656 résultats pour "dira"
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Est-il vrai de dire que l'homme a des désirs alors que l'animal a des besoins?
« L'homme n'est ni un ange, ni une bête » (Pascal) autrement dit il n'est ni soumis exclusivement à la satisfaction de ses besoins comme un animal, ni un pur esprit exclusivement guidée par une volonté rationnelle. Il est donc à la fois nature et esprit. En somme, l'homme est un être de désir. C'est par ailleurs toute son ambiguïté. Etymologiquement, le désir signifie la nostalgie d'une étoile. Le désir suppose donc le manque ou l'absence de quelque chose. Cependant, il n'est pas naturel d'où la...
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L'HOMME ET LA MORALE chez SPINOZA
L'homme n'est pour Spinoza qu'une petite partie de la nature. Il est un mode fini de la substance infinie : nous pouvons nous le représenter sous deux aspects, sous deux attributs de la substance : un corps, c'est-à-dire un tout petit fragment de l'étendue infinie, une âme, parcelle infime de la Pensée infinie. Comme tous les êtres de la nature, l'homme se propose de «persévérer dans son être», c'est-à-dire d'augmenter sa puissance. Mais n'oublions pas que ce mode fini que je suis est enserré pa...
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Peut-on dire que l'histoire se répète ?
Termes du sujet: DIRE: signifie ici affirmer en connaissance de cause, mais cela désigne aussi l'opinion qui dit n'importe quoi, qui se contente d'affirmer ce qu'elle affirme, qui transforme son désir en vérité universelle. HISTOIRE: Ce mot désigne soit le devenir, l'évolution des individus et des sociétés (allemand Geschichte), soit l'étude scientifique de ce devenir (allemand Historie). Problématique: La question invite à s'interroger sur l'essence de l'histoire et du fait historique. En quel...
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Peut-on dire que le vrai est ce qui réussit ?
Le sujet vous propose ici une définition du vrai à savoir ce qui réussit. Une telle définition tend à assimiler le vrai à l'efficace. En effet, on considère bien qu'une connaissance est vraie lorsqu'elle peut être vérifiée par l'expérience. Toutefois, peut-on étendre ce fait à la notion générale de réussite ? Il faudrait vous demander si on peut considérer qu'une théorie politique par exemple est vraie si elle réussit. Imaginez qu'on décide d'éradiquer le chômage, on pourrait alors considérer qu...
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Peut-on dire que le vrai est ce qui réussit ?
Termes du sujet: RÉUSSIR / RÉUSSITE: Qui connaît le succès, ce qui est efficace, ce qui marche. DIRE: signifie ici affirmer en connaissance de cause, mais cela désigne aussi l'opinion qui dit n'importe quoi, qui se contente d'affirmer ce qu'elle affirme, qui transforme son désir en vérité universelle. VRAI: * Se dit d'une affirmation conforme à la réalité ou qui n'implique pas contradiction et à laquelle l'esprit ne peut que souscrire : Il n'y a pas grand-chose de vrai dans son récit. * Qui appa...
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Peut-on dire de l'animal qu'il parle ?
Introduction Nous pouvons affirmer que la communication est omniprésente dans notre monde, les hommes communiquent, les animaux communiquent. Le langage, permettant cette communication, est un système de signes, corporels ou pas, qui a pour fonction de transmettre un message. Mais la parole, elle, ne dépend pas du corps, mais de l'esprit, comme le disait Aristote « C’est parce que nous avons des pensées que nous parlons », elle est propre à la culture et non pas à l’instinct. Nous pouvon...
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Pourriez-vous me dire quelles sont les différentes étapes d'une révolution scientifique ?
Introduction Le sens commun se représente le progrès scientifique comme étant celui d'une accumulation linéaire de connaissances. Mais quelques grands noms de l'épistémologie ( Gaston Bachelard ou encore Thomas Kuhn) ont remis en cause cette conception commune du progrès scientifique. Le concept de "révolution scientifique", introduit en épistémologie par ces hommes, est aujourd'hui largement répandu pour désigner le mode propre du progrès de la connaissance scientifique. Mais qu'est-ce qu'une r...
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Kant: Nature et Raison
"On pose la question de savoir si l'homme est par nature moralement bon ou mauvais. Il n'est ni l'un ni l'autre, car l'homme par nature n'est pas du tout un être moral ; il ne devient un être moral que lorsque sa raison s'élève jusqu'aux concepts du devoir et de la loi. On peut cependant dire qu'il contient en lui-même à l'origine des impulsions menant à tous les vices, car il possède des penchants et des instincts qui le poussent d'un côté, bien que la raison le pousse du côté opposé. Il ne peu...
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Est-il juste de dire que l'argent ne fait pas le bonheur ?
PREMIERE CORRECTION Problématique L'expression « l'argent ne fait pas le bonheur » est considérée pour le sens commun comme une vérité acquise que l'on interroge difficilement de peur d'être catalogué comme quelqu'un d'intéressé. En effet le bonheur est considéré comme un état de bien être qui est accessible par l'exercice intellectuel du désintéressement total de tout objet matériel ; c'est à dire la non considération du superflu qui ne peut provoquer chez l'homme que des dépendances négatives...
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Peut-on dire "à chacun sa vérité" ?
Introduction Il arrive que les désaccords entre les hommes, tels qu'ils s'expriment par exemple sur le terrain moral, politique ou religieux, donnent l'impression d'une entente impossible. Le recours, dans ces circonstances, à l'expression «à chacun sa vérité» ne veut alors pas seulement dire que chacun a le droit de penser ce qu'il veut mais que personne ne voit les choses de la même façon. De sorte qu'il est normal que les hommes ne puissent pas s'entendre. Pourtant, à la réflexion, s'il était...
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Peut-on dire que ce qui est vrai est ce qui réussit ?
Le vrai fait problème depuis les débuts de la philosophie : il s'agit non seulement de le découvrir, mais, plus radicalement, de le définir, de savoir en quoi il consiste. Peut-on dire que le vrai est ce qui réussit? En apparence, cette formule aurait au moins l'avantage d'une certaine simplicité, d'un côté «réaliste» ou « terre à terre». Puisque le désir de vérité est interne à l'exigence de connaissance humaine, et puisque cette dernière concerne en particulier le monde extérieur, la «réussite...
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Peut-on dire que la perception est une connaissance ?
Analyse du sujet : Percevoir, c'est faire usage de ses sens pour avoir accès au donné sensible du monde extérieur. A ce titre, la perception n'est pas passive, puisqu'elle présuppose le traitement par l'entendement du vécu sensible. La perception n'est donc pas sensibilité seule, elle ne s'y résume pas, puisqu'elle est à la fois sensibilité et ordonnancement du vécu sensible. Percevoir, c'est ressentir et faire acte de reconnaissance du vécu sensible. Peut-on aller jusqu'à dire que la perception...
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La loi peut-elle dire la morale ?
Analyse du sujet : Morale : La morale a principalement pour objectif de répondre à la question : « comment dois-je me conduire ? » Elle est constituée de normes communes et intériorisées qui permettent de juger les actions. La morale que nous connaissons vient du monde antique, particulièrement du stoïcisme. Elle a ensuite été façonnée par le christianisme et elle connaît un nouveau visage comme morale impérative avec Kant, qui insiste sur l'importance des principes d'universalité et d'impartial...
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PEUT-ON DIRE QUE LE VRAI EST CE QUI RÉUSSIT ?
Le vrai fait problème depuis les débuts de la philosophie : il s'agit non seulement de le découvrir, mais, plus radicalement, de le définir, de savoir en quoi il consiste. Peut-on dire que le vrai est ce qui réussit? En apparence, cette formule aurait au moins l'avantage d'une certaine simplicité, d'un côté «réaliste» ou « terre à terre». Puisque le désir de vérité est interne à l'exigence de connaissance humaine, et puisque cette dernière concerne en particulier le monde extérieur, la «réussite...
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Peut-on dire que ce sont les hommes qui font l'histoire ?
DIRECTION DE RECHERCHE • II est difficile d'admettre que « l'histoire » dont il s'agit ici est ce qu'on peut appeler « l'historiographie », les « études historiques ». • On ne peut pas non plus réduire le sujet au rôle possible des « grands hommes » bien que cette interrogation fasse « partie » du sujet (c'est même dans la mesure où elle en est une partie qu'elle ne saurait constituer le tout). • II y a lieu ici de relever l'ambiguïté de « font ». On peut parfaitement soutenir que les hommes fon...
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Suis je le mieux placé pour dire qui je suis ?
[Le moi se définit par la conscience et la pensée, par les sentiments, par le vécu. Or, personne ne peut connaître ces derniers aussi bien que celui qui les ressent de l'intérieur. Je suis donc le mieux placé pour savoir ce que je suis.] Les autres me connaissent superficiellement Les autres ne voient de moi qu'une façade, le moi social. Leur point de vue sur moi est toujours celui d'une extériorité. Chacun à conscience de lui-même, la connaissance d'autrui nous échappe comme le montre le solips...
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Leibniz: La raison provient-elle de l'expérience sensible ?
On peut identifier deux sources de la connaissance : les sens et la raison. Elles semblent à la fois distinctes et inséparables. Distinctes car elles sont contraires par un aspect essentiel : les sens saisissent immédiatement leur objet, alors que la raison ne peut saisir un objet qu'à travers des médiations, de façon indirecte. Mais en même temps inséparables, car il est tout aussi difficile de comprendre ce que serait une raison pure – un raisonnement sans objet donné – que de comprendre ce qu...
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En quoi le détour est-il un parcours initiatique ?
Introduction : Le détour est un éloignement, un chemin plus long et donc biaisé par rapport à un chemin direct. Un parcours initiatique peut se comprendre comme l'apprentissage d'une connaissance ou la découverte d'une vérité. Le parcours a alors un double sens : spatial et spirituel. Spatial en tant qu'il est avant tout un mouvement, un déplacement dans l'espace mais aussi spirituelle puisque ce voyage doit être l'occasion de l'acquisition d'une connaissance. Cependant, en quoi un détour est pa...
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L'idée de l'inconscient reduit-elle à néant toutes les idées de liberté ?
Incipit : A vec la découverte de l'inconscient, ou plutôt son invention comme notion, objet d'un savoir particulier à ambition scientifique, Freud dit infliger à l'homme sa troisième blessure narcissique. A insi en va-t-il, selon lui, de l'histoire des idées et des progrès de la science. D'abord l'homme s'est vu subtiliser le privilège géocentrique d'être au centre de la création et d'en être le sens (Galilée), ensuite il s'est vu attester une filiation avec le règne animal (Darwin), enfin la po...
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Merleau-Ponty: Le film de cinéma comme oeuvre d'art.
Dégagez l'intérêt philosophique de ce texte en procédant à son étude ordonnée: Il y a toujours dans un film une histoire, et souvent une idée, mais la fonction du film n'est pas de nous faire connaître les faits ou l'idée. Kant dit avec profondeur que dans la connaissance l'imagination travaille au profit de l'entendement tandis que dans l'art l'entendement travaille au profit de l'imagination. C'est-à-dire: l'idée ou les faits prosaïques ne sont là que pour donner au créateur l'occasion de leur...
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Baruch SPINOZA
Une opinion vulgairement répandue nomme esclave celui qui agit sur l'ordre d'un autre, et homme libre celui qui se conduit comme il le veut. Cette manière de voir n'est pas tout à fait conforme à la vérité. En fait, l'individu entraîné par une concupiscence personnelle au point de ne plus rien voir ni faire de ce qu'exige son intérêt authentique est soumis au pire des esclavages. Au contraire, on devra proclamer libre l'individu qui choisit volontairement de guider sa vie sur la raison. Quant à...
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KANT
"On pose la question de savoir si l'homme est par nature moralement bon ou mauvais. Il n'est ni l'un ni l'autre, car l'homme par nature n'est pas du tout un être moral ; il ne devient un être moral que lorsque sa raison s'élève jusqu'aux concepts du devoir et de la loi. On peut cependant dire qu'il contient en lui-même à l'origine des impulsions menant à tous les vices, car il possède des penchants et des instincts qui le poussent d'un côté, bien que la raison le pousse du côté opposé. Il ne peu...
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La Politique et le droit
Cours 2: La politique et le droit Introduction: Qu’est-ce que la politique ? Qu’est-ce qui fait la spécificité de la politique ? Au sens moderne, la politique désigne l’art de gouverner, plus spécifiquement tout ce qui concerne l’Etat ou le gouvernement. Mais le terme avait un sens plus large au départ. Dans la conception antique, le terme de politique (du grec politikos= qui concerne les citoyens; polis= la cité) désigne ce qui concerne l’ensemble des citoyens ou la vie de la Cité. La po...
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LE DESIR (cours de philosophie)
Le désir est le propre de l'homme et la marque de sa finitude : l'animal n'a que des besoins, aisément satisfaits ; un être parfait n'aurait rien à désirer ; l'homme tend toujours vers quelque chose qu'il ressent comme un manque (cf. Pradines: «L'amour est cette force qui nous pousse hors de nous vers nous »). On peut donc rattacher le désir, en un sens large, aux différentes tendances de l'homme que nous définirons en nous inspirant de Platon. I. LES TENDANCES DE LA NATURE HUMAINE - A - Le...
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Aristote et la causalité
« On appelle cause, en un premier sens, la matière immanente dont une chose est faite: l'airain est la cause de la statue, l'argent, celle de la coupe; et aussi le genre de l'airain et de l'argent est cause. - Dans un autre sens, la cause, c'est la forme et le paradigme, c'est-à-dire la définition de la quiddité; et ses genres : par exemple, pour l'octave c'est le rapport de 2 à 1, et, d'une manière générale, le nombre; la cause est aussi les parties de la définition. - La cause est encore...
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Montesquieu: Les êtres particuliers intelligents
Les êtres particuliers intelligents peuvent avoir des lois qu'ils ont faites : mais ils en ont aussi qu'ils n'ont pas faites. Avant qu'il y eût des êtres intelligents, ils étaient possibles ; ils avaient donc des rapports possibles, et par conséquent des lois possibles. Avant qu'il y eût des lois faites, il y avait des rapports de justice possibles. Dire qu'il n'y a rien de juste ni d'injuste que ce qu'ordonnent ou défendent les lois positives, c'est dire qu'avant qu'on eût tracé de cercle,...
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Alain
Le droit n'est pas le fait - ALAIN Nul ne peut légiférer seul sans tenir compte de la présence d'autrui. Le droit se distingue ainsi du fait par cette dimension de reconnaissance publique qui joue un rôle d'arbitrage. "Le droit est ce qui est reconnu comme droit. Reconnu, c'est-à-dire approuvé ou prononcé par un pouvoir arbitral, et toutes portes ouvertes. Faute de quoi il n'y a jamais qu'un état de fait, devant lequel le droit reste suspendu. Posséder une montre, l'avoir dans sa poche, y trouve...
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En faisant appel à votre expérience et à vos connaissances historiques et littéraires, vous expliquerez et apprécierez le précepte de Voltaire : «Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le d
En faisant appel à votre expérience et à vos connaissances historiques et littéraires, vous expliquerez et apprécierez le précepte de Voltaire : «Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire. » En déclarant «Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire », Voltaire donne une leçon de tolérance et définit ce que doit être l'esprit démocratique. La valeur de sa formu...
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NIETZSCHE: Morale et moral
Dans ce texte Nietzsche avance sa conception de la morale, prenant le contre-pied de toute une tradition philosophique rapportant la morale et la vertu à un Bien en soi, en effet Nietzsche nous livre ici l'idée d'une morale naturalisée, c'est-à-dire identifiée au mouvement de sa propre histoire. L'étude de la morale et des mœurs devient dans ce texte l'étude des traditions et de la manière de s'y conformer ou non. Dans un premier moment Nietzsche définit les termes cruciaux mis en jeu dans la...
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Nietzsche
La conscience n'est qu'un réseau de communications entre hommes ; c'est en cette seule qualité qu'elle a été forcée de se développer : l'homme qui vivait solitaire, en bête de proie, aurait pu s'en passer. Si nos actions, pensées, sentiments et mouvements parviennent — du moins en partie — à la surface de notre conscience, c'est le résultat d'une terrible nécessité qui a longtemps dominé l'homme, le plus menacé des animaux : il avait besoin de secours et de protection, il avait besoin de son sem...
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Malebranche et la liberté
PRESENTATION DE L'OUVRAGE "DE LA RECHERCHE DE LA VERITE" DE MALEBRANCHE Cette première oeuvre de Malebranche (1638-1715), imposante, et qu'il ne cessera de compléter et de parfaire au point qu'on ne puisse la lire sans ses nombreux Éclaircissements, est de dix années postérieure à son ordination et à sa découverte simultanée et enflammée de la philosophie de Descartes. Sa vocation uniment religieuse et philosophique va consister à compléter et à corriger l'un par l'autre Saint Augustin et l'aute...
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KANT
PRESENTATION DE LA "CRITIQUE DE LA FACULTE DE JUGER" DE KANT Dans cette troisième et dernière Critique, Kant (1724-1804) obéit à des motifs apparemment disparates. Un objectif interne de complétude architecturale : il s'agit de trouver un moyen terme de liaison entre le monde nouménal de la liberté transcendantale constitué par la raison dans son usage pratique et le monde naturel de la nécessité mécanique constitué par l'entendement, moyen terme qui permettrait de saisir dans le monde les effet...
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Aristote
"Le choix n'est certainement pas la même chose que le souhait, bien qu'il en soit visiblement fort voisin. Il n'y a pas de choix, en effet, des choses impossibles, et si on prétendait faire porter son choix sur elles on passerait pour insensé ; au contraire, il peut y avoir souhait des choses impossibles, par exemple de l'immortalité. D'autre part, le souhait peut porter sur des choses qu'on ne saurait d'aucune manière mener à bonne fin par soi-même, par exemple faire que tel acteur ou tel athlè...
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Blaise PASCAL
" Je ne puis faire mieux entendre la conduite qu'on doit garder pour les démonstrations convaincantes, qu'en expliquant celle que la géométrie observe. Mais il faut auparavant que je donne l' idée d' une méthode encore plus éminente et plus accomplie, mais où les hommes ne seraient jamais arrivés : car ce qui passe la géométrie nous surpasse ; et néanmoins il est nécessaire d'en dire quelque chose, quoiqu'il soit impossible de le pratiquer. Cette véritable méthode, qui formerait les démonstratio...
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KANT et la Loi fondamentale de la raison pure pratique
Loi fondamentale de la raison pure pratique. Agis de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse toujours valoir en même temps comme principe d'une législation universelle [...] L'autonomie de la volonté est le principe unique de toutes les lois morales et des devoirs qui y sont conformes ; au contraire toute hétéronomie du libre choix, non seulement n'est la base d'aucune obligation, mais elle est plutôt opposée au principe de l'obligation et à la moralité de la volonté. Le principe uni...
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Les mathématiques, modèle d'intelligibilité ?
Apodicticité de la démonstration mathématique Démontrer, c'est fonder a priori, c'est-à-dire indépendamment de l'expérience. «L'expérience nous apprend bien ce qui est, mais non que ce qui est ne puisse être autrement», écrit Kant (1724-1804), dans sa Critique de la raison pure. On dit que la démonstration mathématique constitue une preuve apodictique, c'est-à-dire qu'elle est irréfutable et ne laisse rien en litige. Arithmétique et géométrie, déclarait pareillement Descartes (1596-1650), «...
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« Il n'y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien; tout ce qui est utile est laid, car c'est l'expression de quelque besoin, et ceux de l'homme sont ignobles et dégoûtants comme sa pauvre et infirme nature », écrivait Th. Gautier. Que pensez-v
« Il n'y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien; tout ce qui est utile est laid, car c'est l'expression de quelque besoin, et ceux de l'homme sont ignobles et dégoûtants comme sa pauvre et infirme nature », écrivait Th. Gautier. Que pensez-vous de ce jugement ? Les musées sont pleins d'objets que nous trouvons beaux mais que jadis on trouvait simplement utiles : des vases, des coupes, des bougeoirs, des portraits, des statues. Les portraits servaient à fixer les traits des visa...
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Aristote: Ce n'est pas parce qu'il a des mains
L'être le plus intelligent est celui qui est capable de bien utiliser le plus grand nombre d'outils : or, la main semble être non pas un outil, mais plusieurs. Car elle est pour ainsi dire un outil qui tient lieu des autres. C'est donc à l'être capable d'acquérir le plus grand nombre de techniques que la nature a donné l'outil de loin le plus utile, la main. Aussi, ceux qui disent que l'homme n'est pas bien constitué et qu'il est le moins bien pourvu des animaux (parce que, dit-on, il est...
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KANT: la personne humaine comme fin en soi
"Or je dis: l'homme, et en général tout être raisonnable, existe comme fin en soi, et non pas simplement comme moyen dont telle ou telle volonté puisse user à son gré ; dans toutes ces actions, aussi bien dans celles qui le concernent luimême que dans celles qui concernent d'autres êtres raisonnables, il doit toujours être considéré en même temps comme fin. Tous les objets des inclinations n'ont qu'une valeur conditionnelle; car, si les inclinations et les besoins qui en dérivent n'existaie...
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Que veut-on dire lorsqu'on dit de quelqu'un qu'il manque de personnalité ?
Introduction. — Tout homme est une personne et, par là même, on doit lui reconnaître le caractère dénommé personnalité. Comment, dès lors, peut-on dire de certains qu'ils manquent de personnalité et qu'entend-on par là ? I. Nous pouvons répondre tout d'abord que, comme les autres êtres, l'homme peut réaliser plus ou moins bien le type de son espèce. Raisonnable, d'après la définition courante, il peut l'être plus ou moins, et de même du point de vue de la personnalité : sont dits en manquer ceux...
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MAUSS: «Dans les économies et dans
les droits qui ont précédé les nôtres, on ne constate pour ainsi dire
jamais de simples échanges de biens, de richesses et de produits au
cours d'un marché passé entre les individus.»
Thème 398 MAUSS: «Dans les économies et dans les droits qui ont précédé les nôtres, on ne constate pour ainsi dire jamais de simples échanges de biens, de richesses et de produits au cours d'un marché passé entre les individus.» L'échange économique peut être secondaire. «Dans les économies et dans les droits qui ont précédé les nôtres, on ne constate pour ainsi dire jamais de simples échanges de biens, de richesses et de produits au cours d'un marché passé entre les individus.» Mauss, Essai sur...
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COURNOT
Bornons-nous [...] à considérer les phénomènes naturels où les causes et les effets s'enchaînent, de l'aveu de tout le monde, d'après une nécessité rigoureuse ; alors il sera certainement vrai de dire que le présent est gros de l'avenir, et de tout l'avenir, en ce sens que toutes les phases subséquentes sont implicitement déterminées par la phase actuelle, sous l'action des lois permanentes ou des décrets éternels auxquels la nature obéit ; / mais on ne pourra pas dire sans restriction que le pr...
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A quoi bon discuter ?
Demande d'échange de corrigé de Basilo Bertrand ([email protected]). \Sujet déposé : a quoi bon discuter A quoi bon discuter ? L'analyse 1/ A quoi bon : au sens courant, exprime du dépit : à quoi bon te le répéter, de toute façon tu ne le fais pas = c'est vain, ça ne sert à rien. A quoi bon discuter, cela voudrait dire que ce que l'on vise au travers de la discussion, l'idéal rêvé, n'est pas réalisable, que l'idéal de discussion qu'on s'efforçait de construire n'est pas atteignable. D'où...
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Un penseur contemporain a écrit : « l'Histoire justifie ce que l'on veut. Elfe n'enseigne rigoureusement rien, car elle contient tout et elle donne des exemples de tout. » (Paul Valéry, « Regards sur le monde actuel »). Ce scepticisme touchant la portée
Un penseur contemporain a écrit : « L'Histoire justifie ce que l'on veut. Elfe n'enseigne rigoureusement rien, car elle contient tout et elle donne des exemples de tout. » (Paul Valéry, « Regards sur le monde actuel »). Ce scepticisme touchant la portée de l'histoire vous paraît-il justifié ? Dans son « De Oratore », Cicéron a, en quelques. mots célèbres, magnifié « l'histoire témoin des siècles passés, flambeau de la vérité, âme de la mémoire, maîtresse de vie... » Ce dernier titre surtout — hi...
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DESCARTES et le machinisme
Et je m'étais ici particulièrement arrêté à faire voir que, s'il y avait de telles machines, qui eussent les organes et le figure d'un singe, ou de quelque autre animal sans raison, nous n'aurions aucun moyen pour reconnaître qu'elles ne seraient pas en tout de même nature que ces animaux ; au lieu que, s'il y en avait qui eussent la ressemblance de nos corps et imitassent autant nos actions que moralement il serait possible, nous aurions toujours deux moyens très certains pour reconnaître...
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DESCARTES: l'intuition de la vérité
Il examine ce que c'est que la vérité ; et pour moi, je n'en ai jamais douté, me semblant que c'est une notion si transcendentalement claire, qu'il est impossible de l'ignorer : en effet, on a bien des moyens pour examiner une balance avant que de s'en servir, mais on n'en aurait point pour apprendre ce que c'est que la vérité, si on ne la connaissait de nature. Car quelle raison aurions-nous de consentir à ce qui nous l'apprendrait, si nous ne savions qu'il fût vrai, c'est-à-dire si nous n...
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Peut-on dire avec Descartes que " l'âme est plus aisée a connaître que le corps ?
SUJET : Descartes écrit : « L'esprit est plus aisé à connaître que le corps ». Exposez les interprétations qu'un psychologue moderne pourrait donner à cette phrase ; et discutez-les. Introduction. — Depuis qu'il y a des philosophes, le problème de l'esprit, c'est-à-dire, ici, de l'âme, substance pensante, a été par eux discuté. Descartes expose une thèse spiritualiste sous une forme saisissante lorsqu'il écrit... 1e partie. A. — Laissant de côté provisoirement le système de Descartes, on pourra...
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Faut-il dire avec Paul Valery que la conscience règne mais ne gouverne pas?
Faut-il dire avec Paul Valéry que la conscience règne mais ne gouverne pas? [Peu importe qu'il s'agisse de Valéry qui ait énoncé cette idée(on ne demande pas à un élève de terminal de connaître un auteur qui n'est pas reconnu comme philosophe par les philosophes)]. Ce que l'on peut noter ici est que le rapport de la c a l'homme qui la détient (i.e. au psychisme, et peut-être au sujet) est pensé sur un mode politique : la c est à l'individu ce que la reine d'Angleterre est à son empire, elle a u...
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En quel sens peut-on dire avec Bergson : nous sommes libres quand nos actes émanent de notre personnalité.
« Nous sommes libres quand nos actes émanent de notre personnalité entière, quand ils l'expriment, quand ils ont avec elle cette indéfinissable ressemblance qu'on trouve parfois entre l'oeuvre et l'artiste. En vain on alléguera que nous cédons alors à l'influence toute-puissante de notre caractère. Notre caractère, c'est encore nous ; et parce qu'on s'est plu à scinder la personne en deux parties pour considérer tour à tour, par un effort d'abstraction, le moi qui sent ou pense et le moi qui agi...
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En quel sens peut-on dire que l'homme est, pour lui-même, l'être le plus proche et le plus lointain
I. - INTRODUCTION. Les gens du monde ont tendance à croire qu'ils se connaissent mieux qu'autrui. L'homme cultivé et qui médite sans cesse sur sa « misérable condition d'homme » n'hésite point à affirmer qu'il lui est plus facile de connaître autrui que de se saisir soi-même dans toute son authenticité. C 'est peut-être pourquoi il admet bien volontiers que dans un certain sens, il demeure pour lui-même, à la fois, « l'être le plus proche et le plus lointain ». II. — L'HOMME, ÊTRE LE PLUS PROCHE...