656 résultats pour "dirait"
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Les philosophies de l'art
Le titre de ce chapitre est sans doute trop ambitieux. Il aurait peut-être mieux valu dire « quelques idées sur l'Art au XXe siècle ». Tout d'abord, faut-il de la théorie, de la philosophie, en Art ? Oui, répond André Lhote, mais à condition qu'il ne s'agisse surtout pas d'une théorie a priori décrétant ce qui est beau, ou ce que doit être l'Art. Ce serait absurde : toute théorie est une formule, ou un ensemble de formules que l'artiste découvre pour son propre compte au bout de ses interrogatio...
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« Je suis moi-même la matière de mon livre », a dit Montaigne. Quelle idée vous faites-vous de la personnalité de l'auteur des « Essais », non seulement d'après ses confidences directes, mais encore d'après la composition de son oeuvre et la qualité orig
« Je suis moi-même la matière de mon livre », a dit Montaigne. Quelle idée vous faites-vous de la personnalité de l'auteur des « Essais », non seulement d'après ses confidences directes, mais encore d'après la composition de son oeuvre et la qualité originale de son style ? INTRODUCTION « Les Essais, écrivait Gustave Lanson, c'est Montaigne », et de fait peu d'oeuvres littéraires nous entretiennent aussi complaisamment de leur auteur. Il ne nous laisse autant dire rien ignorer de son aspect phys...
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ROUSSEAU: Le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître
La force ne peut fonder le droit Le contrat social est une réflexion sur les fondements du droit : d'où vient l'autorité d'une règle de droit ? La force ne peut fonder le droit. D'abord parce que, par nature instable, elle ne peut fixer que des relations précaires entre les hommes. Mais surtout, force et droit renvoient à des réalités hétérogènes. Si le droit a besoin de la force pour se maintenir (dans son application), il ne peut y avoir recours pour se fonder (dans son principe). Cette hétéro...
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Alain
"L'homme est obscur en lui-même; cela est à savoir. Seulement il faut éviter ici plusieurs erreurs que fonde le terme d'inconscient. La plus grave de ces erreurs est de croire que l'inconscient est un autre Moi; un Moi qui a ses préjugés, ses passions et ses ruses, une sorte de mauvais ange, diabolique conseiller. Contre quoi il faut comprendre qu'il n'y a point de pensées en nous sinon par l'unique sujet, Je. Cette remarque est d'ordre moral. Il ne faut point se dire qu'en rêvant on se met à pe...
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Sören KIERKEGAARD (1813-1855)
Dégagez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée : “ On a l'habitude de dire que l'oisiveté est la mère de tous les maux. On recommande le travail pour empêcher le mal. Mais aussi bien la cause redoutée que le moyen recommandé vous convaincront facilement que toute cette réflexion est d'origine plébéienne *. L'oisiveté, en tant qu'oisiveté, n'est nullement la mère de tous les maux, au contraire, c'est une vie vraiment divine lorsqu'elle ne s'accompagne pas d'enn...
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Platon et la démocratie
"N'est-ce pas le désir insatiable de ce que la démocratie regarde comme son bien suprême qui perd cette dernière ? Quel bien veux-tu dire ? La liberté, répondis-je. En effet, dans une cité démocratique tu entendras dire que c'est le plus beau de tous les biens, ce pourquoi un homme né libre ne saura habiter ailleurs que dans cette cité (...). Or (...) n'est-ce pas le désir insatiable de ce bien, et l'indifférence pour tout le reste, qui change ce gouvernement et le met dans l'obligation de recou...
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COMMENTEZ: « La religion est l'opium du peuple » Karl Marx
COMMENTEZ: « La religion est l'opium du peuple » Karl Marx Karl Marx, par cette citation, déclare que le peuple est obsédé par la religion. En effet, pour lui, c'est un moyen utiliser par les chefs de sociétés pour contrôler le peuple. Il dit que ce sont les hommes qui ont créés la religion et non pas le contraire et qu'il ne faut pas l'oublier. La religion empêche de se révolter contre les injustices (ou de faire la révolution). Marx espère donc la disparition de la religion. La religion da...
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Platon: le désir insatiable de la démocratie
« N'est-ce pas le désir insatiable de ce que la démocratie regarde comme son bien suprême qui perd cette dernière ? — Quel bien veux-tu dire ? — La liberté, répondis-je. En effet, dans une cité démocratique tu entendras dire que c'est le plus beau de tous les biens, ce pourquoi un homme né libre ne saura habiter ailleurs que dans cette cité (...). Or (...) n'est-ce pas le désir insatiable de ce bien, et l'indifférence pour tout le reste, qui change ce gouvernement et le met dans l'obligat...
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KANT et les cent thalers
« Être n’est évidemment pas un prédicat réel, c’est-à-dire un concept de quelque chose qui puisse s’ajouter au concept d’une chose. C’est simplement la position d’une chose ou de certaines déterminations en soi. […] Le réel ne contient rien de plus que le simple possible. Cent thalers réels ne contiennent rien de plus que cent thalers possibles. Car, comme les thalers possibles expriment le concept, et les thalers réels l’objet et sa position en lui-même, si celui-ci contenait plus que celu...
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Fiche de cours en philo : LA LIBERTE .
• Ne confondez pas la liberté au sens quotidien du terme, comme faculté d'atteindre certaines fins et la liberté en tant que concept philosophique, comme autonomie de choix, comme capacité d'autodétermination (§ 1). • Le problème de la liberté politique est étudié dans les fiches sur l'État, le Pouvoir, le Droit, la Violence. • Distinguez bien le fatalisme (selon lequel une puissance mystérieuse fixerait inéluctablement le cours des événements) et le déterminisme (selon lequel il y a lia...
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Nietzsche: La foi nous empêche-t-
elle d'être libre ?
Il est possible de préserver sa liberté intérieure, sa liberté de penser, même sous la contrainte. Le courage et la volonté sont indispensables à une telle liberté. Ils permettent d'être libre même si on ne fait pas ce que l'on veut. De ce fait, il semble que l'obéissance à un individu ou à des lois n'interdise pas la liberté. La liberté individuelle et la liberté collective peuvent toutefois s'opposer. Mais la liberté ne peut faire l'économie d'une forme ou d'une autre de nécessité. La question...
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KANT: triangle et géométrie
Le premier qui démontra le triangle isocèle (qu'il s'appelât Thalès ou comme l'on voudra) eut une grande lumière; car il trouva qu'il ne devait pas suivre à la trace ce qu'il voyait dans la figure, ni s'attacher au simple concept de cette figure comme si cela devait lui en apprendre les propriétés, mais qu'il lui fallait réaliser cette figure, au moyen de ce qu'il y pensait et s'y représentait lui-même a priori par concepts (c'est-à-dire par construction), et que, pour connaître sûrement qu...
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FREUD
L'artiste, comme le névropathe, s'était retiré loin de la réalité insatisfaisante dans ce monde imaginaire, mais à l'inverse du névropathe il s'entendait à trouver le chemin du retour et à reprendre pied dans la réalité. Ses créations, les oeuvres d'art, étaient les satisfactions imaginaires de désirs inconscients, tout comme les rêves, avec lesquels elles avaient d'ailleurs en commun le caractère d'être un compromis, car elles aussi devaient éviter le conflit à découvert avec les puissances de...
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Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?
Introduction Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ? La question telle qu'elle nous est posée suppose qu'il y ait plusieurs sciences, et suppose donc que l'on délimite le champ des sciences. La science est définie comme un ensemble structuré de connaissances qui se rapportent à des faits obéissant à des lois, et dont la mise au point exige une systématisation et une méthode. La science a donc un contenu : des connaissances, qui sont structurées, c'est-à-dire organisées en sy...
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Aristote
L'association composée de plusieurs bourgades forme dès lors une cité parfaite, possédant tous les moyens de se suffire à elle-même et ayant atteint, pour ainsi dire, le but ; née en quelque sorte du besoin de vivre, elle existe pour vivre heureuse. C'est pourquoi toute cité est dans la nature, puisque c'est la nature qui a formé les premières associations, car la nature est la vraie fin de toutes choses. Ainsi nous disons des différents êtres, par exemple, d'un homme, d'un cheval, d'une famille...
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Baruch SPINOZA
§ 1. Les philosophes conçoivent les affects qui se livrent bataille en nous comme des vices dans lesquels les hommes tombent par leur faute; c'est pourquoi ils ont accoutumé de les tourner en dérision, de les déplorer, de les réprimander, ou, quand ils veulent paraître plus vertueux, de les détester. Ils croient ainsi agir divinement et s'élever au faîte de la sagesse, prodiguant toute sorte de louanges à une nature humaine qui n'existe nulle part, et flétrissant par leurs discours celle qui exi...
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Sartre: Perception et concept d'objet.
Dans la perception j'observe les objets. Il faut entendre par-là que l'objet, quoiqu'il entre tout entier dans ma perception, ne m'est jamais donné que d'un côté à la fois. On connaît l'exemple du cube : je ne puis savoir que c'est un cube tant que je n'ai pas appréhendé ses six faces ; je puis à la rigueur en voir trois à la fois, mais jamais plus. Il faut donc que je les appréhende successivement. Et lorsque je passe, par exemple de l'appréhension des faces A BC à celle des faces BCD, il reste...
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Aristote: La main est-elle un outil ?
Ce n'est pas parce qu'il a des mains que l'homme est le plus intelligent des êtres, mais c'est parce qu'il est le plus intelligent qu'il a des mains. En effet, l'être le plus intelligent est celui qui est capable de bien utiliser le plus grand nombre d'outils : or, la main semble bien être non pas un outil, mais plusieurs. Car elle est pour ainsi dire un outil qui tient lieu des autres. C'est donc à l'être capable d'acquérir le plus grand nombre de techniques que la nature a donné l'outil...
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Platon
PRESENTATION DU "MENON" DE PLATON Le dialogue du Ménon met en scène Socrate, Ménon, qui se réclame du Sophiste Gorgias, un esclave et Anytos, qui, historiquement, fut l'un de ceux qui condamna Socrate à mort. On a ainsi un affrontement entre la philosophie, la sophistique vénale et versatile, et la puissance politique autour de la question centrale : la vertu s'enseigne-t-elle ? L'aporie du dialogue tendrait à montrer l'impuissance de la philosophie face aux arrogances du pouvoir. Mais la figure...
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Platon
PRESENTATION DU "MENON" DE PLATON Le dialogue du Ménon met en scène Socrate, Ménon, qui se réclame du Sophiste Gorgias, un esclave et Anytos, qui, historiquement, fut l'un de ceux qui condamna Socrate à mort. On a ainsi un affrontement entre la philosophie, la sophistique vénale et versatile, et la puissance politique autour de la question centrale : la vertu s'enseigne-t-elle ? L'aporie du dialogue tendrait à montrer l'impuissance de la philosophie face aux arrogances du pouvoir. Mais la figure...
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KANT: MAXIME ET LOI DE LA RAISON
Haut du formulaire Commentaire de texte Emmanuel Kant Qu'est-ce que s'orienter dans la pensée? Texte « Troisièmement la liberté de penser signifie aussi que la raison ne se soumette à aucune autre loi qu'à celle qu'elle se donne elle-même ; et son contraire est la maxime d'un usage sans loi de la raison (afin, comme le génie en a l'illusion, de voir plus loin qu'en restant dans les limites de ses lois). La conséquence en est naturellement celle-ci : si la raison ne veut pas être soumise à la lo...
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Platon
SOCRATE. – En effet, c'est en vue des biens qu'il faut tout faire – c'était notre opinion, à Polos et a moi-même, te rappelles-tu? Es-tu d'accord, toi aussi, pour dire avec nous que le bien est la fin de toute action, et que c'est en vue du bien que tout le reste doit être fait, au lieu de faire le bien en vue du reste. Donne ton suffrage, comme cela tu seras le troisième à être d'accord! CALLICLÈS. – Oui, je suis d'accord. SOCRATE. – Tout le reste, les choses agréables surtout, est donc à faire...
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ROUSSEAU: LA FORCE, LE DROIT ET LA MORALE
"Le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit et l'obéissance en devoir. De là le droit du plus fort ; droit pris ironiquement en apparence, et réellement établi en principe : Mais ne nous expliquera-t-on jamais ce mot ? La force est une puissance physique ; je ne vois point quelle moralité peut résulter de ses effets. Céder à la force est un acte de nécessité, non de volonté ; c'est tout au plus un acte de prudence. En quel sens pourra-...
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DESCARTES: machine et corps
Enfin il n’y a aucune de nos actions extérieures qui puisse assurer ceux qui les examinent que notre corps n’est pas seulement une machine qui se remue de soi-même, mais qu’il y a aussi en lui une âme qui a des pensées, excepté les paroles, ou autres signes faits à propos des sujets qui se présentent, sans se rapporter à aucune passion. Je dis les paroles, ou autres signes, parce que les muets se servent de signes en mêmes façon que nous de la voix ; et que ces signes soient à propos, pour...
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SPINOZA (Ethique): D'une prétendue volonté de Dieu
Demande d'échange de corrigé de jean de près ([email protected]). Sujet déposé : SPINOZA (Ethique): D'une prétendue volonté de Dieu "Par exemple, supposez qu'une pierre tombe du toit d'une maison sur la tête d'un homme et lui donne la mort, ils diront que cette pierre est tombée tout exprès pour tuer cet homme. Comment, en effet, si Dieu ne l'avait fait tomber à cette fin, tant de circonstances y auraient-elles concouru (et il est vrai de dire que ces circonstances sont souvent en très-...
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Platon
Or voici qu'un jour j'entendis faire une lecture dans un livre qui était, disait-on, d'Anaxagore et où était tenu ce langage : « C'est en définitive l'Esprit qui a tout mis en ordre, c'est lui qui est cause de toutes choses. » Une telle cause fit ma joie; il me sembla qu'il y avait, en un sens, avantage à faire de l'Esprit une cause universelle : s'il en est ainsi, pensai-je, cet Esprit ordonnateur, qui justement réalise l'ordre universel, doit aussi disposer chaque chose en particulier de la me...
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Si le désir est inconscient, à quoi bon vouloir le maîtriser ?
Le désir a été considéré comme inhérent à la nature humaine. Certains philosophes tels Schopenhauer ou Spinoza ont même vu en lui l'essence de l'homme. Qu'est-ce que cela signifie ? Le sujet présuppose ici que le désir est involontaire. Ce terme désigne un mouvement ou une activité qui n'est pas choisie par la volonté et donc par le sujet. Nous exécutons un geste involontaire quand nous ne sommes pas la cause véritable de nos actions. Or, le fait de pouvoir être la cause de ses actions, de pouvo...
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Sénèque, De la brièveté de la vie
(1) « Quand tous les génies qui ont jamais brillé se réuniraient pour méditer sur cet objet, ils ne pourraient s'étonner assez de cet aveuglement de l'esprit humain. Aucun homme ne souffre qu'on s'empare de ses propriétés; et, pour le plus léger différend sur les limites, on a recours aux pierres et aux armes. Et pourtant la plupart permettent qu'on empiète sur leur vie; on les voit même en livrer d'avance à d'autres la possession pleine et entière. On ne trouve personne qui veuille partager son...
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Nietzsche: Travail, besoin et bonheur
Le besoin nous contraint au travail dont le produit apaise le besoin : le réveil toujours nouveau des besoins nous habitue au travail. Mais dans les pauses où les besoins sont apaisés et, pour ainsi dire, endormis, l'ennui vient nous surprendre. Qu'est-ce à dire ? C'est l'habitude du travail en général qui se fait à présent sentir comme un besoin nouveau, adventice : il sera d'autant plus fort que l'on est plus fort habitué à travailler, peut-être même que l'on a souffert plus fort des besoins....
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Epictète
INSPIREZ-V OUS DE C ES LIGNES. NE LES REC OPIEZ PA S ;-) "Les choses elles-mêmes sont indifférentes, mais l'usage qu'on en fait ne l'est pas. Comment donc pourra-t-on sauvegarder la fermeté d'âme, le calme, et garder en même temps un esprit attentif et aussi éloigné de l'irréflexion que de la nonchalance? Il suffit d'imiter les joueurs de dés. Les jetons sont indifférents, les dés sont indifférents. Comment saurais-je donc ce qui va tomber? Mais jouer avec attention et avec habileté celui...
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Epictète: Les choses elles-memes sont indifferentes
INSPIREZ-VOUS DE C ES LIGNES. NE LES RECOPIEZ PA S ;-) "Les choses elles-mêmes sont indifférentes, mais l'usage qu'on en fait ne l'est pas. Comment donc pourra-t-on sauvegarder la fermeté d'âme, le calme, et garder en même temps un esprit attentif et aussi éloigné de l'irréflexion que de la nonchalance? Il suffit d'imiter les joueurs de dés. Les jetons sont indifférents, les dés sont indifférents. Comment saurais-je donc ce qui va tomber? Mais jouer avec attention et avec habileté celui -q...
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Y a-t-il lieu de distinguer des vérités d'expérience et des vérités de raison ? Les vérités de raison ne sont-elles elles-mêmes que d'anciennes acquisitions de l'expérience? Ou bien faut-il penser qu'elles sont déjà nécessaires à l'homme pour comprendre
Y a-t-il lieu de distinguer des vérités d'expérience et des vérités de raison? Les vérités de raison ne sontelles elles-mêmes que d'anciennes acquisitions de l'expérience? Ou bien faut-il penser qu'elles sont déjà nécessaires à l'homme pour comprendre les enseignements de l'expérience ? Voilà un sujet on ne peut plus classique, mais posé sous une forme nouvelle et en même temps parfaitement claire. Tout candidat qui connaît l'essentiel du problème de la raison a les éléments nécessaires et suffi...
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Doit-on dire que sans la société la conscience humaine ne s'éveillerait pas ?
Introduction Telle qu'elle nous apparaît spontanément, la conscience ne semble pas garder trace d'une origine sociale : elle nous semble purement individuelle, propre à notre personne. Cependant, il faut reconnaître que la conscience s'altère lorsque le sujet se trouve durablement coupé de la société humaine : penser à l'exemple de Robinson Crusoé. C'est donc que l'état de société n'est pas sans influence sur notre conscience. Mais de quelle nature est cette influence, si la conscience elle-même...
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Peut-on dire que la philosophie a une portée pratique dans la vie de chacun ?
INTRODUCTION Définition des termes et problématisation : La philosophie, définie comme amour de la sagesse, possède une dimension pratique et théorique. Il ne s'agit pas seulement de connaître, de savoir, de bien penser, mais il s'agit aussi de bien agir. En ce sens la philosophie possède une portée pratique indéniable. Cette réalité est particulièrement vraie en ce qui concerne les morales de la sagesse, autrement dit les morales antiques. A cette époque la philosophie était un exercice, elle é...
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Est-il vrai de dire que l'homme a des désirs quand l'animal n'a que des besoins ?
L'opposition entre besoin et désir est classique : le premier relève d'une exigence de la nature et présente par là même un caractère de nécessité ; le second relève de la culture, de l'artifice, ce en quoi son objet a quelque chose de contingent. La cause semble donc entendue : il semble vrai de réduire l'animal à la sphère bornée du besoin et d'affirmer que l'homme, par le désir, recherche autre chose que ce dont il a physiquement, biologiquement, besoin. Toutefois, besoin et désir ayant en co...
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Diriez-vous comme Galilée que la nature est écrite en langage mathématique ?
Galilée est un savant du XVI ième siècle, connu comme le véritable fondateur de la physique moderne, et l'homme auquel l'Inquisition intenta un procès pour avoir soutenu que la Terre tournait sur elle-même et autour du soleil. Dans un ouvrage polémique, « L'essayeur », écrit en 1623, on lit cette phrase : « La philosophie [ici synonyme de science] est écrite dans ce très vaste livre qui constamment se tient ouvert devant nos yeux –je veux dire l'univers- mais on ne peut le comprendre si d'a...
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N'est-il pas contradictoire de dire d'une connaissance scientifique qu'elle est à la fois vraie et provisoire ?
éléments de réflexion • Essayer de saisir pourquoi l'on peut être amené à affirmer que les connaissances scientifiques sont à la fois provisoires et vraies. Peut-on concevoir le progrès des connaissances scientifiques comme un développement continu du savoir par complexification croissante, par adjonctions? Mais ne serait-ce pas un refus de prendre en compte l'histoire réelle des sciences dans leurs révolutions théoriques? Bachelard soutient longuement dans ses livres sur la physique et la chimi...
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Peut on dire que la société constitue une entrave à l'épanouissement de l'individu ?
Les lois et les normes d'une société sont générales et non adaptées à chacun, aussi l'individu doit mouler son comportement sur des règles qui le transcendent, qu'il ne maîtrise pas. Mais l'adaptation exigée de l'individu à son environnement social est-elle toujours négative ? N'est-il question pour lui que de se restreindre, de se contraindre selon les lois ? Mais si les normes sont intégrées au point qu'elle ne fassent plus obstacle et au contraire deviennent naturelles pour l'individu même, c...
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Que veut dire "la conscience est-elle toujours implicitement morale" ?
Introduction La phrase est extraite d'un livre du philosophe Alain, Les arts et les dieux. Se poser la question du sens de cette question, c'est réussir à voir en quoi elle pose problème, et quels enjeux elle véhicule, quelle transformation de la définition de la conscience et de la morale elle peut impliquer. On peut y parvenir en s'appuyant sur la notion d'implicite. En effet, soit la conscience se présente comme pur phénomène psychologique, sans aucun lien direct avec la morale, soit au contr...
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Peut-on dire qu'on fait l'histoire ?
Analyse du sujet : - - - Il semble de prime abord évident qu'il n'y aurait pas d'histoire sans les hommes qui la construisent. Cependant, est-il vrai que ce sont les hommes qui décident du sens de l'histoire, ou bien ne sont-ils que les acteurs d'une histoire qui les détermine ? Il existe ainsi deux conceptions opposées de l'histoire : pour la première, le cours de celle-ci est principalement déterminée par l'influence de l'action des « grands hommes » alors que pour la seconde, ce sont les s...
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Dans quelle mesure peut-on dire que "je" est un autre ?
Cette expression est de Rimbaud, dans la Lettre du Voyant (1871). "Je est un autre", s'écrie le poète, qui s'est pris comme sujet d'étude, en s'appliquant à dérégler méthodiquement tous ses sens pour faire surgir en lui de l'inconnu. En plaçant l'être humain dans des conditions de tension (physique ou intellectuelle) excessive, des phénomènes inconnus peuvent surgir. En vivant dans des conditions dites "normales", l'homme n'expérimente qu'une partie infime de ses possibilités, possibilités qui t...
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En quoi peut-on dire que la violence est au cœur des régimes totalitaires et de leur idéologie ?
Sujet 2 : Histoire question problématisée Au XXème siècle, 3 grands régimes totalitaires se forment en Europe. On a l’URSS (Union des républiques socialistes soviétiques) avec pour chef Staline de 1924-1953 et le communisme comme mouvement. On a l’Italie avec Mussolini et le fascisme. Et enfin on a L’Allemagne de 1933 à 1945 avec Adolf Hitler et le nazisme. C’est 3 régimes totalitaires ont 3 caractéristiques communes : -Le culte du chef. En effet, chacun a un représentant et ils doivent...
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En quels sens peut on dire d'autrui qu'il est à la fois le plus proche et le plus lointain ?
Définitions des termes de la question. Expliquer, c'est rendre compte, donner les raisons cad les raisons d'un acte. Excuser, c'est innocenter, pardonner. Comportement humain : toute action accomplie par un homme que cette action soit volontaire ou non. Naturel : ici, synonyme de normal, de souhaitable, de légitime. Problématique. On pense pouvoir rendre compte ou expliquer un comportement en le disant naturel. Une telle tentative de justification est-elle pertinente, judicieuse voire souhaitabl...
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Dire de l'homme qu'il a une histoire, est-ce renoncer à l'idée de nature humaine ?
• C'est un sujet classique qui interroge à la fois sur l'homme en tant qu'être civilisé qui a évolué au cours du temps, et sur l'essence commune à tous les hommes de la terre, l'ensemble des caractères qui définissent l'homme, ce qu'il y a d'inné et de permanent en lui. L'essentialisme est une position qui affirme l'existence d'une nature humaine (nature prise au sens d'essence). Ainsi, pour le spiritualisme chrétien classique, toute existence présuppose une essence. La Nature, l'homme ne peuven...
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Faut-il dire avec Sartre que l'homme n'a pas de nature mais qu'il a ou plutôt qu'il est son histoire ?
• C'est un sujet classique qui interroge à la fois sur l'homme en tant qu'être civilisé qui a évolué au cours du temps, et sur l'essence commune à tous les hommes de la terre, l'ensemble des caractères qui définissent l'homme, ce qu'il y a d'inné et de permanent en lui. L'essentialisme est une position qui affirme l'existence d'une nature humaine (nature prise au sens d'essence). Ainsi, pour le spiritualisme chrétien classique, toute existence présuppose une essence. La Nature, l'homme ne peuven...
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Pourquoi peut-on dire que l'âme domine le corps aussi bien que le corps la domine ?
Analyse du sujet : Pourquoi : Exprime une question ouverte. Interrogation qui porte sur les raisons, les causes, mais aussi les buts qui justifient ce besoin. Cette question demande de déterminer ce qui fait que les deux positions évoquées dans la suite de la phrase se justifient autant l'une que l'autre. Peut-on : implique une capacité. On s'interroge ici sur la possibilité de considérer la coexistence de deux positions qui s'opposent et se contredisent. Ame : Du grec anemos, « air », « souffle...
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Diriez-vous avec Épicure que: le plaisir est le commencement et la fin de la vie heureuse ?
Selon Épicure, nous ne désirons pas une chose parce qu'elle est bonne, mais, au contraire, nous jugeons qu'une chose est bonne parce que nous la désirons ; ainsi, si nous sommes attentifs, la nature nous renseigne sur ce qui est bon ou mauvais par le plaisir qui suit la satisfaction d'un désir ou au contraire par la douleur et la souffrance qui peut en résulter ou qui peut résulter de la non-satisfaction de certains désirs effrénés. D'ailleurs, l'observation de la nature et des vivants indiq...
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Peut-on dire que l'essentiel de la vie psychique c'est la vie de l'inconscient ?
Comment caractériser la vie psychique? C'est bien la vie de l'esprit dont il s'agit, soit le sujet de la représentation doué de son activité propre, opposé en ce sens à l'objet même de la représentation. Or la vie psychique, ce sont ces pensées qui peuplent précisément cette vie mentale, cette circulation ordonnée, organisée dans son flux par un sujet. Mais le sujet nous propose ici de nous interroger sur la conscience que nous avons de ces processus mentaux qui se déroulent à l'intérieur même d...
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Peut-on dire que la vérité scientifique constitue une arme contre le fanatisme ?
Le fanatisme se définit comme l'état d'esprit de celui qui est « animé envers une religion, et par ext., envers toute espèce de doctrine, de cause ou de personne, d'une foi intraitable et d'un zèle aveugle et agressif » (Le Robert). Dans ces conditions, les vérités scientifiques qui se posent comme vérités absolues, échappant à toute remise en question, ne peuvent-elles pas être elles-mêmes la source de fanatismes ? Aussi est-ce sans doute moins la vérité scientifique que l'esprit scientifiq...
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Dire que la connaissance a une histoire, est-ce renoncer à l'idée de vérité objective ?
Termes du sujet: DIRE: signifie ici affirmer en connaissance de cause, mais cela désigne aussi l'opinion qui dit n'importe quoi, qui se contente d'affirmer ce qu'elle affirme, qui transforme son désir en vérité universelle. IDÉE: Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, no...