11 résultats pour "altérité"
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Conscience et altérité ?
Définitions: La conscience vient du latin conscientia, qui signifie « accompagné » (cum) de « savoir » (scire). Être conscient signifie donc que lorsque l'on sent, pense, agit, on sait que l'on sent, pense ou agit. Mais il convient de distinguer la conscience directe ou immédiate, qui accompagne ainsi tous les actes du sujet, de la conscience réfléchie, conscience qui se saisit elle-même comme conscience. La première consiste à « avoir conscience », tandis que la seconde consiste à « être consci...
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L'autre est-il un semblable ?
L'autre est-il un semblable ? A utrui, étymologiquement, c'est d'abord l'autre, celui qui est différent de moi et qui renvoie à la notion d'altérité: le fait de reconnaître l'autre comme autre. C ependant cette altérité ne suffit pas à caractériser autrui. Il est également mon semblable, c'est-à-dire celui qui me ressemble et qui renvoie à la notion d'identité: le fait de se reconnaitre comme le même. A utrui est donc considéré comme un alter égo, à la fois l'autre moi et l'autre que moi. Cepend...
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Le sujet comme altérité ?
Un Je sans visage • Le sujet conscient n'est pas une chose : il existe comme conscience d'être. D'après Sartre, le garçon de café n'est pas garçon de café comme cette tasse que je vois est une tasse. Être garçon de café, c'est aussi bien ne pas l'être, ne pas s'y réduire, être à distance de soi-même – sauf à s'abuser soi-même –, se prendre pour une chose qui n'est que ce qu'elle est. Si je dis : « je suis laid », il faut entendre par-là un rapport à ma laideur et non un trait qui me définirait c...
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Pourquoi l'autre ?
Incipit : Selon Platon, la pensée philosophique, son acte propre, commence par l'étonnement, commence avec l'étonnement. . Car l'étonnement est ce qui proprement suspend l'évidence courante des choses du monde. C'est de l'étonnement qu'est produite la réflexion sur le non-évident. Et l'étonnement face au monde naît de son altérité, c'est-à-dire de n'être pas immédiatement pensé, compris et intelligible. Le monde dans sa généralité est l'autre de la pensée. Et s'étonner, autrement dit commencer à...
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Autrui: L'altérité de Dieu
VOCABULAIRE: AUTRE / AUTRUI : 1) Comme Adjectif, différent, dissemblable. 2) comme Nom, toute conscience qui n'est pas moi. 3) Autrui: Tout homme par rapport à moi, alter ego: "Autrui, c'est l'autre, c'est-à-dire ce moi (ego) qui n'est pas moi (alter)." (Sartre). Les autres hommes, mon prochain. C'est à la fois l'autre et le même (mon semblable, un moi autre, une personne). Dieu Les attributs de Dieu, comme entité transcendante créatrice du monde, sont traditionnellement : sur le plan métaphysiq...
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L'appartenance a un groupe fonde-t-elle ou altère-t-elle l'identité individuelle ?
Définition des termes du sujet Une appartenance, c'est une inclusion dans un ensemble plus large que nous. Mais la notion d'appartenance à un groupe signifie aussi un rapport de possession dans lequel on se trouve pris, première piste peut-être pour penser une domination altérante du groupe sur l'individu. La notion de « groupe » est très large, elle est plus générale que celle, semblable, de « société ». Un groupe est simplement un rassemblement d'individus, ce rassemblement pouvant ne pas être...
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éléments sur différence et altérité
Les élèves qui connaissent encore peu Hegel, car ils n’ont pas choisi d’approfondir leurs lectures en ce sens, pourront réviser essentiellement la méthodologie et les étapes et formulations en caractères gras, en laissant pour plus tard le paragraphe 5 (page 3), sauf le passage qui concerne la maïeutique. Trois fiches reviennent sur des points méthodologiques ou des questions qui m’ont été posées. III.B et III.C « Différence et altérité » Dès lors, plutôt qu’une interprétation de l’évo...
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Lévinas
" Autrui, en tant qu’autrui, n’est pas seulement un alter ego. Il est ce moi que je ne suis pas : il est le faible alors que moi je suis le fort, il est le pauvre, il est « la veuve et l’orphelin ». Il n’y a pas de plus grande hypocrisie que celle qui a inventé la charité bien ordonnée. Ou bien il est l’étranger , l’ennemi, le puissant. L’essentiel c’est qu’il a ces qualités de par son altérité même. L’espace intersubjectif est initialement asymétrique. L’extériorité d’autrui n’est pas simplemen...
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Lévinas
"[L']approche de la mort indique que nous sommes en relation avec quelque chose qui est absolument autre, quelque chose portant l'altérité, non pas comme une détermination provisoire, que nous pouvons assimiler par la jouissance, mais quelque chose dont l'existence même est faite d'altérité. Ma solitude ainsi n'est pas confirmée par la mort, mais brisée par la mort. Par là, disons-le tout de suite, l'existence est pluraliste. Le pluriel n'est pas ici une multiplicité d'existants, il apparaît dan...
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Lévinas
"On pense que ma relation avec l'autre tend à m'identifier à lui en m'abîmant dans la représentation collective, dans un idéal commun ou dans un geste commun. C'est la collectivité qui dit « nous », qui sent l'autre à côté de soi et non pas en face de soi. C'est aussi la collectivité qui s'établit nécessairement autour d'un troisième terme qui sert d'intermédiaire, qui fournit le commun de la communion. [...] À cette collectivité de camarades, nous opposons la collectivité du moi-toi qui la préc...
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La dialectique du Maître et de l'Esclave chez HEGEL.
Célèbre moment de la phénoménologie de l'esprit hégélienne. Les deux protagonistes ne désignent pas, naturellement, des figures historiques effectives, mais seulement des «moments dialectiques» du passage de la conscience à la conscience de soi. Le désir La conscience est d'abord désir (de ce fruit, par exemple). Hegel veut montrer que l'autoposition de la conscience passe par le chemin de la négation de l'altérité de tout ce qui n'est pas elle (la positivité n'étant que négation de négati...