675 résultats pour "conscience"
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Chacune de nos perceptions s'accompagne de la conscience que la réalité humaine est « dévoilante »,
Introduction : Le premier principe pour Descartes est « je pense donc je suis ». Pourtant, avant même la pensée, le propre de la réalité humaine semble être la perception. Percevoir, c'est ressentir, recevoir les choses qui nous entourent par les sens, avant même de les penser. L'homme perçoit et l'homme pense, donc l'homme se pense-t-il en train de percevoir ? Chacune de nos perceptions s'accompagne-t-elle de la conscience que nous percevons ? Ou bien, le fait de percevoir nous donne-t-il consc...
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Les variations de la conscience morale fournissent-elles un argument
contre le caractère absolu du devoir ?
Les variations de la conscience morale fournissent-elles un argument contre le caractère absolu du devoir ? INTRODUCTION. — Dans son effort pour comprendre le monde, l'homme aspire à établir des rapports nécessaires entre les faits qu'il lui est donné d'observer; il ne lui suffit pas de constater ce qui est; il n'a de repos qu'une fois parvenu à voir que les choses ne peuvent être autrement, en sorte que quiconque comprend les données du problème ne peut, sous peine de contradiction, penser diff...
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Inconscient et Interprétation ?
Certains psychanalystes et philosophes critiquent ce concept d'inconscient. J.-P. Sartre soutient qu'il n'y a pas d'inconscient. Les souvenirs sont refoulés, écartés mais existent à l'état virtuel dans la conscience. Selon lui il est absurde de parler d'une conscience inconsciente. Nous retrouvons là un écho de la pensée cartésienne : toute l'essence du psychisme est d'être consciente. Il ne saurait donc y avoir d'inconscient. Sartre est en outre partisan de la psychanalyse. Il cherche donc à él...
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Quelle différence faites-vous entre le temps mesuré par les physiciens et le temps vécu par la conscience ?
Le vrai temps est la durée pure. « Si je veux me préparer un verre d'eau sucrée, j'ai beau faire, je dois attendre que le sucre fonde. Ce petit fait est gros d'enseignement. Car le temps que j'ai à attendre n'est plus ce temps mathématique qui s'appliquerait aussi bien le long de l'histoire entière du monde matériel, lors même qu'elle serait étalée tout d'un coup dans l'espace. Il coïncide avec mon impatience, c'est-à-dire avec une certaine portion de durée à moi, qui n'est pas allongeable ni ré...
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Peut-on établir une différence entre le temps mesuré par le physicien et le temps vécu par la conscience ?
Doit-on distinguer entre plusieurs temps, un temps objectif, celui de la science et un temps subjectif qui renverrait à la succession des états de conscience ? Ne serait-ce pas là une violence faite à l'essence même du temps, en effet, si chacun vit selon une temporalité qui lui est propre, nous vivons tous dans le même temps, aussi comment peut-on conséquemment distinguer entre plusieurs temps ? Faut-il dire que le temps du physicien et celui de la conscience sont le même temps mais vu sous deu...
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est-il possible de perdre cette conscience de moi et du monde, de perdre mon identité, de perdre ma personnalité et de perdre ma personne en fin de compte ?
Une personne est un être capable de réfléchir et conscient de luimême. Être une personne, c'est avoir conscience de ses actions, sentir sans cesse qui on est et qui on a été. Avoir une conscience, c'est avoir un lien avec le monde qui m'entoure et avoir un lien avec moi-même. Nous sommes une personne dotée d'une conscience. Mais est-il possible de perdre cette conscience de moi et du monde, de perdre mon identité, de perdre ma personnalité et de perdre ma personne en fin de compte ? D'une...
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La conscience solidaire et l’immédiateté de la présence
d’autrui ?
La conscience solidaire. Il est sans doute abstrait de commencer ainsi par la solitude théorique du sujet. Abstrait, puisqu'aussi bien l'état premier n'est pas un état de solitude depuis lequel je partirais en quête d'autrui. Le « je suis » ne mène pas une existence séparée, îlot ontologique parfait, autonome et suffisant : il est toujours un « je suis avec l'autre, sous son regard ». C'est ainsi que Sartre, renvoyant aux analyses de Descartes pour les critiquer, peut écrire : «Par le je pense,...
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Nietzsche: le brouillard de l'ignorance.
La plupart des gens, quoi qu'ils puissent penser et dire de leur "égoïsme", ne font malgré tout, leur vie durant, rien pour leur ego et tout pour le fantôme d'ego qui s'est formé d'eux dans l'esprit de leur entourage qui le leur a ensuite communiqué. En conséquence, ils vivent tous dans un brouillard d'opinions impersonnelles ou à demi personnelles et d'appréciations de valeur arbitraires et pour ainsi dire poétiques, toujours l'un dans l'esprit de l'autre qui, à son tour, vit dans d'autres espr...
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Une langue parfaite est-elle possible ?
Introduction: La fonction du langage semble être de communiquer. Communiquer, c'est-à-dire échanger, mettre en commun, rendre commun, c'est-à-dire rendre public ce qui d'abord était privé. Il s'agit de donner connaissance à autrui de ce qui m'est personnel, privé, intérieur, puisque appartenant au champ fermé de ma conscience. Les pensées sont incommunicables directement, de conscience à conscience. Ma pensée ne peut être connue d'autrui qu'indirectement, par la médiation du langage. Communiquer...
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Pouvons-nous vivre heureux tout en ayant conscience qu'on va mourir ?
QUELQUES DIRECTIONS DE RECHERCHE • Quelle appréhension de la mort (et éventuellement de ce qu'il y a « après ») doit-on avoir pour qu'il y ait antinomie entre la possibilité d'être heureux et la connaissance du fait que l'on doit mourir ? Noter par exemple qu'Epicure nie que la mort soit en soi une catégorie du vécu de la conscience (quand nous sentons, nous ne sommes pas morts, quand nous sommes morts, nous ne sentons plus). Il ne s'agit pas pour Epicure de nier que la crainte de la mort puisse...
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Quels sont les rapports entre la conscience et le corps ?
LES THÈSES PHILOSOPHIQUES CLASSIQUES Cette question n'a cessé d'agiter la philosophie au cours de son histoire, en opposant les différents courants et écoles selon leurs présupposés métaphysiques. Les principales thèses avancées à son sujet, dont aucune ne s'est révélée satisfaisante, sont les suivantes : LE MATERIALISME Défendu dès l'Antiquité par DÉMOCRITE (500/457-404/359) et ÉPICURE (341-270), et repris au xviiie siècle par les Encyclopédistes (DIDEROT, d'ALEMBERT, d'HOLBACH) : la matière s...
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Montrez les différents éléments de l’argumentation qui permettent d’établir que Kant a une conception de la conscience qui se trouve être encore ici d’inspiration cartésienne
KANT : Sujet : Montrez les différents éléments de l’argumentation qui permettent d’établir que Kant a une conception de la conscience qui se trouve être encore ici d’inspiration cartésienne. Dans ce premier argument, Kant pense que « posséder le « je » dans sa représentation c’est à dire d’avoir une conscience, des pensées et de considérer qu’un être humain sait qu’il est une seule et même personne par « l’unité de sa conscience » et ceci dans toutes les langues et toutes les cultures...
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Peut-on établir une différence entre le temps mesuré par le physicien et le temps vécu par la conscience ?
Introduction Pascal observait que « Ceux qui jugent d'un ouvrage sans règle sont, à regard des autres, comme ceux qui [n'ont pas de] montre à l'égard des autres. L'un dit : "Il y a deux heures" ; l'autre dit : "il n'y a que trois quarts d'heure". Je regarde ma montre, et je dis à l'un : "Vous vous ennuyez" ; et à l'autre : "Le temps ne vous dure guère" ; car il y a une heure et demie, et je me moque de ceux qui disent que le temps me dure à moi, et que j'en juge par fantaisie : ils ne savent pas...
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Est-ce la conscience qui constitue l'identité personnelle?
Corrigé envoyé par: Laure Lauriston Classe: TS3 Année: 2004-2005 Corrigé demandé en échange: Quelle conception de l'homme l'hypothèse de l'inconscient remet-elle en cause ? - Exercice préparatoire : 1. 2. 3. Lorsque nous regardons une photographie de nous lorsque nous étions enfants, nous constatons les multiples changements physiques qui attestent du vieillissement et du changement, à telle enseigne qu'il nous est parfois difficile de nous reconnaître. Qu'est-ce qui, pourtant, nous permet d'a...
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« Tu crois savoir tout ce qui se passe dans ton âme, dès que c'est suffisamment important, parce que ta conscience te l'apprendrait alors. » Freud, Essais de psychanalyse appliquée, 1917. Commentez.
Tu crois savoir tout ce qui se passe dans ton âme, dès que c'est suffisamment important, parce que ta conscience te l'apprendrait alors. Et quand tu restes sans nouvelles d'une chose qui est dans ton âme, tu admets, avec une parfaite assurance, que cela ne s'y trouve pas. Tu vas même jusqu'à tenir « psychique » pour identique à « conscient », c'est-à-dire connu de toi, et cela malgré les preuves les plus évidentes qu'il doit sans cesse se passer dans ta vie psychique bien plus de choses qu'il ne...
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De quoi puis-je être absolument certain ? (notions concernées : la vérité, la raison, le sujet, la conscience)
De quoi puis-je être absolument certain ? (notions concernées : la vérité, la raison, le sujet, la conscience) Construction progressive de la problématique (et rappels de conseils méthodologiques) : Assurez-vous d’avoir compris l’intitulé du sujet en vous interrogeant sur ce qu’il signifie au juste , ce qui suppose de faire preuve de précision et de rigueur dans la définition des termes essentiels du sujet. Le travail (préalable, dans votre brouillon) d’analyse des termes doit toujours...
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Autrui n'est-il qu'un objet ?
Demande d'échange de corrigé de Lhassani Souleyman ([email protected]). Sujet déposé : A utrui n'est-il qu'un objet? A utrui est d'une façon particulière le moi qui dit je sans être totalement moi. En effet, il peut être définit comme étant étranger, différent de moi. D'autre part, autrui est aussi mon semblable puisque c'est également un sujet pour lui-même. En effet, l'autre a une conscience pour soi et en soi, comme moi. Dès lors autrui n'est-il qu'un objet ? A ussi, la relation sujet-o...
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Nietzsche
Je considère la mauvaise conscience comme le profond état morbide où l'homme devait tomber sous l'influence de cette transformation, la plus radicale qu'il ait jamais subie – de cette transformation qui se produisit lorsqu'il se trouva définitive- ment enchaîné dans le carcan de la société et de la paix. (... ) Tous les instincts qui n'ont pas de débouché, que quelque force répressive empêche d'éclater au-dehors, retourne en dedans – c'est là ce que j'appelle l'intériorisation de l'homme : de ce...
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Expliquer et discuter cette formule d'un philosophe : « Il n'y a que deux choses qui établissent en fait notre identité à nos propres yeux : la permanence de notre caractère et l'enchaînement de nos souvenirs »
Expliquer et discuter cette formule d'un philosophe : « Il n'y a que deux choses qui établissent en fait notre identité à nos propres yeux : la permanence de notre caractère et l'enchaînement de nos souvenirs » L'unité et l'identité du moi sont les postulats de notre vie pratique. Mais ces concepts d'unité et d'identité sont surtout employés dans un sens mathématique et ils en retiennent ici quelque chose qui peut fausser ce qu'éprouve la conscience et soulever des problèmes que la réalité ne co...
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Jean-Paul SARTRE et la honte devant autrui
VOCABULAIRE SARTRIEN: Cogito, conscience : pour Sartre, aucune philosophie ne peut éviter de partir du cogito (« Je pense, donc je suis », Descartes, Méditations métaphysiques, II). Mais Sartre sous-tend le cogito réflexif cartésien (la conscience de soi réfléchie) par un cogito pré-réflexif : une conscience non thétique (irréfléchie) de soi engagée dans toute conscience d'un donné. En outre, le cogito cartésien est modifié par Sartre dans le sens de l'intentionnalité : il n'est absolument pa...
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Arthur SCHOPENHAUER (1788-1860)
Si on situe généralement la naissance de la philosophie dans l’antiquité, à travers l’existence de Socrate et de Platon, l’origine même du sentiment philosophique reste un problème. On reconnaît certes que l’homme est un être qui fait exception dans la nature, de par sa conscience. Il est vrai que seuls, les hommes ont réellement bâti des civilisations et la philosophie apparaît souvent comme une haute forme de culture. Pourtant, qu’est-ce qui nous pousse à philosopher ? Schopenhauer, dans ce te...
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KANT
« J'accorde volontiers qu'aucun homme ne peut avoir conscience en toute certitude d'avoir accompli son devoir de façon tout à fait désintéressée car cela relève de l'expérience interne, et pour avoir ainsi conscience de l'état de son âme il faudrait avoir une représentation parfaitement claire de toutes les représentations accessoires et de toutes les considérations que l'imagination, l'habitude et l'inclinaison associent au concept de devoir, or une telle représentation ne peut être exigée en a...
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FREUD: Tu crois savoir tout ce qui se passe dans ton âme
Tu crois savoir tout ce qui se passe dans ton âme, dès que c’est suffisamment important, parce que ta conscience te l’apprendrait alors. Et quand tu restes sans nouvelles d’une chose qui est dans ton âme, tu admets, avec une parfaite assurance, que cela ne s’y trouve pas. Tu vas même jusqu’à tenir « psychique » pour identique à « conscient », c’est-à-dire connu de toi, et cela malgré les preuves les plus évidentes qu’il doit sans cesse se passer dans ta vie psychique bien plus de choses qu’il...
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Cours sur la notion de DEVOIR.
Certains fondent toute morale sur le devoir, tenu pour une obligation inconditionnée et absolue; d'autres sur un droit positif, défini à partir de la force (Hobbes), ou d'une réalité donnée. Les uns et les autres aboutissent à des morales de l'obligation, où la conscience a surtout à se soumettre. On peut penser au contraire que le devoir et le droit n'ont de sens que par rapport au Bien, valeur que la conscience morale oppose à ce qui est, valeur qui lui paraît plus désirable que contraignante,...
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L'INCONSCIENT (cours de philosophie)
W. James a dit que la découverte de l'inconscient était la plus grande découverte psychologique du XIXe siècle. Mais il s'agit précisément de savoir si cette découverte est vraiment d'ordre psychologique ou, en d'autres termes, s'il existe un psychisme inconscient. I. ANALYSE DE LA NOTION - A - Origines. Leibniz remarquait déjà qu'il y a «des perceptions dont on ne s'aperçoit pas», distinguant ainsi la perception (qui peut être inconsciente) et l'aperception (consciente). Mais c'est avec P...
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Arthur SCHOPENHAUER: Homme, animal métaphysique
Si on situe généralement la naissance de la philosophie dans l'antiquité, à travers l'existence de Socrate et de Platon, l'origine même du sentiment philosophique reste un problème. On reconnaît certes que l'homme est un être qui fait exception dans la nature, de par sa conscience. Il est vrai que seuls, les hommes ont réellement bâti des civilisations et la philosophie apparaît souvent comme une haute forme de culture. Pourtant, qu'est-ce qui nous pousse à philosopher ? Schopenhauer, dans...
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F. HEGEL: Les choses de la nature
Les choses de la nature n’existent qu’immédiatement et d’une seule façon, tandis que l’homme, parce qu’il est esprit, a une double existence ; il existe d’une part au même titre que les choses de la nature, mais d’autre part, il existe aussi pour soi. Il se contemple, se représente à lui-même, se pense et n’est esprit que par cette activité qui constitue un être pour soi. Cette conscience de soi, l’homme l’acquiert de deux manières : primo, théoriquement, parce qu’il doit se pencher sur lu...
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l'oubli est-il toujours involontaire ?
Introduction Rien de plus ordinaire que le simple oubli : oublier d'exécuter une tâche prévue, cela arrive couramment à chacun d'entre nous dans la vie quotidienne. Le sens commun voit en l'oubli le négatif de la mémoire et le considère, fondamentalement, comme manquement involontaire. Pourtant la question ici posée nous oblige à considérer l'éventualité d'un oubli volontaire... C ette interrogation a un intérêt capital en ce qu'elle permet de remettre en question nos conceptions les plus couran...
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L'inconscient peut-il être un objet scientifique ?
Demande d'échange de corrigé de Cabrera Océane ([email protected]). Sujet déposé : peut-il y avoir une science de l'inconscient? Définissons d'abord concrètement la notion de conscience avant de définir celle de l'inconscience. Lorsque l'on fait un geste, l'on se saisit de quelque chose, que l'on fait une quelconque action en fait et que l'on en est conscient signifie que nous pensons ce que nous faisons en quelque sorte. Nous en sommes conscients. Cependant nous remarquons que parfois de ch...
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Sommes-nous maîtres de nos pensées ?
Demande d'échange de corrigé de MA SSON Marine ([email protected]). \Sujet déposé : Sommes-nous maître de nos pensées? Problématique : sommes-nous maîtres de nos pensées ? L'Homme doit affirmer une certaine maîtrise de lui-même, tant dans sa vie ordinaire que dans ses comportements plus spécifiquement moraux. Pour cela, il se doit de penser. Dans ce cas, il est conscient de ses actes. Il décide donc d'agir ou de ne pas agir, d'accepter ou de refuser certaines affirmations. Mais, cette p...
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Fiche de cours en philo : L'INCONSCIENT .
• Si Descartes identifie conscience et psychisme, le penseur allemand Leibniz aborde vraiment le problème de l'inconscient sur le plan philosophique (§ 1). • Freud divise le psychisme en psychisme conscient et inconscient, et définit l'inconscient à partir du refoulement (§ 2). Il montre la pleine légitimité de cette notion (§ 3). • Actes manqués (§ 4) et rêves (§ 5) constituent les voies fondamentales d'accès à l'inconscient. • Le freudisme représente un acquis irréversible (§ 6) sur le pl...
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SPINOZA, le désir comme essence de l'homme
Le désir est l'essence même de l'homme, en tant qu'elle est conçue comme déterminée, par une quelconque affection d'elle-même, à faire quelque chose. EXPLICATION : Nous avons dit plus haut, dans le scolie de la proposition de cette partie, que le désir est l'appétit qui a conscience de lui-même, et que l'appétit est l'essence même de l'homme, en tant qu'elle est déterminée à faire les choses qui sont utiles à sa conservation. Mais, dans le même scolie, j'ai fait observer aussi qu'en réalité,...
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Baruch SPINOZA
Le désir est l'essence même de l'homme, en tant qu'elle est conçue comme déterminée, par une quelconque affection d'elle-même, à faire quelque chose. EXPLICATION : Nous avons dit plus haut, dans le scolie de la proposition de cette partie, que le désir est l'appétit qui a conscience de lui-même, et que l'appétit est l'essence même de l'homme, en tant qu'elle est déterminée à faire les choses qui sont utiles à sa conservation. Mais, dans le même scolie, j'ai fait observer aussi qu'en réalité, ent...
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Bergson
En réalité, le passé se conserve de lui-même, automatiquement. Tout entier, sans doute, il nous suit à tout instant : ce que nous avons senti, pensé, voulu depuis notre première enfance est là, penché sur le présent qui va s’y joindre, pressant contre la porte de la conscience qui voudrait le laisser dehors. Le mécanisme cérébral est précisément fait pour en refouler la presque totalité dans l’inconscient et pour n’introduire dans la conscience que ce qui est de nature à éclairer la situation pr...
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OEUVRE D'ART ET VALEUR ESTHÉTIQUE
OEUVRE D'ART ET VALEUR ESTHÉTIQUE Pour le comparer à l'ouvrier, nous avons dû regarder l'artiste. Voyons maintenant l'amateur. C'est plus que notre droit, c'est notre devoir, puisque nous savons maintenant l'intention de l'oeuvre : informer la conscience de l'amateur. Quand je visite l'Abbaye aux Hommes, désireux non pas de prier et de me recueillir comme je le pourrai faire dans une quelconque église de campagne, mais de goûter le style roman dans une de ses formes les plus parfaites, quand, as...
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La Politique et le droit
Cours 2: La politique et le droit Introduction: Qu’est-ce que la politique ? Qu’est-ce qui fait la spécificité de la politique ? Au sens moderne, la politique désigne l’art de gouverner, plus spécifiquement tout ce qui concerne l’Etat ou le gouvernement. Mais le terme avait un sens plus large au départ. Dans la conception antique, le terme de politique (du grec politikos= qui concerne les citoyens; polis= la cité) désigne ce qui concerne l’ensemble des citoyens ou la vie de la Cité. La po...
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Karl Heinrich MARX (1818-1883)
Le fondement de la critique irréligieuse est: c'est l'homme qui fait la religion, ce n'est pas la religion qui fait l'homme. Certes, la religion est la conscience de soi et le sentiment de soi qu'a l'homme qui ne s'est pas encore trouvé lui-même, ou bien s'est déjà reperdu. Mais l'homme, ce n'est pas un être abstrait blotti quelque part hors du monde. L'homme, c'est le monde de l'homme, l'État, la société. Cet État, cette société produisent la religion, conscience inversée du monde, parce qu'ils...
- « À cet égard, la raison a fait preuve d'une impuissance totale, explicable par le fait que ses arguments agissent sur la conscience, mais sur la conscience seule, sans avoir la moindre prise avec l'inconscient. » Jung, L'Homme à la découverte de son âme
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Notes de cours: LA CONNAISSANCE DU VIVANT.
La Nature se présente à nous comme un ensemble de phénomènes physiques et vitaux, dont notre esprit prend conscience. De quelles réalités les phénomènes objectifs sont-ils l'apparence? Les expliquer par la matière, c'est, semble-t-il, se condamner à ne pouvoir, comprendre la conscience même que nous en prenons, l'ordre qui les régit, l'unité qu'ils présentent et, en un mot, qu'ils soient connaissables. Faut-il donc croire que tout soit esprit? Le donné demeure rebelle à ses explications, le...
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Tout savoir sur Karl MARX...
Karl Marx naît à Trèves, ville rhénane récemment annexée à la Prusse. Son père est avocat. Ayant étudié le droit et la philosophie aux Universités de Bonn et de Berlin, Marx soutient en 1841 une thèse sur La différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Épicure. En 1842, il devient rédacteur en chef d'un journal d'opposition, la Gazette rhénane, interdit en 1843. A Paris, il collabore avec Heine au journal Vorwiirts (En avant) et fonde les Annales franco-allemandes. Il publie, avec...
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Alain
ALAIN : LA CONSCIENCE, CE QUI S'OPPOSE AU CORPS Si la tradition du dualisme de l'âme et du corps est ancienne (cf. Platon), cette opposition devient absolue avec Descartes pour qui « le moi, c'est-à-dire l'âme, par laquelle je suis ce que je suis, est entièrement distincte du corps » (Discours de la Méthode, IV). C'est par la pratique du doute méthodique que l'âme découvre sa vraie nature : non l'âme mystérieuse, plus ou moins matérielle, de l'animisme, mais une âme qui est pure pensée, et par...
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Sartre: Autrui représente-t-il une menace pour le sujet ?
ARTRE: Je viens de faire un geste maladroit ou vulgaire : ce geste colle à moi, je ne le juge ni ne le blâme, je le vis simplement, je le réalise sur le mode du pour-soi. Mais voici tout à coup que je lève la tête : quelqu'un était là et m'a vu. Je réalise tout à coup toute la vulgarité de mon geste et j'ai honte. Il est certain que ma honte n'est pas réflexive, car la présence d'autrui à ma conscience, fût-ce à la manière d'un catalyseur, est incompatible avec l'attitude réflexive : dans le cha...
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Commentaire de philosophie (Commentaire de la page 73 du livre : Le Menon de « Par quel biais... » Jusqu'à « ...non mais »)
Commentaire de philosophie (Commentaire de la page 73 du livre : Le Menon de « Par quel biais… » Jusqu'à « …non mais ») Platon, célèbre philosophe grec, écrivit de nombreux dialogues où il mettait en scène Socrate s'entretenant avec des personnages de la vie politique et intellectuelle d'Athènes. Ainsi dans le Ménon, ce dernier entretient un débat avec un noble Thessalien appelé Ménon qui prétend pouvoir définir la vertu. Après plusieurs tentatives, et incapable de fournir des réponses satisfais...
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BERGSON, Energie Spirituelle
Texte de Bergson. Chacun de nous est un corps, soumis aux mêmes lois que toutes les autres portions de matière. Si on le pousse, il avance ; si on le tire, il recule ; si on le soulève et qu'on l'abandonne, il retombe. Mais, à coté de ces mouvements qui sont provoqués mécaniquement par une cause extérieur, il en est d'autres qui semblent venir du dedans et qui tranchent sur les précédents par leur caractère imprévu : on les appellent « volontaires ». Quelle en est la cause ? C'est ce que chacun...
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FREUD: «Le Surmoi est une instance
découverte par nous, la conscience une fonction que nous lui attribuons
parmi d'autres, et qui consiste à surveiller et à juger les actes et
les intentions du Moi et à exercer une activité de censure.»
Thème 373 FREUD: «Le Surmoi est une instance découverte par nous, la conscience une fonction que nous lui attribuons parmi d'autres, et qui consiste à surveiller et à juger les actes et les intentions du Moi et à exercer une activité de censure.» L'inconscient peut être connu parce qu'il est une force qui se manifeste dans la conscience. «L'interprétation des rêves est la voie royale de la connaissance de l'inconscient dans la vie psychique.» Freud, Sur le rêve (1900). • L'inconscient freudien n...
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La perception de l'espace est-elle une donnée immédiate de la conscience ou se contruit-elle progressivement ?
La perception de l'espace est-elle une donnée immédiate de la conscience ou se construit-elle progressivement ? Les psychologues ne sont pas d'accord au sujet de l'origine de la perception de l'espace. Les nativistes admettent que nos sensations sont primitivement étendues, les empiriques soutiennent que l'étendue est le résultat d'une fusion de sensations qui n'ont originellement aucun caractère spatial. Il est difficile d'admettre la thèse empirique. On ne voit pas bien par quelle chimie menta...
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Faut-il dire avec Paul Valery que la conscience règne mais ne gouverne pas?
Faut-il dire avec Paul Valéry que la conscience règne mais ne gouverne pas? [Peu importe qu'il s'agisse de Valéry qui ait énoncé cette idée(on ne demande pas à un élève de terminal de connaître un auteur qui n'est pas reconnu comme philosophe par les philosophes)]. Ce que l'on peut noter ici est que le rapport de la c a l'homme qui la détient (i.e. au psychisme, et peut-être au sujet) est pensé sur un mode politique : la c est à l'individu ce que la reine d'Angleterre est à son empire, elle a u...
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Baruch SPINOZA
VOCABULAIRE SPINOZISTE Nature: ensemble de la réalité. Elle est soumise à des lois déterminées, elle ne comporte aucune finalité et elle est infinie. Totalement autonome et unique, elle comporte une infinité d’aspects différents dont deux nous sont connus parce qu’ils nous constituent directement ce sont la Pensée et l’Étendue, Attributs de la substance, qui est Dieu, c’est-à-dire cette Nature même. Sagesse: attitude sereine de l’homme libre, atteinte par la connaissance philosophique. Elle est...
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Quels sont les signes qui nous permettent de distinguer nettement d'une part le rêve, de l'autre la conscience à l'état de veille ?
INTRODUCTION A) - On pourrait contester l'existence de ces signes et l'assimilation de la réalité au rêve est un argument classique ; a) soit du scepticisme (notamment du doute « hyperbolique » de Descartes) b) soit de l'idéalisme empirique (Taine et l'hallucination vraie.) B) - Mais, a) outre que Descartes sort de son doute et que Taine reconnaît un critérium de la vérité empirique : l'intensité, implicitement aussi la connexion, b) c'est un fait indépendant de toute discussion métaphysique que...
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La conscience de devoir mourir peut-elle susciter chez l'homme d'autres sentiments que la peur ?
Le soleil ni la mort, écrit La Rochefoucauld, ne se peuvent regarder en face. Pour des raisons physiques simples, nos yeux ne peuvent fixer longtemps une lumière trop intense ; mais quelle est la nature de cette réaction de rejet violent qui se manifeste à l'idée de la mort ? Si la peur est cette émotion qui nous détourne de tout ce qui représente un danger pour notre bonne conservation, il faut bien reconnaître que, face à la mort, la peur est la réaction la plus compréhensible et la mieux adap...