719 résultats pour "chose"
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Aristote
"Celui qui par nature ne s'appartient pas mais qui est l'homme d'un autre, celui-là est esclave par nature ; et est l'homme d'un autre celui qui, tout en étant un homme, est un bien acquis, et un bien acquis c'est un instrument en vue de l'action et séparé de celui qui s'en sert. Il faut examiner s'il existe ou non quelqu'un qui soit ainsi par nature, s'il est meilleur et juste pour quelqu'un d'être esclave, ou si cela ne l'est pas, tout esclavage étant contre nature. Or (le problème) n'est pas...
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KANT
"On peut ramener toutes les religions à deux : celle qui recherche des faveurs (religion de simple culte) et la religion morale, c'est-à-dire de la bonne conduite. D'après la première, l'homme se flatte que Dieu peut bien le rendre éternellement heureux sans qu'il ait à vrai dire besoin de devenir meilleur (par la rémission des péchés); ou encore, si cela ne lui semble pas possible, il se flatte que Dieu peut bien le rendre meilleur sans qu'il ait autre chose à faire qu'à l'en prier; ce qui, en...
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DESCARTES: ce serait être imprudent que de vouloir persuader la joie à une personne
Je sais bien que ce serait être imprudent que de vouloir persuader la joie à une personne, à qui la fortune envoie tous les jours de nouveaux sujets de déplaisir, et je ne suis point de ces philosophes cruels, qui veulent que leur sage soit insensible. Mais il me semble que la différence qui est entre les plus grandes âmes et celles qui sont basses et vulgaires, consiste, principalement, en ce que les âmes vulgaires se laissent aller à leurs passions, et ne sont heureuses ou malheureuses,...
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L'erreur peut-elle contribuer à la découverte de la vérité ?
La vérité n'est pas la réalité ; la réalité est objective, indépendante du sujet qui la pense ; la vérité est un discours particulier qui implique nécessairement un jugement. Or un jugement s'élabore et par là même, nous pouvons parler d'une élaboration de la vérité, c'est-à-dire que la vérité suppose une réflexion, un travail, une recherche. Or s'il y a un travail à fournir, une recherche à faire, cela signifie que la vérité ne s'impose pas, ce qui veut dire que le risque de faire des erreurs e...
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KANT: les enfants, l'éducation et le travail
Il est de la plus grande importance d'apprendre aux enfants à travailler. L'homme est le seul animal qui soit voué au travail. Il lui faut d'abord beaucoup de préparation pour en venir à jouir de ce qui est nécessaire à sa conservation. La question de savoir si le Ciel ne se serait pas montré beaucoup plus bienveillant à notre égard, en nous offrant toutes choses déjà préparées, de telle sorte que nous n'aurions pas besoin de travailler, cette question doit certainement être résolue négati...
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Blaise PASCAL: Le divertissement
PRESENTATION DES "PENSEES" DE PASCAL Pascal (1623-1662) rédige les Pensées durant les dernières années de sa vie ; il collectionne sur de petits papiers les éléments d'une oeuvre à visée apologétique. Le texte sera publié une première fois de manière posthume par ses proches de l'abbaye de Port Royal, foyer de la pensée janséniste, et ne cessera d'être remanié par des éditions successives (nous choisissons ici le classement établi par Lafuma). L'oeuvre est originale tant par les aléas édito...
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Blaise PASCAL
PRESENTATION DES "PENSEES" DE PASCAL Pascal (1623-1662) rédige les Pensées durant les dernières années de sa vie ; il collectionne sur de petits papiers les éléments d'une oeuvre à visée apologétique. Le texte sera publié une première fois de manière posthume par ses proches de l'abbaye de Port Royal, foyer de la pensée janséniste, et ne cessera d'être remanié par des éditions successives (nous choisissons ici le classement établi par Lafuma). L'oeuvre est originale tant par les aléas éditoriaux...
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KANT: triangle et géométrie
Le premier qui démontra le triangle isocèle (qu'il s'appelât Thalès ou comme l'on voudra) eut une grande lumière; car il trouva qu'il ne devait pas suivre à la trace ce qu'il voyait dans la figure, ni s'attacher au simple concept de cette figure comme si cela devait lui en apprendre les propriétés, mais qu'il lui fallait réaliser cette figure, au moyen de ce qu'il y pensait et s'y représentait lui-même a priori par concepts (c'est-à-dire par construction), et que, pour connaître sûrement qu...
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KANT
« Il est un jugement que l'entendement le plus commun lui-même ne peut s'empêcher de porter, lorsqu'il réfléchit sur l'existence des choses dans le monde et sur l'existence du monde lui-même : c'est que toutes les diverses créatures, [...] existeraient en vain, s'il n'y avait pas des hommes (des êtres raisonnables en général) ; c'est-à-dire que sans les hommes la création tout entière serait un simple désert inutile et sans but final. Mais ce n'est pas non plus par rapport à la faculté de connaî...
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Bergson, l'âme et le corps (1912), in l'Energie spirituelle
Chacun de nous est un corps, soumis aux mêmes lois que toutes les autres portions de matière. Si on le pousse, il avance ; si on le tire, il recule ; si on le soulève et qu'on l'abandonne, il retombe. Mais, à coté de ces mouvements qui sont provoqués mécaniquement par une cause extérieur, il en est d'autres qui semblent venir du dedans et qui tranchent sur les précédents par leur caractère imprévu : on les appellent « volontaires ». Quelle en est la cause ? C'est ce que chacun de nous désigne pa...
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Baruch SPINOZA
Pour montrer [...] que la Nature n'a aucune fin à elle prescrite et que toutes les causes finales ne sont rien que des fictions des hommes, il ne sera pas besoin de longs discours. Je crois en effet l'avoir déjà suffisamment établi [...] par tout ce que j'ai dit qui prouve que tout dans la nature se produit avec une nécessité éternelle et une perfection suprême. J'ajouterai cependant ceci : que cette doctrine finaliste renverse totalement la Nature. Car elle considère comme effet ce qui, en réal...
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HOBBES
Personne n'est obligé par ses conventions, quelles qu'elles soient, à ne pas résister à celui qui lui apporte la mort, des blessures ou un autre dommage corporel. Car il existe pour n'importe quel homme un certain degré extrême de crainte qui lui fait appréhender le mal apporté comme le plus grand, à ce point que, par nécessité naturelle, il fait tout ce qu'il peut pour le fuir, et que l'on suppose qu'il ne peut agir autrement. Quand il est parvenu à un tel degré de crainte, on ne doit attendre...
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Aristote
L'association composée de plusieurs bourgades forme dès lors une cité parfaite, possédant tous les moyens de se suffire à elle-même et ayant atteint, pour ainsi dire, le but ; née en quelque sorte du besoin de vivre, elle existe pour vivre heureuse. C'est pourquoi toute cité est dans la nature, puisque c'est la nature qui a formé les premières associations, car la nature est la vraie fin de toutes choses. Ainsi nous disons des différents êtres, par exemple, d'un homme, d'un cheval, d'une famille...
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DESCARTES: ARITHMETIQUE ET GEOMETRIE
Par là on voit clairement pourquoi l'arithmétique et la géométrie sont beaucoup plus certaines que les autres sciences: c'est que seules elles traitent d'un objet assez pur et simple pour n'admettre absolument rien que l'expérience ait rendu incertain, et qu'elles consistent tout entières en une suite de conséquences déduites par raisonnement. Elles sont donc les plus faciles et les plus claires de toutes, et leur objet est tel que nous le désirons, puisque, sauf par inattention, il semble impos...
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Bergson: attention, passé, présent et durée.
Thème 3971 Notre conscience nous dit que, lorsque nous parlons de notre présent, c'est à un certain intervalle de durée que nous pensons. Quelle durée ? Impossible de la fixer exactement ; c'est quelque chose d'assez flottant. Mon présent, en ce moment, est la phrase que je suis occupé à prononcer Mais il en est ainsi parce qu'il me plaît de limiter à ma phrase le champ de mon attention. Cette attention est chose qui peut s'allonger et se raccourcir, comme l'intervalle entre les deux pointes d'u...
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Alors que la plupart des moralistes recommandent à l'homme de limiter ses besoins, économistes et sociologues s'accordent assez communément pour voir, dans la multiplication des besoins, le signe d'une civilisation plus avancée. S'agit-il là, à votre avi
Alors que la plupart des moralistes recommandent à l'homme de limiter ses besoins, économistes et sociologues s'accordent assez communément pour voir, dans la multiplication des besoins, le signe d'une civilisation plus avancée. S'agit-il là, à votre avis, d'un irréductible conflit entre deux conceptions de l'homme ? Introduction. — Nous sommes les témoins, et les victimes, de mouvements revendicatifs dont l'arme essentielle est la grève. Or que demandent généralement ces grévistes ? Une augment...
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LE DESIR (cours de philosophie)
Le désir est le propre de l'homme et la marque de sa finitude : l'animal n'a que des besoins, aisément satisfaits ; un être parfait n'aurait rien à désirer ; l'homme tend toujours vers quelque chose qu'il ressent comme un manque (cf. Pradines: «L'amour est cette force qui nous pousse hors de nous vers nous »). On peut donc rattacher le désir, en un sens large, aux différentes tendances de l'homme que nous définirons en nous inspirant de Platon. I. LES TENDANCES DE LA NATURE HUMAINE - A - Le...
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Platon
PRESENTATION DU "MENON" DE PLATON Le dialogue du Ménon met en scène Socrate, Ménon, qui se réclame du Sophiste Gorgias, un esclave et Anytos, qui, historiquement, fut l'un de ceux qui condamna Socrate à mort. On a ainsi un affrontement entre la philosophie, la sophistique vénale et versatile, et la puissance politique autour de la question centrale : la vertu s'enseigne-t-elle ? L'aporie du dialogue tendrait à montrer l'impuissance de la philosophie face aux arrogances du pouvoir. Mais la figure...
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Platon
PRESENTATION DU "MENON" DE PLATON Le dialogue du Ménon met en scène Socrate, Ménon, qui se réclame du Sophiste Gorgias, un esclave et Anytos, qui, historiquement, fut l'un de ceux qui condamna Socrate à mort. On a ainsi un affrontement entre la philosophie, la sophistique vénale et versatile, et la puissance politique autour de la question centrale : la vertu s'enseigne-t-elle ? L'aporie du dialogue tendrait à montrer l'impuissance de la philosophie face aux arrogances du pouvoir. Mais la figure...
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Fiche Descartes Discours de la méthode
DISCOURS DE LA MÉTHODE – PARTIE 1 ET 2 Le refus de l’argument d’autorité 1. L'ancienneté d'un savoir n'est pas un gage de vérité Les maîtres de collège ne font que transmettre des dogmes sans même les remettre en question, imposant ainsi l'ancienneté d'un savoir comme la vérité. Pour Descartes, un savoir que l'on n'a pas éprouvé ni expérimenté soi-même n'est qu'ignorance ou préjugé : il fait tenir pour acquis quelque chose que l'on n'a pas réellement compris. Il n'y a de vraie connaissanc...
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Blaise PASCAL: La nature trompeuse de l'imagination.
PRESENTATION DES "PENSEES" DE PASCAL Pascal (1623-1662) rédige les Pensées durant les dernières années de sa vie ; il collectionne sur de petits papiers les éléments d'une oeuvre à visée apologétique. Le texte sera publié une première fois de manière posthume par ses proches de l'abbaye de Port Royal, foyer de la pensée janséniste, et ne cessera d'être remanié par des éditions successives (nous choisissons ici le classement établi par Lafuma). L'oeuvre est originale tant par les aléas éditoriaux...
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Hume: Le beau peut-il être utile ?
HUME: Notre sens de la beauté dépend énormément de ce principe ; quand un objet a une tendance à causer du plaisir à son possesseur, on le regarde toujours comme beau : comme tout objet qui a tendance à produire de la douleur, est désagréable et laid. Ainsi la convenance d'une maison, la fertilité d'un champ, la force d'un cheval, la capacité, la sécurité et la rapidité de navigation d'un vaisseau forment la principale beauté de ces différents objets. Ici l'objet, qu'on appelle beau, plaît...
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Explication du texte de Kant Réflexion sur l'éducation : Comment faut-il éduquer un enfant pour qu'il devienne autonome ?
Explication du texte de Kant Réflexion sur l'éducation : Comment faut-il éduquer un enfant pour qu'il devienne autonome ? [le problème] ? Kant montre ici la difficulté de la tâche, dans la mesure où il faut à la fois le détacher de ses penchants naturels, donc l'habituer à obéir, et le rendre capable de juger et de décider par lui-même, faute de quoi l'éducation ne serait qu'un conditionnement. Un des plus grands problèmes de l'éducation est le suivant : comment unir la soumission sous une contr...
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Platon: L'État doit-il se conformer au droit ?
D'un côté, la société semble subie : les règles et coutumes sont léguées par la tradition, les sociétés antérieures, que nous n'avons pas choisies. D'un autre côté, elle résulte de l'action humaine, elle est instituée : les lois qui organisent les affaires humaines proviennent de la décision des hommes, ce qui implique qu'ils agissent librement dans la société. Bien entendu, ce second caractère sera d'autant plus effectif que le citoyen possède la possibilité de participer au processus de décisi...
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Heidegger: L'analyse du « on meurt»
En tant que projet, l'existence humaine est sur le mode de l'attente et de l'anticipation de soi comme possible. La possibilité la plus ultime de notre existence est notre propre mort. Orienté vers l'avenir par son mode d'être comme projet, le Dasein anticipe comme horizon de son attente sa propre fin. Il se rapporte alors à quelque chose qui n'est pas et qui ne sera jamais pour lui : son propre néant. C'est dans l'angoisse que se révèle le caractère abyssal d'une telle pensée. L'anticipatio...
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Bergson et l'intelligence
"L'intelligence humaine se sent chez elle tant qu'on la laisse parmi les objets inertes, plus spécialement parmi les solides, où notre action trouve son point d'appui et notre industrie ses instruments de travail, [...] Nos concepts ont été formés à l'image des solides, [...] ; notre logique est surtout la logique des solides [...] ; par là même, notre intelligence triomphe dans la géométrie, où se révèle la parenté de la pensée logique avec la matière inerte, et où l'intelligence n'a qu'à suivr...
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L'Assommoir - Gueule d'Or - extrait du chapitre VI
L'Assommoir - Gueule d'Or - extrait du chapitre VI Et Gervaise, en face de la Gueule-d'Or, regardait avec un sourire attendri. Mon Dieu ! que les hommes étaient donc bêtes ! Est-ce que ces deux-là ne tapaient pas sur leurs boulons pour lui faire la cour ! Oh ! elle comprenait bien, ils se la disputaient à coups de marteau, ils étaient comme deux grands coqs rouges qui font les gaillards devant une petite poule blanche. Faut-il avoir des inventions, n'est-ce pas ? Le coeur a tout de même, parfois...
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Blaise PASCAL: le pari
PRESENTATION DES "PENSEES" DE PASCAL Pascal (1623-1662) rédige les Pensées durant les dernières années de sa vie ; il collectionne sur de petits papiers les éléments d'une oeuvre à visée apologétique. Le texte sera publié une première fois de manière posthume par ses proches de l'abbaye de Port Royal, foyer de la pensée janséniste, et ne cessera d'être remanié par des éditions successives (nous choisissons ici le classement établi par Lafuma). L'oeuvre est originale tant par les aléas édito...
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Les romantiques voyaient dans l'affectivité le facteur essentiel du travail créateur. Pourtant, Diderot nous dit : « Les grands poètes, les grands acteurs, et peut-être en général tous les grands imitateurs de la nature sont les êtres les moins sensibles
Les romantiques voyaient dans l'affectivité le facteur essentiel du travail créateur. Pourtant, Diderot nous dit : « Les grands poètes, les grands acteurs, et peut-être en général tous les grands imitateurs de la nature sont les êtres les moins sensibles. » Que pensez-vous de cette opposition ? CONSEILS PRELIMINAIRES 1. Le sujet exige une certaine culture, une connaissance assez approfondie des théories esthétiques du XVIIIe et du XIXe siècles, connaissance qui d'ailleurs ne dépasse pas les poss...
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Hobbes: Hors de l'état civil
Texte de Hobbes : Dès le début du XV Ième siècle, une crise religieuse entraîne la remise en question de la légitimité du pouvoir et de l'organisation de la société. C e qui est remis en cause c'est bien l'obéissance qui vient d'une perte de valeur. C'est pourquoi des penseurs comme Hobbes, Spinoza, Rousseau se sont efforcés de construire une théorie rationnelle de l'état. Il s'agit dans ce texte de montrer que la société civile est la meilleure solution, qu'elle apporte paix et bonheur. C ommen...
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Ce qui est naturel est il mauvais ?
Introduction La publicité utilise le naturel comme un argument destiné à nous faire préférer tel produit à tel autre. Cette tendance exploite évidemment les craintes et les rejets suscités par des formes d'industrialisation massive. Nous sommes induits à croire que la nature est synonyme d'harmonie et d'absence de dangers pour nos organismes. Or, s'il est vrai que certaines maladies sont dues à la pollution, il ne faut pas oublier que nos ancêtres mouraient bien plus jeunes. De même, être nature...
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Comment préserver les hommes des nuisances possibles de leurs savoirs ?
Analyse du sujet - - - Le sujet met en relation deux éléments (nuisance et savoir). Il nous engage à réfléchir sur cette relation en envisageant une méthode ou un moyen de la maîtriser. Le présupposé est ici qu'un savoir est une nuisance possible. Une nuisance : quelque chose qui peut nuire. Soit à l'existence de l'homme : il est alors question du développement technique du va de pair avec le développement de la science. Soit à son essence : la question est alors morale. Les savoirs humains p...
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Sartre et autrui
Introduction : - Thème (ce dont il est question) : Il s'agit ici de mon rapport à autrui, de la manière je le saisi, et dont il me saisit. - Problème (ce qui fait question) : Sartre pose la question de savoir si autrui peut complètement me saisir, de quelle manière, et renverse symétriquement la proposition. Il demande si je peux saisir autrui et de quelle manière. Autrement dit, comment je transforme autrui, et comment autrui me transforme par le regard ? - Thèse (proposition philosophi...
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Sujet : « C'est plus fort que moi... » Que signifie cette formule ?
Sujet : « C'est plus fort que moi… » Que signifie cette formule ? Qui n'a jamais dit « je n'ai pas fait exprès, c'était plus fort que moi ! » ? L'expression retentit comme une formule récurrente, une excuse. Peut-être voulons nous nous cacher derrière une sorte de d'excuse pour braver la honte du geste. Mais peut-être est-ce seulement « plus fort que moi ». En effet, « plus fort » signifie déjà une sorte de limite indépassable, une puissance trop immense pour être surpassée et contrôlée. Notre d...
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LES MOTS PEUVENT-ILS RENDRE COMPTE DE LA NATURE DES CHOSES ?
Problématique: Nous pensons à l'aide de concepts que nous exprimons par des mots. Le risque est de confondre les mots et les choses: il ne suffit pas de désigner un objet pour que notre représentation soit correcte. Il y a ici un risque d'illusion qu'une démarche méthodique doit dépasser. Traitement: LE CONCEPT ET LES PHÉNOMÈNES "Ce n'est qu'après un examen approfondi des phénomènes considérés que l'on peut saisir plus précisément les concepts scientifiques fondamentaux, et les modifier progres...
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L'action politique peut-elle être autre chose que la recherche du moindre mal ?
PREMIERE CORRECTION: Problématique L'activité politique est un ensemble d'agissements par lequel l'homme entend organiser la société. C'est en influant sur le monde que l'individu pose sa marque et extériorise son être en projetant sa vision de l'humanité et de son organisation de la collectivité. On considère que l'homme agit constamment dans le but de s'améliorer et d'améliorer son monde. L'homme ne peut normalement pas agir à l'encontre de son bien être. Ainsi peut on considérer que tout acte...
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Peut-on dire que "tout travail travaille à faire un homme en même temps qu'une chose" ?
ANALYSE DU SUJET • L'énoncé demande de mettre en évidence la double fonction du travail. Nous avons à nous interroger sur la première partie de l'énoncé : « tout travail travaille à faire un homme. » • Que devons-nous entendre ici par « faire un homme ». • Le travail est de part en part une activité naturelle : « L'ouvrier ne peut rien créer sans la nature, sans le monde extérieur sensible. Elle est la matière dans laquelle son travail se réalise, au sein de laquelle il s'exerce, à partir de laq...
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l'action pratique peut-elle etre autre chose que la recherche du moindre mal ?
Problématique L'activité politique est un ensemble d'agissements par lequel l'homme entend organiser la société. C'est en influant sur le monde que l'individu pose sa marque et extériorise son être en projetant sa vision de l'humanité et de son organisation de la collectivité. On considère que l'homme agit constamment dans le but de s'améliorer et d'améliorer son monde. L'homme ne peut normalement pas agir à l'encontre de son bien être. Ainsi peut on considérer que tout acte politique a pour fin...
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Husserl: phénoménologie et intentionnalité
Toute conscience est conscience de quelque chose. On trouve cette citation dans la seconde partie des « Méditations cartésiennes » (1929). Husserl (1859-1938) est le fondateur de la phénoménologie et le précurseur de ce que l’on nomme l’existentialisme. Le mot d’ordre de la phénoménologie est le retour aux choses mêmes. Il s’agit de se battre contre une conception positiviste de la science et contre les faux savoirs, pour s’interroger à nouveaux frais sur la façon dot les choses nous ap...
- HOBBES
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Montesquieu, La séparation des pouvoirs: «il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir»
Indications générales Montesquieu (1689-1755), dans De l'Esprit des lois, veut appliquer aux faits politiques la même approche rigoureuse que les newtoniens en sciences physiques. Il s'agit donc de montrer les liens rationnels qui unissent certains types de population avec certaines formes de gouvernements, et ceux-ci avec certaines lois. C'est aussi sur ce modèle de la physique que repose la notion d'équilibre des pouvoirs. Citation «Il y a, dans chaque État, trois sortes de pouvoir: la puissan...
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Nous ne savons renoncer à rien. Nous ne savons qu'échanger une chose contre une autre. FREUD. Commentez cette citation.
1/ 1_, Nous ne savons renoncer à rien. Nous ne savons quëchanger une chose contre une autre. » « Sigmund Freud, Essais de psychanalyse app/iquée11 Voici une déclaration emblématique de la pensée freudienne. La trajectoire de nos vies emprunte la voie des renoncements : au corps de la mère, à la satisfaction immédiate des besoins, aux désirs interdits ... Comment parvenons-nous à tant renoncer ? Pour Freud, la maturation de l'individu passe par un processus de sublimation », grâce auquel les...
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Epictète: bonheur et dépendance
Ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous C'est la règle à comprendre. Tout le malheur des hommes vient de ce qu'ils confondent ce qui est en leur pouvoir et ce qui n'est pas en leur pouvoir. Ils désirent ainsi ce qui ne dépend pas d'eux (envie, jalousie), s'affligent de ce qui leur échappe (deuil...) et sont ainsi esclaves des événements, des autres, du jugement des autres : du monde extérieur. Le but est donc de redevenir maître de soi, d'exercer sa maîtrise sur les seules ch...
- Platon
- Nietzsche
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LA VÉRITÉ ET LE DOUTE - DESCARTES
LA VÉRITÉ ET LE DOUTE "Pour examiner la vérité il est besoin une fois en sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu'il se peut." Descartes Comment puis-je savoir que ce que je pense est vrai ? Je crois détenir des preuves. Pour approcher de la vérité de l'être, une réflexion sur le savoir semble le meilleur moyen. En soumettant son entendement à l'expérience du doute hyperbolique, c'est-àdire en suspendant son jugement sur l'ensemble de ses perceptions, sur l'existence même de ses sens,...
- Leibniz: L'existence a-t-elle une raison d'être ?
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Baruch SPINOZA
VOCABULAIRE SPINOZISTE Nature: ensemble de la réalité. Elle est soumise à des lois déterminées, elle ne comporte aucune finalité et elle est infinie. Totalement autonome et unique, elle comporte une infinité d’aspects différents dont deux nous sont connus parce qu’ils nous constituent directement ce sont la Pensée et l’Étendue, Attributs de la substance, qui est Dieu, c’est-à-dire cette Nature même. Vérité: ce n’est pas seulement l’accord de l’idée et de son objet extérieur: c’est aussi et surto...
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Que pensez-vous de cette remarque de Descartes : "il est bon de savoir quelque chose des moeurs de divers peuples, afin de juger des nôtres plus sainement, et que nous ne pensions pas que tout ce qui est contre nos modes soit ridicule et contre raison, a
Que pensez-vous de cette remarque de Descartes :il est bon de savoir quelque chose des mœurs de divers peuples, afin de juger des nôtres plus sainement, et que nous ne pensions pas que tout ce qui est contre nos modes soit ridicule et contre raison, ainsi qu'ont coutume de faire ceux qui n'ont rien vu ? (Discours de la Méthode) Descartes, au début du Discours de la Méthode, expose les raisons qui l'ont poussé à chercher une méthode en dehors des livres; à peine sorti du collège, il a voulu deman...
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Discuter ce jugement de G. Lanson : « Le reproche qu'on pourrait faire à Corneille, ce serait plutôt, tout au contraire de ce qu'on a dit, d'avoir trop exclusivement tiré l'action des caractères : à tel point que sa tragédie a parfois quelque chose de fa
Discuter ce jugement de G. Lanson : « Le reproche qu'on pourrait faire à Corneille, ce serait plutôt, tout au contraire de ce qu'on a dit, d'avoir trop exclusivement tiré l'action des caractères : à tel point que sa tragédie a parfois quelque chose de factice, l'air d'un jeu concerté, d'une partie liée et soumise à des conventions préalables. Les personnages ne comptent pas assez avec le hasard et les circonstances... Rien n'intervient qui dérange leur action; et le miracle, précisément, c'est q...