755 résultats pour "bien"
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David HUME: Passion déraisonnable et jugement
HUME : LA RAISON EST ÉTRANGÈRE À LA MORALE Malebranche, comme Descartes, voit dans la raison une faculté de bien juger en général, c'est-à-dire de distinguer tant le bien du mal que le vrai du faux. Mais n'est-ce pas là une conception erronée de la raison ? En effet (comme le remarque ici Hume à propos des passions) la raison étant la faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner logiquement des concepts ou des propositions, elle ne peut se prononcer que sur le vrai et le faux, et non pas...
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Suffit-il de connaître le Bien pour le faire ?
Introduction Si l'homme condamne naturellement le pire en vue du meilleur, comment comprendre qu'en voyant le meilleur, il pourrait ne pas le faire alors même qu'il l'approuve ? Ce serait faire du "je" le siège d'un conflit, d'une contradiction entre ce qu'il connaît et ce qu'il fait. Pour déterminer les raisons qui pourraient expliquer cette non-coordination du connaître et du faire, il nous faudra identifier ce « Je » qui connaît, puis qui juge et enfin qui agit. Ne pas pouvoir faire le meille...
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Alain
Ces temps de destruction mécanique ont offert des exemples tragiques de cette détermination par les causes sur lesquels des millions d'hommes ont réfléchi inévitablement. Un peu moins de poudre dans la charge, l'obus allait moins loin, j'étais mort. L'accident le plus ordinaire donne lieu à des remarques du même genre; si ce passant avait trébuché, cette ardoise ne l'aurait point tué. Ainsi se forme l'idée déterministe populaire, moins rigoureuse que la scientifique, mais tout aussi raisonnable....
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Peut-on tirer un bien d'un mal ?
INTRODUCTION Définition des termes et problématisation : Le mal et le bien sont deux notions opposées. Il semble difficile de prime abord de trouver un terrain d'entente entre les deux. Comment par exemple le mal physique, la souffrance, peut-il servir un bien, la santé ? Comment la guerre peut-elle être mise au service de la paix ? Après l'opposition immédiate apparaît une complémentarité possible. Bien souvent le politique utilise des instruments violents pour servir ses fins légitimes. Le mal...
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Bonheur et souverain bien
Définition des termes du sujet: BONHEUR: De bon et heur (terme dérivé du latin augurium, présage, chance). État de complète satisfaction de tous les penchants humains. • Le bonheur se distingue du plaisir et de la joie, qui sont des émotions éphémères et toujours liées à un objet particulier. • Dans les morales eudémonistes, le bonheur est la fin de l'action humaine. Pour Kant, en revanche, c'est le respect de la loi morale qui doit orienter la volonté, et non la recherche du bonheur. Car cette...
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Alain
La perception est exactement une anticipation de nos mouvements et de leurs effets. Et sans doute la fin est toujours d'obtenir ou d'écarter quelque sensation, comme si je veux cueillir un fruit ou éviter le choc d'une pierre. Bien percevoir, c'est connaître d'avance quel mouvement j'aurai à faire pour arriver à ces fins. Celui qui perçoit bien sait d'avance ce qu'il a à faire. Le chasseur perçoit bien s'il sait retrouver ses chiens qu'il entend, il perçoit bien s'il sait atteindre la perdrix qu...
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KANT
PRESENTATION DE "FONDEMENTS DE LA METAPHYSIQUE DES MOEURS" DE KANT Dans ce premier grand ouvrage consacré à la morale, Kant (1724-1804) se donne pour tâche « la recherche et l'établissement du principe suprême de la moralité » (Préface). Son objectif n'est pas seulement spéculatif mais surtout pratique : il est nécessaire de trouver le critère permettant à chacun d'apprécier clairement la valeur morale de ses actions, car la moralité est sujette à corruption, souvent confondue avec le calcul de...
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Baruch SPINOZA
Après que l'expérience m'eût appris que tout ce qui arrive communément dans la vie ordinaire est vain et futile, et que je vis que tout ce qui était pour moi objet de crainte ne contenait rien de bon ni de mauvais en soi, mais seulement en tant que l'âme en était mue, je me décidai finalement à rechercher s'il n'y avait pas quelque chose qui fût un bien véritable, capable de se communiquer, et tel que l'âme, rejetant tout le reste, pût être affectée, par lui seul ; bien plus, s'il n'y avait pas...
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PEUT-ON ETRE JUSTE TOUT EN RECHERCHANT SON PROPRE INTERET ?
La justice consiste à la fois dans une institution et dans une disposition morale qui visent au respect du droit, ainsi que dans une volonté d'équité, c'est-à-dire d'accorder à chacun ce qui lui est dû, et d'égalité, qui est d'appliquer la même loi et les mêmes peines à chacun sans discrimination. Se demander si l'on peut être juste tout en recherchant son propre intérêt amène à s e poser une double question. En effet, on peut penser qu'être juste tout en recherchant son propre intérêt signif...
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. Le bien commun existe-t-il ?
Le bien commun existe-t-il ? [1. Qu'est-ce que le bien commun?] Il n'y a peut-être pas de critique plus radicale de la démocratie que celle qui dénonce la notion de «bien commun» comme un concept vide de sens. Essayons d'y faire face. En un premier sens le bien commun (ou intérêt général) serait un intérêt commun aux différents membres de l'association. Corrélativement, la volonté générale serait une volonté unanime. Ce cas de figure n'est peut-être pas aussi irréaliste qu'il le paraît. Comme l...
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Le droit (cours complet)
1/28 Le droit I. Notions: A) Distinction entre droit et fait Le droit s’oppose d’abord au fait. Un fait, c’est un événement, qui obéit aux lois de la nature, qui se produit ici et maintenant. Ce fait peut être révoltant : tel individu se fait dépouiller de son maigre bien par une crapule, tel individu se voit assassiné « sous prétexte qu’il est né » (c’est ainsi qu’est défini le crime contre l’humanité), tel peuple se voit colonisé, maltraité, exploité. « Le fait est (que) », comme on...
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Baruch SPINOZA
Une société, garantie par les lois et par le pouvoir de se conserver, s'appelle cité, et ceux qu'elle défend de son droit, citoyens; par où l'on comprend aisément qu'il n'y a dans l'état naturel rien qui soit bien ou mal de l'avis unanime; puisque chacun, dans l'état naturel, ne veille qu'à son utilité, et décide du bien et du mal selon son tempérament et en n'ayant pour règle que son utilité, et que personne ne l'oblige à obéir à une loi, que lui seul. Et, par suite, dans l'état naturel le péch...
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L'idée de souverain bien
Le concept de Souverain Bien ou le problème du bonheur et de la vertu. Problématique : Bonheur (entendu comme état de complète satisfaction de tous les penchants humains) et vertu (entendue comme disposition réfléchie et volontaire à faire le bien) peuvent-ils être liés ? L'homme vertueux est-il nécessairement un homme heureux ? Ou faut-il, comme le marquis de Sade, parler d'infortunes de la vertu et de prospérités du vice ? Le méchant, le vicieux est-il plus heureux que le vertueux ? Si oui, n'...
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Sachant ce qu'est le bien, peut-on faire le mal ?
[Introduction] L'homme est-il capable, alors qu'il a conscience que son action aura des conséquences mauvaises, de choisir de la faire quand même ? L'homme peut-il être volontairement méchant ? Cette question suppose que l'homme a le choix, donc qu'il est libre. Avant tout, il va falloir définir les termes. [I – Seul l'homme est capable de faire le bien et le mal] Le bien et le mal relèvent de la morale. Le mal représente tout ce contre quoi l'homme doit lutter pour ne pas être malheureux : la v...
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Saint Thomas d'Aquin: vivre en société
"Si donc il est naturel à l'homme de vivre en société, il est nécessaire aussi qu'il y ait un principe recteur de la multitude. En effet, les hommes sont nombreux. Chacun cherche ce qui lui convient. Il s'ensuit que la multitude se disperserait dans un pur divers, s'il n'y avait quelqu'un qui ait le souci du bien de tous. De même, le corps humain, ou celui de tout animal, périrait sans une force directrice qui pourvoit au bien commun de tous les membres. C'est ce que Salomon '2' constatait...
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Dois-je me préoccuper du bonheur d'autrui ?
Analyse du sujet : - - - Il est légitime de se demander si le bonheur d'autrui doit avoir quelque importance pour moi, puisque autrui est un autre que moi, et que son existence n'a pas forcément d'incidence sur la mienne. Par ailleurs, la société reposant en grande partie sur le principe de la compétition, il semble naturel que, pour parvenir à son bonheur personnel, il faille écraser ses comparses. Toutefois, si autrui n'est pas moi-même, il faut reconnaître que je ne suis pas gra...
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DESCARTES: Intérêt général et intérêt particulier
Il y a une vérité dont la connaissance me semble fort utile : qui est que, bien que chacun de nous soit une personne séparée des autres, et dont, par conséquent, les intérêts sont en quelque façon distincts de ceux du reste du monde, on doit toutefois penser qu'on ne saurait subsister seul, et qu'on est, en effet, l'une des parties de l'univers, et plus particulièrement encore l'une des parties de cette terre, l'une des parties d e cet État, de cette société, d e cette famille, à laquelle on est...
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ROUSSEAU: la pitié est un sentiment naturel
Il est donc bien certain que la pitié est un sentiment naturel qui, modérant dans chaque individu l'activité de l'amour de soi-même, concourt à la conservation mutuelle de toute l'espèce. C'est elle qui nous porte sans réflexion au secours de ceux que nous voyons souffrir; c'est elle qui, dans l'état de nature, tient lieu de lois, de moeurs et de vertu, avec cet avantage que nul n'est tenté de désobéir à sa douce voix; c'est elle qui détournera tout sauvage robuste d'enlever à un faible en...
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Le beau conduit-il au bien ?
[Pour Platon, il n'y a pas de différence entre le beau et le bien. Le beau est l'une des formes du bien. La vue de la beauté fait naître le désir de contempler le beau en soi et de se tourner vers le monde des Idées.] Les Grecs ne distinguait pas le beau du bien Les Grecs utilisent un seul terme pour désigner ces deux notions: la kalokagathia, la «bonté beauté». Pour ce peuple d'esthètes, le beau est l'une des formes sensibles du bien. La beauté du corps humain reflète la Beauté idéale qui «séjo...
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Alain: L'artiste et l'artisan
ALAIN : EN QUOI L'ARTISTE DIFFÈRE DE L'ARTISAN Un artiste authentique est un professionnel, un homme de métier, un technicien : on ne s'improvise pas artiste. Mais s'il convient de toujours rappeler cette parenté de l'artiste et de l'artisan, il ne faut pas pour autant confondre leurs manières propres de produire. Alain discerne ce qui fait que, pour l'essentiel, l'artiste n'est pas qu'un artisan : son génie propre. « Il reste à dire en quoi l'artiste diffère de l'artisan. Toutes les fois...
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Notes de cours: LE BONHEUR
1 approche générale • « Tous les hommes, observait Pascal, recherchent d'être heureux, cela est sans exception ; quelques différents moyens qu'ils y emploient, ils tendent tous à ce but. » • Le bonheur se définit comme un état de complète satisfaction qui remplirait toute la conscience. Le problème est de savoir s'il est possible de parvenir à un tel état, et si cet état constitue bien la fin dernière de l'homme. 2 l'eudémonisme antique • Pour la philosophie antique, toute pensée réfléchie...
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Résumé du Tartuffe de Molière ?
Résumé de Tartuffe, Molière Cette comédie en cinq actes et en vers de Molière a été créée au théâtre du Palais Royal à Paris le 5 février 1669 et a été publiée la même année chez Pierre Ribou. Acte I Acte I : La vieille et atrabilaire Madame Pernelle, rangée du côté de son fils Orgon, reproche à son entourage , ses petits enfants Damis et Marianne , sa bru Elmire et le frère de celle-ci, Cléante, ainsi qu 'à Dorine, la suivante , une attitude trop mondaine , en totale contradiction avec le...
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Est-ce bien de perdre ses illusions ?
Définition des termes du sujet: BIEN: Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation). ILLUSION: 1) Toute erreur provenant de l'apparence trompeuse des choses (illusio...
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En quoi une oeuvre d'art n'est-elle pas un objet courant ?
Demande d'échange de corrigé de Kerveadou Sylvain (sylvinho21@hotmail.fr). Sujet déposé : Q U ' E S T - C E QUI DISTINGUE UNE OEUVRE D'A RT D'UN OBJET QUELC O N Q U E ? Qu'est-ce qui distingue une oeuvre d'art d'un objet quelconque, c'est-à-dire ordinaire, commun ? Dans un premier temps il paraît indispensable de se demander ce que l'on appelle « oeuvre d'art ». Qu'est-ce qui fait la spécificité de ce que nous appelons « oeuvre d'art » ? S'agit-il d'un objet comme les autres ? Une oeuvre d'art e...
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Platon: en quoi consiste la vertu ?
PRESENTATION DU "MENON" DE PLATON Le dialogue du Ménon met en scène Socrate, Ménon, qui se réclame du Sophiste Gorgias, un esclave et Anytos, qui, historiquement, fut l'un de ceux qui condamna Socrate à mort. On a ainsi un affrontement entre la philosophie, la sophistique vénale et versatile, et la puissance politique autour de la question centrale : la vertu s'enseigne-t-elle ? L'aporie du dialogue tendrait à montrer l'impuissance de la philosophie face aux arrogances du pouvoir. Mais la fi...
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L'homme doit-il craindre ses désirs ?
L'homme est un être de désir. En effet, nous avons tous des désirs et ce continuellement. L'homme, tout au long de sa vie doit faire face à ses désirs. Et dès que l'un d'eux est comblé un autre apparait tout de suite et cela se répète à l'infini jusqu'à la mort. Le désir fait donc partie intégrante de l'homme. Il vit avec son désir et, quelque part, il vit aussi grâce à lui. Mais un désir inassouvi disparait-il intégralement ? Est-on vraiment libre face à ses désirs ? Il semble pourtant qu'on ne...
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DESCARTES: machine et corps
Enfin il n’y a aucune de nos actions extérieures qui puisse assurer ceux qui les examinent que notre corps n’est pas seulement une machine qui se remue de soi-même, mais qu’il y a aussi en lui une âme qui a des pensées, excepté les paroles, ou autres signes faits à propos des sujets qui se présentent, sans se rapporter à aucune passion. Je dis les paroles, ou autres signes, parce que les muets se servent de signes en mêmes façon que nous de la voix ; et que ces signes soient à propos, pour...
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Alain
Chacun sent bien que la force ne peut rien contre le droit ; mais beaucoup sont disposés à reconnaître que la force peut quelque chose pour le droit [...]. Je suis bien loin de mépriser cet ordre ancien et vénérable que l'agent' au carrefour représente si bien. Et je veux remarquer d'abord ceci, c'est que l'autorité de l'agent est reconnue plutôt que subie. Je suis pressé ; le bâton levé produit en moi un mouvement d'impatience et même de colère ; mais enfin je veux cet ordre au carrefour et non...
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Suis-je capable de vouloir du bien à autrui ?
Analyse du sujet : Les notions les plus importantes du sujet sont le bien et autrui Le bien, comme le bon et le beau, est un concept d'appréciation positive. Le bien ou le bon n'ont, dans l'emploi courant de ces termes, pas de contenus indépendamment d'une norme. Un bon couteau est un couteau qui remplit sa fonction : couper. Une action n'est pas bonne en-soi mais seulement au regard de normes éthiques. Aussi le bien peut-il désigner la perfection, le bonheur, etc. Les champs dans lesquelles la...
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La politique peut-elle aider le sujet à réaliser son bien ?
La politique peut-elle aider le sujet à réaliser son bien ? Définition des termes du sujet La politique désigne l'ensemble des pratiques et des techniques visant à gouverner une cité ou un Etat ; elle se définit donc comme une instance collective, et semble s'opposer en cela à la notion de sujet. La question « peut-elle » interroge deux types de capacités : une capacité de fait - au sens d'une capacité physique par exemple : je ne peux pas voler dans les airs sans aide extérieure - et une capa...
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Alain et la philosophie
"Le mot philosophie, pris dans son sens le plus vulgaire, enferme l'essentiel de la notion... Cette notion de la philosophie est familière à tous et elle suffit." Alain QUESTIONNAIRE INDICATIF • Dégagez l'idée centrale de ce texte et précisez quelles sont les étapes de son argumentation. • Montrez que les expressions : « évaluation exacte des bien et des maux », « régler les désirs, les ambitions, les crainte et les regrets », « connaissance des choses », « connaissance des passions » et « art d...
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Suffit-il de connaître le bien ?
Bien S uffit- i l d e co n aitre l e B i e n po u r le fa i re ? � Ce n'est que par ignorance que l'on est méchant. Dès que l'on connaît le Bien, on ne peut que le faire. Même si l'homme connaît le Bien et le Mal, il reste entièrement libre de préférer l'un à l'autre.
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La nature fait-elle bien les choses ?
[Introduction] Faire bien les choses, c'est, d'après le dictionnaire Le Robert, travailler consciencieusement, traiter avec largesse, ne pas faire les choses à moitié. Il semble curieux de se poser la question à propos de la nature. Cette question se pose en général lorsqu'il s'agit d'un individu qui a accompli scrupuleusement la tâche qu'il avait à exécuter. Il a techniquement fait ce qu'il fallait faire, mais en plus avec la conscience de bien faire. Que signifie cette expression qui interroge...
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Aristote: La main est-elle un outil ?
Ce n'est pas parce qu'il a des mains que l'homme est le plus intelligent des êtres, mais c'est parce qu'il est le plus intelligent qu'il a des mains. En effet, l'être le plus intelligent est celui qui est capable de bien utiliser le plus grand nombre d'outils : or, la main semble bien être non pas un outil, mais plusieurs. Car elle est pour ainsi dire un outil qui tient lieu des autres. C'est donc à l'être capable d'acquérir le plus grand nombre de techniques que la nature a donné l'outil...
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A-t-on besoin d'une culture universelle ?
L'idéal unificateur de l'Humanisme est-il en train de devenir réalité, une réalité qui tournerait au cauchemar, identifié par Jacques Lesourne sous l'expression de «culture universelle »? Celle-ci paraît être d'abord le produit d'une époque de communication. Elle s'exprime en anglais, dans les aéroports, les grands hôtels, les centres économiques des mégapoles, les séminaires des chercheurs. Bref, c'est la culture d'une certaine jet set qui ne concerne qu'une « élite » internationale, habituée a...
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La nature fait-elle bien les choses ?
Termes du sujet: CHOSE (n. f.) 1. — Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. — Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. — (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier es...
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Nos pensées sont-elles bien les nôtres ?
« j'appelle pensée tout ce que l'âme éprouve, soit par des impressions étrangères, soit par l'usage qu'elle fait de la réflexion » Condillac La pensée, phénomène psychique conscient, est la manifestation même de la subjectivité de l'homme en tant qu'elle symbolise un espace continu privé et impénétrable pour autrui. L'homme, de la naissance à la mort, ne peut sortir de l'esprit projetant les pensées, tout se vit à travers elles (connaissance, sentiments , souvenirs, imagination, création ...)....
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L'essentiel est-il de bien faire son métier ?
« Là était la certitude, dans le travail de tous les jours... L'essentiel était de bien faire son métier. » Vous expliquerez et vous commenterez cette affirmation que Camus prête, dans «La Peste», à l'un de ses personnages. INTRODUCTION Dans la Peste, Albert Camus nous peint une ville sur laquelle s'appesantit un fléau abominable ; lorsque le personnage principal, le docteur Rieux, apprend le nom exact du mal contre lequel il va devoir lutter, l'épouvante s'empare de lui pendant quelques instant...
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Le hasard fait-il bien les choses ?
[Le hasard fait bien les choses. La vie est elle-même la résultante d'un hasard.] L'univers, tout comme la vie, aurait pu ne pas exister Que l'univers soit ce qu'il est, n'est pas, pour le physicien d'aujourd'hui, le résultat d'une nécessité. Il aurait pu être autre, il aurait pu même ne pas exister du tout. De même concernant l'apparition de la vie sur terre. Jacques Monod, dans Le Hasard et la nécessité, pense qu'il n'y avait qu'une chance sur plusieurs milliards pour que l'ensemble des condit...
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Le hasard peut-il bien faire les choses ?
[Le hasard fait bien les choses. La vie est elle-même la résultante d'un hasard.] L'univers, tout comme la vie, aurait pu ne pas exister Que l'univers soit ce qu'il est, n'est pas, pour le physicien d'aujourd'hui, le résultat d'une nécessité. Il aurait pu être autre, il aurait pu même ne pas exister du tout. De même concernant l'apparition de la vie sur terre. Jacques Monod, dans Le Hasard et la nécessité, pense qu'il n'y avait qu'une chance sur plusieurs milliards pour que l'ensemble des condit...
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NIETZSCHE: No future !
Texte : L'histoire est en second lieu le bien de l'homme qui veut conserver et vénérer le passé, de celui qui jette un regard fidèle et aimant vers ses origines, vers le monde où il a grandi ; par cette piété il s'acquitte en quelque sorte de sa dette de reconnaissance envers le passé. Entretenir d'une main pieuse, au profit de ceux qui viendront après lui, ce qui a toujours été, les conditions dans lesquelles il est né, c'est sa façon de servir la vie. La possession du bric-à-brac des ancêtres...
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Aristote: Le bonheur comme le souverain Bien
PRESENTATION DE L' "ETHIQUE A NICOMAQUE" DE ARISTOTE Au regard de la tripartition du savoir classique dans l'Antiquité (logique, physique et éthique), l'Éthique à Nicomaque constitue l'oeuvre la plus aboutie de la partie éthique. En délimitant le champ des affaires humaines par exclusion de la nature et du divin, elle constitue le premier effort pour penser l'action humaine de manière immanente et autonome et lui reconnaître ainsi une positivité ontologique. Aristote (384-322 av. J.-C.) y opère...
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Aristote: Le bonheur comme le souverain Bien
PRESENTATION DE L' "ETHIQUE A NICOMAQUE" DE ARISTOTE Au regard de la tripartition du savoir classique dans l'Antiquité (logique, physique et éthique), l'Éthique à Nicomaque constitue l'oeuvre la plus aboutie de la partie éthique. En délimitant le champ des affaires humaines par exclusion de la nature et du divin, elle constitue le premier effort pour penser l'action humaine de manière immanente et autonome et lui reconnaître ainsi une positivité ontologique. Aristote (384-322 av. J.-C.) y opère...
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DESCARTES
Il y a bien des choses que nous rendons plus obscures en voulant les définir, parce que, comme elles sont très simples et très claires, nous ne pouvons mieux les connaître ni les percevoir que par elles-mêmes. Bien plus, il faut mettre au nombre des principales erreurs qui se puissent commettre dans les sciences, l'erreur de ceux qui veulent définir ce qui doit seulement être conçu, et qui ne peuvent pas distinguer les choses claires des choses obscures, ni discerner ce qui, pour être connu, exi...
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John Rawls
John Rawls né en 1921 L'ouvrage majeur de Rawls, A theory of justice (1971), s'inspire de la tradition contractualiste de Rousseau : dans un état de nature, où les hommes seraient ignorants de leur future position dans la société qu'ils veulent fonder, ils décideraient de fonder une société libérale (égalité de droits des individus) garantissant cependant le minimum vital à chacun. Pour Rawls, cette analyse permet de justifier la rationalité de la démocratie, ainsi qu'une intervention mesu...
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MACHIAVEL: COMBIEN PEUT LA FORTUNE DANS LES CHOSES HUMAINES ET COMME ON Y PEUT FAIRE TÊTE.
PRESENTATION DU "PRINCE" DE MACHIAVEL Machiavel (1469-1527) est conseillé politique de la ville de Florence, à une époque où elle est menacée par des crises intérieures, mais aussi par les royaumes voisins. Ces derniers n'hésitent pas à s'allier à la France et à l'Espagne pour affronter Florence, se pliant ainsi à la convoitise des deux grandes puissances étrangères. C'est pour éviter ce genre de crise et d'assujettissement que Machiavel écrit Le Prince qui soulève quelques paradoxes : dédicacé...
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KANT: la bonne volonté est seule bonne
« De tout ce qu'il est possible de concevoir dans le monde, et même en général hors du monde, il n'est rien qui puisse sans restriction être tenu pour bon, si ce n'est seulement une BONNE VOLONTÉ. L'intelligence, le don de saisir les ressemblances des choses, la faculté de discerner le particulier pour en juger, et les autres talents de l'esprit, de quelque nom qu'on les désigne, ou bien le courage, la décision, la persévérance dans les desseins, comme qualités du tempérament, sont sans do...
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Faut-il se connaître soi-même pour bien agir ?
Lorsque l'on s'interroge sur ce que signifie « bien agir », il faut immédiatement distinguer « bien agir » de « l'action bonne ». L'action bonne se comprend relativement à sa fin, car c'est l'action qui poursuit une fin bonne, et a donc par la même une dimension morale. « Bien agir » renvoie à une action moins déterminée, car on peut entendre par là ou bien l'action qui poursuit une fin bonne, ou bien l'action qui réalise parfaitement la fin qu'elle vise, qu'elle que soit cette fin. Ainsi dans l...
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LA SOCIÉTÉ (cours de philosophie) ?
Le sociologue allemand Tönnies (1855-1936) distinguait les rapports communautaires, profonds et vivants, des rapports de société proprement dits, impersonnels et extérieurs (opposer, par exemple, une «communauté religieuse» et une «société de commerce») et il définissait la société humaine comme « une pure juxtaposition d'individus indépendants les uns des autres». I. L'HOMME, ANIMAL SOCIAL - A - La critique utopiste de la société. Le Rousseau des premiers Discours soutenait que l'homme, b...
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Arthur SCHOPENHAUER: Bonheur et souffrance
Nous avons affaire ici à un des textes les plus connus du philosophe allemand Arthur Schopenhauer. La thèse défendue dans ce court extrait lui a valu le qualificatif de pessimiste. Le philosophe ici tend à montrer que l'homme n'est pas caractérisé par son intellect mais bien par la volonté. Ce fait amène l'homme à un désir perpétuel et à une souffrance incessante. Le but de Schopenhauer est bien ici de dénoncer l'illusion du bonheur et de rétablir la vraie nature de l'homme. Pour ce faire, il fa...