550 résultats pour "dissertations philo descartes"
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DESCARTES: les passions et la volonté
Mais souvent la passion nous fait croire certaines choses beaucoup meilleures et plus désirables qu'elles ne sont; puis, quand nous avons pris bien de la peine à les acquérir, et perdu cependant l'occasion de posséder d'autres biens plus véritables, la jouissance nous en fait connaître les défauts, et de là viennent les dédains, les regrets et les repentirs. C'est pourquoi le vrai office de la raison est d'examiner la juste valeur de tous les biens dont l'acquisition semble dépendre en quel...
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DESCARTES: l'intuition de la vérité
Il examine ce que c'est que la vérité ; et pour moi, je n'en ai jamais douté, me semblant que c'est une notion si transcendentalement claire, qu'il est impossible de l'ignorer : en effet, on a bien des moyens pour examiner une balance avant que de s'en servir, mais on n'en aurait point pour apprendre ce que c'est que la vérité, si on ne la connaissait de nature. Car quelle raison aurions-nous de consentir à ce qui nous l'apprendrait, si nous ne savions qu'il fût vrai, c'est-à-dire si nous n...
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DESCARTES et la maîtrise de la Nature
Sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, et que, commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusques où elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusqu'à présent, j'ai cru que je ne pouvais les tenir cachées sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer autant qu'il est en nous le bien général de tous les hommes. Car elles m'ont fait voir qu'il est possible de parvenir à des connaissances qui soient...
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DESCARTES et la fille qui louchait
Lorsque j’étais jeune, j’aimais une fille de mon âge, qui était un peu louche ; au moyen de quoi, l’impression qui se faisait par la vue en mon cerveau, quand je regardais ses yeux égarés, se joignait tellement à celle qui s’y faisait aussi pour émouvoir la passion de l’amour, que longtemps après, en voyant des personnes louches, je me sentais plus enclin à les aimer qu’à en aimer d’autres, pour cela seul qu’elles avaient ce défaut ; et je ne savais pas néanmoins que ce fût pour cela. Au c...
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DESCARTES: désirer ce qui dépend de moi
L'erreur qu'on commet le plus ordinairement touchant les Désirs est qu'on ne distingue pas assez les choses qui dépendent entièrement de nous, de celles qui n'en dépendent point. Car pour celles qui ne dépendent que de nous, c'est-à-dire de notre libre arbitre, il suffit de savoir qu'elles sont bonnes, pour ne les pouvoir désirer avec trop d'ardeur ; à cause que c'est suivre la vertu que de faire les choses bonnes qui dépendent de nous, et il est certain qu'on ne saurait avoir un Désir tro...
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DESCARTES: Considérant quelles sont mes erreurs...
Considérant quelles sont mes erreurs... je trouve qu'elles dépendent du concours de deux causes, à savoir de la puissance de connaître qui est en moi et de la puissance d'élire ou bien de mon libre arbitre : c'est-à-dire de mon entendement et ensemble de ma volonté. Car par l'entendement seul, je n'assure ni ne nie aucune chose, mais je conçois seulement les idées des choses, que je puis assurer ou nier. Or en le considérant ainsi précisément, on peut dire qu'il ne se trouve jamais en lui...
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DESCARTES et le machinisme
Et je m'étais ici particulièrement arrêté à faire voir que, s'il y avait de telles machines, qui eussent les organes et le figure d'un singe, ou de quelque autre animal sans raison, nous n'aurions aucun moyen pour reconnaître qu'elles ne seraient pas en tout de même nature que ces animaux ; au lieu que, s'il y en avait qui eussent la ressemblance de nos corps et imitassent autant nos actions que moralement il serait possible, nous aurions toujours deux moyens très certains pour reconnaître...
- DESCARTES
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Dissertation
Technique de dissertation : Tout comme la discussion, la dissertation est un exercice qui consiste à donner un point de vue argumenté sur un sujet donné en exposant ses idées de manière méthodique. Les règles de méthode sont donc les mêmes pour les deux exercices et leur différence se rapporte essentiellement à la longueur : l’introduction, le développement et la conclusion sont plus longs pour la dissertation que pour la discussion. Pour réussir sa dissertation, il est nécessaire de suivr...
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DESCARTES
Prenons pour exemple ce morceau de cire qui vient d'être tiré de la ruche : il n'a pas encore perdu la douceur du miel qu'il contenait, il retient encore quelque chose de l'odeur des fleurs dont il été recueilli ; sa figure, sa couleur, sa grandeur sont apparentes ; il est dur, il est froid, on le touche, et si vous le frappez, il rendra quelque son. Enfin toutes les choses qui peuvent faire distinctement connaître un corps se rencontrent en celui-ci. Mais voici que, pendant que je parle, on l'a...
- explication methode descartes
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DESCARTES: une figure triangulaire
[...] Lorsque nous avons la première fois aperçu en notre enfance une figure triangulaire tracée sur le papier, cette figure n'a pu nous apprendre comme il fallait concevoir le triangle géométrique, parce qu'elle ne le représentait pas mieux qu'un mauvais crayon une image parfaite. Mais, d'autant que l'idée véritable du triangle était déjà en nous, et que notre esprit la pouvait plus aisément concevoir que la figure moins simple ou plus composée d'un triangle peint, de là vient qu'ayant vu ce...
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Les mots reflètent-ils les choses ?
C an de Unpdatlqae Les m ts reflètent-ils le chose ? ~ Les mots sont conformes par nature aux choses. Ils permettent de recenser tous les objets du réel. 48 Le langage n 'est pas une nomenclature. Il ne reflète pas les choses. Il désigne des concepts.
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DESCARTES et le morceau de cire
Prenons pour exemple ce morceau de cire qui vient d'être tiré de la ruche : [...] sa couleur, sa figure, sa grandeur sont apparentes ; il est dur, il est froid [...]. Mais voici que, cependant que je parle, on l'approche du feu ; ce qui y restait de saveur s'exhale, l'odeur s'évanouit, sa couleur se change, sa figure se perd, sa grandeur augmente, il devient liquide, il s'échauffe [...]. La même cire demeuret-elle après ce changement ? Il faut avouer qu'elle demeure, et personne ne le peut...
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DESCARTES: raison et chimères
"... soit que nous veillons, soit que nous dormions, nous ne nous devons jamais laisser persuader qu'à l'évidence de notre raison. Et il est à remarquer que je dis de notre raison, et non point de notre imagination ni de nos sens : comme encore que nous voyons le soleil très clairement, nous ne devons pas juger pour cela qu'il ne soit que de la grandeur que nous le voyons ; et nous pouvons bien imaginer distinctement une tête de lion entée sur le corps d'une chèvre, sans qu'il faille concl...
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Le vivant obéit-il à un principe vital ?
:. ~ LES , UOCTRINES VItalisme Le vivant obéit-il à un principe vital? ~ Le vivant obéit à un principe dont ni les lois de la physique ni la physiologie ne peuvent rendre compte. Il suffit d'étudier de l'intérieur les organismes vivants pour comprendre leur mode de fonctionnement ce
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DESCARTES : LES MATHÉMATIQUES, UN MODÈLE
DESCARTES : LES MATHÉMATIQUES, UN MODÈLE Pour Descartes les mathématiques constituent un modèle de pensée rigoureuse, qui doit être suivi par toutes les sciences, y compris la philosophie. « Par là on voit clairement pourquoi l'arithmétique et la géométrie sont beaucoup plus certaines que les autres sciences : c'est que seules elles traitent d'un objet assez pur et simple pour n'admettre absolument rien que l'expérience ait rendu incertain, et qu'elles consistent tout entières en une su...
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DESCARTES et la notion de pensée
Les termes de conscientia, de conscius esse, dérivés de conscire, avaient, dans le latin classique, la signification étymologique de connaissance, d'« être connaissant »; mais dans le français des xvie et xviie siècles, « conscience » voulait dire « sens moral », comme dans la célèbre formule de Rabelais, que science sans conscience n'est que ruine de l'âme. C'est, semble-t-il, dans les Réponses aux troisièmes objections que pour la première fois, et la seule fois chez Descartes, « conscien...
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L'existence du mal contredit-elle la toute-puissance de Dieu ?
1683 L'existenc du mal co tredit·elle la toute· uissance e Dieu? ~ Si le mal existe, Dieu n'est pas tout-puissant , ce qui ne se peut pas. Il faut donc que Dieu n 'existe pas. ~Dieu n'est pas responsable du fait que les hommes agissent contre sa volonté, ni des accidents de la nature.
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Existe-t-il un ordre économique vrai ?
Raymond Aron Exist ·t·il un ordre mique vrai? cmz, L'ordre économique vrai est celui qui rend les hommes heureux. 4D Du point de vue philosophique, aucun système économique n 'est plus vrai qu'un autre. 1962
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Peut-on concevoir de tout expliquer par un principe unique ?
Monisme Peut-on cancevoir de tout expli· quer par un principe unique? ~ Penser, c'est nécessairement unifier. Pour unifier le réel, il est indispensable d 'avoir recours à un principe unique. cD Un principe unique ne peut pas rendre compte de la réalité. L'homme doit avoir recours à la dualité: à la raison et à la sensibilité.
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DESCARTES: Il n'y a rien qui me soit plus facile à connaître que mon esprit...
Il n'y a rien qui me soit plus facile à connaître que mon esprit... Descartes (1596-1650) s'éveille au savoir, pendant près de huit ans, au Collège royal de La Flèche, dont l'enseignement est dirigé par les Jésuites. Il a les meilleurs professeurs. Comme il le raconte lui-même dans Le Discours de la méthode (1637), il lit tous les livres qui peuvent lui tomber dans les mains. Au sortir de ses études, il constate toutefois que son ignorance n'a cessé de grandir. Il pratique alors le métier de...
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Le libéralisme défend-il le bien ?
1981 Aprà la Vertu Le libéralisme défe d·il le ien? ~Le bien suprême, c'est la liberté individuelle. Le libéralisme la défend. C 9Le bien suprême, c'est la vertu. Le libéralisme défend les intérêts, pas la vertu.
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Les sciences doivent-elles être efficaces ?
René Thorn 1991 Les sciences oiventelles être effi ace s? ~Une théorie scientifiq ue n'a de valeur que si elle est confirmé e par l'expérie nce et si elle permet de réaliser des choses concrètes . ~ La science n'est pas la technique . Les modèles qu'elle propose n'ont pas à être efficaces. Ils doivent d'abord permettr e d'avoir une connaissa nce plus fine des phénomè nes.
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DESCARTES: Et remarquant que cette vérité : je pense donc je suis
PRESENTATION DE L'OUVRAGE "DISCOURS DE LA METHODE DE DESCARTES Premier texte philosophique paru en langue française, préfaçant les Essais scientifiques, le Discours de la méthode retrace le parcours intellectuel de son auteur, depuis l'incertitude de l'école et de ses livres jusqu'à la fondation inébranlable du cogito et des fruits qui en découlent. Descartes (1596-1650) prend ses distances avec le long héritage aristotélicien véhiculé par la philosophie scolastique : cela se lit aussi bien...
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DESCARTES et la puissance de bien juger
PRESENTATION DE L'OUVRAGE "DISCOURS DE LA METHODE DE DESCARTES Premier texte philosophique paru en langue française, préfaçant les Essais scientifiques, le Discours de la méthode retrace le parcours intellectuel de son auteur, depuis l'incertitude de l'école et de ses livres jusqu'à la fondation inébranlable du cogito et des fruits qui en découlent. Descartes (1596-1650) prend ses distances avec le long héritage aristotélicien véhiculé par la philosophie scolastique : cela se lit aussi bien...
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DESCARTES : devenir possesseur de la Nature
(...) Sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, et que, commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusques où elles peuvent conduire, et combien elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusqu'à présent, j'ai cru que je ne pouvais les tenir cachées sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer, autant qu'il est en nous, le bien général de tous les hommes. Car elles m'ont fait voir qu'il est possibl...
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RENE DESCARTES: ... et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature.
PRESENTATION DE L'OUVRAGE "DISCOURS DE LA METHODE DE DESCARTES Premier texte philosophique paru en langue française, préfaçant les Essais scientifiques, le Discours de la méthode retrace le parcours intellectuel de son auteur, depuis l'incertitude de l'école et de ses livres jusqu'à la fondation inébranlable du cogito et des fruits qui en découlent. Descartes (1596-1650) prend ses distances avec le long héritage aristotélicien véhiculé par la philosophie scolastique : cela se lit aussi bien...
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Le langage est le propre de l'homme - DESCARTES
Le langage est le propre de l'homme Il n'y a pas de préjugé auquel nous ne soyons tous plus accoutumés qu'à celui qui nous a persuadés depuis notre enfance que les bêtes pensent. De tous les arguments qui nous persuadent que les bêtes sont dénuées de pensée, le principal, à mon avis, est que bien que les unes soient plus parfaites que les autres dans une même espèce, tout de même que' chez les hommes, comme on peut voir chez les chevaux et chez les chiens, dont les uns apprennent beaucoup p...
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DESCARTES: qu'il me trompe tant qu'il voudra
Je me suis persuadé qu'il n'y avait rien du tout dans le monde, qu'il n'y avait aucun ciel, aucune terre, aucun esprit, ni aucun corps ; ne me suis-je donc pas aussi persuadé que je n'étais point? Non certes, j'étais sans doute, si je me suis persuadé ou seulement si j'ai pensé quelque chose. Mais il y a un je ne sais quel trompeur très puissant et très rusé qui emploie toute son industrie à me tromper toujours. Il n'y a donc point de doute que je suis s'il me trompe ; et qu'il me trompe t...
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DESCARTES: ouvrir les yeux et philosophie
C'est proprement avoir les yeux fermés, sans tâcher jamais de les ouvrir, que de vivre sans philosopher; et le plaisir de voir toutes les choses que notre vue découvre n'est point comparable à la satisfaction que donne la connaissance de celles qu'on trouve par la philosophie; et enfin, cette étude est plus nécessaire pour régler nos moeurs et nous conduire en cette vie, que n'est l'usage de nos yeux pour guider nos pas. Les bêtes brutes, qui n'ont que leur corps à conserver, s'occupent co...
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DESCARTES: honnête homme et lecture
Un honnête homme n'est pas obligé d'avoir vu tous les livres, ni d'avoir appris soigneusement tout ce qui s'enseigne dans les écoles : et même ce serait une espèce de défaut en son éducation, s'il avait trop employé de temps en l'exercice des lettres. Il y a beaucoup d'autres choses à faire pendant sa vie, le cours de laquelle doit être si bien mesuré, qu'il lui en reste la meilleure partie pour pratiquer les bonnes actions, qui lui devraient être enseignées par sa propre raison, s'il n'ap...
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DESCARTES et le stoïcisme : Changer mes désirs plutôt que l'ordre du monde.
Changer mes désirs plutôt que l'ordre du monde. Dans la troisième partie du « Discours de la méthode », Descartes affirme qu’une de ses règles d’action est « de tâcher plutôt à me vaincre que la fortune, et à changer mes désirs plutôt que l’ordre du monde » (« Fortune » désigne ici le cours changeant de la nature). Pour comprendre cette maxime, qui semble d’un conformisme révoltant, il faut savoir qu’elle fait partie d’une morale « par provision », c’est-à-dire qu’elle ne correspond pas à...
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DESCARTES: le désir, le regret ou le repentir
Il n'y a rien que le désir, et le regret ou le repentir, qui nous puissent empêcher d'être contents: mais si nous faisons toujours tout ce que nous dicte notre raison, nous n'aurons jamais aucun sujet de nous repentir, encore que les événements nous fissent voir, par après, que nous nous sommes trompés, parce que ce n'est point par notre faute. Et ce qui fait que nous ne désirons point d'avoir, par exemple, plus de bras ou plus de langues que nous n'en avons, mais que nous désirons bien d'...
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DESCARTES: machine et corps
Enfin il n’y a aucune de nos actions extérieures qui puisse assurer ceux qui les examinent que notre corps n’est pas seulement une machine qui se remue de soi-même, mais qu’il y a aussi en lui une âme qui a des pensées, excepté les paroles, ou autres signes faits à propos des sujets qui se présentent, sans se rapporter à aucune passion. Je dis les paroles, ou autres signes, parce que les muets se servent de signes en mêmes façon que nous de la voix ; et que ces signes soient à propos, pour...
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DESCARTES: les bêtes sont dénuées de pensée
De tous les arguments qui nous persuadent que les bêtes sont dénuées de pensée, le principal, à mon avis, est que bien que les unes soient plus parfaites que les autres dans une même espèce, tout de même que chez les hommes, comme on peut voir chez les chevaux et chez les chiens, dont les uns apprennent beaucoup plus aisément que d'autres ce qu'on leur enseigne ; et bien que toutes nous signifient très facilement leurs impulsions naturelles, telles que la colère, la crainte, la faim, ou d'...
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Le philosophe est-il menacé par le mal ?
Paul Ricœur 0 1963 Le philoso he est-il menacé pa le mal? ~ Comme tout homme, le philosophe peut commettre le mal. Il doit donc le comprendre pour s'en prémunir. ~ Le philosophe, parce qu'il sait où est le bien, échappe au mal, contrairement à la plupart des hommes qui sont aveuglés par leurs passions.
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Est-il vain de philosopher ?
Philosophie Est-il vain de philosopher? ~ Jamais la philosophie n'a changé le cours du monde. • Une trop grande lucidité conduit au malheur. Les hommes ne peuvent pas s'empêcher de réfléchir. Autant que cette réflexion soit rationnelle.
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Peut-on faire une lecture philosophique de la Bible ?
Moïse Maïmonidc 1180 Peut-o faire une lecture philosop ique de a Bible? ~ La philosophie montre la voie de la connaissance vraie. La Bible guide l'homme qui avance sur cette voie. 48 Il faut nettement distinguer philosophie et sagesse biblique. La raison est une chose, la foi en est une autre.
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Fiche de cours en philo : LA LIBERTE .
• Ne confondez pas la liberté au sens quotidien du terme, comme faculté d'atteindre certaines fins et la liberté en tant que concept philosophique, comme autonomie de choix, comme capacité d'autodétermination (§ 1). • Le problème de la liberté politique est étudié dans les fiches sur l'État, le Pouvoir, le Droit, la Violence. • Distinguez bien le fatalisme (selon lequel une puissance mystérieuse fixerait inéluctablement le cours des événements) et le déterminisme (selon lequel il y a lia...
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Pour comprendre une oeuvre d'art faut-il la replacer dans son époque ?
Hippolyte Taine 1882 uvre d'art, népoque? cmz, Toute production artistique est influencée par l'esprit et les mœurs de l'époque à laquelle elle appartient. C9 Le sens véritable de la création artistique est contenu dans l'œuvre elle-même. L'art est en dehors de l'histoire.
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Descartes, Cogito ergo sum : «Je pense donc je suis »
PRESENTATION DE L'OUVRAGE "DISCOURS DE LA METHODE DE DESCARTES Premier texte philosophique paru en langue française, préfaçant les Essais scientifiques, le Discours de la méthode retrace le parcours intellectuel de son auteur, depuis l'incertitude de l'école et de ses livres jusqu'à la fondation inébranlable du cogito et des fruits qui en découlent. Descartes (1596-1650) prend ses distances avec le long héritage aristotélicien véhiculé par la philosophie scolastique : cela se lit aussi bien...
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DESCARTES: Les hommes sont les proies d'une si aveugle curiosité
Les hommes sont les proies d'une si aveugle curiosité qu'ils conduisent souvent leur esprit par des chemins inconnus, et sans aucune raison d'espérer, mais seulement pour courir leur chance d'y trouver par hasard ce qu'ils cherchent ; comme quelqu'un qui brûlerait d'un désir si brutal de découvrir un trésor, qu'il ne cesserait de courir les rues ça et là, cherchant si par hasard il n'en trouverait pas un qu'un voyageur aurait perdu. C'est ainsi que travaillent presque tous les chimistes, l...
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DESCARTES: ce serait être imprudent que de vouloir persuader la joie à une personne
Je sais bien que ce serait être imprudent que de vouloir persuader la joie à une personne, à qui la fortune envoie tous les jours de nouveaux sujets de déplaisir, et je ne suis point de ces philosophes cruels, qui veulent que leur sage soit insensible. Mais il me semble que la différence qui est entre les plus grandes âmes et celles qui sont basses et vulgaires, consiste, principalement, en ce que les âmes vulgaires se laissent aller à leurs passions, et ne sont heureuses ou malheureuses,...
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DESCARTES: Mais sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales...
(...) Sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, et que, commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusques où elles peuvent conduire, et combien elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusqu'à présent, j'ai cru que je ne pouvais les tenir cachées sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer, autant qu'il est en nous, le bien général de tous les hommes. Car elles m'ont fait voir qu'il est possible de...
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LEIBNIZ CONTRE DESCARTES.
a) Le mécanisme cartésien, doit selon Leibniz être dépassé : « la philosophie cartésienne est l'antichambre de la vérité et il est difficile de pénétrer bien avant sans avoir passé par là. Mais on se prive de la véritable connaissance des choses quand on s'y arrête ». Selon Descartes tout ce qui est intelligible dans la matière c'est l'étendue ; le changement dans l'étendue, c'est-à-dire le mouvement, est le seul objet de la physique. La physique est donc une science de l'étendue, elle se confon...
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DESCARTES: le corps comme une machine
Je suppose que le Corps n'est autre chose qu'une statue ou machine de terre, que Dieu forme tout exprès, pour la rendre la plus semblable à nous qu'il est possible : en sorte que, non seulement il lui donne au dehors la couleur et la figure de tous nos membres, mais aussi qu'il met au dedans toutes les pièces qui sont requises pour faire qu'elle marche, qu'elle mange, qu'elle respire, et enfin qu'elle imite toutes celles de nos fonctions qui peuvent être imaginées procéder de la matière, e...
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DESCARTES: l'opinion garantie par le plus d'auteurs
Il ne servirait de rien de compter les suffrages pour suivre l'opinion garantie par le plus d'auteurs, car s'il s'agit d'une question difficile, il est plus croyable que la vérité en a été découverte par un petit nombre plutôt que par beaucoup. Même si tous étaient d'accord, leur enseignement ne nous suffirait pas : nous ne deviendrons jamais mathématiciens, par exemple, bien que notre mémoire possède toutes les démonstrations faites par d'autres, si notre esprit n'est pas capable de résou...
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DESCARTES: Prenons pour exemple ce morceau de cire...
Prenons pour exemple ce morceau de cire qui vient d'être tiré de la ruche : [...] sa couleur, sa figure, sa grandeur sont apparentes ; il est dur, il est froid [...]. Mais voici que, cependant que je parle, on l'approche du feu ; ce qui y restait de saveur s'exhale, l'odeur s'évanouit, sa couleur se change, sa figure se perd, sa grandeur augmente, il devient liquide, il s'échauffe [...]. La même cire demeure-t-elle après ce changement ? Il faut avouer qu'elle demeure, et personne ne le peut...
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DESCARTES: la machinerie du corps
Enfin il n'y a aucune de nos actions extérieures, qui puisse assurer ceux qui les examinent, que notre corps n'est pas seulement une machine qui se remue de soi-même, mais qu'il y a aussi en lui une âme qui a des pensées, excepté les paroles, ou autres signes faits à propos des sujets qui se présentent, sans se rapporter à aucune passion. Je dis les paroles ou autres signes, parce que les muets se servent de signes en même façon que nous de la voix ; et que ces signes soient à propos, pour e...