319 résultats pour "passion"
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Est-il rigoureux de parler du combat entre la raison et les passions ?
VOCABULAIRE: PASSION: * Ce que l'âme subit, ce qu'elle reçoit passivement. Chez Descartes, le mot désigne tout état affectif, tout ce que le corps fait subir à l'âme. Son origine n'est pas rationnelle ni volontaire. * Inclination irrésistible et exclusive qui finit par dominer la volonté et la raison du sujet (la passion amoureuse). RAISON: Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini com...
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Occurrence du mot "abstenir" dans l'oeuvre de Descartes
Occurrence du mot "abstenir" dans l'oeuvre de Descartes MEDITATIONS METAPHYSIQUES, Méditation Quatrième. d'où il suit que je suis entièrement indifférent à le nier, ou à l'assurer, ou bien même à m'abstenir d'en donner aucun jugement. MEDITATIONS METAPHYSIQUES, REPONSES DE L'AUTEUR AUX QUATRIEMES OBJECTIONS, REPONSE A L'AUTRE PARTIE, REPONSE AUX CHOSES QUI PEUVENT ARRETER LES THEOLOGIENS. Et quoique le fer et le feu ne se manient jamais sans péril par des enfants ou par des imprudents, néanmoin...
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Comte: Le sujet peut-il être transparent à lui-même ?
Commentaire,texte de A Comte: Introduction: Dans ce texte, Auguste Comte aborde un problème auquel est confrontée la psychologie: par rapport aux autres sciences qui ont un objet extérieur à l'esprit, dans la psychologie, l'esprit doit se prendre pour objet lui même. Comment l'esprit peut il avoir un rapport extérieur à lui même? Dans le texte on peut voir une vive critique de la psychologie d'introspection, celle ci repose selon Comte sur une contradiction: l'esprit ne peut pas se dédoubler pou...
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Platon vs Calliclès: Qu'est-ce qu'une vie bonne ?
Comment un homme pourrait-il être heureux, s'il est esclave de quelqu'un ? Voici ce qui est beau et juste suivant la nature [...]. Pour bien vivre, il faut laisser prendre à ses passions tout l'accroissement possible, au lieu de les réprimer et, quand elles ont atteint toute leur force, être capable de leur donner satisfaction par son courage et son intelligence et de remplir tous les désirs à mesure qu'ils éclosent. Mais cela n'est pas à la portée du vulgaire. De là vient qu'il décrie les gens...
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Pascal :"guerre intestine de l'homme entre la raison et les passions ". ?
Sujet : Les passions et la raison chez Pascal. – Remarque : Toutes les références des Pensées de Pascal sont données dans l'édition Lafuma. Analyse du sujet : - - - - - - En philosophie morale, on considère traditionnellement qu'il y a en l'homme un affrontement de la raison et des passions. Une majeure partie de cette branche de la philosophie cherche à résoudre ce problème en décrivant les normes éthiques qu'il faudrait adopter pour parvenir à la vie bonne en dépit de cette contradicti...
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Pourquoi seul un être pourvu de raison peut-il avoir des passions et des désirs ? (Pistes de réflexion seulement)
PREMIERE CORRECTION éléments de réflexion • Prendre garde au fait qu'il ne s'agit pas de savoir si oui ou non « seul un être pourvu de raison peut avoir des passions ». Il s'agit d'expliquer pourquoi « seul un être pourvu de raison peut avoir des passions ». • Ne pas oublier qu'on peut être « pourvu de raison » et être (ou avoir des conduites) déraisonnable(s). • Ne pas identifier sans problème(s) (!) « rationnel » et « raisonnable ». D'après le Vocabulaire de la philosophie de Lalande : — Raiso...
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Jusqu'à quel point et par quelles méthodes l'homme peut-il conquérir sa liberté sur ses passions ?
Le passionné se présente généralement comme un possédé, l'objet de s a passion mobilise tout son être psychologique, et si le pas sionné raisonne beauc oup, il raisonne à faux ; la passion s'empare de l'intelligence, de l'imagination. Le pas sionné subit sa passion, pers uadé que c'est une forc e étrangère, une force dont il n'est pas maître. A ussi les théories émises sur la sourc e des pas sions relèvent toutes de cette idée de contrainte et même de fatalité. Pour Freud et les ps ychanalystes,...
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Histoire, passions et catharsis ?
la catharsis historique Mais cet attachement au passé, cette quête d'identité ne risque-t-elle pas de nous enfermer dans le passé? Nietzsche dénonçait ainsi, dans les Secondes considérations inactuelles , qu'il peut y avoir un "inconvénient des études historiques pour la vie". L'intérêt pour le passé, peut être l'indice d'un refus de la vie. Un esprit morbide trouve dans un passé mort une fuite hors de la vie. D'où l'éloge de l'oubli par Nietzsche, synonyme à ses yeux de "légèreté" et de liberté...
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HOBBES: il existe des lois, et des fonctionnaires publics armés
Il peut sembler étrange, à celui qui n'a pas bien pesé ces choses , que la nature puisse ainsi dissocier les hommes et les rendre enclins à s'attaquer et à se détruire les uns les autres : c'est pourquoi peut-être, incrédule à l'égard de cette inférence tirée des passions, cet homme désirera la voir confirmée par l'expérience. Aussi, faisant un retour sur lui-même, alors que partant en voyage, il s'arme et cherche à être bien accompagné, qu'allant se coucher, il verrouille ses portes, que,...
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Un personnage de roman doit-il vivre de ses passions pour captiver le lecteur ?
Dissertation Un personnage de roman doit-il vivre de ses passions pour captiver le lecteur ? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur votre lecture du roman La princesse de Clèves, et des autres romans que vous connaissez. Corrigé de la dissertation I. Certes, le personnage passionné captive le lecteur 1. Par l’identification aux personnages, le lecteur vit les passions du héros et prend le prend comme modèle. ex : La P de Clèves 2. Par les différentes formes de passion...
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Sören KIERKEGAARD (1813-1855)
Subjectivement le fait d’être un chrétien se détermine de la façon suivante : la décision réside dans le sujet, l’appropriation est l’intériorité paradoxale qui est spécifiquement différente de toute autre intériorité. Être chrétien n’est pas déterminé par le quoi du christianisme mais par le comment du chrétien. Ce commet ne peut s’adapter qu’à une chose, au paradoxe absolu. Il n’y a donc là aucun discours indéterminé, d’après quoi être chrétien signifierait accepter ceci et accepter cela et ac...
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Jean-Paul SARTRE
PRESENTATION DE "L'EXISTENTIALISME EST UN HUMANISME" DE SARTRE Marqué comme oeuvre de circonstance et de vulgarisation, le texte est tiré d'une conférence donnée à Paris en Octobre 1945, qui devait donner l'occasion à Sartre (1905-1980) de répondre à une série d'objections. Il montre que les accusations d'anti-humanisme sont infondées, car sa philosophie ne conduit en rien au mépris de la réalité humaine et de sa valeur. La définition annoncée par le titre est donc en réalité la défense d'une ph...
- HOBBES: La raison et la passion, les principaux ingrédients de la nature humaine
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Baruch SPINOZA
Pour ma part, je dis que cette chose est libre qui existe et agit par la seule nécessité de sa nature, et contrainte cette chose qui est déterminée par une autre à exister et à agir selon une modalité précise et déterminée. Dieu, par exemple, existe librement (quoique nécessairement) parce qu'il existe par la seule nécessité de sa nature. De même encore, Dieu connaît soi-même et toutes choses en toute liberté, parce qu'il découle de la seule nécessité de sa nature qu'il comprenne toutes choses....
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Alain
"Aucune conception n'est oeuvre. Et c'est l'occasion d'avertir tout artiste qu'il perd son temps à chercher parmi les simples possibles quel serait le plus beau; car aucun possible n'est beau; le réel seul est beau. Faites donc et jugez ensuite. Telle est la première condition en tout art, comme la parenté des mots artiste et artisan le fait bien entendre; mais une réflexion suivie sur la nature de l'imagination conduit bien plus sûrement à cette importante idée, d'après laquelle toute méditatio...
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Alain: De la distinction entre l'artiste et l'artisan
"Aucune conception n'est oeuvre. Et c'est l'occasion d'avertir tout artiste qu'il perd son temps à chercher parmi les simples possibles quel serait le plus beau; car aucun possible n'est beau; le réel seul est beau. Faites donc et jugez ensuite. Telle est la première condition en tout art, comme la parenté des mots artiste et artisan le fait bien entendre; mais une réflexion suivie sur la nature de l'imagination conduit bien plus sûrement à cette importante idée, d'après laquelle toute médit...
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Rousseau et l'amour de soi
Rousseau et l'amour de soi Chaque homme est doté du sentiment naturel de l'amour de soi qui le porte à veiller à sa propre conservation. Rousseau est loin de condamner cette passion première ; l'amour de soi est naturellement bon, mais ce sont ses développements, rendus possibles par la perfectibilité humaine, qui peuvent mener l'homme à sa perte. Rousseau n'est pas le premier à le mettre en valeur, et à en faire la base de l'anthropologie (l'amour de soi est en effet la source dont découlent to...
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MALEBRANCHE et l'insuffisance des biens matériels
PRESENTATION DE L'OUVRAGE "DE LA RECHERCHE DE LA VERITE" DE MALEBRANCHE Cette première oeuvre de Malebranche (1638-1715), imposante, et qu'il ne cessera de compléter et de parfaire au point qu'on ne puisse la lire sans ses nombreux Éclaircissements, est de dix années postérieure à son ordination et à sa découverte simultanée et enflammée de la philosophie de Descartes. Sa vocation uniment religieuse et philosophique va consister à compléter et à corriger l'un par l'autre Saint Augustin et l'...
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MALEBRANCHE: Lorsqu'on est riche et puissant, on n'en est pas plus aimable...
« Lorsqu'on est riche et puissant, on n'en est pas plus aimable, si pour cela on n'en devient pas meilleur à l'égard des autres par ses libéralités, et par la protection dont on les couvre. Car rien n'est bon, rien n'est aimé comme tel, que ce qui fait du bien, que ce qui rend heureux. Encore ne sais-je si on aime véritablement les riches libéraux, et les puissants protecteurs. Car enfin ce n'est point ordinairement aux riches qu'on fait la cour, c'est à leurs richesses. Ce n'est point les gr...
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"Il n'y a point d'âme si faible, qu'elle ne puisse étant bien conduite acquérir un pouvoir absolu sur ses passions." (Descartes). Qu'en pensez-vous ?
VOCABULAIRE: FAIBLE: (adj.) 1. — En gén. l'opposition fort/faible sert à désigner une différence de degré dans la qualité ou la détermination : raisonnement faible (c.-à-d. peu concluant) ; en psychol. de la forme, forme faible (c.-à-d. peu structurée, opposée à prégnante) ; au sens vulg., une théorie faible est une théorie peu convaincante. 2. — Pour NIETZSCHE, l'opposition fort/faible désigne une opposition fondamentale entre deux types d'homme (les maîtres et les esclaves), entre deux qualité...
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ROUSSEAU: On ne commença pas par raisonner, mais par sentir...
"On ne commença pas par raisonner, mais par sentir. On prétend que les hommes inventèrent la parole pour exprimer leurs besoins ; cette opinion me paraît insoutenable. L'effet naturel des premiers besoins fut d'écarter les hommes et non de les rapprocher. Il le fallait ainsi pour que l'espèce vînt à s'étendre, et que la terre se peuplât promptement ; sans quoi le genre humain se fût entassé dans un coin du monde, et tout le reste fût demeuré désert. De cela seul il suit que l'origine des langues...
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Corrigé commentaire Manon Lescaut : Le plaisir de lire Manon Lescaut ne tient-il qu’au récit d’une passion
Suivez toute la journée les pistes proposées par Marie, professeure agrégée, pour retracer les grandes lignes des sujets tombés pour le bac français. Attention, il ne s’agit ici que de pistes possibles de traitement du sujet et non de la copie-type attendue par les correcteurs ! Manon Lescaut : Le plaisir de lire Manon Lescaut ne tient-il qu’au récit d’une passion amoureuse ? 1. Analyse du sujet : Il s’agissait de définir les termes suivants : « plaisir » : sensation ou émotion agréab...
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Alain: Faut-il distinguer artiste et artisan ?
Lorsqu'il s'agit du beau et de l'art, l'opinion oscille souvent entre deux attitudes contradictoires. Tantôt on souligne la relativité des jugements qui s'y rapportent, celle des « goûts et des couleurs ", en s'en remettant à la subjectivité de chacun. Tantôt, au contraire, on se rapporte à un étalon ou à une mesure objective, qui se trouverait dans la connaissance des experts ou des artistes officiels, pour décider de ce qui est beau ou non, artistique ou pas. Cette hésitation fait ressortir le...
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Alain: Ces temps de destruction mécanique
Ces temps de destruction mécanique ont offert des exemples tragiques de cette détermination par les causes sur lesquels des millions d'hommes ont réfléchi inévitablement. Un peu moins de poudre dans la charge, l'obus allait moins loin, j'étais mort. L'accident le plus ordinaire donne lieu à des remarques du même genre ; si ce passant avait trébuché, cette ardoise ne l'aurait point tué. Ainsi se forme l'idée déterministe populaire, moins rigoureuse que la scientifique, mais tout aussi raisonnable...
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Commenter ce texte de Poincaré : « La foi du savant ne ressemble pas à celle que les orthodoxes puisent dans le besoin de certitude. Il ne faut pas croire que l'amour de la vérité se confonde avec l'amour de la certitude [...]; non, la foi du savant ress
Commenter ce texte de Poincaré : « La foi du savant ne ressemble pas à celle que les orthodoxes puisent dans le besoin de certitude. Il ne faut pas croire que l'amour de la vérité se confonde avec l'amour de la certitude [...]; non, la foi du savant ressemblerait plutôt à la foi inquiète de l'hérétique, à celle qui cherche toujours et qui n'est jamais satisfaite.» INTRODUCTION Les étonnants progrès réalisés par la science moderne dès le milieu du XIXe siècle ont engendré de grands espoirs. En én...
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Alain: Faut-il distinguer artiste et artisan ?
Lorsqu'il s'agit du beau et de l'art, l'opinion oscille souvent entre deux attitudes contradictoires. Tantôt on souligne la relativité des jugements qui s'y rapportent, celle des « goûts et des couleurs ", en s'en remettant à la subjectivité de chacun. Tantôt, au contraire, on se rapporte à un étalon ou à une mesure objective, qui se trouverait dans la connaissance des experts ou des artistes officiels, pour décider de ce qui est beau ou non, artistique ou pas. Cette hésitation fait ressorti...
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Quels sont les moyens dont la volonté dispose pour agir sur les passions?
J'ai été enclin à la passion de l'envie. Jusqu'à un certain point, je m'y suis abandonné, et j'ai été un envieux : tout succès d'un camarade, tout éloge décerné à un autre, toute supériorité constatée me portait ombrage, et m'incitait à la haine. Je me suis corrigé peu à peu de ce vice; à force de volonté, je l'ai dompté. Tout d'abord, j'en souffrais sans bien m'en rendre compte, je ne m'ana- lysais pas, je ne me connaissais pas. On m'a ouvert les yeux, et j'ai commencé à m'étudier moi-même, pou...
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SUJET DISSERTATION - SUJET Abbé Prévost, Manon Lescaut. Le plaisir de lire Manon Lescaut ne tient-il qu’au récit d’une passion amoureuse ?
SUJET DISSERTATION - SUJET Abbé Prévost, Manon Lescaut. Le plaisir de lire Manon Lescaut ne tient-il qu’au récit d’une passion amoureuse ? Introduction : La lecture de Manon Lescaut d'Abbé Prévost offre une expérience littéraire riche et complexe, portée par le récit intense d'une passion amoureuse entre le Chevalier Des Grieux et Manon. Cependant, il est essentiel de se demander si le plaisir de lire ce chef-d'œuvre se limite uniquement à l'exploration de cette passion amoureuse. Cette d...
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Peut-on dire avec Bossuet que l'amour est le principe unique et dernier de toutes les passions ?
A. — D'après Bossuet, l'amour est la passion fondamentale, à laquelle se ramènent toutes autres : « Posez î'amour, dit-il, vous verrez naître toutes les passions; ôtez l'amour, elles disparaîtront toutes ». La haine ne serait elle-même qu'un amour contraire, ou infinie souvent « l'envers de l'amour ». B. — Si l'on prend le mot amour, non pas dans son sens propre de sentiment de tendresse pour quelqu'un, mais au sens très général de penchant et d'inclination, — et c'est ainsi que l'entend Bossuet...
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Alain
Préjugé. Ce qui est jugé d'avance, c'est-à-dire avant qu'on se soit instruit. Le préjugé fait qu'on s'instruit mal. Le préjugé peut venir des passions ; la haine aime à préjuger mal ; il peut venir de l'orgueil, qui conseille de ne point changer d'avis ; ou bien de la coutume qui ramène toujours aux anciennes formules ; ou bien de la paresse, qui n'aime point chercher ni examiner. Mais le principal appui du préjugé est l'idée juste d'après laquelle il n'est point de vérité qui subsiste sans serm...
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DESCARTES et la fille qui louchait
Lorsque j’étais jeune, j’aimais une fille de mon âge, qui était un peu louche ; au moyen de quoi, l’impression qui se faisait par la vue en mon cerveau, quand je regardais ses yeux égarés, se joignait tellement à celle qui s’y faisait aussi pour émouvoir la passion de l’amour, que longtemps après, en voyant des personnes louches, je me sentais plus enclin à les aimer qu’à en aimer d’autres, pour cela seul qu’elles avaient ce défaut ; et je ne savais pas néanmoins que ce fût pour cela. Au c...
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Le problème de la LIBERTE en philosophie ?
« LA controverse sur la liberté, remarquait Hume, ayant passé par toutes sortes de mains, a été embrouillée à tel point dans les labyrinthes ténébreux du sophisme qu'il n'est point étonnant que des lecteurs qui se piquent de goût et de politesse en soient rassasiés jusqu'à ne pouvoir plus en entendre parler et refusent de laisser troubler leur repos par une question qui ne peut ni les amuser ni les instruire. » On essaiera de réveiller leur attention en les invitant d'abord à tâtonner dans ces t...
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DESCARTES
Lorsque j'étais enfant, j'aimais une fille de mon âge, qui était un peu louche (1) ; au moyen de quoi, l'impression qui se faisait par la vue en mon cerveau, quand je regardais ses yeux égarés, se joignait tellement à celle qui s'y faisait aussi pour émouvoir en moi la passion de l'amour, que longtemps après, voyant des personnes louches, je me sentais plus enclin à les aimer qu'à en aimer d'autres, pour cela seul qu'elles avaient un défaut ; et je ne savais pas néanmoins que ce fût pour cela. A...
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DESCARTES: Il me semble que la différence qui est entre les plus grandes âmes et celles qui sont basses et vulgaires
(...) Il me semble que la différence qui est entre les plus grandes âmes et celles qui sont basses et vulgaires, consiste principalement, en ce que les âmes vulgaires se laissent aller à leurs passions, et ne sont heureuses ou malheureuses que selon que les choses qui leur surviennent sont agréables ou déplaisantes; au lieu que les autres ont des raisonnements si forts et si puissants que, bien qu'elles aient aussi des passions, et même souvent de plus violentes que celles du commun, leur...
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Hume et la politique
Dans toutes les créatures qui ne font pas des autres leurs proies et que de violentes passions n'agitent pas, se manifeste un remarquable désir de compagnie, qui les associe les unes les autres. Ce désir est encore plus manifeste chez l'homme : celui-ci est la créature de l'univers qui a le désir le plus ardent d'une société, et il y est adapté par les avantages les plus nombreux. Nous ne pouvons former aucun désir qui ne se réfère pas à la société. La parfaite solitude est peut-être la plus gra...
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DESCARTES: ce serait être imprudent que de vouloir persuader la joie à une personne
Je sais bien que ce serait être imprudent que de vouloir persuader la joie à une personne, à qui la fortune envoie tous les jours de nouveaux sujets de déplaisir, et je ne suis point de ces philosophes cruels, qui veulent que leur sage soit insensible. Mais il me semble que la différence qui est entre les plus grandes âmes et celles qui sont basses et vulgaires, consiste, principalement, en ce que les âmes vulgaires se laissent aller à leurs passions, et ne sont heureuses ou malheureuses,...
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DESCARTES
Mais il me semble que la différence qui est entre les plus grandes âmes et celles qui sont basses et vulgaires, consiste, principalement, en ce que les âmes vulgaires se laissent aller à leurs passions, et ne sont heureuses ou malheureuses, que selon que les choses qui leur surviennent sont agréables ou déplaisantes ; au lieu que les autres ont des raisonnements si forts et si puissants que, bien qu'elles aient aussi des passions, et même souvent de plus violentes que celles du commun, leur rais...
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Mes passions sont-elles plus fortes que moi ?
Passion Peut-on d ire: c'est plus tort que m o i ? � Il y a des réactions impulsives que je ne peux pas maîtriser et des forces en moi capables de submerger ma volonté . C9 C' est toujours moi qui décide, y compris lorsque je décide de me laisser emporter.
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Alain
ALAIN : UNE PENSÉE QUI NE DOUTE PLUS, LE FANATISME Il ne suffit pas de condamner le fanatisme. Il faut chercher à le comprendre. Il faut s'interroger sur les manières de penser qu'il met en oeuvre, pour mieux différencier ses idées et jugements de ceux qu'exige la démarche philosophique. « Il y a un fond d'estime, et même quelquefois une secrète admiration, pour des hommes qui mettent enjeu leur propre vie, et sans espérer aucun avantage ; car nous ne sommes point fiers de faire si peu et de ri...
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Hobbes: Hors de l'état civil
Texte de Hobbes : Dès le début du XV Ième siècle, une crise religieuse entraîne la remise en question de la légitimité du pouvoir et de l'organisation de la société. C e qui est remis en cause c'est bien l'obéissance qui vient d'une perte de valeur. C'est pourquoi des penseurs comme Hobbes, Spinoza, Rousseau se sont efforcés de construire une théorie rationnelle de l'état. Il s'agit dans ce texte de montrer que la société civile est la meilleure solution, qu'elle apporte paix et bonheur. C ommen...
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NIETZSCHE: «Toutes les passions ont
une période où elles sont seulement néfastes [...] et plus tard une
autre, beaucoup plus tardive, où elles se marient à l'esprit, se
"spiritualisent".»
Thème 403 NIETZSCHE: «Toutes les passions ont une période où elles sont seulement néfastes [...] et plus tard une autre, beaucoup plus tardive, où elles se marient à l'esprit, se "spiritualisent".» PRESENTATION DU "CREPUSCULE DES IDOLES" DE NIETZSCHE Publié la dernière année de la vie consciente et intellectuelle de Nietzsche (1844-1900), le titre parodie avec un humour teinté d'ironie l'Opus de Wagner Le Crépuscule des dieux, le livre se voulant léger, sec et profond à la fois. Placé sous le si...
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Montesquieu
« C'est dans le gouvernement républicain que l'on a besoin de toute la puissance de l'éducation. La crainte des gouvernements despotiques naît d'elle-même parmi les menaces et les châtiments ; l'honneur des monarchies est favorisé par les passions, et les favorise à son tour : mais la vertu politique est un renoncement à soi-même, qui est toujours une chose très pénible. On peut définir cette vertu, l'amour des lois et de la patrie. Cet amour, demandant une préférence continuelle de l'intérêt pu...
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Aristote
PRESENTATION DE L' "ETHIQUE A NICOMAQUE" DE ARISTOTE Au regard de la tripartition du savoir classique dans l'Antiquité (logique, physique et éthique), l'Éthique à Nicomaque constitue l'oeuvre la plus aboutie de la partie éthique. En délimitant le champ des affaires humaines par exclusion de la nature et du divin, elle constitue le premier effort pour penser l'action humaine de manière immanente et autonome et lui reconnaître ainsi une positivité ontologique. Aristote (384-322 av. J.-C.) y opère...
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ROUSSEAU: L'éducation d'Emile
PRESENTATION DE L'OUVRAGE "EMILE OU DE L'EDUCATION" DE ROUSSEAU: L'Émile est un livre inclassable, qui emprunte aussi bien aux genres du traité, de l'essai que de la fiction romanesque et même de la confession. Pour Rousseau (1712-1778), l'éducation' est une notion si complexe qu'on ne peut en faire la théorie systématique, ni la réduire à une collection de préceptes. Publié simultanément au C ontrat social, l'Émile apparaît comme son nécessaire contrepoint dans la mesure où il ne cherche p a s...
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Rousseau et la morale
"Les coupables qui se disent forcés au crime sont aussi menteurs que méchants : comment ne voient-ils point que la faiblesse dont ils se plaignent est leur propre ouvrage ; que leur première dépravation vient de leur volonté ; qu'à force de vouloir céder à leurs tentations, ils leur cèdent enfin malgré eux et les rendent irrésistibles ? Sans doute il ne dépend plus d'eux de n'être pas méchants et faibles, mais il dépendit d'eux de ne pas le devenir. O que nous resterions aisément maîtres de nous...
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David HUME
« Dans toutes les créatures qui ne font pas des autres leurs proies et que de violentes passions n'agitent pas, se manifeste un remarquable désir de compagnie, qui les associe les unes aux autres. Ce désir est encore plus manifeste chez l'homme ; celui-ci est la créature de l'univers qui a le désir le plus ardent d'une société, et il y est adapté par les avantages les plus nombreux. Nous ne pouvons former aucun désir qui ne se réfère pas à la société. La parfaite solitude est peut-être la plus g...
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Beaux-Arts: La peinture contemporaine
La peinture contemporaine Si l'expressionnisme, dont les origines remontent au moins à Goya et à Daumier, et à qui l'apport de Van Gogh, de Toulouse-Lautrec, d'Ensor et de MunchA095 donna une décisive impulsion, est la caricature passionnée et tragique qui définit l'art de Rouault, de Soutine, de Kokoschka, de Permeke, de Solana, de Diego Rivera, etc., mais aussi celui de Vlaminck, de Kirchner et de leurs émules, il n'est guère contestable qu'il faille voir en lui une des idées-forces les plus a...
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Le système de SAINT AUGUSTIN
SAINT AUGUSTIN Né en Numidie, à Thagaste, en 354, d'un père païen et d'une mère chrétienne, Monique, Augustin étudie à Carthage. Dans sa prime jeunesse il ne rêve que de plaisir et de succès matériels et mondains. Il envisageait de devenir avocat (cette profession, dit-il, où plus on ment, mieux on réussit ). En réalité il ouvrira à Carthage une école de rhétorique. Son talent de professeur est tel que rapidement on le réclame en Italie. Il enseigne à Rome puis — en 384 — à Milan. Cette bri...
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Epicure: la pensée de la mort
"Familiarise-toi avec l'idée que la mort n'est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation; or la mort est la privation complète de cette dernière. Cette connaissance certaine que la mort n'est rien pour nous a pour conséquence que nous apprécions mieux les joies que nous offre la vie éphémère, parce qu'elle n'y ajoute pas une durée illimitée mais nous ôte au contraire le désir d'immortalité. En effet, il n'y a plus d'effroi dans la vie pour celui qui a réellement co...
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Bergson, dans un article publié en 1923, estime la France "prénétrée de classicisme, d'un classicisme qui a fait la netteté de son romantisme". Vous semble-t-il que la littérature française ait en effet toujours préservé l'essentiel de l'apport classique
Introduction Bergson, préoccupé de retrouver par la souplesse de l'intuition les mouvements divers de la vie, constatait en 1923 le caractère volontiers systématique et un peu rigide de l'art français : notre littérature, lui semblait-il, loin de se disperser dans le réel, préfère soumettre celui-ci à l'unité; en un mot, elle est « pénétrée de classicisme, d'un classicisme qui a fait la netteté de son romantisme ». Sans doute bien des Écoles qui se veulent révolutionnaires ont en fait gardé à l'...