313 résultats pour "necessaire"
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Est-il nécessaire d'être cultivé pour apprécier une oeuvre d'art?
• Réflexion préparatoire (étude des termes de la question). - Se cultiver, c'est se développer par l'instruction et l'exercice des potentialités que l'on a en soi, afin d'en faire d'authentiques capacités. En tout être humain, existe une diversité de potentialités. Mais celles-ci ne deviennent pas spontanément des capacités accomplies dans leur plénitude. Qu'un tel accomplissement puisse différer, en degré ou en nature, selon la singularité des individus, ne peut être opposé à la nécessité de la...
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La diversité des opinions conduit elle nécessairement au scepticisme?
ÉLÉMENTS DE RÉFLEXION • Scepticisme. « Vocabulaire de la philosophie » de Lalande. Scepticisme : « Au sens le plus large, doctrine d'après laquelle l'esprit humain ne peut atteindre avec certitude aucune vérité d'ordre général et spéculatif, ni même l'assurance qu 'une proposition de ce genre est plus probable qu 'une autre. » • Si l'on prend le terme sceptique au sens strict, on peut dire que non. Par exemple, le scientifique ne met pas sur le même plan toutes les propositions qu'on peut lui ém...
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La connaissance de l'inconscient est-elle nécessaire à la connaissance de l'homme ?
Que peut vouloir dire "connaître" l'inconscient et/ou l'homme ? La connaissance de l'inconscient est-elle possible (n'est-ce pas par nature ce qui nous reste inconnu) ? Pourquoi introduire une nécessité dans cette connaissance ? Quelle définition de l'homme peut alors être ici supposée ? Que deviennent les idées de volonté, responsabilité, maîtrise de soi ? Qu'est-ce que "se connaître" ? Il faut discuter la place de l'inconscient dans la définition de l'homme : est-elle possible, nécessaire, inu...
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La société impose-t-elle nécessairement des contraintes a la liberté ?
Introduction : Bien définir les termes du sujet : - « La société » : la société désigne en général un ensemble d'individus organisés collectivement et unis par des rapports déterminés. Mais ici, il faut prendre le terme en son sens strict, la société se caractérise par des institutions codifiées qui maintiennent à travers le temps leur cohérence. Il y a une rationalisation des rapports entre les individus, de telle manière qu'ensemble ils forment un tout, et non pas une simple collection d'atome...
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Le fait que tout passe signifie-t-il nécessairement la vanité de nos projets?
Raphaël chante que " d a n s 1 5 0 a n s , o n s'en souviendra pas", en effet tout paraît fugace. Il se trouve qu'on a quand même le souvenir de doctrines philosophique qui ont plus de 2000 ans; ainsi, si tout passe, ce n'est pas pour autant que tout s'oublie. ll s'agit donc de se demander si le fait que tout change implique que nos projets ne sont jamais que prétentieux. Selon une des doctrines que l'on vient d'évoquer, "On ne peut pas descendre deux fois dans le même fleuve", c'est ce que prof...
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Karl Heinrich MARX (1818-1883)
La valeur de la force de travail est déterminée par la quantité de travail nécessaire à son entretien ou à sa production, mais l'usage de cette force de travail n'est limité que par l'énergie agissante et la force physique de l'ouvrier. La valeur journalière ou hebdomadaire de la force de travail est tout à fait différente de l'exercice journalier ou hebdomadaire de cette force, tout comme la nourriture dont un cheval a besoin et le temps qu'il peut porter son cavalier sont deux choses tout à fa...
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L'expérience est-elle la condition nécessaire, est-elle la condition suffisante du plein exercice de la pensée rationnelle ?
INTRODUCTION. — Un ne saurait le méconnaître, l'instruction se répand de plus en plus, il se produit une circulation d'idées toujours plus intense; mais on peut se demander si cette augmentation de savoir est accompagnée d'un progrès correspondant de l'esprit lui-même dont l'acte propre est de penser. Nous pensons bien, ou plutôt dans notre esprit retentit bien l'écho de multiples problèmes et des discussions auxquelles ceux-ci donnent lieu, mais le rôle joué par l'intelligence chez ceux qui se...
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Y a-t-il un sens à désirer ce qui est impossible ?
Demande d'échange de corrigé de Clément Emilie ([email protected]). Sujet déposé : Y a-t-il un sens à désirer ce qui est impossible ? Analyse des termes du sujet : « absurde » peut signifier quelque chose d'irréel, quelque chose qui n'a aucun sens ou quelque chose qui choque. Introduction (rédigée) : L'homme par sa société d e consommation est amené à vouloir et à consommer toujours plus. En effet ses désirs peuvent devenir immodérés et par le biais des médias on voit se répandre d e plus en plu...
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KANT: L'égoïste logique
« L'égoïste logique ne tient pas pour nécessaire de vérifier son jugement d'après l'entendement d'autrui, comme s'il n'avait aucun besoin de cette pierre de touche. Il est cependant si certain que ce moyen nous est si indispensable pour nous assurer de la vérité de notre jugement que c'est là, peut-être, la raison majeure de l'insistance à réclamer, dans le public cultivé, la liberté de la presse ; si cette liberté nous est refusée, on nous retire en même temps un moyen important d'éprouver...
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Penser est-ce nier l'irrationnel ?
Introduction Penser désigne en un sens général l'ensemble des activités de l'esprit comme concevoir, imaginer, sentir ; en un sens restreint l'acte spécifique de l'esprit qui cherche à connaître les choses qui existent en dehors de lui par le moyen de la raison. Si l'irrationnel est le contraire de ce qui est le propre de la raison, on ne voit pas pourquoi l'activité de l'esprit qu'est la pensée impliquerait nécessairement la négation de l'irrationnel. En effet l'irrationnel ne s'oppose qu'...
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Baruch SPINOZA
Ce n'est pas seulement parce qu'elle protège contre les ennemis que la Société est très utile et même nécessaire au plus haut point, c'est aussi parce qu'elle permet de réunir un grand nombre de commodités, car, si les hommes ne voulaient pas s'entraider, l'habileté technique et le temps leur feraient également défaut pour entretenir leur vie et la conserver autant qu'il est possible. Nul n'aurait, dis-je, le temps ni les forces s'il lui fallait labourer, semer, moissonner, moudre, cuire, tisser...
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HOBBES: Mais qu'est-ce qu'une bonne loi?
« Mais qu'est-ce qu'une bonne loi? Par bonne loi, je n'entends pas une loi juste, car aucune loi ne peut être injuste. La loi est faite par le pouvoir souverain, et tout ce qui est fait par ce pouvoir est cautionné et reconnu pour sien par chaque membre du peuple: et ce que chacun veut ne saurait être dit injuste par personne. Il en est des lois de la République comme des lois des jeux: ce sur quoi les joueurs se sont accordés n'est pour aucun d'eux une injustice. Une bonne loi se caractér...
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DESCARTES: parvenir à la connaissance des choses sans aucune crainte d'erreur
(...) Nous allons énumérer ici tous les actes de notre entendement par lesquels nous pouvons parvenir à la connaissance des choses sans aucune crainte d'erreur ; il n'y en a que deux : l'intuition' et la déduction. Par intuition j'entends, non pas le témoignage changeant des sens ou le jugement trompeur d'une imagination qui compose mal son objet, mais la conception d'un esprit pur et attentif, conception si facile, si distincte qu'aucun doute ne reste sur ce que nous comprenons ; ou, ce q...
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Karl Heinrich MARX (1818-1883)
En achetant la force de travail de l'ouvrier et en la payant à sa valeur, le capitaliste, comme tout autre acheteur, a acquis le droit de consommer la marchandise qu'il a achetée ou d'en user. On consomme la force de travail d'un homme ou on en fait usage en la faisant fonctionner. Par l'achat de la valeur journalière ou hebdomadaire de la force de travail de l'ouvrier, le capitaliste a donc acquis le droit de se servir de cette force, de la faire travailler pendant toute la journée ou toute la...
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L'expérience de la beauté passe-t-elle nécessairement par l'oeuvre d'art ?
POUR DÉMARRER L'appréhension immédiate de ce qui est beau, de ce qui suscite en nous spontanément admiration et enthousiasme avant toute réflexion, doit-elle avoir inévitablement pour intermédiaire un ensemble de matériaux et de signes qu'un esprit créateur a organisé pour produire la beauté ? En d'autres termes, ne trouve-t-on le beau que dans l'oeuvre d'art ? Cette restriction paraît excessive et la nature, comme notre vie, semblent contenir une beauté dont nous pouvons faire l'expérience. CON...
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Le progrès scientifique est-il nécessairement suivi du progrès moral ?
Le progrès scientifique est-il nécessairement suivi du progrès moral ? Il ne faut pas hésiter à répondre non. On a cru, on croit encore dans certains milieux à la vertu moralisatrice de la science : c'est une illusion. Les faits l'ont prouvé : le développement de la culture scientifique, la diffusion de la science, considérable depuis un siècle et demi, et dont les effets sociaux sont connus de tous, n'ont amené aucune amélioration morale; s'il y a eu parallèlement progrès moral, ce progrès doit...
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KANT: triangle et géométrie
Le premier qui démontra le triangle isocèle (qu'il s'appelât Thalès ou comme l'on voudra) eut une grande lumière; car il trouva qu'il ne devait pas suivre à la trace ce qu'il voyait dans la figure, ni s'attacher au simple concept de cette figure comme si cela devait lui en apprendre les propriétés, mais qu'il lui fallait réaliser cette figure, au moyen de ce qu'il y pensait et s'y représentait lui-même a priori par concepts (c'est-à-dire par construction), et que, pour connaître sûrement qu...
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Weber: La violence est-elle nécessaire à l'État ? ?
eber: Mais qu'est-ce donc qu'un groupement politique du point de vue du sociologue ? Qu'est-ce qu'un État ? Lui non plus ne se laisse pas définir sociologiquement par le contenu de ce qu'il fait. Il n'existe en effet presque aucune tâche dont ne se soit pas occupé un jour un groupement politique quelconque ; d'un autre côté il n'existe pas non plus de tâches dont on puisse dire qu'elles aient de tout temps, du moins exclusivement, appartenu en propre aux groupements politiques que nous appelons...
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l'imagination est-elle nécessairement trompeuse ?
INTRODUCTION. — Le grand siècle, soucieux de pure raison, fut sévère à l'égard de l'imagination, e cette puissance trompeuse », écrit PASCAL, « qui semble nous être donnée exprès pour nous induire à une erreur nécessaire ». Mais cette sévérité est-elle conforme à la justice et n'y a-t-il pas lieu de réviser ce procès P Le psychologue moderne peut-il admettre que l'imagination n'est qu'une puissance trompeuse ? I. — L'IMAGINATION POURVOYEUSE DE L'ERREUR. Il suffit, il est vrai, de réfléchir sur n...
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l'art est-il nécessaire a la vie ?
On pense généralement que la beauté est une chose pour le seule plaisir esthétique, mais on mesure mal son importance pour la vie courante et ses affres. Cette nécessité de l'art pour la vie tiendrait à de véritables besoins artistiques inhérents à l'homme, besoins qui tiendraient à sa nature même. Mais l'époque contemporaine avec l'apparition de la consommation de masse des biens culturels et le kitsch tend à diminuer ce besoin de beauté pour le remplacer par un besoin d'images, d'informations,...
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La beauté est-elle nécessaire a la vie ?
On pense généralement que la beauté est une chose pour le seule plaisir esthétique, mais on mesure mal son importance pour la vie courante et ses affres. Cette nécessité de l'art pour la vie tiendrait à de véritables besoins artistiques inhérents à l'homme, besoins qui tiendraient à sa nature même. Mais l'époque contemporaine avec l'apparition de la consommation de masse des biens culturels et le kitsch tend à diminuer ce besoin de beauté pour le remplacer par un besoin d'images, d'informations,...
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La beauté est elle nécessaire à la vie ?
O n p e n s e g é n é r a l e m e n t q u e la beauté est une chose pour le seule plaisir esthétique, mais on mesure mal son importance pour la vie courante et ses affres. Cette nécessité de l'art pour la vie tiendrait à de véritables besoins artistiques inhérents à l'homme, besoins qui tiendraient à s a nature même. Mais l'époque contemporaine avec l'apparition de la consommation de m a s s e d e s biens culturels et le kitsch tend à diminuer ce besoin de beauté pour le remplacer par un besoin...
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KANT
« Le premier qui démontra le triangle isocèle (qu'il s'appelât Thalès, ou de tout autre nom) fut frappé d'une grande lumière ; car il trouva qu'il ne devait pas s'attacher à ce qu'il voyait dans la figure, ou même au simple concept qu'il en avait, pour en apprendre en quelque sorte les propriétés, mais qu'il n'avait qu'à dégager ce que lui-même y faisait entrer par la pensée et construisait a priori, et que, pour connaître certainement une chose a priori, il ne devait attribuer à cette chose que...
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Est-il possible de concevoir, à la suite des grands philosophes classiques, la raison humaine comme un ensemble de principes immuables, universels et nécessaires ?
Les philosophes classiques ont étudié la raison en eux-mêmes, et encore' aux heures privilégiées de pensée logique et cohérente. C'est pourquoi ils ont observé que son activité était régie par des principes identiques chez tous, immuables, condition nécessaire de toute pensée. Mais les psychologues qui ont étudié les fous, ceux qui ont observé les enfants, les anthropologistes qui ont cherché à pénétrer la mentalité des primitifs, ont noté, au contraire, une grande diversité dans la façon de pen...
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KANT: Le Je pense doit pouvoir accompagner toutes mes représentations
VOCABULAIRE: EMPIRIQUE (adj.): Qui découle de l’expérience ou qui ne se règle que sur elle. Le savoir empirique découle largement de l’habitude, qui lui permet de repérer des régularités dans l’expérience (par exemple, telle plante soulage toujours telle douleur). Ce savoir s’obtient par tâtonnements, par essais et erreurs, mais ce n’est pourtant pas un savoir scientifique ou expérimental. En effet, il ne sait pas vraiment expliquer ce qu’il observe, il ignore les causalités réellement agi...
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L'homme n'est il qu'un animal civilisé ? ?
Incipit : V ouloir donner une définition de l'homme est pratique courante dans l'histoire de la philosophie, en partant du bipède sans plumes de Platon (rallié par Diogène) jusqu'à l'animal raisonnable des classiques, héritiers d'A ristote. Mais progres sivement, la question de la définition correcte s e réduit à n'être qu'exemple de logique et perd de sa teneur ontologique essentielle, ou essentialis te. A ujourd'hui, tenter une définition de l'homme, individu ou genre, tend à s e faire s ur le...
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Peut-on aimer une oeuvre d'art sans la comprendre ?
Demande d'échange de corrigé de guillotoin alexandra ([email protected]). Sujet déposé : Peut-on aimer une oeuvre d'art sans la comprendre ? Peut-on aimer une oeuvre d'art sans la comprendre ? Dans l'opinion commune, une oeuvre d'art est ce qui est beau et qui n'as pas fonction à être utile, mais également quelque chose qu'il est nécessaire de comprendre pour l'apprécier à sa juste valeur. cette nécessité de compréhension soulignerait donc qu'une oeuvre d'art doit s'adresser à la raison...
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KANT
"On peut ramener toutes les religions à deux : celle qui recherche des faveurs (religion de simple culte) et la religion morale, c'est-à-dire de la bonne conduite. D'après la première, l'homme se flatte que Dieu peut bien le rendre éternellement heureux sans qu'il ait à vrai dire besoin de devenir meilleur (par la rémission des péchés); ou encore, si cela ne lui semble pas possible, il se flatte que Dieu peut bien le rendre meilleur sans qu'il ait autre chose à faire qu'à l'en prier; ce qui, en...
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Constater que la vérité change avec le temps conduit il nécessairement au scepticisme ?
Analyse du sujet Partie du programme abordée : La vérité. Analyse du sujet : Cet intitulé porte sur la relativité et le caractère non immuable de la vérité. Ces traits sont-ils de nature a engendrer le scepticisme, doctrine selon laquelle l'esprit humain ne saurait atteindre la vérité ? Conseils pratiques : Étudiez bien, en particulier, le problème de la vérité scientifique. Cette dernière ne désigne pas un acquis pour toujours. C'est clans ce domaine que vous trouverez les exemples les plus ric...
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Hegel: L'expérience de la beauté passe-t-elle nécessairement par l'oeuvre d'art ?
VOCABULAIRE: DÉMONSTRATION : C’est un raisonnement conduisant à une conclusion certaine car nécessaire (aucune autre n’étant possible). La démonstration est une preuve ne reposant que sur la raison. Le sceptique demande généralement alors ce qui prouve la raison… L'art se présente comme un langage ; encore faut-il se garder, sur ce plan, d'une approche trop simpliste, qui ne verrait dans l'art qu'un moyen ou un instrument d'expression dont la forme est en elle-même indifférente. Le sens d'une oe...
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FREUD: les actes manqués et les rêves
On nous conteste de tous côtés le droit d'admettre un psychique inconscient et de travailler scientifiquement avec cette hypothèse. Nous pouvons répondre à cela que l'hypothèse de l'inconscient est nécessaire et légitime, et que nous possédons de multiples preuves de l'existence de l'inconscient. Elle est nécessaire, parce que les données de la conscience sont extrêmement lacunaires ; aussi bien chez l'homme sain que chez le malade, et il se produit fréquemment des actes psychiques qui, po...
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ROUSSEAU: «Mais dès l'instant qu'un
homme eut besoin du secours d'un autre, dès qu'on s'aperçut qu'il
était utile à un seul d'avoir des provisions pour deux, l'égalité
disparut, la propriété s'introduisit, le travail devint nécessaire, et
Thème 417 ROUSSEAU: «Mais dès l'instant qu'un homme eut besoin du secours d'un autre, dès qu'on s'aperçut qu'il était utile à un seul d'avoir des provisions pour deux, l'égalité disparut, la propriété s'introduisit, le travail devint nécessaire, et les vastes forêt PRESENTATION DU "DISCOURS SUR L'ORIGINE ET LES FONDEMENTS DE L'INEGALITE PARMI LES HOMMES" DE ROUSSEAU Ce texte constitue la réponse de Rousseau (1712-1778) à une question proposée par l'Académie de Dijon sur la source des inégalités....
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Baruch SPINOZA: Les philosophes et la politique
Les philosophes conçoivent les affections(1) qui se livrent bataille en nous, comme des vices dans lesquels les hommes tombent par leur faute ; c'est pourquoi ils ont accoutumé de les tourner en dérision, de les déplorer, de les réprimander, ou, quand ils veulent paraître plus moraux, de les détester. Ils croient ainsi agir divinement et s'élever au faîte de la sagesse, prodiguant toute sorte de louanges à une nature humaine qui n'existe nulle part, et flétrissant par leurs discours celle qui ex...
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Suffit-il de se connaitre soi meme pour bien se conduire ?
Analyse du sujet - - - - - - « Connais-toi toi-même » telle est la formule inscrite sur le fronton du temple de Delphes, et telle est la formule que reprend Socrate, notamment dans l'Alcibiade, pour définir ce que signifie la sagesse. Cette dernière apparaît, au moins selon le sens commun, comme la science capable de nous donner les clés qui ouvrent à la bonne conduite de sa vie parce qu'elle est avant tout connaissance. Mais la sagesse se résumet-elle à la connaissance de soi ? En effet,...
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HEGEL et le sérieux de la philosophie
"Il paraît particulièrement nécessaire de faire de nouveau de la philosophie une affaire sérieuse. Pour toutes les sciences, les arts, les talents, les techniques, prévaut la conviction qu'on ne les possède pas sans se donner de la peine et sans faire l'effort de les apprendre et de les pratiquer. Si quiconque ayant des yeux et des doigts, à qui on fournit du cuir et un instrument, n'est pas pour cela en mesure de faire des souliers, de nos jours domine le préjugé selon lequel chacun sait...
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La loi morale et la loi physique ?
La loi morale et la loi physique sont opposées traditionnellement pour exprimer la différence entre l'obligation et la nécessité. La nécessité exclut la liberté, l'obligation la requiert. Nous avons eu ci-dessus l'occasion de comparer obligation et nécessité en comparant les sociétés humaines aux sociétés animales. Dans celles-ci règne la nécessité de la loi biologique, dans la mesure où l'on peut considérer la société animale comme un organisme dont les individus sont les fonctions. De ce point...
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DESCARTES
Il y a déjà quelque temps que je me suis aperçu, que dès mes premières années j'avais reçu quantité de fausses opinions pour véritables, et que ce que j'ai depuis fondé sur des principes si mal assurés, ne pouvait être que fort douteux et incertain ; de façon qu'il me fallait entreprendre sérieusement une fois en ma vie, de me défaire de toutes les opinions que j'avais reçues jusques alors en ma créance, et commencer tout de nouveau dès les fondements, si je voulais établir quelque chose de ferm...
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FREUD: une illusion n'est pas la même chose qu'une erreur
PRESENTATION DE "L'AVENIR D'UNE ILLUSION" DE FREUD Cette oeuvre s'inscrit dans une réflexion sur la culture, à la lumière des découvertes de la psychanalyse. Analysant le rapport de la religion au désir, Freud (1856-1939) montre sa nature d'illusion. Il critique sa valeur, tant pour le bonheur individuel que pour le maintien de la société, et invite à son dépassement rationnel. Mais Freud se garde ici de tout scientisme : renoncer à la religion ne consiste pas à la remplacer par une autre il...
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KANT
PRESENTATION DE "FONDEMENTS DE LA METAPHYSIQUE DES MOEURS" DE KANT Dans ce premier grand ouvrage consacré à la morale, Kant (1724-1804) se donne pour tâche « la recherche et l'établissement du principe suprême de la moralité » (Préface). Son objectif n'est pas seulement spéculatif mais surtout pratique : il est nécessaire de trouver le critère permettant à chacun d'apprécier clairement la valeur morale de ses actions, car la moralité est sujette à corruption, souvent confondue avec le calcul de...
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Freud: Avons-nous accès à l'inconscient ?
L'inconscient, qu'on ne peut, par définition, connaître directement, semble pourtant se révéler à nous. Mais ses multiples manifestations ne semblent pas toutes désirables. Est-il possible de les maîtriser, et n'est-ce pas là la fonction de la conscience ? N'est-ce pas aussi le but de l'éducation, qui serait en un sens une accession à la conscience ? On se demande toutefois si une telle maîtrise de soi s'accomplit vraiment pour soi, ou seulement pour autrui, comme contrainte limitative de la per...
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DESCARTES
Je suppose donc que toutes les choses que je vois sont fausses; Je me persuade que rien n'a jamais été de tout ce que ma mémoire remplie de mensonges me représente ; Je pense n'avoir aucun sens ; Je crois que le corps, la figure, l'étendue, le mouvement, et le lieu ne sont que des fictions de mon esprit ; qu'est-ce donc qui pourra être estimé véritable ? peut-être rien autre chose sinon qu'il n'y a rien au monde de certain. Mais que sais-je s'il n'y a point quelque autre chose différente de cell...
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DESCARTES
L'erreur impossible « Je pense, je suis » Refusant de tenir pour vrai ce qui est imposé par les sens, les préjugés ou la tradition, Descartes se met en quête d'une vérité qui puisse se prouver elle-même : seul le doute systématique peut mettre au jour une vérité de ce type, si elle existe. « Je suppose donc que toutes les choses que je vois sont fausses ; Je me persuade que rien n'a jamais été de tout ce que ma mémoire remplie de mensonges me représente ; Je pense n'avoir aucun sens ; Je crois q...
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Les oeuvres d'arts nous font elles oublier le réel ?
L'expression « le monde de l'art » semble faire de l'ensemble des œuvres et des individus s'y intéressant une communauté à part entière, comme constituant une réalité en marge de celle du commun. Pourtant, les œuvres dites engagées ne sont pas choses rares : les artistes prouvent régulièrement qu'ils sont sensibles aux évènements du monde. Dès lors, se demander si l'art nous fait oublier la réalité, c'est s'interroger sur ses rapports avec une objectivité supposée. Cet « oubli » n'est-il qu'un t...
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KANT
PRESENTATION DE "FONDEMENTS DE LA METAPHYSIQUE DES MOEURS" DE KANT Dans ce premier grand ouvrage consacré à la morale, Kant (1724-1804) se donne pour tâche « la recherche et l'établissement du principe suprême de la moralité » (Préface). Son objectif n'est pas seulement spéculatif mais surtout pratique : il est nécessaire de trouver le critère permettant à chacun d'apprécier clairement la valeur morale de ses actions, car la moralité est sujette à corruption, souvent confondue avec le calcul de...
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David HUME
De tous les être animés qui peuplent le globe, il n'y en a pas contre qui, semble-t-il à première vue, la nature se soit exercée avec plus de cruauté que contre l'homme, par la quantité infinie de besoins et de nécessités dont elle l'a écrasé et par la faiblesse des moyens qu'elle lui accorde pour subvenir à ces nécessités. Dans les autres créatures, ces deux circonstances se compensent généralement l'une l'autre. Si nous considérons le lion en tant qu'animal vorace et carnivore, nous découvriro...
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KANT
Le philosophe doit se pencher aussi sur la question de la pratique. Que répondre à la question « que dois-je faire ? » ? « Tous les impératifs ordonnent ou hypothétiquement ou catégoriquement. Les impératifs hypothétiques représentent la nécessité pratique d'une action possible comme moyen pour quelque chose d'autre qu'on désire (ou du moins qu'il est possible qu'on désire) obtenir. L'impératif catégorique serait celui qui représenterait une action comme étant par elle-même, et indépendamment de...
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KANT
Tous les impératifs ordonnent ou hypothétiquement ou catégoriquement. Les impératifs hypothétiques représentent la nécessité pratique d'une action possible comme moyen pour quelque chose d'autre qu'on désire (ou du moins qu'il est possible qu'on désire) obtenir. L'impératif catégorique serait celui qui représenterait une action comme étant par elle-même, et indépendamment de tout autre but, objectivement nécessaire. (...) Il y a un impératif qui nous ordonne immédiatement une certaine conduite,...
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KANT: Le concept du bonheur est un concept indéterminé
PRESENTATION DE "FONDEMENTS DE LA METAPHYSIQUE DES MOEURS" DE KANT Dans ce premier grand ouvrage consacré à la morale, Kant (1724-1804) se donne pour tâche « la recherche et l'établissement du principe suprême de la moralité » (Préface). Son objectif n'est pas seulement spéculatif mais surtout pratique : il est nécessaire de trouver le critère permettant à chacun d'apprécier clairement la valeur morale de ses actions, car la moralité est sujette à corruption, souvent confondue avec le cal...
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Nos rapports avec autrui sont-ils nécessairement conflictuels ?
[Introduction] Les conflits quotidiens avec autrui sont fréquents. Mais sont-ils définitivement nécessaires ? Peut-on concevoir d'autres types de relation avec autrui ? [I — Réalité des conflits] a. Exemples empruntés à la vie quotidienne (niveau des relations inter-individuelles). b. Exemples de conflits, plus graves parce que plus destructeurs, empruntés à l'histoire (niveau des relations collectives). c. Un même constat : le conflit est une réalité. [II — Tentatives de moralisation] a. Rappel...
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l'égalité et la fraternité sont-elles nécessaires a la liberté ?
Discussion : Un tel énoncé évoque évidemment par la réunion de trois concepts connus la Révolution française. « Le gouvernement est institué pour garantir à l'homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles. Ces droits sont l'égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, 24 juin 1793. Mais le mot de liberté est le premier mot de la devise républicaine, elle ne semble pas découler comme ici des deux autres. La Déclaration des droit...