719 résultats pour "chose"
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Les mots disent-ils l'essence des choses ?
Introduction L'homme vit entouré d'êtres et d'objets qui lui sont extérieurs et existent en dehors de lui. Le langage est le moyen dont il dispose pour dire ce réel, pour l'appréhender et même le connaître. Mais le langage est fait de mots qui désignent chaque objet réel, chaque chose. Les mots, ces groupes de sons qui ont un sens, renvoient aux choses du monde, et permettent donc, en principe, d'avoir accès au réel. Mais c'est imparfaitement que les mots décrivent le réel. Faut-il penser alors...
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Peut-on ne pas être soi-même ?
PEUT-ON NE PAS ETRE SOI-MÊME ? De quelqu'un en colère, on peut dire qu'il est « hors de lui ». Cette expression si courante suppose pourtant quelque chose de fort problématique la possibilité de sortir de soi, de s'échapper. de s'absenter de soi-même. Comment pourrions-nous être autre chose que nous-mêmes ? Par définition, aucune chose ni aucun être, vivant ou inerte ne peut être autre chose que lui-même. Est-ce alors une question métaphorique ? Sous l'emprise des émotions, nous serions capables...
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Selon un mot qui a fait fortune « La culture est ce qui reste quand on a tout oublié ». Plus récemment, un écrivain la définissait ainsi: « C'est ce qui manque alors qu'on a tout appris ». Vous commenterez et confronterez ces définitions et, à cette occa
La culture, on le sait, est chose qui s'acquiert grâce à une familiarité prolongée et étroite avec les créations intellectuelles, esthétiques, morales, et des meilleurs esprits de l'humanité. L'homme cultivé est un homme qui e dû s'assimiler beaucoup de choses et cette assimilation implique qu'il a eu avec elles non point seulement un contact superficiel et rapide, mais quelles aient fait l'Objet d'une étude attentive dans laquelle sont intervenues les facultés d'attention, d'analyse et aussi de...
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Aristote
"Que ce qui est soit, quand il est, et que ce qui n'est pas ne soit pas, quand il n'est pas, voilà qui est vraiment nécessaire. Mais cela ne veut pas dire que tout ce qui est doive nécessairement exister, et que tout ce qui n'est pas doive nécessairement ne pas exister; car ce n'est pas la même chose de dire que tout être, quand il est, est nécessairement, et de dire, d'une manière absolue, qu'il est nécessairement. Il en est de même pour tout ce qui n'est pas. — C'est la même distinction qui s'...
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LEIBNIZ: il y a une Lumière née avec nous
Cette considération fait encore connaître qu'il y a une Lumière née avec nous. Car puisque les sens et les inductions' ne nous sauraient jamais apprendre des vérités tout à fait universelles, ni ce qui est absolument nécessaire, mais seulement ce qui est, et ce qui se trouve dans des exemples particuliers, et puisque nous connaissons cependant des vérités nécessaires et universelles des sciences, en quoi nous sommes privilégiés au-dessus des bêtes : il s'ensuit que nous avons tiré ces vérité...
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Baruch SPINOZA
VOCABULAIRE SPINOZISTE Nécessité: lien logique entre deux essences ou entre une essence et son existence, lorsque l’une ne peut être rationnellement conçue sans l’autre. Le déploiement existentiel des conséquences nécessaires est le déterminisme. Les lois de la Nature découlent nécessairement de l’essence de la substance. Vérité: c e n’est pas seulement l’accord de l’idée et de son objet extérieur: c’est aussi et surtout l’accord de cette idée avec elle-même, et l’évidence intérieure et immédiat...
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Descartes: Est-il nécessaire de
douter pour connaître ?
escartes : 1. Que pour examiner la vérité il est besoin, une fois en sa vie, de mettre toutes choses en doute, autant qu'il se peut. Comme nous avons été enfants avant que d'être hommes, et que nous avons jugé tantôt bien et tantôt mal des choses qui se sont présentées à nos sens, lorsque nous n'avions pas encore l'usage entier de notre raison, plusieurs jugements ainsi précipités nous empêchent de parvenir à la connaissance de la vérité, et nous préviennent de telle sorte qu'il n'y a point d'ap...
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DESCARTES: l'intuition de la vérité
Il examine ce que c'est que la vérité ; et pour moi, je n'en ai jamais douté, me semblant que c'est une notion si transcendentalement claire, qu'il est impossible de l'ignorer : en effet, on a bien des moyens pour examiner une balance avant que de s'en servir, mais on n'en aurait point pour apprendre ce que c'est que la vérité, si on ne la connaissait de nature. Car quelle raison aurions-nous de consentir à ce qui nous l'apprendrait, si nous ne savions qu'il fût vrai, c'est-à-dire si nous n...
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Aristote
"Chacune des choses dont nous sommes propriétaires est susceptible de deux usages différents : l'un comme l'autre appartiennent à la chose en tant que telle, mais ne lui appartiennent pas en tant que telle de la même manière. L'un est l'usage propre de la chose, et l'autre est étranger à son usage propre. Par exemple, une chaussure a deux usages l'un consiste à la porter et l'autre à en faire un objet d'échange l'un et l'autre sont bien des modes d'utilisation de la chaussure, car même celui qui...
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Peut on juger d'une chose par la conscience qu'on en a ?
La conscience semble être la forme même du rapport qui nous unit au monde : c'est elle qui nous donne accès à l'extériorité de ce monde en tant qu'extérieur. Dès lors, la possibilité de juger de ce monde, c'est-à-dire de déterminer la nature réelle de celui-ci, et de vérifier sa validité, doit être nécessairement dépendante de la conscience. Mais ceci ne suffit pas pour expliciter la réelle teneur de ce lien, et ses possibilités légitimes. Car la conscience relève-t-elle nécessairement du jugeme...
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Hegel: Est-on libre de changer le
monde ?
Thème 2328 Hegel: Est-on libre de changer le monde ? D'un côté, la nature enferme l'homme dans un réseau de déterminations biologiques préétablies, mais de l'autre, elle le soustrait au monde artificiel de la civilisation, rendu possible par le travail qui transforme tout. Le travail impose à l'homme des contraintes aliénantes mais l'aide aussi à assumer ses potentialités, donc à se libérer. Quand le travail représente un véritable plaisir et une réalisation de soi-même, il se rapproche alors d...
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BERGSON: Intelligence et Elan vital
On pourrait dire de la vie, comme de la conscience, qu'à chaque instant elle crée quelque chose. Mais contre cette idée de l'originalité et de l'imprévisibilité absolues des formes toute notre intelligence s'insurge. Notre intelligence, telle que l'évolution de la vie l'a modelée, a pour fonction essentielle d'éclairer notre conduite, de préparer notre action sur les choses, de prévoir, pour une situation donnée, les événements favorables ou défavorables qui pourront s'ensuivre. Elle isole d...
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La raison est-elle le critère majeur pour distinguer l'être humain de l'animal ?
Analyse du sujet : Raison : En philosophie morale, on considère traditionnellement qu'il y a en l'homme un affrontement de la raison et des passions. Une majeure partie de cette branche de la philosophie cherche à résoudre ce problème en décrivant les normes éthiques qu'il faudrait adopter pour parvenir à la vie bonne en dépit de cette contradiction interne. La tradition philosophique considère d'habitude que la raison est cette faculté supérieure qui en l'homme doit commander car elle est ce qu...
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NIETZSCHE: Quand on est jeune
« Quand on est jeune, on vénère ou on méprise sans y mettre encore cet art de la nuance qui forme le meilleur acquis de la vie, et l'on a comme de juste à payer cher pour n'avoir su opposer aux hommes et aux choses qu'un oui et un non. Tout est agencé dans le monde pour que le pire des goûts, le goût de l'absolu, se trouve cruellement berné et maltraité, jusqu'au moment où l'homme apprend à mettre un peu d'art dans ses sentiments, ou même à essayer plutôt de l'artificiel, comme le font les vrais...
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Le langage nous rend-il maîtres des choses ?
Termes du sujet: MAÎTRE: Du latin magister, «celui qui est plus » (sous-entendu « que les autres »), « le maître ». Personne qui exerce une autorité, une domination (notamment sur un esclave), un pouvoir. Chez Hegel, la conscience qui, dans la lutte à mort qui l'oppose à une autre conscience, préfère la liberté à la vie et s'affirme dans l'indépendance à l'égard d'autrui (dialectique du maître et de l'esclave). Chez Nietzsche, l'homme vaillant et sans scrupule, qui se moque de la morale du resse...
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Est ce la religion qui nous fait croire au bonheur ?
La religion, du latin religare qui signifie relier, est justement de l'ordre de ce qui relie deux entités entre elles: le créateur, parfait, nécessaire, et ses créatures, imparfaites et contingentes. L'attitude du croyant consiste à penser que l'ensemble de ce qui se situe ici bas ne prend son sens entièrement qu'à partir d'un être transcendant, il part du principe que l'immanence ne suffit pas pour lui livrer l'entièreté du sens du réel: une part lui échappe, invisible, à laquelle il n'a de ces...
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Être contraint et s'obliger, est-ce la même chose ?
Termes du sujet: CHOSE (n. f.) 1. — Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. — Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. — (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier es...
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Bergson: D’où viennent les idées qui s’échangent ?
D’où viennent les idées qui s’échangent ? Quelle est la portée des mots ? Il ne faut pas croire que la vie sociale soit une habitude acquise et transmise. L’homme est organisé pour la cité comme la fourmi pour la fourmilière, avec cette différence pourtant que la fourmi possède les moyens tout faits d’atteindre le but, tandis que nous apportons ce qu’il faut pour les réinventer et par conséquent pour en varier la forme. Chaque mot de notre langue a donc beau être conventionnel, le langage...
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Bergson et le langage
D'où viennent les idées qui s'échangent ? Quelle est la portée des mots ? Il ne faut pas croire que la vie sociale soit une habitude acquise et transmise. L'homme est organisé pour la cité comme la fourmi pour la fourmilière, avec cette différence pourtant que la fourmi possède les moyens tout faits d'atteindre le but, tandis que nous apportons ce qu'il faut pour les réinventer et par conséquent pour en varier la forme. Chaque mot de notre langue a donc beau être conventionnel, le langage n'est...
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La réalité : qu'entendons-nous par là ?
THÈMES DE RÉFLEXION • Indications lorsqu'on tente de définir la notion de « réalité ». Le terme réalité se dédouble de la façon la plus simple en « réalité sensible » (matrice de l'apparence, du fictif, de l'imaginaire) et en « réalité intelligible » (lieu de la « vraie » réalité, de la certitude). Que l'homme se débarrasse du négatif de l'erreur qui le séduit ou par lequel il se séduit lui-même, qu'il renonce à ce qui lui semble son intérêt, mais qui n'est que le désir de la partie non raisonna...
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Peut-on considérer les êtres vivants comme des choses ?
Introduction : Bien définir les termes du sujet : - " Peut-on" : la question porte aussi bien sur la possibilité que sur la légitimité de l'entreprise. - " Considérer comme " : l'emploi de ce terme indique que le sujet nous invite à envisager la possibilité que les vivants soient des choses, par un examen critique et attentif, qui établirait ou non la possibilité d'une comparaison avec les vivants. . - " Etres vivants" : le terme "être" invite à considérer le vivant sous son aspect le plus large...
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Le langage exprime-t-il les idées ou les choses ?
Termes du sujet: LANGAGE : 1) Faculté de parler ou d'utiliser une langue. 2) Tout système de signes, tout système signifiant, toute communication par signes (verbaux ou non verbaux). Le langage désigne aussi la totalité des langues humaines. IDÉE: Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquon...
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L'art nous montre-t-il les choses telles qu'elles sont ?
Termes du sujet: CHOSE (n. f.) 1. — Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. — Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. — (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue d e l'objet en ce que ce dernier e...
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Ne désirons-nous que les choses que nous estimons bonnes ?
Termes du sujet: BON (adj., opposé à mauvais) 1. — Qui possède parfaitement les qualités requises par sa fonction ou sa nature : un bon philosophe. 2. — (Par ext.) Apte à accomplir quelque chose, à être utilisé dans un certain but ; utile. 3. — (Morale) Qualité de ce qui est conforme aux normes morales ; en parlant des personnes, qualifie celle qui agit moralement bien, et en part. celle qui est portée à la bienveillance et à la sympathie envers autrui (en ce dernier sens, opposé à méchant). 4....
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Autrui peut-il être pour moi autre chose qu'un obstacle ou un moyen ?
1. PREMIER MOMENT : CONTENU EXPLICITE DE L'ÉNONCÉ A. Approche de l'objet de la question «... Peut-il être pour moi autre chose... ? » « Peut-il » : implique une double possibilité. a. Possibilité problématisée en fait: On nous demande dans ce cas, s'il est possible (en fait) de considérer autrui autrement que comme obstacle ou comme moyen. b. Possibilité problématisée en droit : On nous demande ainsi, s'il est permis (en droit) de considérer autrui comme obstacle ou comme moyen. On cherche donc...
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Autrui peut-il être pour moi autre chose qu'un obstacle ou un moyen ?
1. PREMIER MOMENT : CONTENU EXPLICITE DE L'ÉNONCÉ A. Approche de l'objet de la question «... Peut-il être pour moi autre chose... ? » « Peut-il » : implique une double possibilité. a. Possibilité problématisée en fait: On nous demande dans ce cas, s'il est possible (en fait) de considérer autrui autrement que comme obstacle ou comme moyen. b. Possibilité problématisée en droit : On nous demande ainsi, s'il est permis (en droit) de considérer autrui comme obstacle ou comme moyen. On cherche donc...
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Autrui peut-il être autre chose pour moi qu'un moyen ou un obstacle ?
1. PREMIER MOMENT : CONTENU EXPLICITE DE L'ÉNONCÉ A. Approche de l'objet de la question «... Peut-il être pour moi autre chose... ? » « Peut-il » : implique une double possibilité. a. Possibilité problématisée en fait: On nous demande dans ce cas, s'il est possible (en fait) de considérer autrui autrement que comme obstacle ou comme moyen. b. Possibilité problématisée en droit : On nous demande ainsi, s'il est permis (en droit) de considérer autrui comme obstacle ou comme moyen. On cherche donc...
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Peut-on rendre compte des choses avec les mots ?
L'homme entre en contact avec le monde de deux manières différentes : tout d'abord il l'observe, le perçoit par le truchement de ces cinq sens, puis, il rend ce qu'il a vu par le truchement de moyen de communication ; le plus connu étant la parole. Mais alors, peut-on rendre compte des choses par les mots. En effet la question se pose, car les choses et les mots n'appartiennent pas au même monde : les choses font parties du monde matériel concret, tandis que les mots sont de la famille des chose...
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Peut-on rendre compte des choses par les mots ?
L'homme entre en contact avec le monde de deux manières différentes : tout d'abord il l'observe, le perçoit par le truchement de ces cinq sens, puis, il rend ce qu'il a vu par le truchement de moyen de communication ; le plus connu étant la parole. Mais alors, peut-on rendre compte des choses par les mots. En effet la question se pose, car les choses et les mots n'appartiennent pas au même monde : les choses font parties du monde matériel concret, tandis que les mots sont de la famille des chose...
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Baruch SPINOZA
« 1 – J’appelle cause adéquate celle dont on peut percevoir l’effet clairement et distinctement par elle-même ; j’appelle cause inadéquate ou partielle celle dont on ne peut connaître l’effet par elle seule. 2 – Je dis que nous sommes actifs, quand, en nous ou hors de nous, quelque chose se fait dont nous sommes la cause adéquate, c'est-à-dire (définition précédente) quand, en nous ou hors de nous, il suit de notre nature quelque chose qui se peut par elle seule connaître clairement et distincte...
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Peut-on comparer la connaissance de soi avec la connaissance des choses ?
Introduction : On a coutume de dire que l'on se connaît mieux que personne. En effet, nous seuls savons ce que nous voulons, ce que nous pensons, ce que nous ressentons. Pourtant, tout cela n'est pas toujours si simple à exprimer, et l'on s'aperçoit qu'il est parfois plus facile de donner la définition d'un objet ou de résoudre un problème de mathématique que de d'expliquer la complexité de notre être. La connaissance de soi est-elle alors plus simple que la connaissance des choses ? N'est-il pa...
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La vie: un jeu ou une chose sérieuse ?
Introduction : Bien définir les termes du sujet : - « La vie » : Ici, il ne s'agit pas de la vie sous son aspect purement biologique et organique. Puisque cette vie peut être un jeu ou une chose sérieuse, cela signifie qu'elle est l'objet d'une réflexion, d'un regard. De ce fait, il s'agit de la vie comme proprement humaine, celle qui désigne les diverses activités de l'homme, les activités dans lesquelles il s'investit, les rapports qu'il entretient avec autrui et son environnement. - « Un jeu»...
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La mauvaise conscience est-elle chose bienfaisante ?
VOCABULAIRE: MAUVAIS: 1) Opposé à bon. 2) Mauvaise conscience: état de celui qui doute de la légitimité de ses actes ou éprouve du remords. CHOSE (n. f.) 1. — Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. — Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. — (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inani...
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Peut-on se tromper en disant qu'une chose est belle ?
[Introduction] Deux cas de figure peuvent se présenter lorsqu'on affirme qu'une chose « est » belle. Soit on en est intimement convaincu, parce que notre sentiment ne laisse aucune place au doute ; soit on la dit telle pour se conformer à un jugement répandu, sans pour autant ressentir au fond de soi cette beauté. Dans le premier cas, on est honnête avec soi-même, mais rien ne nous assure que la chose soit belle dans l'absolu : elle l'est pour nous, mais l'est-elle pour les autres ? Dans le seco...
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Platon
"SOCRATE : Mais avant tout mettons-nous en garde contre un danger. PHÉDON : Lequel ? dis-je. S. – C'est, dit-il, de devenir misologues, comme on devient misanthrope ; car il ne peut rien arriver de pire à un homme que de prendre en haine les raisonnements. Et la misologie vient de la même source que la misanthropie. Or, la misanthropie se glisse dans l'âme quand, faute de connaissance, on a mis une confiance excessive en quelqu'un que l'on croyait vrai, sain et digne de foi, et que, peu de temps...
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Ordre des choses ou ordre de l'esprit ?
Analyse du sujet : Notre sujet prend la forme d'une question fermée disjonctive (« ou ») : il s'agira donc en conclusion de trancher en affirmant que l'ordre est dans les choses, dans l'esprit, dans les deux, ou encore nulle part. L'interprétation la plus évidente du sujet oppose d'emblée choses et esprit quant au fait de savoir si c'est l'esprit humain qui produirait un ordre de la nature, ce qui correspond à la perspective idéaliste, ou si les choses sont déjà en ordre, c'est-à-dire, ne font...
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Peut-on penser à quelque chose qui n'existe pas ?
[Penser, c'est produire des idées. Une idée peut être conforme ou non a la 'tante. Le réel, c'est ce qui existe. Lorsqu'une idée n'est pas le reflet du réel, on pense a quelque chose qui n'existe pas.] La pensée est abstraction Penser, c'est considérer une représentation en l'isolant de l'ensemble des choses auxquelles elle est liée. C'est donc se parer par une opération de l'esprit ce qui, dans la réalité, n'est pas séparé et ne peut pas l'être. Ainsi, l'abstraction consiste a penser a part ce...
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La beauté est-elle dans le regard que l'on porte sur les choses ?
Introduction La beauté est la norme sur laquelle prend appui l'appréciation positive du jugement de goût, que ce jugement porte sur des réalités naturelles ou sur des produits de l'art.. Quand on se demande si la beauté est dans le regard que l'on porte sur les choses, on affirme deux thèses : 1) que la beauté est dépendante en premier lieu, sinon exclusivement du regard qui la perçoit, 2) qu'il faut rechercher une définition de la beauté non pas dans les choses belles (comme un point commun ent...
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Ne désirons-nous que les choses que nous estimons bonnes ?
NOTIONS EN JEU Le désir; la morale. DOMAINE DE RÉFLEXION La philosophie morale. REMARQUES ET DIFFICULTÉS Le sujet oppose implicitement ce qui est bon «en soi» à ce que nous estimons bon: il ne s'agit donc pas de se demander si nous ne désirons que les choses bonnes, car il va de soi qu'il nous arrive de désirer des choses que nous croyons bonnes et qui ne le sont pas. Le sujet porte sur la valeur de l'objet du désir. S'il nous est possible de désirer des choses que nous n'estimons pas «bonnes»,...
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Bergson: échangez de mots et échanges d'idées
D'où viennent les idées qui s'échangent ? Quelle est la portée des mots ? Il ne faut pas croire que la vie sociale soit une habitude acquise et transmise. L'homme est organisé pour la cité comme la fourmi pour la fourmilière, avec cette différence pourtant que la fourmi possède les moyens tout faits d'atteindre le but, tandis que nous apportons ce qu'il faut pour les réinventer et par conséquent pour en varier la forme. Chaque mot de notre langue a donc beau être conventionnel, le langage n'est...
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l'expérience nous apprend-elle quelque chose ?
Introduction A l'intérieur du mot même d'expérience il existe une tension conceptuelle entre les adjectifs. L'expérimental c'est l'observation artificiellement provoquée qui prélève du quantitatif. En revanche l'empirique est un constat qui implique le corps dans une relation spontanée avec le donné qui l'environne. Dans l'écart entre ces notions apparaît un paradoxe : l'expérimental est fait pour nous apprendre les relations entre les phénomènes alors que l'empirique met en valeur un fait. L'ex...
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Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?
PREMIERE CORRECTION Problématique Cette question est célèbre. Elle a été posée par Leibniz et reprise par Heidegger. Ainsi se poser cette question c'est établir un présupposé, il y a quelque chose, le rien n'existe pas. Y a t il une intentionnalité derrière l'existence de la matière? Le monde physique est il régit par une puissance métaphysique comme Dieu? L'existence est elle indépendante de notre conscience ou n'y a t il quelque chose que parce que nous sommes là pour le constater? Se demander...
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Pourquoi y a-t-il quelque chose, plutôt que rien ?
PREMIERE CORRECTION Problématique Cette question est célèbre. Elle a été posée par Leibniz et reprise par Heidegger. Ainsi se poser cette question c'est établir un présupposé, il y a quelque chose, le rien n'existe pas. Y a t il une intentionnalité derrière l'existence de la matière? Le monde physique est il régit par une puissance métaphysique comme Dieu? L'existence est elle indépendante de notre conscience ou n'y a t il quelque chose que parce que nous sommes là pour le constater? Se demander...
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Peut-on dire que faire un choix est ce la même chose que faire un souhait ?
Consignes fournies par le prof de l'élève: Il s'agit ici de mettre en évidence une distinction entre deux concepts : le choix et le souhait. On peut d'emblée remarquer qu'ils ne relèvent pas des mêmes facultés. Choisir, c'est agir, souhaiter, c'est désirer. D'un côté on est en présence d'une action qui établit un partage, une différenciation servant de base à l'action (à partir du moment où le choix est fait, on agit en fonction de lui), de l'autre côté, on est en présence de quelque chose qui r...
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Husserl: perception et conscience
« Quant à la perception elle-même, elle est ce qu'elle est, entraînée dans le flux incessant de la conscience et elle-même sans cesse fluante : le maintenant de la perception ne cesse de se convertir en une nouvelle conscience qui s'enchaîne à la précédente, la conscience du vientjustement-de-passer; en même temps s'allume un nouveau maintenant. Non seulement la chose perçue en général, mais toute partie, toute phase, tout moment survenant à la chose, sont, pour des raisons chaque fois ide...
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LA DOUBLE CONCEPTION DU LANGAGE DANS LE CRATYLE.
LA DOUBLE CONCEPTION DU LANGAGE DANS LE CRATYLE Introduction Nous allons étudier la double conception du langage dans le Cratyle de Platon, dialogue dans lequel on trouve déjà une terminologie linguistique, en particulier celle du signifiant et du signifié. Nous trouvons dans cet ouvrage une double conception, en effet, parler est un acte qui concerne les choses, parler correctement, c'est parler de ce que sont les choses, parler à propos de ce que sont les choses. Dans un premier temps, nous é...
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Meditations metaphysiques, meditation VI
Texte : Or il n'y a rien que cette nature m'enseigne plus expressément, ni plus sensiblement, sinon que j'ai un corps qui est mal disposé quand je sens de la douleur, qui a besoin de manger ou de boire, quand j'ai les sentiments de la faim ou de la soif, etc. Et partant je ne dois aucunement douter qu'il n'y ait en cela quelque vérité. // La nature m'enseigne aussi par ces sentiments de douleur, de faim, de soif, etc., que je ne suis pas seulement logé dans mon corps, ainsi qu'un pilote en...
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A quelles conditions les choses attirent-elles notre attention ?
Introduction. — Parents et professeurs déplorent de plus en plus l'inattention des jeunes dont ils sont chargés. Beaucoup d'entre eux incriminent leur mauvaise volonté, comme s'il suffisait de vouloir pour être attentif ! Aussi bien que l'attention spontanée, quoique d'une manière plus complexe, l'attention volontaire est conditionnée par les choses mêmes ainsi que par les dispositions personnelles de celui à qui on demande d'être attentif. Nous avons par là même indiqué deux sortes de condition...
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Qu'est-ce que le platonisme ?
I. LES IDÉES ET LES OMBRES — A — De la sensation à l'Idée. Les contradictions des sensations et les insuffisances de la connaissance sensible (C f. le Théétète) conduisent Platon à chercher la vérité au-delà du monde sensible dans le monde intelligible ou monde des Idées. Il ne saurait y avoir de vérité, en effet, dans cet écoulement perpétuel qui s'offre à nos sens. Le vrai d'une chose, c'est son essence, immuable et parfaite, que Ton ne peut saisir qu'avec l'intelligence seule. « Nous avons co...
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LA SAGESSE MORALE selon EPICTÈTE
Thème 3973 LA SAGESSE MORALE selon ÉPICTÈTE « Dans tout ce qui ne relève pas de ton libre arbitre, sois plein d'assurance ; mais dans tout ce qui en relève, tiens-toi sur tes gardes. Car si le mal est dans un jugement ou dans une volonté coupables, c'est contre ce jugement et contre cette volonté seuls qu'il faut se tenir en garde ; et si toutes les choses qui ne relèvent pas de notre libre arbitre, et qui ne dépendent pas de nous ne sont rien par rapport à nous, il faut user d'assurance vis-à-v...