952 résultats pour "raison"
-
L'illusion rend-elle heureux ?
Introduction Ce qu'on désigne habituellement par le fait de vivre dans l'illusion, c'est de prendre ses désirs pour des réalités. L'illusion se présente comme un rapport perverti au réel : nous le percevons, non pas tel qu'il est, mais tel que nous le souhaitons. L'illusion semble donc être un principe de bonheur : celui qui se berce de douces illusions se croit heureux. Pourtant, il ne l'est pas vraiment, puisque les raisons qu'il a d'être heureux n'existent pas vraiment. Mais au nom de quoi pe...
-
Bergson
"Qui ne voit que la cohésion sociale est due, en grande partie, à la nécessité pour une société de se défendre contre d'autres, et que c'est d'abord contre tous les autres hommes qu'on aime les hommes avec lesquels on vit ? Tel est l'instinct primitif. Il est encore là, heureusement dissimulé sous les apports de la civilisation; mais aujourd'hui encore nous aimons naturellement et directement nos parents et nos concitoyens, tandis que l'amour de l'humanité est indirect et acquis. A ceux-là nous...
-
Bergson
Qui ne voit que la cohésion sociale est due, en grande partie, à la nécessité pour une société de se défendre contre d'autres, et que c'est d'abord contre tous les autres hommes qu'on aime les hommes avec lesquels on vit ? Tel est l'instinct primitif. Il est encore là, heureusement dissimulé sous les apports de la civilisation ; mais aujourd'hui encore nous aimons naturellement et directement nos parents et nos concitoyens, tandis que l'amour de l'humanité est indirect et acquis. À ceux-là nous...
-
L'hypothèse de l'inconscient ruine-t-elle l'hypothèse de responsabilité ?
Introduction Si l'existence de l'inconscient, racine même de l'existence de la psychanalyse, est présentée comme nécessaire et légitime par les psychanalystes, la croyance de leurs détracteurs, se situe elle, bien loin de cette hypothèse. L'hypothèse de l'inconscient ruine-t-elle l'idée de responsabilité ? L'erreur serait d'affirmer que sans conscience de ses actes, il n'y a pas de responsabilité et que dans cet optique, tout homme ayant agit guidé par son inconscient, doit être considéré comme...
-
Husserl: perception et conscience
« Quant à la perception elle-même, elle est ce qu'elle est, entraînée dans le flux incessant de la conscience et elle-même sans cesse fluante : le maintenant de la perception ne cesse de se convertir en une nouvelle conscience qui s'enchaîne à la précédente, la conscience du vientjustement-de-passer; en même temps s'allume un nouveau maintenant. Non seulement la chose perçue en général, mais toute partie, toute phase, tout moment survenant à la chose, sont, pour des raisons chaque fois ide...
-
La spontanéité est-elle liberté ?
Il est fréquent qu'une personne face à une injustice puisse avoir une réaction dite spontanée qui pourra être de l'indignation ou bien de la colère. A ce moment précis, la personne agissant d'elle même aura le sentiment d'avoir eu un comportement libre. Mais l'aura-t-elle vraiment été, libre ? Ne pourrait-on pas penser qu'elle se soit trouvée sous l'emprise d'une émotion qui l'ait ainsi empêché d'être totalement libre ? On voit de cette façon que la liberté et la spontanéité ne sont pas deux not...
-
Le progrès technique doit-il susciter notre méfiance ?
Introduction Le développement des sciences et des techniques depuis le 19éme siècle sous l'impulsion du siècle des lumières a permis aux hommes de satisfaire plus facilement leurs besoins et a contribué à leur plus grand bonheur. En effet, le progrès technique a rendu les conditions de travail moins pénibles et a favorisé un plus grand confort que les hommes, aujourd'hui ne voudraient sacrifié a aucun prix. Il n'y aurait donc aucune raison de s'en méfier puisqu'il rendrait les hommes plus heureu...
-
Aristote
"La poésie semble bien devoir en général son origine à deux causes, et deux causes naturelles. Imiter est naturel aux hommes et se manifeste dès leur enfance (l'homme diffère des autres animaux en ce qu'il est très apte à l'imitation et c'est au moyen de celle-ci qu'il acquiert ses premières connaissances) et, en second lieu, tous les hommes prennent plaisir aux imitations. Un indice est ce qui se passe dans la réalité : des êtres dont l'original fait peine à la vue, nous aimons à en contempler...
-
-
Quel est le Rôle du sentiment dans la vie intellectuelle ?
Introduction. — Il est si courant d'opposer sentimental et intellectuel qu'il peut paraître paradoxal de parler du rôle du sentiment dans la vie intellectuelle autrement que pour signaler leur opposition foncière : le sentiment n'est-il pas la source de la plupart des préjugés? Le sentimental n'arrive-t-il pas à prendre ses rêves pour la réalité, et chez le passionné l'intelligence n'est-elle pas domestiquée ? Certaine hypertrophie de sentiment entraîne, il est vrai, l'arrêt de la vie de l'espri...
-
Notes de cours: LES MATHÉMATIQUES.
Le mathématicien construit ses notions, parvient à rattacher à leurs fondements logiques les vérités qu'il découvre, n'admet d'autre évidence que rationnelle. L'objet des mathématiques semble donc appartenir à l'essence même de l'esprit, et ne le point contraindre. En fait, il est nature, mais nature si abstraite que la pensée peut le connaître en raisonnant selon ses propres lois. Satisfait par cette reconstruction parfaite, l'homme a toujours rêvé d'étendre à toutes sciences la méthode mat...
-
Blaise PASCAL
" Il y a dans le monde deux sortes de grandeurs ; car il y a des grandeurs d'établissement et des grandeurs naturelles. Les grandeurs d'établissement dépendent de la volonté des hommes, qui ont cru avec raison devoir honorer certains états et y attacher certains respects. Les dignités et la noblesse sont de ce genre. En un pays on honore les nobles, en l'autre les roturiers ; en celui-ci les aînés, en cet autre les cadets. Pourquoi cela ? Parce qu'il a plu aux hommes. La chose était indifférente...
-
Les hommes savent-ils l'histoire qu'ils font ?
Analyser le sujet Le sujet est libellé au présent de l'indicatif. Sur un thème qui concerne le passé, cette précision est essentielle. La question porte sur la capacité de jauger tous les paramètres et conséquences d'un événement au moment où il se fait, et non pas après. L'expression « savoir ce que l'on fait » exige qu'il y ait conscience de l'acte effectué. Mais pas seulement : cela suppose aussi d'être capable de connaître les raisons, les buts poursuivis légitimant l'acte, voire les conséqu...
-
Le respect ?
Le respect est la perception d'une espèce de « distance » entre moi et autrui. Cette distance (qui est déjà dans l'expression « tenir en respect ») peut être le signe d'un recul devant la force brutale, une reconnaissance de la supériorité physique ; elle peut être sociale, et marquer une distance hiérarchique (dans ce cas le personnage respecté apparaît investi d'une autorité sociale supérieure : c'est le cas des différences de grades dans l'armée et des « marques extérieures de respect » des s...
-
Platon: peinture et apparence
PLATON : L'ARTISTE EST UN ILLUSIONISTE Quelle est la vérité de l'oeuvre d'art ? Pour Platon, les arts figuratifs, ou arts d'imitation, s'éloignent considérablement de la vérité dans la mesure où l'artiste ne vise qu'à produire un simulacre (l'oeuvre d'art) de l'apparence d'un simulacre (le modèle de l'oeuvre d'art), les réalités du monde que nous percevons n'étant en effet que des simulacres des Idées qui, elles, constituent la vraie réalité. « - Lequel de ces deux buts se propose la peint...
-
ECONOMIE: John Stuart Mill
ECONOMIE: John Stuart Mill Philosophe et économiste anglais, né en 1806 et mort en 1873, adepte de l'utilitarisme et du libéralisme. Philosophe et économiste anglais, fils de James Mill. Il eut une influence considérable sur la pensée anglaise du XIXe siècle, non seulement en philosophie et en économie, mais également dans les domaines des sciences, de la logique et de l'éthique. Mill est né le 20 mai 1806. Son père se chargea très tôt de son éducation, lui enseignant le grec dès l'âge de 3 ans....
-
Nietzsche: le brouillard de l'ignorance.
La plupart des gens, quoi qu'ils puissent penser et dire de leur "égoïsme", ne font malgré tout, leur vie durant, rien pour leur ego et tout pour le fantôme d'ego qui s'est formé d'eux dans l'esprit de leur entourage qui le leur a ensuite communiqué. En conséquence, ils vivent tous dans un brouillard d'opinions impersonnelles ou à demi personnelles et d'appréciations de valeur arbitraires et pour ainsi dire poétiques, toujours l'un dans l'esprit de l'autre qui, à son tour, vit dans d'autres espr...
-
-
Aristote: L'équitable, tout en étant supérieur à une certaine justice
L'équitable, tout en étant supérieur à une certaine justice, est lui-même juste, et ce n'est pas comme appartenant à un genre différent qu'il est supérieur au juste. Il y a donc bien identité du juste et de l'équitable, et tous deux sont bons, bien que l'équitable soit le meilleur des deux. Ce qui fait la difficulté, c'est que l'équitable, tout en étant juste, n'est pas le juste selon la loi, mais un correctif de la justice légale. La raison en est que la loi est toujours quelque chose de...
-
Mill: Le travail engendre-t-il l'inégalité entre les hommes ?
ill: Dans une société coopérative de production, est-il juste ou non que le talent ou l'habileté donnent droit à une rémunération plus élevée ? Ceux qui répondent négativement à la question font valoir l'argument suivant : celui qui fait ce qu'il peut a le même mérite et ne doit pas, en toute justice, être placé dans une position d'infériorité s'il n'y a pas faute de sa part ; les aptitudes supérieures constituent déjà des avantages plus que suffisants, par l'admiration qu'elles excitent, par l'...
-
Qu'est-ce qu'un mot ?
Qu'est-ce qu'un mot ? Le langage est un produit de la vie en société ayant pour fin la communication. C'est un système de signes qui sont utilisés intentionnellement par un sujet et qui se traduisent dans différentes langues réelles. Le langage est donc éminemment humain : une abeille n'utilise pas intentionnellement son code, elle l'effectue d'instinct, comme un programme. Et pour toutes les abeilles, il n'y a qu'un seul code, une seule et même "danse" signifiante. Leur réseau de signes est na...
-
Pensée et conscience, une seule et même chose ?
Il est difficile de réduire la pensée à la conscience, la pensée ne réduit pas à la présence de celle-ci à l'esprit, elle comporte aussi des opérations parfois assimilables à un calcul à une procédure qui a une finalité. Aussi, la multiplicité des objets, des visées auxquelles peut s'appliquer la pensée peut difficilement nous permettre de réduire la pensée à la seule conscience. Mais peut-on dissocier réellement la pensée de la conscience ? 1) La définition de la pensée. Le verbe « penser...
-
KANT: la bonne volonté est seule bonne
« De tout ce qu'il est possible de concevoir dans le monde, et même en général hors du monde, il n'est rien qui puisse sans restriction être tenu pour bon, si ce n'est seulement une BONNE VOLONTÉ. L'intelligence, le don de saisir les ressemblances des choses, la faculté de discerner le particulier pour en juger, et les autres talents de l'esprit, de quelque nom qu'on les désigne, ou bien le courage, la décision, la persévérance dans les desseins, comme qualités du tempérament, sont sans do...
-
Arthur SCHOPENHAUER (1788-1860)
La satisfaction, le bonheur, comme l'appellent les hommes, n'est au propre et dans son essence rien que de négatif ; en elle, rien de positif. Il n'y a pas de satisfaction qui, d'elle-même et comme de son propre mouvement, vienne à nous ; il faut qu'elle soit la satisfaction d'un désir. Le désir, en effet, la privation, est la condition préliminaire de toute jouissance. Or, avec la satisfaction cesse le désir, et par conséquent la jouissance aussi. Donc la satisfaction, le contentement, ne saura...
-
MARX: « Tu travailleras à la sueur de ton front ! »
Commentaire de texte : « Tu travailleras à la sueur de ton front ! » Cette malédiction, Adam la reçut de la bouche de Jéhovah, et c'est bien ainsi qu'Adam Smith entend le travail ; quant au « repos » il serait identique à la liberté et au « bonheur ». C'est le moindre souci de Smith que « dans son état normal de santé, de force, d'activité, d'habileté, de dextérité », l'individu ait également besoin d'une quantité normale de travail qui mette fin à son repos. Il est vrai que la mesure du travail...
-
KANT
Le vice produit la vertu... L'insociable sociabilité de l'homme. La pratique ne se limite pas à l'action personnelle. Il faut aussi comprendre les actions collectives... mais le comportement de l'homme ne se ramène pas aisément à des lois générales. « Considérons les hommes tendant à réaliser leurs aspirations : ils ne suivent pas seulement leurs instincts comme les animaux ; ils n'agissent pas non plus cependant comme des citoyens raisonnables du monde selon un plan déterminé dans ses grandes l...
-
-
Pourquoi faire l'éloge du travail ?
Le travail est devenu une des préoccupations les plus importantes dans notre société et l'intégration sociale dépend hautement de la fonction occupée. Il n'en a pas toujours été ainsi et le changement de valeur associée au travail nous servira dans le présent travail de point de départ. Le travail se définit généralement comme une activité orientée vers une fin autre qu'elle même à la différence du jeu qui comporte sa finalité en lui-même. On considère le travail comme ce qui est utile socialeme...
-
ROUSSEAU: ETAT DE NATURE ET ETAT CIVIL
"Les philosophes qui ont examiné les fondements de la société ont tous senti la nécessité de remonter jusqu'à l'état de nature, mais aucun d'eux n'y est arrivé. Les uns n'ont point balancé à supposer à l'homme, dans cet état, la notion du juste et de l'injuste, sans se soucier de montrer qu'il dût avoir cette notion, ni même qu'elle lui fût utile. D'autres ont parlé du droit naturel que chacun a de conserver ce qui lui appartient, sans expliquer ce qu'ils entendaient par appartenir. D'autres, do...
-
Hobbes: Hors de l'état civil
Texte de Hobbes : Dès le début du XV Ième siècle, une crise religieuse entraîne la remise en question de la légitimité du pouvoir et de l'organisation de la société. C e qui est remis en cause c'est bien l'obéissance qui vient d'une perte de valeur. C'est pourquoi des penseurs comme Hobbes, Spinoza, Rousseau se sont efforcés de construire une théorie rationnelle de l'état. Il s'agit dans ce texte de montrer que la société civile est la meilleure solution, qu'elle apporte paix et bonheur. C ommen...
-
LE LANGAGE. COURS DE PHILO. TERMINALE
"Avec celui que nous aimons, nous avons cessé de parler, et ce n'est pas le silence." CAMUS. "Plein de mérite, pourtant c'est poétiquement que l'homme demeure sur cette terre." HOLDERLIN LE LANGAGE. Si la philosophie occidentale se définit dès l'origine comme la recherche de ce savoir par excellence que les grecs ont nommé "sophia", ce savoir est en même temps conçu comme savoir portant sur la "nature des choses", sur la "physis" dont il a pour fonction d'exprimer l'"ordre", le "cosmos"....
-
Le bonheur est-il idéal de l'imagination ou réalité ?
Analyse du sujet - - - - - - Etymologiquement, le bonheur vient du latin bonum agurium, « chance, bonne fortune ». Au sens général, il s'agit d'un état de satisfaction complète, caractérisé par sa plénitude et sa stabilité. Chez Aristote, le bonheur est la fin que tout homme poursuit (même si les hommes ne s'entendent pas sur sa nature), doit être rapporté à la réussite de l'activité. Or l'activité la plus élevée est celle de l'intelligence : penser vrai procure donc le plus grand bonheur....
- La raison se suffit-elle à elle-même ?
-
Raisonnement argumenté sur le débat « La laïcité implique-t-elle des limites à la croyance religieuse ? »
Raisonnement argumenté sur le débat « La laïcité implique-t-elle des limites à la croyance religieuse ? » Le débat sur la laïcité et ses implications sur la liberté de croyance religieuse est au cœur des préoccupations sociétales et juridique contemporaines. La question de savoir si la laïcité limite la liberté de croire ou de pratiquer une religion est cruciale dans la compréhension de l’équilibre entre liberté individuelle et laïcité de l’Etat. La laïcité ne limite pas la croyance relig...
-
Pour quelles raisons le rêve est-il considéré par la psychologie moderne comme un
phénomène particulièrement significatif ?
Introduction. 1° Position du sujet : il ne s'agit pas d'une simple description de l'état de rêve. On nous demande d'indiquer quelle signification peut avoir le rêve pour la psychologie générale. 2° Les psychologues d'autrefois ont accordé peu d'intérêt à l'étude du rêve. Pourquoi la situation s'est-elle modifiée? Cette étude ne peut-elle servir à la connaissance générale de l'esprit? I. Caractères généraux du rêve. A Le rêve proprement dit se produit pendant l'état de sommeil. On a proposé bien...
-
-
David HUME
Il n'est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde à une égratignure de mon doigt. Dans le Traité de la nature humaine (1737), Hume (1711-1776) écrit cette phrase apparemment scandaleuse : «Il n'est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde à une égratignure de mon doigt. » Hume, contemporain de Rousseau, veut montrer par cette formule que l'opposition traditionnelle entre raison et passion est un préjugé. La raison est totalement extérieure aux motifs de...
-
« La seule raison légitime que puisse avoir une société pour user de la force contre un de ses membres est de l'empêcher de nuire aux autres»
«La seule raison légitime que puisse avoir une société pour user de la force contre un de ses membres est de l'empêcher de nuire aux autres» G Pour le philosophe britannique John Stuart Mill••, l'homme De la liberté (1859) est et doit être libre de faire ce qu'il veut tant qu'il ne nuit pas aux autres. Dans ce cas seulement, l'État et la société ont le droit d'agir par la force contre lui. Cette maxime définit le harm principle ou principe de «non-nuisance », au fondement de la réflexi...
-
KANT: le bonheur et l'imagination
« Le bonheur est un idéal, non de la raison, mais de l'imagination, fondé uniquement sur des principes empiriques. » KANT. Le philosophe allemand KANT a déjà rédigé son premier grand livre de métaphysique (ou plus exactement de critique de la métaphysique), « Critique de la raison pure » (1781), lorsqu’il entreprend une première approche de la morale avec les « Fondements de la métaphysique des mœurs » (1785) qui précéderont de trois ans son grand ouvrage sur la morale : « Critique de la r...
- David HUME
-
La religion sans la conscience morale n'est qu'un culte superstitieux.
UNIVERSITE DES LETTRES ET DES SCIENCES HUMAINES DE BAMAKO (ULSHB) FACULTÉ DES SCIENCES HUMAINES ET DES SCIENCES DE L’ÉDUCATION (FSHSE) D. E. R de PHILOSOPHIE Master de Recherche en Philosophie Spécialité 3 : Philosophie politique et morale et éthique appliquée Examen du cours MPh222 : Morale et Religion Professeur chargé du cours : Dr. Thérèse SAMAKÉ Fait par : Amadou MALÉ No : MAAM0309951400 Année universitaire 2020-2021
- Baruch SPINOZA
- Blaise PASCAL
-
NIETZSCHE: «Celui qui est saoul du
jeu et qui n'a point, par de nouveaux besoins, de raison de
travailler, celui-là est pris parfois du désir d'un troisième état,
qui serait au jeu ce que planer est à danser, ce que danser est à
marcher...
Par–delà l'opposition entre travail et loisir. « Celui qui est saoul du jeu et qui n'a point, par de nouveaux besoins, de raison de travailler, celui-là est pris parfois du désir d'un troisième état, qui serait au jeu ce que planer est à danser, ce que danser est à marcher...» Nietzsche, Humain trop humain (1878). • Si l'on considère le travail comme aliénant (c'est-à-dire qu'il soumet l'homme à autre chose que soi-même), on peut être tenté de penser que c'est dans le loisir que l'homme va pouvo...
-
-
LE DOGMATISME ET LA VÉRITÉ (Pascal)
LE DOGMATISME ET LA VÉRITÉ "Qui démêlera cet embrouillement ? La nature confond les pyrrhoniens, et la raison confond les dogmatiques." Pascal, Pensées, 1669. Pascal, dans Les Pensées, essaie de convaincre les libertins que la raison humaine a des limites et que la foi nous donne sous forme de mystères des réponses aux questions métaphysiques. Le pyrrhonisme est une forme de scepticisme qui affirme que la vérité est une illusion et que tout n'est qu'apparence. Mais à bon droit, Pascal fait remar...
- KANT
-
LEIBNIZ: une infinité d'univers possibles
PRESENTATION DES "ESSAIS DE THEODICEE" DE LEIBNIZ Cet ouvrage tardif et volumineux, écrit dans un style exotérique, contraste avec les courts traités très ramassés et techniques que sont le Discours de métaphysique ou la Monadologie. Il a pour objet la justice de Dieu. Le néologisme « théodicée » est formé à partir des deux mots grecs de Dieu et de justice. Leibniz (1646-1716) y reprend la question théologique lancinante de l'existence du mal dans le monde, qui semble une injure incompatibl...
-
HOBBES
Presque tous les hommes sont portés par le sentiment de leur propre faiblesse et par l'admiration... on a de son raisonnement auquel un petit mélange de crainte ne donne point de retenue. Problématique du texte: La faiblesse de l'homme engendre, chez ce dernier, la croyance en Dieu. Faiblesse du corps et de l'esprit doublée de la considération de l'immensité et des prodiges de la nature. Mais la crainte de l'invisible et de la nature des affections humaines conduisent à l'athéisme ou à la super...
-
LEIBNIZ: une vérité peut souffrir des objections invincibles
Pour moi, j'avoue que je ne saurais être du sentiment de ceux qui soutiennent qu'une vérité peut souffrir des objections invincibles ; car une objection est-elle autre chose qu'un argument dont la conclusion contredit à notre thèse ? Et un argument invincible n'est-il pas une démonstration ? Et comment peut-on connaître la certitude des démonstrations, qu'en examinant l'argument en détail, la forme et la matière, afin de voir si la forme est bonne, et puis si chaque prémisse est ou reconn...
-
DESCARTES: la passion nous fait croire certaines choses beaucoup meilleures et plus désirables qu'elles ne sont
Mais souvent la passion nous fait croire certaines choses beaucoup meilleures et plus désirables qu'elles ne sont; puis, quand nous avons pris bien de la peine à les acquérir, et perdu cependant l'occasion de posséder d'autres biens plus véritables, la jouissance 1 nous en fait connaître les défauts, et de là viennent les dédains, les regrets et les repentirs. C'est pourquoi le vrai office de la raison est d'examiner la juste valeur de tous les biens dont l'acquisition semble dépendre en que...
- Blaise PASCAL
-
Rousseau et le sujet
Le penchant de l’instinct est indéterminé. Un sexe est attiré vers l’autre, voilà le mouvement de la nature. Le choix, les préférences, l’attachement personnel sont l’ouvrage des lumières*, des préjugés, de l’habitude ; il faut du temps et des connaissances pour nous rendre capables d’amour, on n’aime qu’après avoir jugé, on ne préfère qu’après avoir comparé. Ces jugements se font sans qu’on s’en aperçoive, mais ils n’en sont pas moins réels. Le véritable amour, quoi qu’on en dise, sera toujours...
-
-
Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée. Descartes
Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée. Descartes Par cette phrase débute la première partie du Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences (1637) du philosophe français René Descartes (1596-1650). Ce que Descartes entend entreprendre dans son Discours de la méthode, il en donne le sens dans la première partie de son ouvrage. Comme il l'écrit, il s'agit pour lui de représenter sa vie « comme en un tableau afin que chacun en puisse...
-
Autrui est-il le seul objet de nos devoirs ?
Difficulté : ici, plusieurs notions du programme s e rencontrent. A ins i on trouve les notions de "devoir" et "autrui"' mais aussi précisons que la notion de "devoir" est également au carrefour entre les notions de droit et de morale. Je précise par ailleurs que s i nous avons des devoirs envers nous-mêmes ce sera sans doute alors l'occasion de convier la notion de "bonheur" (cf. la distinction eudémonisme et hédonisme). A vantage : sujet plus large plus libre' donc' que le second. Le devoir :...