873 résultats pour "verite"
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l'œuvre d'art nous met-elle en présence d'une vérité impossible à atteindre par d'autres voies ?
Problématique L'oeuvre d'art est l'expression concrète de l'artiste. A travers elle il exprime un message, un concept issu de sa subjectivité. C'est dans l'art que l'artiste trouve sa voie, le spectateur assiste alors dans sa contemplation à une image du beau, de la perfection platonicienne de l'idée. Cependant ce message que l'artiste transmet, ce message que le spectateur reçoit est il caractéristique de l'art lui même? La vérité dévoilée par cette expression purement humaine ne peut elle être...
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DESCARTES: ARITHMETIQUE ET GEOMETRIE
Par là on voit clairement pourquoi l'arithmétique et la géométrie sont beaucoup plus certaines que les autres sciences: c'est que seules elles traitent d'un objet assez pur et simple pour n'admettre absolument rien que l'expérience ait rendu incertain, et qu'elles consistent tout entières en une suite de conséquences déduites par raisonnement. Elles sont donc les plus faciles et les plus claires de toutes, et leur objet est tel que nous le désirons, puisque, sauf par inattention, il semble impos...
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Platon vs Glaucon: De l'origine de la justice
« Il vaut mieux subir l'injustice que de la commettre » Le tyran est non seulement impuissant, mais c'est aussi le plus malheureux des hommes. Contre l'opinion commune, pour qui l'homme qui fait tout ce qu'il désire ne peut être qu'heureux, Socrate va soutenir que commettre l'injustice, ce n'est pas seulement nuire à autrui, c'est se nuire à soi-même. Car il n'y a pas de pire mal que celui qu'on fait à son âme. Voilà pourquoi Socrate peut soutenir le paradoxe selon lequel « il vaut mieux subir l...
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Cicéron et les devoirs
Introduction : - Thème (ce dont il est question) : Il s'agit ici d'un extrait d'un texte de Cicéron dans lequel l'auteur mène à la fois une analyse morale et politique du comportement de comportement de l'homme juste envers autrui. - Problème (ce qui fait question) : Cicéron pose la question de savoir si le fait de se comporter conformément à des principes universels suffit à être juste, ou si au contraire, il ne faut pas en plus s'occuper d'autrui, surtout si il est en position de faiblesse. -...
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l'amour passionnel peut-il être un véritable amour ?
Etre amoureux c'es t élire une personne par rapport à toutes les autres. Q uand je s uis amoureux je considère l'autre comme un Bien, comme un A bsolu dont la seule présence me réjouit. Etre amoureux c'es t aus si être prêt à tout pour celle ou celui qu'on aime. L'amour est donc un sentiment qui s'apparente à une puissance qui nous pous se à agir, qui nous pous se à entreprendre mille actions pour celui qu'on aime. Le sens commun a tendanc e à c roire qu'un tel amour est de l'ordre de la passion...
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« La vérité de demain se nourrit de l'erreur d'hier... Les contradictions à surmonter sont le terreau de notre croissance. » Expliquez et commentez ce jugement de Saint-Exupéry, extrait de son livre : « Lettre à un Otage » ?
I — INTRODUCTION. Après avoir exprimé maintes idées, dans Vol de Nuit, Terre des Hommes, Citadelle, le Petit Prince, ses Carnets et, particulièrement Lettre à un Otage, Saint-Exupéry a constaté. que ce que l'on croit vrai à un moment donné peut devenir faux quand les circonstances ont changé. Aussi, ne s'étonne-t-on point qu'il écrive : « La vérité de demain se nourrit... le terreau de notre croissance. » II. — EXPLICATION COMMENTÉE. Le propos de Saint-Exupéry pose le problème du cheminement de...
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Aristote dit: L'homme est l'ami de l'homme. Hobbes a dit: L'homme est un loup pour l'homme. Lequel des deux philosophes s'est approché le plus de la vérité ?
Introduction C es deux thèses divergentes portent s ur l'essence de la nature humaine. L'une affirme la s ociabilité naturelle de l'homme qui cherche à s ympathiser avec ses semblables . L'autre, par la métaphore du loup, affirme l'inimitié naturelle qui règne entre les hommes et l'agress ivité latente ou explicite qui fait le cœur de leurs relations. Pour pouvoir c onnaître la thèse qui s'approcherait le plus de la vérité, il faudrait avoir accès à l'essence humaine. O r cette essence humaine q...
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Fiche Descartes Discours de la méthode
DISCOURS DE LA MÉTHODE – PARTIE 1 ET 2 Le refus de l’argument d’autorité 1. L'ancienneté d'un savoir n'est pas un gage de vérité Les maîtres de collège ne font que transmettre des dogmes sans même les remettre en question, imposant ainsi l'ancienneté d'un savoir comme la vérité. Pour Descartes, un savoir que l'on n'a pas éprouvé ni expérimenté soi-même n'est qu'ignorance ou préjugé : il fait tenir pour acquis quelque chose que l'on n'a pas réellement compris. Il n'y a de vraie connaissanc...
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FREUD
"Du point de vue de la science, comment ici ne pas critiquer, rejeter et démentir ? Il est inadmissible se prétendre que la science n’est que l’une des branches de l’activité psychique humaine et que la religion et la philosophie en sont d’autres, au moins aussi importantes, où la science n’a rien à voir. De cette façon, science, religion et philosophie auraient des droits égaux à la vérité et tout homme pourrait librement établir des convictions et placer sa foi. C’est là une opinion jugée extr...
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La méthode hypothético-déductible
La méthode hypothético-déductible : Il s’agit notamment de la démonstration (=raisonnement logique qui part de principes premiers (hypothèses) pour en déduire des conséquences et aboutir à ce qu’on appelle une conclusion). La démonstration doit nous montrer pourquoi son résultat est vrai Tous les Hommes sont mortels Or Socrate est un Homme Donc, Socrate est mortel Syllogisme démonstratif Cette démonstration montre qu’il y a bien une relation logique de causalité entre les idées...
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S. FREUD: la science est un domaine de l'activité intellectuelle humaine
"Il est inadmissible de dire que la science est un domaine de l'activité intellectuelle humaine, que la religion et la philosophie en sont d'autres, de valeur au moins égale, et que la science n'a pas à intervenir dans les deux autres, qu'elles ont toutes la même prétention à la vérité, et que chaque être humain est libre de choisir d'où il veut tirer ses convictions et où il veut placer sa foi. Une telle conception passe pour particulièrement distinguée, tolérante, compréhensive et libre de...
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David HUME
Tous les objets de la raison humaine ou de nos recherches peuvent se diviser en deux genres, à savoir les relations d'idées et les faits. Du premier genre sont les sciences de la géométrie, de l'algèbre et de l'arithmétique et, en bref, toute affirmation qui est intuitivement ou démonstrativement certaine. Le carré de l'hypoténuse est égal au carré des deux côtés, cette proposition exprime une relation entre ces figures. Trois fois cinq est égal à la moitié de trente exprime une relation entre c...
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David HUME
Tous les objets de la raison humaine ou de nos recherches peuvent se diviser en deux genres, à savoir les relations d'idées et les faits. Du premier genre sont les sciences de la géométrie, de l'algèbre et de l'arithmétique et, en bref, toute affirmation qui est intuitivement ou démonstrativement certaine. Le carré de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux côtés de l'angle droit, cette proposition exprime une relation entre ces figures. Trois fois cinq est égal à la moitié de trent...
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DESCARTES: l'arithmétique et la géométrie sont bien plus certaines que toutes les autres disciplines
De là se conclut avec évidence la raison pour laquelle l'arithmétique et la géométrie sont bien plus certaines que toutes les autres disciplines : c'est qu'elles seules traitent d'un objet si pur et si simple qu'elles n'admettent absolument rien que l'expérience ait rendu incertain, et qu'elles consistent tout entières à tirer des conséquences par voie de déduction rationnelle. Elles sont ainsi les plus faciles et les plus claires de toutes, et elles ont un objet tel que celui que nous exi...
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David HUME: Relation d'idées et relation de faits.
Tous les objets de la raison humaine ou de nos recherches peuvent se diviser en deux genres, à savoir les relations d'idées et les faits. Du premier genre sont les sciences de la géométrie, de l'algèbre et de l'arithmétique et, en bref, toute affirmation qui est intuitivement ou démonstrativement certaine. Le carré de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux côtés de l'angle droit, cette proposition exprime une relation entre ces figures. Trois fois cinq est égal à la moitié de trent...
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Baruch SPINOZA
Pour trouver la meilleure méthode de recherche de la vérité, nous n'aurons pas besoin d'une méthode par laquelle nous rechercherions cette méthode de recherche, et pour rechercher cette seconde méthode nous n'aurons pas besoin d'une troisième et ainsi de suite à l'infini ; car de cette façon nous ne parviendrons jamais à la connaissance de la vérité ni même à aucune connaissance. Il en est de cela tout de même que des instruments matériels, lesquels donneraient lieu à pareil raisonnement. Pour f...
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Blaise PASCAL
" Je ne puis faire mieux entendre la conduite qu'on doit garder pour les démonstrations convaincantes, qu'en expliquant celle que la géométrie observe. Mais il faut auparavant que je donne l' idée d' une méthode encore plus éminente et plus accomplie, mais où les hommes ne seraient jamais arrivés : car ce qui passe la géométrie nous surpasse ; et néanmoins il est nécessaire d'en dire quelque chose, quoiqu'il soit impossible de le pratiquer. Cette véritable méthode, qui formerait les démonstratio...
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Vous commenterez librement, à la lumière de votre expérience personnelle et de vos connaissances, cette réflexion d'un ancien : «Les ennemis ont leur utilité. Ils vous montrent vos défauts ; ils vous disent des vérités. Ce sont des maîtres que l'on ne pa
Vous commenterez librement, à la lumière de votre expérience personnelle et de vos connaissances, cette réflexion d'un ancien : «Les ennemis ont leur utilité. Ils vous montrent vos défauts ; ils vous disent des vérités. Ce sont des maîtres que l'on ne paie pas ». Introduction. Il est difficile de se connaître soi-même. Mais cette connaissance est peut-être encore plus difficile du point de vue moral que du point de vue psychologique. Nous avons en effet, souvent sans nous en rendre compte, des c...
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Aristote
Admettons donc que l'on doive voir la fin et attendre ce moment pour déclarer un homme heureux, non pas comme étant actuellement heureux, mais parce qu'il l'était dans un temps antérieur : comment n'y aurait-il pas une absurdité dans le fait que, au moment même où cet homme est heureux, on refusera de lui attribuer avec vérité ce qui lui appartient, sous prétexte que nous ne voulons pas appeler heureux les hommes qui sont encore vivants, en raison des caprices de la fortune et de ce que nous avo...
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MALEBRANCHE: deux fois deux font quatre
"Je vois, par exemple, que deux fois deux font quatre, et qu'il faut préférer son ami à son chien ; et je suis certain qu'il n'y a point d'homme au monde qui ne le puisse voir aussi bien que moi. Or je ne vois point ces vérités dans l'esprit des autres, comme les autres ne les voient point dans le mien. Il est donc nécessaire qu'il y ait une Raison universelle qui m'éclaire, et tout ce qu'il y a d'intelligences. Car si la raison que je consulte, n'était pas la même qui répond aux Chinois, il...
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Alain
"Nos idées, par exemple de mathématique, d'astronomie, de physique, sont vraies en deux sens. Elles sont vraies par le succès ; elles donnent puissance dans ce monde des apparences. Elles nous y font maîtres, soit dans l'art d'annoncer, soit dans l'art de modifier selon nos besoins ces redoutables ombres au milieu desquelles nous sommes jetés. Mais, si l'on a bien compris par quels chemins se fait le détour mathématique, il s'en faut de beaucoup que ce rapport à l'objet soit la règle suffisante...
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LEIBNIZ CONTRE DESCARTES.
a) Le mécanisme cartésien, doit selon Leibniz être dépassé : « la philosophie cartésienne est l'antichambre de la vérité et il est difficile de pénétrer bien avant sans avoir passé par là. Mais on se prive de la véritable connaissance des choses quand on s'y arrête ». Selon Descartes tout ce qui est intelligible dans la matière c'est l'étendue ; le changement dans l'étendue, c'est-à-dire le mouvement, est le seul objet de la physique. La physique est donc une science de l'étendue, elle se confon...
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Pourquoi suffit-il d'un tableau noir et d'une craie pour établir des vérités mathématiques, alors que le physicien a besoin d'oberserver et d'exp?rimenter ? (ou de la nature des vérités mathématiques et physiques)
INTRODUCTION. — Décrire brièvement une salle de cours de mathématiques et un laboratoire de physique : pourquoi cette différence ? Pourquoi suffit-il... ? I. À l'origine, les mathématiques ne se faisaient pas au tableau avec des lettres et des chiffres. C'étaient des sciences pratiques, opérant directement sur les choses, recourant, comme la physique moderne, à l'observation et à l'expérimentation. C'est seulement lorsque, réfléchissant sur les données de l'observation et de l'expérience, l'homm...
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Michel Foucault
Michel Foucault Si, comme le disait Gilles Deleuze, " un grand philosophe est celui qui crée de nouveaux concepts ", alors Michel Foucault est indéniablement l'un des " grands philosophes " contemporains. Ou peut-être le serait-il à son corps défendant, puisqu'il n'a cessé de critiquer l'idée qu'on puisse lire une " oeuvre " comme un corpus, sorte de totalité fermée qui trouverait en la personne fictive ou réelle de son " auteur " tant un propriétaire que la clef de toute interprétation possible...
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Rousseau: La nature comme maître
Les enfants, grands imitateurs, essayent de tout dessiner : je voudrais que le mien cultivât cet art, non précisément pour l'art même, mais pour se rendre l'œil juste et la main flexible ; et, en général, il importe fort peu qu'il sache tel ou tel exercice, pourvu qu'il acquière la perspicacité du sens et la bonne habitude du corps qu'on gagne par cet exercice. Je me garderai donc bien de lui donner un maître à dessiner, qui ne lui donnerait à imiter que des imitations, et ne le ferait dessiner...
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Bergson: La religion renforce et discipline et l'ordre
BERGSON : LA RELIGION RENFORCE ET DISCIPLINE Selon Bergson, il faut distinguer la religion dynamique (qui tire son principe de l'élan vital et s'achève dans le mysticisme où l'homme prolonge l'action divine et se confond avec elle) et la religion statique qui a une fonction essentiellement sociale et pratique, celle de protéger la vie contre « le pouvoir dissolvant de l'intelligence », en constituant une « assurance » contre la désorganisation sociale et contre la dépression morale devant...
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Platon: la science est-elle la sensation ?
N'arrive-t-il pas quelquefois qu'exposés au même vent, l'un de nous a froid, et l'autre, non ; celui-ci légèrement, celui-là violemment ? En ce cas, que dirons-nous qu'est le vent pris en lui-même, froid ou non froid ? Ou bien en croirons-nous Protagoras et dirons-nous qu'il est froid pour celui qui a froid, et qu'il n'est pas froid pour celui qui n'a pas froid ? [Mais dans ce cas,] il n'y a rien qu'on puisse dénommer ou qualifier de quelque manière avec justesse. Si tu désignes une chose c...
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MALEBRANCHE, FOSSOYEUR DU CARTÉSIANISME
MALEBRANCHE, FOSSOYEUR DU CARTÉSIANISME ? Tous les ordres religieux enseignants ne sont pas également sensibles aux nouveautés philosophiques. Si les jésuites restent largement fidèles à la scolastique quitte à être sèchement rappelés à l'ordre par leur congrégation, comme le montre l'exemple de Rodolphe Du Tertre (1677-1762), un temps attiré par la philosophie de Malebranche, d'autres congrégations sont sensibles au cartésianisme et participent clairement à sa diffusion. C'est notam...
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Nietzsche: Une critique généalogique de la morale et de la métaphysique
Nietzsche combat l'esprit réactif de la morale et de la religion et opère un renversement des valeurs traditionnelles. Ruinant la conception métaphysique de la vérité, il exalte la vie dans sa puissance d'affirmation, dans sa volonté de puissance. Zarathoustra est l'image d'un homme nouveau, le surhomme. La critique de la métaphysique □ Nietzsche est un philosophe du soupçon. Que la réalité des choses se situe au-delà des apparences et que la vérité se définisse relativement à cette réalité qui...
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Il n'y a pas de vérités premières: il n'y a que des erreurs premières (Bachelard). Qu'en pensez-vous ?
« Il n'y a pas de vérités premières : il n'y a que des erJieUrs premières », a dit M. Ba,chela'rd. Qu',en pensez-vous ? Martin Heidegger, dans l'un de ses cours inédits, mais néanmoins célèbres, proclame la crise des fondements dans les sciences contemporaines. Après la fausse alerte du début de ce siècle, où une époque scientiste sentait brusquement que tout sombrait dans les découvertes les plus contradictoires et apparemment les plus folles, et où l'on n'hésita point à parler d'une faillite...
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DESCARTES: une figure triangulaire tracée sur le papier
Lorsque nous avons la première fois aperçu en notre enfance une figure triangulaire tracée sur le papier, cette figure n'a pu nous apprendre comme il fallait concevoir le triangle géométrique, parce qu'elle ne le représentait pas mieux qu'un mauvais crayon une image parfaite. Mais, d'autant que l'idée véritable du triangle était déjà en nous, et que notre esprit la pouvait plus aisément concevoir que la figure moins simple ou plus composée d'un triangle peint, de là vient qu'ayant vu cette...
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Blaise Pascal: Les critères du juste
sont-ils relatifs ?
PRESENTATION DES "PENSEES" DE PASCAL Pascal (1623-1662) rédige les Pensées durant les dernières années de sa vie ; il collectionne sur de petits papiers les éléments d'une oeuvre à visée apologétique. Le texte sera publié une première fois de manière posthume par ses proches de l'abbaye de Port Royal, foyer de la pensée janséniste, et ne cessera d'être remanié par des éditions successives (nous choisissons ici le classement établi par Lafuma). L'oeuvre est originale tant par les aléas éditoriaux...
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Blaise PASCAL
PRESENTATION DES "PENSEES" DE PASCAL Pascal (1623-1662) rédige les Pensées durant les dernières années de sa vie ; il collectionne sur de petits papiers les éléments d'une oeuvre à visée apologétique. Le texte sera publié une première fois de manière posthume par ses proches de l'abbaye de Port Royal, foyer de la pensée janséniste, et ne cessera d'être remanié par des éditions successives (nous choisissons ici le classement établi par Lafuma). L'oeuvre est originale tant par les aléas éditoriaux...
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PLATON: De la nécessaire obéissance aux lois
Texte Les hommes doivent nécessairement établir des lois et vivre selon des lois, sous peine de ne différer en aucun point des bêtes les plus totalement sauvages. La raison en est qu'aucune nature d'homme ne naît assez douée pour à la fois savoir ce qui est le plus profitable à la vie humaine en cité et, le sachant, pouvoir toujours et vouloir toujours faire ce qui est le meilleur.// La première vérité difficile à connaître est, en effet, que l'art politique véritable ne doit pas se soucier du b...
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Bergson: Qu'est-ce qu'un jugement vrai ?
"Qu'est-ce qu'un jugement vrai? Nous appelons vraie l'affirmation qui concorde avec la réalité. Mais en quoi peut consister cette concordance? Nous aimons à y voir quelque chose comme la ressemblance du portrait au modèle : l'affirmation vraie serait celle qui copierait la réalité. Réfléchissons-y cependant : nous verrons que c'est seulement dans des cas rares, exceptionnels, que cette définition du vrai trouve son application. Ce qui est réel, c'est tel ou tel fait déterminé s'accomplissant...
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Baruch SPINOZA
VOCABULAIRE SPINOZISTE Nécessité: lien logique entre deux essences ou entre une essence et son existence, lorsque l’une ne peut être rationnellement conçue sans l’autre. Le déploiement existentiel des conséquences nécessaires est le déterminisme. Les lois de la Nature découlent nécessairement de l’essence de la substance. Vérité: c e n’est pas seulement l’accord de l’idée et de son objet extérieur: c’est aussi et surtout l’accord de cette idée avec elle-même, et l’évidence intérieure et immédiat...
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DESCARTES: une figure triangulaire
[...] Lorsque nous avons la première fois aperçu en notre enfance une figure triangulaire tracée sur le papier, cette figure n'a pu nous apprendre comme il fallait concevoir le triangle géométrique, parce qu'elle ne le représentait pas mieux qu'un mauvais crayon une image parfaite. Mais, d'autant que l'idée véritable du triangle était déjà en nous, et que notre esprit la pouvait plus aisément concevoir que la figure moins simple ou plus composée d'un triangle peint, de là vient qu'ayant vu ce...
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Affirme-t-on sa liberté en refusant d'admettre une vérité évidente ?
Affirmer, c'est dire oui. Refuser, c'est dire non. Je dis oui à ma liberté en disant non à une évidence. Est-ce une marque de ma liberté que de nier l'évidence ? Ou encore, la liberté est-ce l'absence de contraintes ? – Descartes, dans ce texte, nous a démontré les deux sens de la liberté d'indifférence qui met en jeu notre volonté infinie. Dans l'absolu, nous pouvons nier une vérité évidente. Mais quel est le sens de ce refus ? – Être libre, est-ce faire ce qu'il me plaît, jusqu'à refuser 4 x 2...
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Les passions nous éloignent-elles de la vérité ?
PREMIERE CORRECTION Si la passion est volontiers exaltée — de Tristan et Yseult au surréalisme — par la tradition littéraire et poétique, elle est en général considérée avec suspicion par la philosophie — et ce depuis Platon lui-même. Faut-il admettre que cette méfiance est justifiée parce que la passion éloigne sa « victime » de la réalité? Ne peut-on au contraire soutenir qu'elle est l'attitude qui donne à cette même « réalité » sa véritable saveur? On peut ramener les reproches faits à la pas...
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Explication de texte Malebranche - Corrigé de l'explication de texte de Malebranche.
Demande d'échange de corrigé de Basilo Bertrand ([email protected]). \Sujet déposé : Explication de texte Malebranche - Corrigé de l'explication de texte de Malebranche. Comment est-il possible que l'homme ait en lui-même la faculté de distinguer le vrai du faux et la capacité de se diriger par lui-même dans la recherche de la vérité, et qu'on le voit pourtant s'en remettre à l'autorité du jugement d'un autre pour savoir ce qu'il doit penser ? Et plus encore : préférer même se défaire de...
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- « Il est assez difficile de comprendre comment il se peut faire que des gens qui ont de l'esprit aiment mieux se servir de l'esprit des autres dans la recherche de la vérité que de celui que Dieu leur a donné. » MALEBRANCHE, De la recherche de la vérité,
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Bergson: La religion renforce et discipline
BERGSON : LA RELIGION RENFORCE ET DISCIPLINE Selon Bergson, il faut distinguer la religion dynamique (qui tire son principe de l'élan vital et s'achève dans le mysticisme où l'homme prolonge l'action divine et se confond avec elle) et la religion statique qui a une fonction essentiellement sociale et pratique, celle de protéger la vie contre « le pouvoir dissolvant de l'intelligence », en constituant une « assurance » contre la désorganisation sociale et contre la dépression morale devant la mor...
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l'évident est-il indubitable ?
La certitude est-elle un critère de vérité ? De quoi peut-on parler lorsqu'on parle de « certitude » ? Cf article certitude du Vocabulaire technique et critique de la philosophie de Lalande. A. « État de l'esprit à l'égard d'un jugement qu'il tient pour vrai sans aucun mélange de doute. » Cet état peut concerner soit un jugement tenu pour évident • par lui-même, soit un jugement démontré ou jugé tel. La certitude est appelée dans le premier cas immédiate ou intui tive; dans le second cas, médi...
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Hegel et la liberté
Thème 3957 Hegel et la liberté On dit volontiers : mon vouloir a été déterminé par ces mobiles, circonstances, excitations et impulsions. La formule implique d'emblée que je me sois ici comporté de façon passive. Mais, en vérité, mon comportement n'a pas été seulement passif ; il a été actif aussi, et de façon essentielle, car c'est mon vouloir qui a assumé telles circonstances à titre de mobiles, qui les fait valoir comme mobiles. Il n'est ici aucune place pour la relation de causalité. Les cir...
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Bergson
Qu'est-ce qu'un jugement vrai ? Nous appelons vraie l'affirmation qui concorde avec la réalité. Mais en quoi peut consister cette concordance ? Nous aimons à y voir quelque chose comme la ressemblance du portrait au modèle : l'affirmation vraie serait celle qui copierait la réalité. Réfléchissons-y cependant : nous verrons que c'est seulement dans des cas rares, exceptionnels, que cette définition du vrai trouve son application. Ce qui est réel, c'est tel ou tel fait déterminé s'accomplissant en...
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Montaigne
Texte à commenter : « Or je trouve [...] qu'il n'y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu'on m'en a rapporté, sinon que chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ; comme de vrai il semble que nous n'avons autre mire de la vérité et de la raison que l'exemple et idée des opinions et usances du pays ou nous sommes. Là est toujours la parfaite religion, la parfaite police, le parfait et accompli usage de toutes choses. Ils sont sauvages, de même que nous appelions sau...
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KANT
"Être bienfaisant, quand on le peut, est un devoir, et de plus il y a de certaines âmes si portées à la sympathie, que même sans un autre motif de vanité ou d'intérêt elles éprouvent une satisfaction intime à répandre la joie autour d'elles et qu'elles peuvent jouir du contentement d'autrui en tant qu’il est leur oeuvre. Mais je prétends que dans ce cas une telle action, si conforme au devoir, si aimable qu’elle soit, n'a pas cependant de valeur morale véritable, qu'elle va de pair avec d'autres...
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Blaise PASCAL
"Toutes les fois que, pour trouver la cause de plusieurs phénomènes connus, on pose une hypothèse, cette hypothèse peut être de trois sortes. Car quelquefois on conclut un absurde manifeste de sa négation, et alors l'hypothèse est véritable et constante ; ou bien on conclut un absurde manifeste de son affirmation, et alors l'hypothèse est tenue pour fausse ; et lorsqu'on n'a pu encore tirer d'absurde, ni de sa négation, ni de son affirmation, l'hypothèse demeure douteuse ; de sorte que, pour fai...
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Montaigne
Texte à commenter : « Or je trouve [...] qu'il n'y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu'on m'en a rapporté, sinon que chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ; comme de vrai il semble que nous n'avons autre mire de la vérité et de la raison que l'exemple et idée des opinions et usances du pays ou nous sommes. Là est toujours la parfaite religion, la parfaite police, le parfait et accompli usage de toutes choses. Ils sont sauvages, de même que nous appelions sau...
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DESCARTES: Les hommes sont les proies d'une si aveugle curiosité
Les hommes sont les proies d'une si aveugle curiosité qu'ils conduisent souvent leur esprit par des chemins inconnus, et sans aucune raison d'espérer, mais seulement pour courir leur chance d'y trouver par hasard ce qu'ils cherchent ; comme quelqu'un qui brûlerait d'un désir si brutal de découvrir un trésor, qu'il ne cesserait de courir les rues ça et là, cherchant si par hasard il n'en trouverait pas un qu'un voyageur aurait perdu. C'est ainsi que travaillent presque tous les chimistes, l...