755 résultats pour "bien"
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En quel sens peut-on dire que "Le mieux est l'ennemi du bien" ?
Introduction : La société de consommation dans laquelle nous vivons aujourd'hui nous invite à vouloir toujours plus, à désirer toujours mieux, et, le marché créant sans cesse de nouveaux besoins à des fins commerciales, ils semble que nous soyons en permanence insatisfaits et obsédé par la recherche du « mieux ». A peine la dernière génération de téléphone mobile est-elle créée qu'elle est déjà dépassée par un appareil toujours « mieux », c'est-à-dire, plus performant, plus beau, plus pratiques,...
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FREUD et l'agressivité humaine
"L'homme n'est point cet être débonnaire, au coeur assoiffé d'amour, dont on dit qu'il se défend quand on l'attaque, mais un être, au contraire, qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d'agressivité. Pour lui, par conséquent, le prochain n'est pas seulement un auxiliaire et un objet sexuel possibles, mais aussi un objet de tentation. L'homme est, en effet, tenté de satisfaire son besoin d'agression aux dépens de son prochain, d'exploiter son travail sans dédom...
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Aristote
" Ce qui, à l'origine, poussa les hommes aux premières recherches philosophiques, c'était, comme aujourd'hui, l'étonnement. Entre les objets qui les étonnaient et dont ils ne pouvaient rendre compte, ils s'appliquèrent d'abord à ceux qui étaient à leur portée ; puis, s'avançant ainsi peu à peu, ils cherchèrent à s'expliquer de plus grands phénomènes, par exemple les divers états de la lune, le cours du soleil et des astres, enfin la formation de l'univers. (...) Par conséquent, si les premiers p...
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Les actes héroïques sont-ils toujours conformes au Bien ?
Analyse. · · · · · · · · Le sujet nous pose une double définition : o Ce qu'est un acte héroïque, à savoir s'il s'agit d'un acte que tout homme peut accomplir ou au contraire ceux dont seuls les héros sont capables ; o Ce qui est conforme au bien, c'est-à-dire, ce qui est soit dans un système de valeur autonome, soit qui corresponde aux besoins du sujet. La question concernant les actes héroïques nous mettra donc en demeure de définir qui commet ces actes. En effet, selon qu'il s'agisse d'un h...
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David HUME
HUME : LA RAISON EST ÉTRANGÈRE À LA MORALE Malebranche, comme Descartes, voit dans la raison une faculté de bien juger en général, c'est-à-dire de distinguer tant le bien du mal que le vrai du faux. Mais n'est-ce pas là une conception erronée de la raison ? En effet (comme le remarque ici Hume à propos des passions) la raison étant la faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner logiquement des concepts ou des propositions, elle ne peut se prononcer que sur le vrai et le faux, et non pas sur l...
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Analysez et comparez les trois façons d'agir sur l'esprit des autres exprimées par ces mots : suggérer, persuader, convaincre. ?
Analysez et comparez les trois façons d'agir sur l'esprit des autres exprimées par ces mots : suggérer, persuader, convaincre. Introduction. — L'âme de l'homme est comme une citadelle inviolable dont aucune attaque directe ne peut mettre bas les remparts. Pour agir sur elle, nous sommes obligés de parlementer de l'extérieur. Mais dans l'attitude que peut prendre le parlementaire il peut y avoir bien des variétés : suggérer, persuader, convaincre, semblent bien exprimer les principales. Nous allo...
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Le langage suffit-il pour bien s'entendre ?
Analyse du sujet : - L'enjeu du sujet est explicite : il s'agit de savoir si le langage est de taille pour satisfaire à lui seul une certaine exigence qui est celle de « bien s'entendre », c'est-à-dire, sur le plan intersubjectif, de produire une entente mutuelle, une compréhension réciproque entre les sujets concernés. Du coup, cela restreint le champ du sujet à l'usage social du langage. Il sera moins question du langage comme système de signes, mais du langage en tant que phénomène engageant...
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Nietzsche
Rien n'y fait : il faut impitoyablement traîner au tribunal et mettre sur la sellette les sentiments d'abnégation et de sacrifice en faveur du prochain, la morale tout entière du renoncement, de même que l'esthétique de la « contemplation désintéressée », par le truchement de laquelle l'art émasculé d'aujourd'hui cherche, non sans astuce, à se donner une bonne conscience. Il entre beaucoup trop de charme et de douceur dans ces sentiments qui ont en vue « le bien des autres et non mon bien » pour...
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Alain et la pesanteur
Explication de texte : Alain Extrait Voici une pierre assez lourde, et qui tombera si je la laisse; la cause qui fait qu'elle tombera, et qui fait aussi qu'elle presse et pousse contre ma main, c'est bien son poids, comme on dit, et ce poids est en elle. // Mais pourtant non, pas plus que la valeur n'est dans l'or, autre fétiche, ou l'amertume dans l'aloès. La pierre pèse, cela veut dire qu'il exerce, entre la pierre et la terre, une force qui dépend de la distance et des deux masses: ainsi la t...
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Sommes nous fonder a imposer aux autres ce que nous jugeons être leur bien ?
Introduction: Les médecins sont parfois confrontés au problème de devoir aller contre la volonté de leurs patients pour les traiter selon les méthodes qui leur semblent les plus efficaces ou selon les normes déontologiques auxquelles ils obéissent. Dans certains cas, le fait de décider pour le patient devient éminemment problématique comme lorsqu'ils sont confrontés à la question de « l'arrêt de vie » d'une personne dans le coma. Il est nécessaire que certaines personnes prennent des décisions p...
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Le plaisir des sens est-il le souverain bien ?
[Le plaisir sensuel est synonyme de plénitude: celui qui l'expérimente n'a besoin de rien d'autre. S'il n'y a pas d'âme, alors le souverain bien ne peut être que le plaisir du corps. Toute personne normalement constituée vit pour le plaisir.] Le plaisir est un absolu Du grec hedonè, « plaisir », l'hédonisme affirme que le bonheur consiste dans le plaisir. Telle était, par exemple, la thèse que défendait l'école des Cyrénaïques, fondée par Aristippe de Cyrène vers 390 av. J.-C. Pour les Cyrénaïqu...
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KANT: le monde est-il mauvais ?
« Que le monde est mauvais, c'est là une plainte aussi ancienne que l'histoire et même que la poésie plus vieille encore, bien plus, aussi ancienne que le plus vieux de tous les poèmes, la religion des prêtres. Pour eux tous néanmoins le monde commence par le Bien ; par l'âge d'or, la vie au Paradis, ou par une vie plus heureuse encore, en commun avec des êtres célestes. Toutefois ils font bientôt disparaître ce bonheur comme un songe ; et alors c'est la chute dans le mal (le mal moral ave...
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Aristote: Ce n'est pas parce qu'il a des mains
L'être le plus intelligent est celui qui est capable de bien utiliser le plus grand nombre d'outils : or, la main semble être non pas un outil, mais plusieurs. Car elle est pour ainsi dire un outil qui tient lieu des autres. C'est donc à l'être capable d'acquérir le plus grand nombre de techniques que la nature a donné l'outil de loin le plus utile, la main. Aussi, ceux qui disent que l'homme n'est pas bien constitué et qu'il est le moins bien pourvu des animaux (parce que, dit-on, il est...
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Pour connaître, suffit-il de bien observer ?
Définition des termes du sujet: OBSERVATION: 1) Action de constater, connaissance des faits résultant d'une attention passive; Claude Bernard l'oppose à l'expérimentation. 2) Résultat de l'observation. CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. — Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. — Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. — Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. — Conn...
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PRESENTATION DE L'OEUVRE "DE LA NATURE DES CHOSES" DE LUCRECE
PRESENTATION DE L'OEUVRE "DE LA NATURE DES CHOSES" DE LUCRECE De la nature des choses est l'unique oeuvre de Lucrèce (vers 98-55 av. J.-C.), auteur latin du 1er siècle avant J.-C. Écrit dans des temps très troublés, propices à la superstition, ce vaste poème philosophique entend guérir les hommes de leurs peurs et de leurs illusions en suivant la voie ouverte par Épicure : fonder la possibilité de la vie heureuse sur une connaissance rationnelle de la nature. Mais Lucrèce ne se contente pas...
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Pour connaître, suffit-il de bien observer ?
Définition des termes du sujet: OBSERVATION: 1) Action de constater, connaissance des faits résultant d'une attention passive; Claude Bernard l'oppose à l'expérimentation. 2) Résultat de l'observation. CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. — Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. — Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. — Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. — Conn...
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Pour connaître, suffit-il de bien observer ?
Définition des termes du sujet: OBSERVATION: 1) Action de constater, connaissance des faits résultant d'une attention passive; Claude Bernard l'oppose à l'expérimentation. 2) Résultat de l'observation. CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. — Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. — Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. — Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. — Conn...
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Suffit-de bien observer pour connaître ?
Définition des termes du sujet: OBSERVATION: 1) Action de constater, connaissance des faits résultant d'une attention passive; Claude Bernard l'oppose à l'expérimentation. 2) Résultat de l'observation. CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. — Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. — Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. — Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. — Conn...
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Pourquoi certains biens collectifs ou communs révèlent t-ils les défaillances du marché ?
Synthèse II. Pourquoi certains biens collectifs ou communs révèlent t-ils les défaillances du marché ? Bien collectif : est un bien dont la consommation par un individu supplémentaire ne réduit pas la satisfaction des autres. Le bien collectif existant ou créé, est accessible à tous sans condition : comme l'air pur, une justice intègre et rapide, un réseau de téléphone qui fonctionne bien, une bonne route. Biens communs ::En économie, elle désigne les biens publics impurs, des ressourc...
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Saint Augustin: le mensonge
"Il faut voir en quoi consiste le mensonge. Il ne suffit pas de dire quelque chose de faux pour mentir, si par exemple on croit, ou si on a l'opinion que ce que l'on dit est vrai. Il y a d'ailleurs une différence entre croire et avoir une opinion : parfois, celui qui croit sent qu'il ignore ce qu'il croit, bien qu'il ne doute en rien de la chose qu'il sait ignorer, tant il y croit fermement ; celui qui, en revanche, a une opinion, estime qu'il sait ce qu'il ne sait pas. Or quiconque énonce u...
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DESCARTES: le tout et la partie
Il y a une vérité dont la connaissance me semble fort utile : qui est que, bien que chacun de nous soit une personne séparée des autres, et dont, par conséquent, les intérêts sont en quelque façon distincts de ceux du reste du monde, on doit toutefois penser qu'on ne saurait subsister seul, et qu'on est, en effet, l'une des parties de l'univers, et plus particulièrement encore l'une des parties de cette terre, l'une des parties de cet État, de cette société, de cette famille, à laquelle on e...
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Platon: L'homme est-il la mesure de
toute vérité ?
"Protagoras: — Car j'affirme moi, que la vérité est telle que je l'ai définie, que chacun de nous est la mesure de ce qui est et de ce qui n'est pas, mais qu'un homme diffère infiniment d'un autre précisément en ce que les choses sont et paraissent autres à celui-ci et autres à celui-là. Quant à la sagesse et à l'homme sage, je suis bien loin d'en nier l'existence; mais par homme sage j'entends précisément celui qui changeant la face des objets, les fait apparaître et être bons, à celui à qui il...
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Bergson
PRESENTATION DE "ESSAI SUR LES DONNEES IMMEDIATES DE LA CONSCIENCE" DE BERGSON Cet essai est la thèse de doctorat de Bergson (1859-1941), élève de l'École normale supérieure puis professeur de philosophie. Il y défend, contre le scientisme et le positivisme, courants de pensée dominants au XIXe siècle, la possibilité et la prééminence d'une intuition métaphysique de la durée et de la liberté. Il y montre que la science expérimentale confond la durée, qui est la dimension propre de la conscience,...
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Le Code noir de Colbert
Le Code noir de Colbert En mars 1685, Colbert accompagne les mesures prises en faveur de la traite en octroyant la première protection légale des esclaves en soixante articles connue sous le nom de Code Noir. Cette ordonnance concerne le régime, la police et le commerce des esclaves dans les îles françaises de l'Amérique - puis de l'océan Indien en 1723. Il s'agit, en théorie, de définir les droits et les devoirs des esclaves et des maîtres les uns envers les autres. En pratique, et quand ils s...
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Droit pénal spécial des biens
Droit pénal spécial des biens §1 : Les conditions préalables du vol Pour être constituée, toute infraction nécessite la réunion de deux éléments : un élément matériel et un élément moral. Des conditions préalables peuvent exister. L’article 311-3 du code pénal prévoit que la peine encourue est de 3 ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende. A : La chose objet du vol La condition préalable à l’infraction de vol tient dans la chose à voler. L’article du code suppose une chose qui...
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Les échanges sont-ils réductibles au commerce des services et des biens ?
Les échanges sont-ils réductibles au commerce des services et des biens ? Analyse du sujet : Échange : C ession réciproque d'objets équivalents directement (troc) ou indirectement (par l'intermédiaire de l'argent). O n peut également échanger des mots, des idées dans la disc ussion ou le débat, des coups, des baisers, des sourires, des cadeaux. Les échanges ont donc une dimension culturelle, la colonisation d'un pays par exemple est l'occasion pour le vainqueur et le vaincu d'échanger des pratiq...
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David HUME: une puissance invisible et intelligente
« N'importe quelle affection humaine' peut nous conduire à la notion d'une puissance invisible et intelligente, l'espoir aussi bien que la crainte, la gratitude aussi bien que l'affliction. Mais si nous examinons notre propre coeur ou observons ce qui se passe autour de nous, nous découvrirons que les hommes s'agenouillent bien plus souvent sous l'effet de la mélancolie que sous celui des passions agréables. Nous acceptons facilement la prospérité comme notre dû, et nous nous interrogeons peu...
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La loi vise l'intérêt général - Saint Thomas
La loi vise l'intérêt général Toute loi, avons-nous dit, vise l'intérêt commun des hommes, et c'est seulement dans cette mesure qu'elle acquiert force et valeur de loi. Dans la mesure, au contraire, où elle ne réalise pas ce but, elle perd sa force d'obligation [...j. Or, il arrive fréquemment qu'une disposition légale utile à observer pour le bien public en règle générale devienne, en certains cas, extrêmement nuisible. Car le législateur, ne pouvant envisager tous les cas particuliers, rédige...
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L'HOMME CIVILISÉ EST DÉPRAVÉ - ROUSSEAU
« L'homme sauvage, quand il a dîné, est en paix avec toute la nature, et l'ami de tous ses semblables. S'agit-il quelquefois de disputer son repas ? Il n'en vient jamais aux coups sans avoir auparavant comparé la difficulté de vaincre avec celle de trouver ailleurs sa subsistance et comme l'orgueil ne se mêle pas du combat, il se termine par quelques coups de poing. Le vainqueur mange, le vaincu va chercher fortune, et tout est pacifié, mais chez l'homme en société, ce sont bien d'autres affaire...
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Le bonheur doit-il etre une affaire privée ou d'Etat ?
La mise en place de l'Etat providence en France après la seconde guerre mondiale nous a conduit à en attendre beaucoup de l'Etat. Trop disent certains. Poussée à son paroxysme, l'idée d'Etat providence peut amener à affirmer que le bonheur doit être une affaire d'Etat, alors que nos sociétés modernes et libérales véhiculent plutôt l'idée que le bonheur est affaire privée. C'est pourquoi il semble pertinent de se poser la question de savoir si le bonheur doit être une affaire privée ou d'Etat....
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L'HOMME CIVILISÉ EST DÉPRAVÉ - ROUSSEAU
« L'homme sauvage, quand il a dîné, est en paix avec toute la nature, et l'ami de tous ses semblables. S'agit-il quelquefois de disputer son repas ? Il n'en vient jamais aux coups sans avoir auparavant comparé la difficulté de vaincre avec celle de trouver ailleurs sa subsistance et comme l'orgueil ne se mêle pas du combat, il se termine par quelques coups de poing. Le vainqueur mange, le vaincu va chercher fortune, et tout est pacifié, mais chez l'homme en société, ce sont bien d'autres affaire...
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Est-ce la raison qui fait l'homme ?
Introduction Affirmer que la raison fait l'homme c'est concevoir la raison comme étant une caractéristique essentielle de l'être humain. Par raison, il faut entendre une faculté de connaître supérieure qui permet à l'homme de bien juger et de bien agir. Généralement la raison est ce qui nous distingue des autres animaux, elle est la faculté propre à l'homme qui lui confère sa supériorité. Pour bien comprendre ce qui est en question ici, il faut différencier la possession d'une faculté de son usa...
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Platon
Sujet 2108 L'homme est-il la mesure de toute vérité ? "Protagoras: — Car j'affirme moi, que la vérité est telle que je l'ai définie, que chacun de nous est la mesure de ce qui est et de ce qui n'est pas, mais qu'un homme diffère infiniment d'un autre précisément en ce que les choses sont et paraissent autres à celui-ci et autres à celui-là. Quant à la sagesse et à l'homme sage, je suis bien loin d'en nier l'existence; mais par homme sage j'entends précisément celui qui changeant la face des obj...
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Peut-on ne pas s'intéresser à la politique ?
Introduction : « La politique, entendons-nous dire, est une nécessité impérieuse pour la vie humaine, qu'il s'agisse de l'existence de l'individu ou de celle de la société » (Hannah Arendt, dans Qu'est-ce que la politique ?). Cette nécessité de la politique semble de premier ordre dans la mesure où nous vivons en société. La politique étant l'art de gouverner la cité, c'est-à-dire de construire et de garantir la pérennité du tissu social il semble impossible que l'on ne s'intéresse pas à la poli...
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DESCARTES et la maîtrise de la Nature
Sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, et que, commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusques où elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusqu'à présent, j'ai cru que je ne pouvais les tenir cachées sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer autant qu'il est en nous le bien général de tous les hommes. Car elles m'ont fait voir qu'il est possible de parvenir à des connaissances qui soient...
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En vous appuyant sur votre expérience personnelle, vous commenterez ce propos par lequel Romain Rolland définit le lien entre la lecture et la connaissance de soi : « On ne lit jamais un livre. On se lit à travers les livres, soit pour se découvrir, soit
En vous appuyant sur votre expérience personnelle, vous commenterez ce propos par lequel Romain Rolland définit le lien entre la lecture et la connaissance de soi : « On ne lit jamais un livre. On se lit à travers les livres, soit pour se découvrir, soit pour se contrôler ». « Ce vice impuni : la lecture » déclarait Valéry Larbaud. Les lecteurs ne sont pas des fumeurs d'opium : mais il y a bien une sorte de « toxicomanie » dans cette habitude dont on ne se débarrasse presque jamais. A quoi tient...
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Faut-il bien connaître autrui pour l'aimer ?
APPROCHE: Que veut dire "bien " connaître autrui, qu'est-ce que cela veut dire exactement, où fixer la limite ? Quel sens donner au verbe "aimer" : est-ce que l'on parle d'un amour au sens restreint (passionnel, pour un individu unique), ou au sens large (amour "du prochain") ? En quoi la connaissance serait-elle nécessaire pour faire naître un sentiment ou une passion ? Avant de voir si bien connaître autrui est une condition nécessaire pour l'aimer, on peut se demander si connaître autrui n'es...
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Pour bien penser faut-il ne rien aimer ?
[Ressentir de l'amitié pour un penseur peut nous éloigner de la vérité. Quant à l'amitié portée à un non-philosophe, elle comporte le risque d'être inconstante et de compromettre la raison.] Il faut garder son indépendance de jugement L'admiration qu'un penseur est susceptible de témoigner à tel ou tel grand philosophe peut nuire à l'indépendance de son jugement. Platon ou Aristote ont beau être deux grands noms de la pensée occidentale, ils sont faillibles. Il faut donc juger leurs idées selon...
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Raisonne-t-on bien quand on veut avoir raison à tout prix ?
La vérité est ce qui est universellement partagé, donc pour avoir raison, il faut que chacun reconnaisse qu'on détiend la vérité, que chacun reconnaisse que l'on a raison. Pour avoir raison, idéalement, il faut posséder la vérité qui s'imposerait d'elle-même. Ainsi pour avoir raison à tout prix, il semble qu'il faille bien raisonner. Pourtant, "avoir raison", si cela signifie "connaître la vérité", cela peut aussi signifier "avoir son entourage qui admet que l'on dit la vérité". Ainsi lorsqu'on...
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DESCARTES
Mais il me semble que la différence qui est entre les plus grandes âmes et celles qui sont basses et vulgaires, consiste, principalement, en ce que les âmes vulgaires se laissent aller à leurs passions, et ne sont heureuses ou malheureuses, que selon que les choses qui leur surviennent sont agréables ou déplaisantes ; au lieu que les autres ont des raisonnements si forts et si puissants que, bien qu'elles aient aussi des passions, et même souvent de plus violentes que celles du commun, leur rais...
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DESCARTES: l'intuition de la vérité
Il examine ce que c'est que la vérité ; et pour moi, je n'en ai jamais douté, me semblant que c'est une notion si transcendentalement claire, qu'il est impossible de l'ignorer : en effet, on a bien des moyens pour examiner une balance avant que de s'en servir, mais on n'en aurait point pour apprendre ce que c'est que la vérité, si on ne la connaissait de nature. Car quelle raison aurions-nous de consentir à ce qui nous l'apprendrait, si nous ne savions qu'il fût vrai, c'est-à-dire si nous n...
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La recherche des biens matériels prive-t-elle de la liberté ?
Introduction : Bien définir les termes du sujet : - « Biens matériels » : Ici, le terme ne laisse pas place à l'ambiguïté, il s'agit de désigner toutes les richesses que l'on peut acquérir. C es richesses sont matérielles, c'est-à-dire qu'elles ont une existence physique. - « La liberté » : la liberté consiste le plus généralement dans le fait de pouvoir se mouvoir sans contraintes, de juger et agir en pleine conscience. C 'est le pouvoir de se déterminer rationnellement sans y être contraint pa...
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Un savant, invité à préciser l'influence que lui semblait pouvoir exercer sur le bonheur de l'humanité le progrès scientifique, formulait la réponse suivante : « La science est aveugle elle est capable de servir tous les maîtres et de répondre à tous les
Un savant, invité à préciser l'influence que lui semblait pouvoir exercer sur le bonheur de l'humanité le progrès scientifique, formulait la réponse suivante : « La science est aveugle elle est capable de servir tous les maîtres et de répondre à tous les appels, à ceux de la violence aussi bien qu'à ceux de la charité et de la justice; c'est une esclave sans âme, se prêtant à toutes les fins, travaillant indifféremment au malheur et au bonheur des hommes. » Expliquez, commentez et au besoin disc...
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DESCARTES: les passions et la volonté
Mais souvent la passion nous fait croire certaines choses beaucoup meilleures et plus désirables qu'elles ne sont; puis, quand nous avons pris bien de la peine à les acquérir, et perdu cependant l'occasion de posséder d'autres biens plus véritables, la jouissance nous en fait connaître les défauts, et de là viennent les dédains, les regrets et les repentirs. C'est pourquoi le vrai office de la raison est d'examiner la juste valeur de tous les biens dont l'acquisition semble dépendre en quel...
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La nature vous donne t elle des régles pour bien vivre ?
Introduction Il nous arrive de dire d'un acte ou d'un comportement qu'il est «contre nature», pour le condamner moralement. Cela signifie bien qu'implicitement, la nature nous apparaît comme une règle, une norme qui nous permettrait de "bien vivre". Pourtant, il semble que c'est davantage la raison, faculté des règles et des normes, qui doive prescrire aux hommes leur devoir. Alors, comment faut-il penser la nature pour qu'il soit possible et légitime de trouver en elle une norme du "bien vivre"...
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La raison est-elle le critère majeur pour distinguer l'être humain de l'animal ?
Analyse du sujet : Raison : En philosophie morale, on considère traditionnellement qu'il y a en l'homme un affrontement de la raison et des passions. Une majeure partie de cette branche de la philosophie cherche à résoudre ce problème en décrivant les normes éthiques qu'il faudrait adopter pour parvenir à la vie bonne en dépit de cette contradiction interne. La tradition philosophique considère d'habitude que la raison est cette faculté supérieure qui en l'homme doit commander car elle est ce qu...
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MARC AURÈLE (121-180)
C e n'est pas de transpirer comme les plantes qui a du prix, ni de respirer comme les bestiaux et l e s bêtes sauvages, ni d'être impress ionné par l'imagination, ni d'être manoeuvré comme une marionnette par les inclinations, ni de se rassembler en troupeau ni de se nourrir, car c'est même chose que de rejeter les résidus de la nourriture. A lors, qu'est-c e qui a du prix? Soulever des claquements de mains? Non point. C e n'est pas non plus soulever des claquements de langues, car les acclamati...
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INTUITION ET « DISCURSIVITÉ » ?
Bien que la conscience soit bien entendu susceptible de multiples applications pratiques correspondant en fait à autant d'objets sur lesquels il lui est possible d'exercer son activité, il importe de remarquer qu'il s'attache également à sa définition la plus traditionnelle l'idée d'une connaissance intuitive, donc immédiate et en quelque sorte spontanée. C'est d'ailleurs là ce qui explique le caractère fréquent d'une certaine « soudaineté » se manifestant dans la « prise de conscience ». Et, aj...
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La loi vise l'intérêt général
La loi vise l'intérêt général Toute loi, avons-nous dit, vise l'intérêt commun des hommes, et c'est seulement dans cette mesure qu'elle acquiert force et valeur de loi. Dans la mesure, au contraire, où elle ne réalise pas ce but, elle perd sa force d'obligation [...]. Or, il arrive fréquemment qu'une disposition légale utile à observer pour le bien public en règle générale devienne, en certains cas, extrêmement nuisible. Car le législateur, ne pouvant envisager tous les cas particuliers, rédige...
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Pour être soi-même, vaut-il mieux suivre ses désirs ou les combattre ?
Introduction Qu'est ce qu'être soi-même ? Peut-on vraiment être autre chose que soi-même ? L'expression est paradoxale. Etre soi-même, c'est d'abord être son être propre, authentique sans copier ni imiter autrui. Quoique l'on fasse, n'est-on pas toujours soi-même ? Derrière les notions de « suivre ses désirs » ou bien de les « combattre » se cache le combat entre l'épicurisme et le stoïcisme. Mais est-ce aussi simple ? Peut-on être soi-même en suivant ses désirs, en satisfaisant ses désirs appa...