755 résultats pour "bien"
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Peut-on être conscient de tout ?
Introduction : Bien définir les termes du sujet : - « Peut-on » : désigne la possibilité et la légitimité de faire, d'accomplir, de penser, de tourner son action vers quelque chose. - « Etre conscient » : c'est avoir une aperception plus ou moins immédiate pour le sujet de ce qui se passe en dehors de lui ou en lui. Cela désigne la conscience psychologique qui se présente comme une forme particulière de savoir, un savoir immédiat. C'est la relation qu'un sujet entretient avec une réalité interne...
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Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs oeuvres : « Le caractère circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes d
Dans une page demeurée célèbre du Manifeste du surréalisme, André Breton écrit à propos des romanciers et de leurs circonstanciel, inutilement particulier, de chacune de leurs notations, me donne à penser qu'ils s'amusent à mes dépens. hésitations du personnage : sera-t-il blond ? Comment s'appellera-t-il ? Autant de questions résolues une fois pour toutes, au laissé d'autre pouvoir discrétionnaire que de fermer le livre, ce dont je ne me fais pas faute aux environs de la première page. » l'arbi...
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L'HOMME ET LA MORALE chez SPINOZA
L'homme n'est pour Spinoza qu'une petite partie de la nature. Il est un mode fini de la substance infinie : nous pouvons nous le représenter sous deux aspects, sous deux attributs de la substance : un corps, c'est-à-dire un tout petit fragment de l'étendue infinie, une âme, parcelle infime de la Pensée infinie. Comme tous les êtres de la nature, l'homme se propose de «persévérer dans son être», c'est-à-dire d'augmenter sa puissance. Mais n'oublions pas que ce mode fini que je suis est enserré pa...
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Le gouvernement pour le peuple engendre-t-il spontanément la liberté ?
Introduction : Le gouvernement est l'ensemble des institutions qui ont pour but de conduire l'Etat. Le gouvernement pour et par le peuple désigne la démocratie (étymologiquement le pouvoir du peuple). La liberté se laisse comprendre en son sens le plus général comme le pouvoir de faire ce que l'on veut et dans son acception spécifiquement politique, comme le fait d'être gouverné par des lois que l'on a soi-même choisi. Dans la mesure où le peuple ne peut vouloir servir que son intérêt, il s...
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La vérité peut-elle changer ?
ANALYSE ET PROBLEMATISATION DU SUJET. § La vérité semble se définit de prime abord comme la correspondance entre l'idée que l'on a sur une chose et la réalité de cette chose, c'est-à-dire plus précisément comme la conformité du discours à un objet réel. Dès lors la vérité prend appui sur la réalité même et cette réalité, devant faire l'objet d'un discours adéquat, doit avoir elle-même intrinsèquement un critère de vérité. Or, si la réalité doit avoir un tel critère, il semble que la vérit...
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Heidegger: Dasein et langage
Texte de Martin Heidegger (1889-1976) Martin Heidegger est un philosophe allemand contemporain adepte d'un « retour aux choses mêmes »[1]. Auteur d'un mode de questionnement nouveau, il propose une lecture de la tradition philosophique à partir de la question, longtemps oubliée, du sens de l'Être. Il s'interroge entre autres sur ce qui fait l'être de l'homme, sur sa nature, sur ce qui fait que l'homme est homme et non autre chose. Pour ce faire, il veut retourner « à la chose même » de l'humain...
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La raison peut-elle assigner à notre action des fins, ou bien ne peut-elle que calculer les moyens d'atteindre une fin donnée
La raison peut-elle assigner à notre action des fins, ou bien ne peut-elle que calculer les moyens d'atteindre une fin donnée ? Introduction. — Terrifiés par la perspective d'une guerre atomique, certains incriminent la science dont les progrès ont mis entre les mains de l'homme la puissance destructrice que nous savons. A quoi le simple bon sens permet de répondre : les savants mettent à notre disposition des moyens d'action de plus en plus puissants, c'est vrai ; mais ils ne déterminent pas l'...
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RUSSELL
Il semble assez évident que, s'il n'y avait pas de croyance, il ne pourrait y avoir rien de faux ni rien de vrai, dans le sens où le vrai est un corrélatif du faux. Si nous imaginons un monde uniquement matériel, il n'y aurait là aucune place pour le faux et bien qu'il dût contenir ce qu'on peut appeler « des faits », il ne contiendrait pas de vérités dans le sens où le vrai est une entité du même ordre que le faux. En réalité, le vrai et le faux sont des propriétés que possèdent les croyances e...
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Montaigne: Barbarie et sauvagerie
Texte à commenter : « Or je trouve [...] qu'il n'y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu'on m'en a rapporté, sinon que chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ; comme de vrai il semble que nous n'avons autre mire de la vérité et de la raison que l'exemple et idée des opinions et usances du pays ou nous sommes. Là est toujours la parfaite religion, la parfaite police, le parfait et accompli usage de toutes choses. Ils sont sauvages, de même que nous appelion...
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Nietzsche
Exiger de la force qu'elle ne se manifeste pas comme telle, qu'elle ne soit pas une volonté de terrasser et d'assujettir, une soif d'ennemis, de résistance et de triomphes, c'est tout aussi insensé que d'exiger de la faiblesse qu'elle manifeste de la force. Une quantité de force répond exactement à la même quantité d'instinct, de volonté, d'action — bien plus, la résultante n'est autre chose que cet instinct, cette volonté, cette action même, et il ne peut en paraître autrement que grâce aux séd...
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Nietzsche
L'affirmation des valeurs suppose d'abord un renversement des illusions aliénantes : il faut se libérer de l'illusion de l'au-delà, de l'illusion des « arrière-mondes ». Derrière les actes il y aurait un sujet, un moi : tel est le grand postulat de toute morale. Mais est-ce réellement pensable ? « Exiger de la force qu'elle ne se manifeste pas comme telle, qu'elle ne soit pas une volonté de terrasser et d'assujettir, une soif d'ennemis, de résistance et de triomphes, c'est tout aussi insensé que...
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Artiste et artiste chez ALAIN
Toutes les fois que l'idée précède et règle l'exécution, c'est l'industrie. Et encore est-il vrai que l'oeuvre souvent, même dans l'industrie, redresse l'idée en ce sens que l'artisan trouve mieux qu'il n'avait pensé dès qu'il essaye ; en cela il est artiste, mais par éclairs. Toujours est-il que la représentation d'une idée dans une chose, je dis même d'une idée bien définie comme le dessin d'une maison, est une oeuvre mécanique seulement, en ce sens qu'une machine bien réglée d'abord ferai...
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Mill: Le travail engendre-t-il l'inégalité entre les hommes ?
ill: Dans une société coopérative de production, est-il juste ou non que le talent ou l'habileté donnent droit à une rémunération plus élevée ? Ceux qui répondent négativement à la question font valoir l'argument suivant : celui qui fait ce qu'il peut a le même mérite et ne doit pas, en toute justice, être placé dans une position d'infériorité s'il n'y a pas faute de sa part ; les aptitudes supérieures constituent déjà des avantages plus que suffisants, par l'admiration qu'elles excitent, par l'...
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Descartes: L'argument d'autorité est-il conforme à la raison ?
On doit lire les livres des Anciens, du moment qu'il est fort avantageux pour nous de pouvoir profiter des travaux d'un si grand nombre d'hommes, soit pour connaître les inventions déjà faites autrefois avec succès, soit aussi pour être informés de ce qu'il reste encore à trouver dans toutes les disciplines. Cependant, il y a péril extrême de contracter peut-être quelques souillures d'erreur en lisant ces livres trop attentivement, souillures qui s'attacheraient à nous, quelles que soient nos ré...
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Aristote
"Puisque la pensée se distingue de la sensibilité, mais qu'elle semble être d'un côté imagination, de l'autre conviction, il faut d'abord traiter de l'imagination, ensuite de la conviction. Si nous disons que l'imagination est ce en vertu de quoi se produit pour nous quelque image, nous la comprenons comme un de ces états ou une de ces facultés en vertu desquelles nous jugeons et sommes soit dans le vrai, soit dans le faux et qui sont la sensibilité, l'opinion, l'intellect et la science. Que l'i...
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Baruch SPINOZA
D'ailleurs, tous les préjugés que j'entreprends de signaler ici dépendent d'un seul : les hommes supposent communément que toutes les choses naturelles agissent, comme eux-mêmes, en vue d'une fin, et bien plus, ils considèrent comme certain que Dieu lui-même dispose tout en vue d'une certaine fin, car ils disent que Dieu a fait toutes choses en vue de l'homme, mais il _a fait l'homme pour en recevoir un culte. C'est donc ce seul préjugé que je considérerai d'abord, en cherchant en premier lieu p...
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Aristote
PRESENTATION DE L' "ETHIQUE A NICOMAQUE" DE ARISTOTE Au regard de la tripartition du savoir classique dans l'Antiquité (logique, physique et éthique), l'Éthique à Nicomaque constitue l'oeuvre la plus aboutie de la partie éthique. En délimitant le champ des affaires humaines par exclusion de la nature et du divin, elle constitue le premier effort pour penser l'action humaine de manière immanente et autonome et lui reconnaître ainsi une positivité ontologique. Aristote (384-322 av. J.-C.) y opère...
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De quelle liberté l'art témoigne-t-il ?
Donner une définition simple et univoque de la liberté n'est possible qu'au prix d'une simplification inacceptable du concept de liberté. En effet, pour définir la liberté, il faut nécessairement faire référence à un terme qui s'oppose à elle. Ainsi on peut définir la liberté par opposition à l'esclavage : alors elle est la condition d'une personne qui n'est pas sous la dépendance d'une autre. Elle s'oppose également à la contrainte, puisqu'elle est le pouvoir de faire ce que l'on veut ; mais el...
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Nietzsche
La science elle-même repose sur une croyance ; il n'est pas de science sans postulat. "La science est-elle nécessaire ?" Il faut, pour qu'elle puisse se former, que cette question ait reçu auparavant une réponse non seulement affirmative, mais affirmative à tel point qu'elle exprime ce principe, cette foi, cette conviction : "Rien n'est plus nécessaire que le vrai ; rien, à son prix, n'a d'importance que secondaire." Qu'est-ce que cette volonté absolue de vérité ? Est-ce volonté de NE PAS SE LAI...
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Saint Augustin: les choses futures
"Il est maintenant clair et évident que les choses futures ni les choses passées ne sont point, et que c'est improprement qu'on dit : il y a trois temps : le passé, le présent, le futur, mais sans doute dirait-on correctement : il y a trois temps, le présent des choses passées, le présent des choses présentes, le présent des choses futures. Car ces trois sortes de choses sont bien dans l'âme et je ne les vois point ailleurs : la mémoire présente des choses passées, la conscience présente des cho...
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Baruch SPINOZA
VOCABULAIRE SPINOZISTE Nature: ensemble de la réalité. Elle est soumise à des lois déterminées, elle ne comporte aucune finalité et elle est infinie. Totalement autonome et unique, elle comporte une infinité d’aspects différents dont deux nous sont connus parce qu’ils nous constituent directement ce sont la Pensée et l’Étendue, Attributs de la substance, qui est Dieu, c’est-à-dire cette Nature même. Sagesse: attitude sereine de l’homme libre, atteinte par la connaissance philosophique. Elle est...
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Peut-on penser la mort ?
Introduction : Peut-on penser la mort ? Certes l'homme est le seul animal, pense-t-on, qui sait qu'il va mourir ; mais cette pensée de la mort n'est pas une évidence et pourtant comme le remarque Jacob dans La logique du vivant : « Les limites de la vie ne peuvent être laissées au hasard. Elles sont prescrites par le programme qui, dès la fécondation dans l'ovule, fixe le destin génétique de l'individu […] la mort fait partie intégrante du système sélectionné dans le monde animal et dans so...
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Un critique contemporain définit l'esprit du XVIIIe siècle en ces termes: "Il fallait édifier une politique sans droit divin, une religion sans mystère, une morale sans dogme." Dans quelle mesure et avec quelles nuances ce jugement se trouve-t-il vérifié
Introduction Quand on considère l'œuvre du XVIIIe siècle dans son ensemble, elle apparaît comme diverse, contradictoire, voire chaotique. Il semble presque impossible de lui trouver une unité, autrement dit de définir l'esprit du « siècle philosophique ». N'y aurait-il pas moyen, en se plaçant à la source créatrice de ses exigences intellectuelles, de saisir cette unité, cet esprit dans une volonté de reconstruire les valeurs humaines, sans jamais les rattacher à quelque chose qui les dépasserai...
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FEUERBACH et la religion
Dans ce texte, le philosophe allemand Feuerbach défend une thèse athée que ses contemporains lui ont reprochée au point de lui refuser toute chaire d'enseignement supérieur. En effet, Feuerbach est un penseur non seulement athée mais matérialiste, qui ne voit pas dans le sentiment religieux l'expression d'un amour pour le divin, mais bien d'un amour de l'homme pour lui-même. Car la thèse centrale dans ce texte est bien celle-ci : l'amour que l'individu porte à Dieu est en réalité un amour qu'il...
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Platon
"Vois-tu, bienheureux Simmias, il est à craindre que ce ne soit pas là, par rapport à la vertu, le mode correct d'échange : celui qui consiste à échanger des plaisirs contre des plaisirs, des peines contre des peines, une peur contre une peur, une plus grande quantité contre une plus petite, comme si c'était de la monnaie ! que cette monnaie ne soit seule de bon aloi et contre quoi doivent s'échanger toutes ces choses : (b) la pensée ! que ce soit là ce que, toutes, elles valent, et le prix dont...
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Bergson, dans un article publié en 1923, estime la France "prénétrée de classicisme, d'un classicisme qui a fait la netteté de son romantisme". Vous semble-t-il que la littérature française ait en effet toujours préservé l'essentiel de l'apport classique
Introduction Bergson, préoccupé de retrouver par la souplesse de l'intuition les mouvements divers de la vie, constatait en 1923 le caractère volontiers systématique et un peu rigide de l'art français : notre littérature, lui semblait-il, loin de se disperser dans le réel, préfère soumettre celui-ci à l'unité; en un mot, elle est « pénétrée de classicisme, d'un classicisme qui a fait la netteté de son romantisme ». Sans doute bien des Écoles qui se veulent révolutionnaires ont en fait gardé à l'...
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Baruch SPINOZA
Des fondements de l'État tels que nous les avons expliqués ci-dessus, il résulte avec la dernière évidence que sa fin dernière n'est pas la domination; ce n'est pas pour tenir l'homme par la crainte et faire qu'il appartienne à un autre que l'État est institué; au contraire c'est pour libérer l'individu de la crainte, pour qu'il vive autant que possible en sécurité, c'est-à-dire conserve, aussi bien qu'il se pourra, sans dommage pour autrui son droit naturel d'exister et d'agir. Non, je le répèt...
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KANT: Paresse, ambition et insociable sociabilité
PRESENTATION DE "IDEE D'UNE HISTOIRE UNIVERSELLE D'UN POINT DE VUE COSMOPOLITIQUE" DE KANT Cet opuscule marque la première intervention de Kant (1724-1804) dans les débats de ses contemporains sur l'histoire. Il défend la croyance au progrès de l'humanité contre les ennemis des Lumières, qui prônent le conservatisme en affirmant la supériorité des traditions sur la raison (Burke) et contre certains penseurs des Lumières, qui rejettent l'idée d'un progrès global et uniforme de l'humanité (Mendels...
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Alain: Faut-il distinguer artiste et artisan ?
Lorsqu'il s'agit du beau et de l'art, l'opinion oscille souvent entre deux attitudes contradictoires. Tantôt on souligne la relativité des jugements qui s'y rapportent, celle des « goûts et des couleurs ", en s'en remettant à la subjectivité de chacun. Tantôt, au contraire, on se rapporte à un étalon ou à une mesure objective, qui se trouverait dans la connaissance des experts ou des artistes officiels, pour décider de ce qui est beau ou non, artistique ou pas. Cette hésitation fait ressorti...
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Le pari de Pascal.
Que l'on demande à la raison une preuve ou que l'on cherche dans une expérience privilégiée une révélation de Dieu, dans un cas comme dans l'autre, on veut d'abord savoir que Dieu existe afin de se fixer ensuite une conduite. Une autre attitude est possible, dont Pascal nous offre un exemple typique. Examinons donc la théorie pascalienne du pari, au prix d'un retour en arrière dans le cours de l'histoire. a) D'une chose quelconque on peut envisager soit l'existence, soit la nature ; avant mê...
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Vie et philosophie de CICÉRON.
I. — VIE DE CICERON Cicéron naquit à Arpinum, l'an 106 avant Jésus-Christ. Sa famille était obscure, quoique riche et appartenant à l'ordre équestre. Venu à Rome, vers l'âge de dix ans, il y fut élevé par l'orateur Crassus et par le poète Archias. Les deux Scévola, qui étaient les plus fameux jurisconsultes de l'époque, le dirigèrent dans l'étude du droit, et les grands orateurs de ce temps, Antoine, Cotta, Hortensius, le formèrent à l'éloquence. Après avoir servi comme volontaire dans la guerre...
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L'homme n'est il qu'un animal civilisé ? ?
Incipit : V ouloir donner une définition de l'homme est pratique courante dans l'histoire de la philosophie, en partant du bipède sans plumes de Platon (rallié par Diogène) jusqu'à l'animal raisonnable des classiques, héritiers d'A ristote. Mais progres sivement, la question de la définition correcte s e réduit à n'être qu'exemple de logique et perd de sa teneur ontologique essentielle, ou essentialis te. A ujourd'hui, tenter une définition de l'homme, individu ou genre, tend à s e faire s ur le...
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"Il n'y a point d'âme si faible, qu'elle ne puisse étant bien conduite acquérir un pouvoir absolu sur ses passions." (Descartes). Qu'en pensez-vous ?
VOCABULAIRE: FAIBLE: (adj.) 1. — En gén. l'opposition fort/faible sert à désigner une différence de degré dans la qualité ou la détermination : raisonnement faible (c.-à-d. peu concluant) ; en psychol. de la forme, forme faible (c.-à-d. peu structurée, opposée à prégnante) ; au sens vulg., une théorie faible est une théorie peu convaincante. 2. — Pour NIETZSCHE, l'opposition fort/faible désigne une opposition fondamentale entre deux types d'homme (les maîtres et les esclaves), entre deux qualité...
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Est-ce l’homme qui fait l’histoire ou bien l’inverse ?
Termes du sujet: HISTOIRE: Ce mot désigne soit le devenir, l'évolution des individus et des sociétés (allemand Geschichte), soit l'étude scientifique de ce devenir (allemand Historie). HOMME: Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). • Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables s...
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L'histoire est-elle bien la mémoire de l'humanité ?
Analyse. · · · · · · Nous avons ici deux termes à définir : ceux d'histoire et de mémoire. Leur mise en relation n'est pas anodine, puisqu'il s'agit de comprendre si nous parlons de synonymes lorsque nous abordons la question de l'humanité. o L'histoire : sous se terme, nous comprenons les fait et événements du passé, mais aussi leur étude. L'histoire concerne les hommes, elle est racontée et écrite, elle est transmise et donne sujet à réflexion. Lorsque l'on cherche un sens à l'histoire, on p...
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Discuter cette pensée de Henri Bergson : Avec ses applications qui ne visent que la commodité de l'existence, la science nous promet le bien-être, tout au plus le plaisir. Mais la philosophie pourrait nous donner la Joie.
PLAN. Introduction. — Depuis que les sciences se sont détachées de la philosophie, on a souvent tantôt rapproché, tantôt opposé science et philosophie. Henri Bergson compare les avantages que ces deux types de connaissance peuvent avoir pour l'homme lorsqu'il écrit : Discuter cette pensée de Henri Bergson : Avec ses applications qui ne visent que la commodité de l'existence, la science nous promet le bien-être, tout au plus le plaisir. Mais la philosophie pourrait nous donner la Joie. Les deux a...
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MAUSS: «Dans les économies et dans
les droits qui ont précédé les nôtres, on ne constate pour ainsi dire
jamais de simples échanges de biens, de richesses et de produits au
cours d'un marché passé entre les individus.»
Thème 398 MAUSS: «Dans les économies et dans les droits qui ont précédé les nôtres, on ne constate pour ainsi dire jamais de simples échanges de biens, de richesses et de produits au cours d'un marché passé entre les individus.» L'échange économique peut être secondaire. «Dans les économies et dans les droits qui ont précédé les nôtres, on ne constate pour ainsi dire jamais de simples échanges de biens, de richesses et de produits au cours d'un marché passé entre les individus.» Mauss, Essai sur...
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DESCARTES: raison et chimères
"... soit que nous veillons, soit que nous dormions, nous ne nous devons jamais laisser persuader qu'à l'évidence de notre raison. Et il est à remarquer que je dis de notre raison, et non point de notre imagination ni de nos sens : comme encore que nous voyons le soleil très clairement, nous ne devons pas juger pour cela qu'il ne soit que de la grandeur que nous le voyons ; et nous pouvons bien imaginer distinctement une tête de lion entée sur le corps d'une chèvre, sans qu'il faille concl...
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Alain
Préjugé. Ce qui est jugé d'avance, c'est-à-dire avant qu'on se soit instruit. Le préjugé fait qu'on s'instruit mal. Le préjugé peut venir des passions ; la haine aime à préjuger mal ; il peut venir de l'orgueil, qui conseille de ne point changer d'avis ; ou bien de la coutume qui ramène toujours aux anciennes formules ; ou bien de la paresse, qui n'aime point chercher ni examiner. Mais le principal appui du préjugé est l'idée juste d'après laquelle il n'est point de vérité qui subsiste sans serm...
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DESCARTES: le désir, le regret ou le repentir
Il n'y a rien que le désir, et le regret ou le repentir, qui nous puissent empêcher d'être contents: mais si nous faisons toujours tout ce que nous dicte notre raison, nous n'aurons jamais aucun sujet de nous repentir, encore que les événements nous fissent voir, par après, que nous nous sommes trompés, parce que ce n'est point par notre faute. Et ce qui fait que nous ne désirons point d'avoir, par exemple, plus de bras ou plus de langues que nous n'en avons, mais que nous désirons bien d'...
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Le langage sert-il à communiquer ou bien à penser ?
Problématique envoyée par l'élève: Votre sujet se présente sous la forme d'une alternative : penser ou parler. En premier lieu, nous considérons que le langage sert à parler et nous le définissons comme un moyen de communication. Ainsi, quand un enfant maîtrise le langage, on dit spontanément qu'il sait désormais parler, sousentendant que le langage sert à parler. Toutefois, il faudrait se demander si on ne peut pas remettre en cause cette définition du langage comme simple instrument de communi...
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Connait-on la vie ou bien connait-on le vivant ?
I. La reconnaissance du vivant. 1. L'expérience du vivant. A quoi se reconnaît le vivant? Cette question trouve une première réponse dans l'expérience commune. Le vivant animal ou végétal - est ce qui, de soi-même, a la particularité de naître, croître, se reproduire et périr. Ces premières constatations peuvent être complétées : l'animal a en outre la capacité de se mouvoir, de percevoir des sensations, etc. 2. L'organisme et le milieu. L'être vivant est un organisme. Il n'est pas constitué d'u...
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Connaît-on la vie ou bien connaît-on le vivant ?
Il convient ici de déterminer la raison pour laquelle le sujet opère une distinction entre la vie et le vivant. Le vivant désigne le règne de ce qui est vivant par opposition, par exemple, au règne inorganique du monde minéral. Connaître le vivant, c'est alors s'intéresser aux conditions qui permettent à la vie d'apparaître et pourquoi pas aussi, à son origine (A ce titre, cf. par exemple le débat de la biologie moderne qui oppose les tenants de la " panspermie " à ceux de la " soupe prébiotique...
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Régine Olsen
Régine Olsen XIXe siècle Danoise née en 1823. Le grand philosophe danois Søren Kierkegaard se fiança à l'âge de vingt-sept ans, en 1840, avec une jeune fille de dix-sept ans, Regine Olsen, dont le père était conseiller d'Etat. Kierkegaard était amoureux d'elle, ou plutôt à la jeune fille elle-même il préférait l'esprit qu'il faisait surgir en elle ; en outre, il comprit très vite qu'il ne pouvait jouer le rôle de mari, soit en raison de son humeur instable, soit en raison du caractère mélancoliq...
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Est-la conscience qui détermine notre vie ou bien l'inverse ?
En tant qu'êtres humains conscient de nous-mêmes, capables de choix, nous pouvons, contrairement aux animaux déterminer notre vie, lui donner un sens, une direction. Cependant notre liberté n'est pas absolue, la conscience ne se meut pas dans une fiction qu'elle construit mais bien dans la vie réelle avec ses lois et ses obstacles. Dès lors quoique conscients, échappe-t-on vraiment à une détermination vitale ? Notre conscience domine-t-elle réellement les besoins (se nourrir, la libido) et les l...
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FREUD: [La religion] remplit trois fonctions
PRESENTATION DE "L'AVENIR D'UNE ILLUSION" DE FREUD Cette oeuvre s'inscrit dans une réflexion sur la culture, à la lumière des découvertes de la psychanalyse. Analysant le rapport de la religion au désir, Freud (1856-1939) montre sa nature d'illusion. Il critique sa valeur, tant pour le bonheur individuel que pour le maintien de la société, et invite à son dépassement rationnel. Mais Freud se garde ici de tout scientisme : renoncer à la religion ne consiste pas à la remplacer par une autre...
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KANT: L'homme est le seul animal qui doit travailler pour vivre
Commentaire Kant Dans ses Réflexions sur l’éducation (traduction Philonenko et édité chez Vrin p 110), Kant cherche à montrer la nécessité du travail dans l’apprentissage pédagogique : « il est de la plus grande importance d’apprendre aux enfants à travailler ». Pourquoi le travail fait-il partie des éléments fondamentaux de l’apprentissage ? C’est que le travail est spécifique à l’homme : « l’homme est le seul animal voué au travail ». Ainsi l’enfant en apprenant à travailler accède à l’...
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D'Alembert dit dans le Discours préliminaire à l'Encyclopédie que l'esprit systématique ne doit pas être confondu avec l'esprit de système. Qu'est-ce que l'esprit systématique et qu'est-ce qu'un système ? Essayez de montrer pourquoi et comment l'esprit s
D'Alembert dit dans le Discours préliminaire à l'Encyclopédie que l'esprit systématique ne doit pas être confondu avec l'esprit de système. Qu'est-ce que l'esprit systématique et qu'est-ce qu'un système ? Essayez de montrer pourquoi et comment l'esprit scientifique est à la fois systématique et défiant à l'égard des systèmes. Le tenue « esprit systématique » prend souvent une nuance péjorative. L'esprit systématique consiste dans la tendance à coordonner les faits en un système cohérent — tendan...
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La religion nous est-elle essentielle ?
La religion est un concept ambigu puisque même son étymologie n'est pas certaine. En effet, le terme pourrait venir, d'après Cicéron, de « relegere » (recueillir, rassembler), ou encore selon Lucrèce, de « religare » (relier). La définition la plus simple que nous pourrions donner à la religion serait le fait de vouer un culte à une divinité, par des doctrines ou des pratiques constituant le rapport entre Dieu et l'homme. En fait c'est la religion qui donnerait à l'homme le sentiment de dépendre...
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Merleau-Ponty
Dans l'expérience du dialogue, il se constitue entre autrui et moi un terrain commun, ma pensée et la sienne ne font qu'un seul tissu, mes propos et ceux de mon interlocuteur sont appelés par l'état de la discussion, ils s'insèrent dans une opération commune dont aucun de nous n'est le créateur. Il y a là un être à deux, et autrui n'est plus ici pour moi un simple comportement dans mon champ transcendantal", ni d'ailleurs moi dans le sien, nous sommes l'un pour l'autre collaborateurs dans une ré...