8 résultats pour "attachement"
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La responsabilité morale ne s'attache-t-elle qu'à l'intention ?
La responsabilité morale, c'est-à-dire qui dépend du pratique, de l'action, ne peut-elle s'attacher qu'à une seule condition : l'intention ? Peut-on dire d'un acte qu'il n'est pas moral uniquement parce que l'acteur ne l'a pas fait dans une bonne intention mais pour répondre à son propre intérêt ? Ne peut-on pas juger une action morale seulement pour l'apparente moralité de sa conséquence ? Faut-il privilégier les conséquences ou l'intention dans le jugement sur la moralité d'un acte et donc sur...
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Bergson et le langage
Si […] les fourmis, par exemple, ont un langage, les signes qui composent ce langage doivent être en nombre bien déterminé, et chacun d’eux rester invariablement attaché, une fois l’espèce constituée, à un certain objet ou à une certaine opération. Le signe est adhérent à la chose signifiée. Au contraire, dans une société humaine, la fabrication et l’action sont de forme variable, et, de plus, chaque individu doit apprendre son rôle, n’y étant pas prédestiné par sa structure. Il faut donc un lan...
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Commentez et discutez cette assertion de Durkheim : « La morale commence là où commence l'attachement à un groupe. » ?
INTRODUCTION. — Les morales anciennes orientaient l'individu vers un idéal personnel (de bonheur ou de vertu). Durkheim (préparé par l'utilitarisme et la morale de la solidarité) a dirigé l'effort moral vers un autre pôle, la société : « La morale commence... » COMMENTAIRE. — A. Exposé : a) La morale est, objectivement, un système d'obligations encadrant l'activité raisonnable de l'homme; subjectivement, le sentiment de l'obligation avec les sentiments variés qui en résultent : responsabilité, f...
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Bergson
Si [...] les fourmis, par exemple, ont un langage, les signes qui composent ce langage doivent être en nombre bien déterminé, et chacun d'eux rester invariablement attaché, une fois l'espèce constituée, à un certain objet ou à une certaine opération. Le signe est adhérent à la chose signifiée. Au contraire, dans une société humaine, la fabrication et l'action sont de forme variable, et, de plus, chaque individu doit apprendre son rôle, n'y étant pas prédestiné par sa structure. Il faut donc un l...
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Rousseau: Morale et politique
C'est la faiblesse de l'homme qui le rend sociable : ce sont nos misères communes qui portent nos coeurs à l'humanité, nous ne lui devrions rien si nous n'étions pas hommes. Tout attachement est un signe d'insuffisance : si chacun de nous n'avait nul besoin des autres, il ne songerait guère à s'unir à eux. Ainsi de notre infirmité même naît notre frêle bonheur. Un être vraiment heureux est un être solitaire : Dieu seul jouit d'un bonheur absolu ; mais qui de nous en a l'idée ? Si quelque être im...
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Auguste COMTE
COMTE : LA SOCIÉTÉ HUMANISE L'INDIVIDU A Schopenhauer semble répondre exactement Auguste Comte. D'où, en effet, l'individu tire-t-il son humanité, sinon de la société qui l'éduque, qui le forme, qui développe en lui langage, pensée, savoir etc., sans lesquels il ne serait précisément pas un être humain, mais un simple individu biologique ? « Il n'est pas question de nier la puissance de l'industrie qui attache l'individu à lui-même, ni même de nier la prépondérance naturelle, fixée dans notre c...
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NIETZSCHE: No future !
Texte : L'histoire est en second lieu le bien de l'homme qui veut conserver et vénérer le passé, de celui qui jette un regard fidèle et aimant vers ses origines, vers le monde où il a grandi ; par cette piété il s'acquitte en quelque sorte de sa dette de reconnaissance envers le passé. Entretenir d'une main pieuse, au profit de ceux qui viendront après lui, ce qui a toujours été, les conditions dans lesquelles il est né, c'est sa façon de servir la vie. La possession du bric-à-brac des ancêtres...
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Si la vertu est une habitude, si d'autre part l'habitude est automatique, d'où vient qu'on attache du mérite à la vertu ?
Si la vertu est une habitude, si d'autre part l'habitude est automatique, d'où vient qu'on attache du mérite à la vertu? A. — « Une hirondelle ne fait pas le printemps », dit Aristote. Un acte de vertu n'est pas non plus la vertu : il lui faut l'habitude, c'est-à-dire la disposition acquise à produire des actes conformes à la loi morale. Mais une question se pose : l'habitude, en diminuant l'effort, ne diminue-t-elle pas aussi la liberté et par conséquent le mérite ? La vertu est ce qui porte un...