour nous
PRESENTATION DE LA "LETTRE A MENECEE" D'EPICURE La Lettre à M énécée est l'un des rares écrits qui nous restent de l'oeuvre immense d'Épicure (vers 341-270 av. J.-C .), que nous connaissons surtout à travers son disciple Lucrèce. Le projet du fondateur de l'École du Jardin, à une époque où la Grèce traverse une grave crise politique, économique et sociale, est de fonder une sagesse sur une physique matérialiste. Souvent mal compris et caricaturé, Épicure ne cessera d'inspirer les philosophes ath...
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Diriez-vous avec Épicure que: le plaisir est le commencement et la fin de la vie heureuse ?
Selon Épicure, nous ne désirons pas une chose parce qu'elle est bonne, mais, au contraire, nous jugeons qu'une chose est bonne parce que nous la désirons ; ainsi, si nous sommes attentifs, la nature nous renseigne sur ce qui est bon ou mauvais par le plaisir qui suit la satisfaction d'un désir ou au contraire par la douleur et la souffrance qui peut en résulter ou qui peut résulter de la non-satisfaction de certains désirs effrénés. D'ailleurs, l'observation de la nature et des vivants indiq...