333 résultats pour "savoirs"
-
Jean-Paul SARTRE
Le mot du langage commun est à la fois trop riche (il déborde de loin le concept par son ancienneté traditionnelle, par l'ensemble de violences et de cérémonies qui constitue sa « mémoire », son « passé vivant ») et trop pauvre (il est défini par rapport à l'ensemble de la langue comme détermination fixe de celle-ci et non comme possibilité souple d'exprimer le neuf). Dans les sciences exactes, quand le neuf surgit, le mot pour le nommer est inventé simultanément par quelques-uns et adopté rapid...
-
Nietzsche
La conscience n'est qu'un réseau de communications entre hommes ; c'est en cette seule qualité qu'elle a été forcée de se développer : l'homme qui vivait solitaire, en bête de proie, aurait pu s'en passer. Si nos actions, pensées, sentiments et mouvements parviennent — du moins en partie — à la surface de notre conscience, c'est le résultat d'une terrible nécessité qui a longtemps dominé l'homme, le plus menacé des animaux : il avait besoin de secours et de protection, il avait besoin de son sem...
-
Le goût est-il naturel ou dépend-il de la culture ?
[Le goût est cette faculté naturelle qu'ont les hommes de distinguer immédiatement le bon du mauvais et le beau du laid. Point n'est besoin de culture ni d'éducation pour savoir si l'on aime ou si l'on n'aime pas.] Le goût est une sensibilité immédiate C'est tout de suite que je sais si quelque chose me plaît ou me déplaît, qu'il s'agisse d'un mets nouveau dans mon assiette ou d'une musique nouvelle à la radio. Si la musique techno ne me plaît pas, on aura beau me forcer à l'écouter ou te...
-
DESCARTES: Considérant quelles sont mes erreurs...
Considérant quelles sont mes erreurs... je trouve qu'elles dépendent du concours de deux causes, à savoir de la puissance de connaître qui est en moi et de la puissance d'élire ou bien de mon libre arbitre : c'est-à-dire de mon entendement et ensemble de ma volonté. Car par l'entendement seul, je n'assure ni ne nie aucune chose, mais je conçois seulement les idées des choses, que je puis assurer ou nier. Or en le considérant ainsi précisément, on peut dire qu'il ne se trouve jamais en lui...
-
Rousseau: Où chercher la vérité : dans les sens ou dans la raison ?
J'existe, et j'ai des sens par lesquels je suis affecté. Voilà la première vérité qui me frappe et à laquelle je suis forcé d'acquiescer. Ai-je un sentiment propre de mon existence, ou ne la sens-je que par mes sensations ? Voilà mon premier doute, qu'il m'est, quant à présent, impossible de résoudre. Car, étant continuellement affecté de sensations, ou immédiatement, ou par la mémoire, comment puis-je savoir si le sentiment du moi est quelque chose hors de ces mêmes sensations, et s'il peut êtr...
-
La vérité est-elle une croyance reconnue de tous ?
Bertrand Russell 1968 Le vrai n'est-il qu'une affaire de cro ance? ~ Une vérité est toujours à la fois vraie et provisoire. C'est- à-dire qu'on la croit vraie tant qu'elle n 'a pas été démentie. ~La vérité n 'est pas une croyance, mais un savoir. Il n'y a que ce qui est conforme à la réalité qui peut être tenu pour vrai.
-
De quelles vérités l'histoire est-elle porteuse ?
Introduction : ‡ Bien définir les termes du sujet : - « Vérités » : la vérité est le caractère des jugements auxquels on peut accorder son assentiment, c'est-à-dire qui s'imposent à l'esprit, et qui est le fondement de l'accord universel entre tous les esprits. Ce sont des propositions dont est absente toute contradiction, quelle soit logique ou réelle. Mais ici, le terme est au pluriel, ce qui signifie qu'il ne s'agit pas de la vérité en général, mais d'une idée ou d'une proposition vraie, qui...
-
DESCARTES: Troisième maxime
PRESENTATION DE L'OUVRAGE "DISCOURS DE LA METHODE DE DESCARTES Premier texte philosophique paru en langue française, préfaçant les Essais scientifiques, le Discours de la méthode retrace le parcours intellectuel de son auteur, depuis l'incertitude de l'école et de ses livres jusqu'à la fondation inébranlable du cogito et des fruits qui en découlent. Descartes (1596-1650) prend ses distances avec le long héritage aristotélicien véhiculé par la philosophie scolastique : cela se lit aussi bien dans...
-
-
Alain: Peut-on refuser l'inconscient ?
Être conscient, c'est d'abord être affecté par quelque chose, aussi la conscience peut-elle apparaître comme essentiellement réceptive, voire passive. La conscience est-elle libre, ou déterminée ? La conscience signifie-t-elle l'acceptation résignée de l'ordre des choses, ou se définit-elle au contraire par sa capacité à le transcender, voire à le refuser ? Se définit-elle dans la soumission ou dans la révolte ? Paradoxalement, le fait de prendre conscience de sa propre impuissance peut auss...
-
Le progrès scientifique peut-il faire disparaître les religions ?
On peut s'interroger sur la corrélation entre d'une part, la désacralisation récente de nombreuses institutions (l'art, l'éducation, la politique), c'est-à-dire leur séparation d'avec la religion, et d'autre part les progrès fulgurants de la science, dont le XXe siècle a consacré l'hégémonie dans le domaine de la connaissance. C'est donc la séparation de deux ordres qui pose problème ; celle-ci est-elle irréductible et peut-il y avoir influence de l'un sur l'autre, de la science sur la religion...
-
Nietzsche: Science et conviction
« On dit avec juste raison que, dans le domaine de la science, les convictions n'ont pas droit de cité : c'est seulement lorsqu'elles se décident à adopter modestement les formes provisoires de l'hypothèse, du point de vue expérimental, de la fiction régulatrice, qu'on peut leur concéder l'accès du domaine de la connaissance et même leur y reconnaître une certaine valeur (...). - Mais cela ne revient-il pas, au fond, à dire que c'est uniquement lorsque la conviction cesse d'être conviction qu'el...
-
Étudiant le grave problème de la main-d'oeuvre qualifiée, un sociologue contemporain distingue plusieurs conceptions de l'apprentissage. Voici comment il caractérise l'une d'elles : « L'esprit techniciste (c'est-à-dire celui qui envisage les problèmes de
Étudiant le grave problème de la main-d'oeuvre qualifiée, un sociologue contemporain distingue plusieurs conceptions de l'apprentissage. Voici comment il caractérise l'une d'elles : « L'esprit techniciste (c'est-à-dire celui qui envisage les problèmes de l'industrie sous l'angle exclusivement ou principalement technique) exclut comme superflu, et peu réaliste, l'apprentissage qui relie la culture générale aux connaissances professionnelles. » Discutez, après l'avoir expliquée, la conception « te...
-
Quel est le rôle du mythe en politique ?
Il n'y a apparemment aucun rapport entre les mythes, récits fictionnels qui décrivent l'origine d'un état de chose, comme le mythe de la Genèse par exemple qui raconte l'origine du monde, et la politique, activité consistant à gouverner une communauté humaine. En effet, la politique porte sur le réel, non sur le fictionnel, et c'est une technique qui semble demander un certain nombre de connaissances sur le peuple à gouverner et les manières d'y arriver et non des discours métaphoriques comme le...
-
Cicéron et les devoirs
Introduction : - Thème (ce dont il est question) : Il s'agit ici d'un extrait d'un texte de Cicéron dans lequel l'auteur mène à la fois une analyse morale et politique du comportement de comportement de l'homme juste envers autrui. - Problème (ce qui fait question) : Cicéron pose la question de savoir si le fait de se comporter conformément à des principes universels suffit à être juste, ou si au contraire, il ne faut pas en plus s'occuper d'autrui, surtout si il est en position de faiblesse. -...
-
Le pari de Pascal.
Que l'on demande à la raison une preuve ou que l'on cherche dans une expérience privilégiée une révélation de Dieu, dans un cas comme dans l'autre, on veut d'abord savoir que Dieu existe afin de se fixer ensuite une conduite. Une autre attitude est possible, dont Pascal nous offre un exemple typique. Examinons donc la théorie pascalienne du pari, au prix d'un retour en arrière dans le cours de l'histoire. a) D'une chose quelconque on peut envisager soit l'existence, soit la nature ; avant mê...
-
L'homme immoral peut-il être heureux ?
Incipit : Avec le tournant socratique de la pensée antique grecque s'opère la fondation conceptuelle de la philosophie comme discipline de pensée, savoir rationnel. Une telle fondation a pour corollaire, selon Cicéron (Tusculanes), la préoccupation éthique, ou morale (ces termes ne sont pas pour l'instant distingués). Et au principe des réflexions menées sur la conduite de la vie bonne réside la question du bonheur comme finalité de cette dernière, voire comme norme de sa valeur. Personne ne peu...
-
-
Pouvons-nous savoir avec certitude que nous sommes libres?
L'homme, comme le dirait Rousseau dans la Profession de foi du vicaire savoyard, a le sentiment intime de sa propre liberté : l'on se sent libre dès lors que l'on prend conscience de sa propre conscience. Prendre conscience de soi et de sa propre activité d'être pensant, c'est donc avoir le sentiment irréductible de la structure inconditionnée de son propre être, qui ne dépend pas des choses extérieures au moi s'atteignant lui-même. Or, un acte ne peut être dit libre que s'il est effectif, et da...
-
« Tu crois savoir tout ce qui se passe dans ton âme, dès que c'est suffisamment important, parce que ta conscience te l'apprendrait alors. » Freud, Essais de psychanalyse appliquée, 1917. Commentez.
Tu crois savoir tout ce qui se passe dans ton âme, dès que c'est suffisamment important, parce que ta conscience te l'apprendrait alors. Et quand tu restes sans nouvelles d'une chose qui est dans ton âme, tu admets, avec une parfaite assurance, que cela ne s'y trouve pas. Tu vas même jusqu'à tenir « psychique » pour identique à « conscient », c'est-à-dire connu de toi, et cela malgré les preuves les plus évidentes qu'il doit sans cesse se passer dans ta vie psychique bien plus de choses qu'il ne...
-
NIETZSCHE: «Nous croyons savoir
quelque chose des choses elles-mêmes quand nous parlons d'arbres, de
couleurs, de neige et de fleurs, et nous ne possédons cependant rien
que des métaphores des choses...»
Thème 404 NIETZSCHE: «Nous croyons savoir quelque chose des choses elles-mêmes quand nous parlons d'arbres, de couleurs, de neige et de fleurs, et nous ne possédons cependant rien que des métaphores des choses...» Les mots sont toujours des métaphores. «Nous croyons savoir quelque chose des choses elles-mêmes quand nous parlons d'arbres, de couleurs, de neige et de fleurs, et nous ne possédons cependant rien que des métaphores des choses, qui ne correspondent pas du tout aux entités originelles....
-
Peut-on parler d'une théorie anarchiste de la connaissance ?
Paul Feyerabcnd 1975 Peut-on parler d'une théorie anarchiste de la con aissa nee? ~Les grandes découvertes supposent toujours la destruction d 'un savoir admis. Aucune théorie ne peut être rejetée a priori. cD Le savoir scientifique répond à des critères immuables, tels que l'expérimentation , qui excluent d 'em blée certaines théories.
-
Notre connaissance du réel se limite-t-elle au savoir scientifique ?
Introduction Nous constatons que le monde extérieur - tout ce qui n'est pas moi - est complexe, mais semble obéir à des lois supérieures, non changeantes. connaître & décrypter ces lois est le but de la science : les sciences se donnent comme mission de comprendre le monde extérieur, de connaître le réel. Cette connaissance n'est-elle possible que par l'approche scientifique ? Nous verrons en quoi consiste celle-ci, et nous nous demanderons si elle ne risque pas de limiter notre rapport au réel....
-
Notre connaissance du réel se limite-t-elle au savoir scientifique ?
Introduction Nous constatons que le monde extérieur - tout ce qui n'est pas moi - est complexe, mais semble obéir à des lois supérieures, non changeantes. connaître & décrypter ces lois est le but de la science : les sciences se donnent comme mission de comprendre le monde extérieur, de connaître le réel. Cette connaissance n'est-elle possible que par l'approche scientifique ? Nous verrons en quoi consiste celle-ci, et nous nous demanderons si elle ne risque pas de limiter notre rapport au réel....
-
Notre connaissance du réel se limite-t-elle au savoir scientifique ?
Introduction Nous constatons que le monde extérieur - tout ce qui n'est pas moi - est complexe, mais semble obéir à des lois supérieures, non changeantes. connaître & décrypter ces lois est le but de la science : les sciences se donnent comme mission de comprendre le monde extérieur, de connaître le réel. Cette connaissance n'est-elle possible que par l'approche scientifique ? Nous verrons en quoi consiste celle-ci, et nous nous demanderons si elle ne risque pas de limiter notre rapport au réel....
-
Notre connaissance du réel se limite-t-elle au savoir scientifique ?
Introduction Nous constatons que le monde extérieur - tout ce qui n'est pas moi - est complexe, mais semble obéir à des lois supérieures, non changeantes. connaître & décrypter ces lois est le but de la science : les sciences se donnent comme mission de comprendre le monde extérieur, de connaître le réel. Cette connaissance n'est-elle possible que par l'approche scientifique ? Nous verrons en quoi consiste celle-ci, et nous nous demanderons si elle ne risque pas de limiter notre rapport au réel....
-
-
Notre connaissance du réel se limite-t-elle au savoir scientifique ?
Introduction Nous constatons que le monde extérieur - tout ce qui n'est pas moi - est complexe, mais semble obéir à des lois supérieures, non changeantes. connaître & décrypter ces lois est le but de la science : les sciences se donnent comme mission de comprendre le monde extérieur, de connaître le réel. Cette connaissance n'est-elle possible que par l'approche scientifique ? Nous verrons en quoi consiste celle-ci, et nous nous demanderons si elle ne risque pas de limiter notre rapport au réel....
-
GÉNÉRAL - GÉNÉRALITÉ - GÉNÉRALISER - GENRE - GÉNÉRIQUE - GENÈSE - GÉNÉTIQUE ?
Général s'oppose au particulier ; il exprime ce qui s'applique à tout un ensemble (ou genre). Sont génériques, les caractères résultant du genre (les caractères génériques d'une plante). Généraliser, c'est étendre la détermination saisie sur un cas particulier à tous les cas du même genre (par exemple : la chute des corps, d'après un cas particulier). Les généralités sont des observations qui, ne concernant rien en particulier, peuvent parfois servir à s'orienter, mais n'apportent aucun contenu...
-
David HUME
De quoi, alors, pouvons-nous bien discuter ici ? Si le bon sens et le courage, la tempérance et l'application, la sagesse et le savoir forment, de l'aveu général, une part considérable du mérite personnel, si un homme qui possède ces qualités est à la fois mieux satisfait de lui et mieux désigné à la bienveillance, à l'estime et aux services des autres qu'un homme qui en serait totalement dépourvu, si, en un mot, sont semblables les sentiments causés par ces dons et par les vertus sociales, exis...
-
Qu'est-ce que l'opinion ?
Pour le sens commun, l'opinion est l'avis personnel que chacun est libre de formuler. On distingue aussi l'opinion privée et l'opinion publique qui se déterminent mutuellement. Mais, dans un sens philosophique, l'opinion est traditionnellement dévalorisée et opposée au savoir. En effet, elle est versatile, superficielle et repose la plupart du temps sur un assentiment immédiat validé par une croyance ou un désir et non par l'exercice de la raison. Platon la condamne mais réserve un statut pa...
-
KANT
« L'homme ne peut devenir homme que par l'éducation. Il n'est que ce qu'elle le fait. Il est à remarquer qu'il ne peut recevoir cette éducation que d'autres hommes, qui l'aient également reçue. Aussi le manque de discipline et d'instruction chez quelques hommes en fait-il de très mauvais maîtres pour leurs élèves. Si un être d'une nature supérieure se chargeait de notre éducation, on verrait alors ce qu'on peut faire de l'homme. Mais, comme l'éducation, d'une part, apprend quelque chose aux homm...
-
Théorie et expérience (Cours de philosophie) ?
La théorie et l'expérience ne sont pas séparables dans les sciences du concret. Mais ce serait une erreur que d'assimiler connaissance et science de la nature. Les conditions de possibilité de l'expérience ne sont pas données par l'expérience. Il faut donc laisser une place à des connaissances a priori qui ne risquent pas d'être démenties par l'expérience. Pour les empiristes, toute notre connaissance vient des sens. A l'origine, notre esprit est une tabula rasa (une table rase) qui, peu à...
-
Peut-on attribuer à l'animal une valeur identique a celle de l'homme ?
Introduction : L'animal et l'homme sont deux vivants. Pourtant, force est de constater que nous avons tendance à considérer qu'il y a ne différence intrinsèque entre l'homme et l'animal. Mais sur quoi se fonde-t-elle ? De la conscience, de l'âme, du corps, du langage ? Sans doute pas comme nous le montre les dernières recherches sur les animaux. Dans ce cas, se pose pour nous une autre question qui pourtant est le symétrique de la précédente à savoir : peut-on attribuer à l'animal une valeur ide...
-
Qu'est-ce que le courage ?
INTRODUCTION — « La guerre n'est d'aucun profit », a-t-on dit souvent. Four le vainqueur lui-même, elle se solde par un déficit. Sans vouloir faire l'apologie de la guerre, il faut être juste, et, dans là balance des profits et perles, il est un élément d'un certain poids que ï'on néglige trop souvent : l'héroïsme dont la guerre est l'occasion, le courage qu'il suscite dans bien des âmes. Mais, s'il est une vertu du temps de guerre, le courage est nécessaire aussi dans les moments difficiles...
-
-
Alain et la politique
Voter, ce n'est pas précisément un des droits de l'homme ; on vivrait très bien sans voter, si l'on avait la sûreté, l'égalité, la liberté. Le vote n'est qu'un moyen de conserver tous ces biens. L'expérience a fait voir cent fois qu'une élite gouvernante, qu'elle gouverne d'après l'hérédité, ou par la science acquise, arrive très vite à priver les citoyens de toute liberté, si le peuple n'exerce pas un pouvoir de contrôle, de blâme et enfin de renvoi. Quand je vote, je n'exerce pas un droit, je...
-
Alain
"Voter, ce n'est pas précisément un des droits de l'homme ; on vivrait très bien sans voter, si l'on avait la sûreté, l'égalité, la liberté. Le vote n'est qu'un moyen de conserver tous ces biens. L'expérience a fait voir cent fois qu'une élite gouvernante, qu'elle gouverne d'après l'hérédité, ou par la science acquise, arrive très vite à priver les citoyens de toute liberté, si le peuple n'exerce pas un pouvoir de contrôle, de blâme et enfin de renvoi. Quand je vote, je n'exerce pas un droit, je...
-
DESCARTES: s'il est mieux d'être gai ou content, en imaginant les biens qu'on possède être plus grands et plus estimables qu'ils ne sont
Madame, je me suis quelquefois proposé un doute : savoir, s'il est mieux d'être gai ou content, en imaginant les biens qu'on possède être plus grands et plus estimables qu'ils ne sont, et ignorant ou ne s'arrêtant pas à considérer ceux qui manquent, que d'avoir plus de considération et de savoir, pour connaître la juste valeur des uns et des autres, et qu'on devienne plus triste. Si je pensais que le souverain bien fût la joie, je ne douterais point qu'on ne dût tâcher de se rendre joyeux,...
-
MALEBRANCHE: sens, imagination, esprit et connaissance
MALEBRANCHE : LES SENS NOUS TROMPENT Nous connaissons le monde grâce à nos sens. Mais peut-on se fier à leur témoignage ? Non répondent Malebranche et la tradition idéaliste et rationaliste, car les sens nous trompent, doublement. « Nos sens ne nous trompent pas seulement à l'égard de leurs objets, comme de la lumière, des couleurs, et des autres qualités sensibles, ils nous séduisent même touchant les objets qui ne sont point de leur ressort, en nous empêchant de les considérer avec assez...
-
Karl Popper
Karl Popper 1902-1994 Autrichien, Popper a fréquenté dans sa jeunesse les membres du Cercle de Vienne sans adhérer à leur mouvement. De formation scientifique, il est peu préoccupé par les problèmes de formalisation logique et les apories du langage : se déclarant réaliste, il tente dans son grand ouvrage (Logik der Forschung, 1934) de comprendre la légitimité de la prétention des théories scientifiques à énoncer le réel : le propre d'une théorie scientifique est d'élaborer des tests expérimenta...
-
Avons-nous besoin d'illusions ?
Demande d'échange de corrigé de L Maud ([email protected]). Sujet déposé : Avons-nous besoin d'illusions ? « Je ne crois que ce que je vois », ce dicton généralement attribué à l'apôtre Thomas permet d'éclairer en partir la nature de l'illusion car en effet, les impressions sensorielles sont très souvent source d'illusions car ce qui est visible n'est pas toujours réel et de même ce qui est invisible n'est pas forcément irréel. A insi, ce qui apparaît comme une évidence peut se révéle...
-
Baruch SPINOZA
Proposition XLIX : Il n'y a dans l'esprit aucune volition, c'est à dire aucune affirmation et aucune négation en dehors de celle que l'idée, en tant qu'elle est idée, enveloppe. Démonstration : Dans l'esprit (d'après la proposition précédente), il n'y a aucune faculté absolue de vouloir et de refuser, mais seulement des volitions singulières, par exemple telle et telle affirmation et telle et telle négation. Concevons donc quelque volition singulière, par exemple le mode du penser par lequel l'e...
-
Alain
"L'homme est obscur en lui-même; cela est à savoir. Seulement il faut éviter ici plusieurs erreurs que fonde le terme d'inconscient. La plus grave de ces erreurs est de croire que l'inconscient est un autre Moi; un Moi qui a ses préjugés, ses passions et ses ruses, une sorte de mauvais ange, diabolique conseiller. Contre quoi il faut comprendre qu'il n'y a point de pensées en nous sinon par l'unique sujet, Je. Cette remarque est d'ordre moral. Il ne faut point se dire qu'en rêvant on se met à pe...
-
-
Nietzsche
Savoir jusqu'où va le caractère perspectiviste de l'existence, ou même savoir si l'existence possède encore un autre caractère, si une existence sans interprétation, sans « raison » ne devient pas de la « déraison », Si, d'autre part, toute existence n'est pas essentiellement interprétative – c'est ce qui, comme de juste, ne peut pas être décidé par les analyses et les examens de l'intellect les plus assidus et les plus minutieusement scientifiques : l'esprit humain, durant cette analyse, ne pou...
-
MACHIAVEL: une réputation de bonté
« Un prince doit s'efforcer de se faire une réputation de bonté, de clémence, de piété, de fidélité à ses engagements, et de justice ; il doit avoir toutes ces bonnes qualités mais rester assez maître de soi pour en déployer de contraires, lorsque cela est expédient. Je pose en fait qu'un prince, et surtout un prince nouveau, ne peut exercer impunément toutes les vertus, parce que l'intérêt de sa conservation l'oblige souvent à violer les lois de l'humanité, de la charité et de la religio...
-
KANT
"On peut ramener toutes les religions à deux : celle qui recherche des faveurs (religion de simple culte) et la religion morale, c'est-à-dire de la bonne conduite. D'après la première, l'homme se flatte que Dieu peut bien le rendre éternellement heureux sans qu'il ait à vrai dire besoin de devenir meilleur (par la rémission des péchés); ou encore, si cela ne lui semble pas possible, il se flatte que Dieu peut bien le rendre meilleur sans qu'il ait autre chose à faire qu'à l'en prier; ce qui, en...
-
« Suis-je l'auteur de mes pensées ? »
« Suis-je l'auteur de mes pensées ? » COMPRENDRE LA DEMANDE du libellé : jeter des notes au brouillon 1 - chercher la définition précise de 'auteur ' ( l'étymologie du terme parfois est parlante : je lis dans un dictionnaire que l'auctor des latins est l'instigateur et le garant d'une chose ; il fonde et établit ) 2 - tenter de se donner une caractérisation de départ pour le tenue de 'pensées' ( originalité humaine à préciser ) 3 - ce faisant ne pas perdre de vue qu'il s'agit en ce sujet non de...
-
Aristote
"La compétence technique naît lorsque, d'une multitude de notions d'expérience, se dégage un unique jugement universel, applicable à tous les cas semblables. En effet, former le jugement que tel remède a soulagé Callias, atteint de telle maladie, puis Socrate, puis plusieurs autres pris individuellement, c'est l'affaire de l'expérience; mais juger que tel remède a soulagé tous les individus de telle constitution, rentrant dans les limites d'une classe déterminée, atteints de telle maladie, comme...
-
Nietzsche: la "vérité à tout prix"
Nous savons désormais trop bien certaines choses, nous autres hommes conscients : ô comme nous apprenons désormais à bien oublier, à bien ne-pas-savoir, en tant qu'artistes. [...] C e mauvais goût, cette volonté de vérité, de la "vérité à tout prix", ce délire juvénile dans l'amour de la vérité nous l'avons désormais en exécration : nous sommes trop aguerris, trop graves, trop joyeux, trop éprouvés par le feu, trop profonds pour cela... Nous ne croyons plus que la vérité soit encore la vérité...
-
Nietzsche: être superficiel par profondeur...
Nous savons désormais trop bien certaines choses, nous autres hommes conscients : ô comme nous apprenons désormais à bien oublier, à bien ne-pas-savoir, en tant qu'artistes. [...] C e mauvais goût, cette volonté de vérité, de la "vérité à tout prix", ce délire juvénile dans l'amour de la vérité nous l'avons désormais en exécration : nous sommes trop aguerris, trop graves, trop joyeux, trop éprouvés par le feu, trop profonds pour cela... Nous ne croyons plus que la vérité soit encore la vérité dè...
-
Disons-nous la vérité par respect de la vérité ?
Introduction : Ë Bien définir les termes du sujet : - « la vérité » : c'est le caractère des jugements auxquels on peut accorder son assentiment, c'est-à-dire qui s'imposent à l'esprit, et qui est le fondement de l'accord universel entre tous les esprits. Ce sont des propositions dont est absente toute contradiction, quelle soit logique ou réelle. Il ne faut pas la confondre avec la réalité car contrairement à cette dernière, la vérité est de l'ordre du discours. - « Par respect » : c'est le fai...
-
-
Bachelard: L'obstacle épistémologique
PRESENTATION DE "LA FORMATION DE L'ESPRIT SCIENTIFIQUE" DE BACHELARD Gaston Bachelard (1884-1962), de formation scientifique et philosophique, a profondément renouvelé l'approche de l'histoire des sciences. La révolution introduite en physique par la théorie de la relativité l'a conduit à critiquer la conception linéaire du progrès scientifique : celui-ci suppose au contraire des ruptures épistémologiques (changement de méthode et de concepts), résultant d'une victoire de l'esprit sur ses pr...
-
MALEBRANCHE: les sens sont trompeurs...
MALEBRANCHE : LES SENS NOUS TROMPENT Nous connaissons le monde grâce à nos sens. Mais peut-on se fier à leur témoignage ? Non répondent Malebranche et la tradition idéaliste et rationaliste, car les sens nous trompent, doublement. « Nos sens ne nous trompent pas seulement à l'égard de leurs objets, comme de la lumière, des couleurs, et des autres qualités sensibles, ils nous séduisent même touchant les objets qui ne sont point de leur ressort, en nous empêchant de les considérer avec assez d'att...