755 résultats pour "bien"
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Platon
"La loi est faite pour les faibles et pour le grand nombre. C'est donc par rapport à eux-mêmes et en vue de leur intérêt personnel qu'ils font la loi et qu'ils décident de l'éloge et du blâme. Pour effrayer les plus forts, les plus capables de l'emporter sur eux, et pour les empêcher de l'emporter en effet, ils racontent que toute supériorité est laide et injuste, et que l'injustice consiste essentiellement à vouloir s'élever au-dessus des autres : quant à eux, il leur suffit, j'imagine, d'être...
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Fiche de cours en philo : THEORIE ET EXPERIENCE .
• Ce qui doit retenir votre attention dans cette fiche, c'est d'abord l'expérience au sens scientifique du terme, c'est-à-dire l'expérimentation, interrogation méthodique et réglée des phénomènes (§ 1). • Quant à la théorie, elle doit être définie (§ 6) comme un système scientifique intégrant un très grand nombre de faits en un ensemble cohérent. • Le point de vue empiriste, qui n'a voulu retenir que l'aspect passif du travail scientifique, est insuffisant, comme l'a montré Kant (§ 3 et 4)....
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HOBBES: hors de la société civile, les passions règnent, la guerre est éternelle
Hors de l'état civil, chacun jouit sans doute d'une liberté entière, mais stérile ; car, s'il a la liberté de faire tout ce qu'il lui plaît, il est en revanche, puisque les autres ont la même liberté, exposé à subir tout ce qu'il leur plaît. Mais, une fois la société civile constituée, chaque citoyen ne conserve qu'autant de liberté qu'il lui en faut pour vivre bien et vivre en paix, de même les autres perdent de leur liberté juste ce qu'il faut pour qu'ils ne soient plus à redouter. Hors...
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Descartes: Est-il nécessaire de
douter pour connaître ?
escartes : 1. Que pour examiner la vérité il est besoin, une fois en sa vie, de mettre toutes choses en doute, autant qu'il se peut. Comme nous avons été enfants avant que d'être hommes, et que nous avons jugé tantôt bien et tantôt mal des choses qui se sont présentées à nos sens, lorsque nous n'avions pas encore l'usage entier de notre raison, plusieurs jugements ainsi précipités nous empêchent de parvenir à la connaissance de la vérité, et nous préviennent de telle sorte qu'il n'y a point d'ap...
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Philibert Delorme
Philibert Delorme 1505-1510 ? - 1570 Philibert de L'Orme fut le fondateur de l'architecture classique française et l'un des plus grands représentants de l'humanisme français au XVI e siècle. Des architectes de la génération précédente avaient bien introduit, avant lui, des motifs décoratifs venant de l'Italie, mais ils n'avaient guère transformé les méthodes traditionnelles de la construction. Philibert de L'Orme, bien qu'encore formé aux techniques des maçons médiévaux, combina leurs qualités a...
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L'expression l'erreur est humaine signifie-t-elle une excuse, une constatation, une condamnation ?
Une formulation assez originale d'un sujet classique sur la vérité et l'erreur. Celle-ci est-elle une composante intrinsèque de la condition humaine, et l'homme peut-il lutter contre elle ? Cherchez à bien caractériser chacune des attitudes philosophique ( ou pratiques) qui se dessinent derrière les trois interprétations. Dans le cas de la condamnation, examinez bien ce qui est condamné et au nom de quoi. Remarques préliminaires sur la formulation de la question. Il s'agit ici d'évaluer le...
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DESCARTES: L'éducation d'un honnête homme.
Un honnête homme n'est pas obligé d'avoir vu tous les livres, ni d'avoir appris soigneusement tout ce qui s'enseigne dans les écoles : et même ce serait une espèce de défaut en son éducation, s'il avait trop employé de temps en l'exercice des lettres. Il y a beaucoup d'autres choses à faire pendant sa vie, le cours de laquelle doit être si bien mesuré, qu'il lui en reste la meilleure partie pour pratiquer les bonnes actions, qui lui devraient être enseignées par sa propre raison, s'il n'apprenai...
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Bergson, l'âme et le corps (1912), in l'Energie spirituelle
Chacun de nous est un corps, soumis aux mêmes lois que toutes les autres portions de matière. Si on le pousse, il avance ; si on le tire, il recule ; si on le soulève et qu'on l'abandonne, il retombe. Mais, à coté de ces mouvements qui sont provoqués mécaniquement par une cause extérieur, il en est d'autres qui semblent venir du dedans et qui tranchent sur les précédents par leur caractère imprévu : on les appellent « volontaires ». Quelle en est la cause ? C'est ce que chacun de nous désigne pa...
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Bergson: La technique est-elle spécifiquement humaine ?
Le travail peut-il être élevé au rang d'une valeur? Encore faudrait-il savoir si cette valeur, il la possède en lui-même, ou si elle ne lui serait pas plutôt conférée de l'extérieur. On peut ainsi penser qu'un travail n'a de valeur que relativement à l'intention qui l'anime ou au sens qu'on lui donne. Ainsi en va-t-il pour le travail comme vecteur d'intégration sociale : est-ce par simple souci d'efficacité, ou afin de pouvoir contribuer à la société ? Pour soi ou pour les autres ? Mais pour que...
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Que pensez-vous de ce jugement porté en 1859 par Baudelaire sur le réalisme : « Dans ces derniers temps nous avons entendu dire de mille manières différentes : « Copiez la nature; ne copiez que la nature. Il n'y a pas de plus grande jouissance ni de plus
Que pensez-vous de ce jugement porté en 1859 par Baudelaire sur le réalisme : « Dans ces derniers temps nous avons entendu dire de mille manières différentes : « Copiez la nature; ne copiez que la nature. Il n'y a pas de plus grande jouissance ni de plus beau triomphe qu'une copie excellente de la nature. » Et cette doctrine, ennemie de l'art, prétendait être appliquée non seulement à la peinture, mais à tous les arts, même au roman, même à la poésie. A ces doctrinaires si satisfaits de la natur...
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DESCARTES: ARITHMETIQUE ET GEOMETRIE
Par là on voit clairement pourquoi l'arithmétique et la géométrie sont beaucoup plus certaines que les autres sciences: c'est que seules elles traitent d'un objet assez pur et simple pour n'admettre absolument rien que l'expérience ait rendu incertain, et qu'elles consistent tout entières en une suite de conséquences déduites par raisonnement. Elles sont donc les plus faciles et les plus claires de toutes, et leur objet est tel que nous le désirons, puisque, sauf par inattention, il semble impos...
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DESCARTES: Troisième maxime
PRESENTATION DE L'OUVRAGE "DISCOURS DE LA METHODE DE DESCARTES Premier texte philosophique paru en langue française, préfaçant les Essais scientifiques, le Discours de la méthode retrace le parcours intellectuel de son auteur, depuis l'incertitude de l'école et de ses livres jusqu'à la fondation inébranlable du cogito et des fruits qui en découlent. Descartes (1596-1650) prend ses distances avec le long héritage aristotélicien véhiculé par la philosophie scolastique : cela se lit aussi bien dans...
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Alain: La raison modifie-t-elle la perception sensorielle ?
Les données sensibles, plus immédiates et passives, permettent d'appliquer des raisonnements par induction dont la pertinence logique est tout aussi incertaine que ceux de la déduction. Ce qui nous fait soupçonner que les erreurs des sens pourraient parfois être des illusions de la raison elle-même. Cette dernière n'est-elle qu'un artifice ? Passer de l'idée d'avoir raison à la raison met en lumière l'importance de l'activité proprement argumentative de la raison. On peut en gros distinguer troi...
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« Les propriétés des animaux et leurs divers caractères y sont exprimés ; par conséquent les nôtres aussi, puisque nous sommes l'abrégé de ce qu'il y a de bon et de mauvais dans les créatures irraisonnables », écrit La Fontaine dans sa Préface au premier
La citation expose une conviction du fabuliste, fortement argumentée («par conséquent»). Bien dépeindre les animaux équivaut à bien dépeindre les hommes. De fait les fables illustrent en permanence le «passage de l'animal à l'homme». C'est à la fois un artifice poétique et une conviction philosophique. I. De l'animal à l'homme La Fontaine peint les animaux pour eux-mêmes et pour leur ressemblance avec les hommes. Des animaux décrits pour eux-mêmes Dans la fable ésopique, les animaux étaient de...
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Husserl et L'ego transcendantal
L'ego transcendental (que la réduction transcendantale nous révèle tout d'abord avec ses horizons indéterminés) se s aisit tout aussi bien soi-même, dans son être primordial propre, que, sous forme de son expérience transcendantale de l'autre, les autres ego transcendantaux, bien que c e s derniers ne soient p a s donnés directement eux-mêmes ni dans l'évidence apodictique absolue, mais seulement dans l'évidenc e de l'expérience "extérieure". A utrui, je l'appréhende "en" moi, i l s e consti...
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DESCARTES: parvenir à la connaissance des choses sans aucune crainte d'erreur
(...) Nous allons énumérer ici tous les actes de notre entendement par lesquels nous pouvons parvenir à la connaissance des choses sans aucune crainte d'erreur ; il n'y en a que deux : l'intuition' et la déduction. Par intuition j'entends, non pas le témoignage changeant des sens ou le jugement trompeur d'une imagination qui compose mal son objet, mais la conception d'un esprit pur et attentif, conception si facile, si distincte qu'aucun doute ne reste sur ce que nous comprenons ; ou, ce q...
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HEGEL: la détermination pure de la volonté par soi
Autant il est essentiel de souligner la détermination pure de la volonté par soi, sans condition, comme la racine du devoir et autant, par conséquent, il est vrai de dire que la reconnaissance de la volonté a attendu la philosophie kantienne pour gagner son fondement solide et son point de départ, autant l'affirmation du point de vue simplement moral qui ne se transforme pas en concept de moralité objective réduit ce gain à un vain formalisme et la science morale à une rhétorique sur le devoir e...
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Malebranche : Sapientis oculi in capite ejus, stultus in tenebris ambulat .
PRESENTATION DE L'OUVRAGE "DE LA RECHERCHE DE LA VERITE" DE MALEBRANCHE Cette première oeuvre de Malebranche (1638-1715), imposante, et qu'il ne cessera de compléter et de parfaire au point qu'on ne puisse la lire sans ses nombreux Éclaircissements, est de dix années postérieure à son ordination et à sa découverte simultanée et enflammée de la philosophie de Descartes. Sa vocation uniment religieuse et philosophique va consister à compléter et à corriger l'un par l'autre Saint Augustin et l'aute...
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« Trouver une forme d'association
qui défende et protège de toute la force commune la personne et les
biens de chaque associé et par laquelle chacun s'unissant à tous
n'obéisse pourtant qu'à lui-même et reste aussi libre qu'auparavant»
(Ro
PRESENTATION DE L'OEUVRE "DU CONTRAT SOCIAL" DE ROUSSEAU Ouvrage majeur de la philosophie politique moderne et inspirateur des futurs courants révolutionnaires, le Contrat social défend le principe de souveraineté populaire conçue comme pilier de l'état de droit. Ses innovations théoriques ne doivent pas faire oublier que Rousseau (1712-1778) doit beaucoup aux jurisconsultes de son temps, comme Grotius ou Pufendorf : comme lui, ils assignent, à travers des théories contractualistes, une origine...
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On voulait démontrer à Alain que les Fables de La Fontaine ne conviennent pas aux écoliers : « Ils ne peuvent en saisir tout la beauté. » «Je l'espère bien ! » répondit-il. Comment comprenez-vous ce paradoxe ? A un âge où vous êtes capable de lire de faç
Sujet : On voulait démontrer à Alain que les Fables de La Fontaine ne conviennent pas aux écoliers : « Ils ne peuvent en saisir tout la beauté. » «Je l'espère bien ! » répondit-il. Comment comprenez-vous ce paradoxe ? A un âge où vous êtes capable de lire de façon plus réfléchie (et sans vous croire obligé de faire référence à La Fontaine), quel regard portez-vous sur vos regards de jeunesse ? Qui n'a pas connu le bonheur du premier livre, qui n'était pas le premier lu — celui-là est oublié à j...
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Rousseau versus Hobbes
PRESENTATION DU "DISCOURS SUR L'ORIGINE ET LES FONDEMENTS DE L'INEGALITE PARMI LES HOMMES" DE ROUSSEAU Ce texte constitue la réponse de Rousseau (1712-1778) à une question proposée par l'Académie de Dijon sur la source des inégalités. Rousseau y avance une critique radicale de tous les théoriciens du Droit Naturel et du Contrat en montrant que ces concepts ont été utilisés pour fonder en raison une imposture et un asservissement. La philosophie politique a, selon lui, toujours été de connivence...
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Goethe: La connaissance est-elle un
facteur de liberté ?
Pour que l'opinion cesse d'adhérer infiniment à elle-même, il faut qu'elle cesse d'apparaître dans cette fausse transparence à soi, nommée d'ordinaire « évidence ; ou bien que cette évidence se fasse plus exigeante. N'est-elle pas un problème, dans la mesure où chacun est obligé d'interpréter, à tort ou à raison, ce qu'il voit et entend ? L'opinion doit-elle se confronter à quelques normes rationnelles ? Doit-elle se calquer sur la pensée de philosophes patentés ? La liberté de penser peut-elle...
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Alain
"Aucune conception n'est oeuvre. Et c'est l'occasion d'avertir tout artiste qu'il perd son temps à chercher parmi les simples possibles quel serait le plus beau; car aucun possible n'est beau; le réel seul est beau. Faites donc et jugez ensuite. Telle est la première condition en tout art, comme la parenté des mots artiste et artisan le fait bien entendre; mais une réflexion suivie sur la nature de l'imagination conduit bien plus sûrement à cette importante idée, d'après laquelle toute méditatio...
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Les passions: entre vices et vertus ?
Si toute la philosophie, qui est une méditation de la vie, se propose de distinguer ce que l'homme doit poursuivre et ce qu'il doit craindre, donc de reconnaître les biens et les maux, on ne peut guère concevoir une analyse des passions à part d'une théorie des vertus. Il n'y a pas de psychologie sans quelque idée de l'homme et de ses fins; c'est sa manière d'être positive. La passion, tout simplement, c'est Phèdre. Si la littérature ne s'y est pas trompée, les philosophes n'ont pas été aussi un...
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Alain: De la distinction entre l'artiste et l'artisan
"Aucune conception n'est oeuvre. Et c'est l'occasion d'avertir tout artiste qu'il perd son temps à chercher parmi les simples possibles quel serait le plus beau; car aucun possible n'est beau; le réel seul est beau. Faites donc et jugez ensuite. Telle est la première condition en tout art, comme la parenté des mots artiste et artisan le fait bien entendre; mais une réflexion suivie sur la nature de l'imagination conduit bien plus sûrement à cette importante idée, d'après laquelle toute médit...
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Un historien de la littérature française écrit : « La Bruyère, dans ses Caractères, imite bien les grands moralistes classiques, mais il innove par les raffinements et les nouveautés de son style, par le souci du détail concret, par les portraits et la p
L'originalité de La Bruyère. Un historien de la littérature française écrit : « La Bruyère, dans ses Caractères, imite bien les grands moralistes classiques, mais il innove par les raffinements et les nouveautés de son style, par le souci du détail concret, par les portraits et la peinture des mœurs contemporaines. » Illustrez et commentez, en donnant des exemples. PLAN Début. — La Bruyère n'apporte pas de vues nouvelles, mais son observation de détail est précieuse. Elle complète admirablement...
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Faut-il se battre contre tous les préjugés ?
Incipit : La notion de préjugé, même si elle ne s'y trouve pas formulée comme telle, c'est-à-dire littéralement comme ce qui précède le jugement, est au fondement de la démarche de la philosophie dès son institution platonicienne, ou plutôt socratique. Car en référence à l'autobiographie donnée par ce dernier dans le Phédon. Si la caractéristique de la pratique philosophique de Socrate peut se définir en tant qu'art de la définition, et de la définition correcte au moyen de la seule pensée qu...
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Hegel et l'oeuvre d'art
P RESENT A TION de "EST H E T I Q U E " D E H E G E L P ubliées à titre pos thume e n 1 8 3 2 , l e s L e ç o n s d'esthétique reprennent les cours professés par Hegel (1770-1831) à l'université de Berlin de 1818 à 1829. Dans cette introduction, l'auteur défend le projet d'une philosophie de l'art : « mode de manifestation partic ulier de l'esprit » (I, I, 2), l'art doit faire l'objet d'une étude rationnelle, seule à même d'en ressais ir la signification. D epuis le milieu du siècle, l'esthétiqu...
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Le progrès est-il une donnée positive des sciences humaines ou bien une valeur philosophique et morale ?
Position de la question. L'idée de progrès a été entendue en des sens assez divers. D'autre part, après avoir connu au xviiie et au XIXe siècle une fortune extraordinaire, cette idée rencontre aujourd'hui plus de scepticisme. Pour apprécier sa valeur, essayons de préciser d'abord sa signification. I. Le progrès comme donnée positive. On peut d'abord considérer le progrès comme un fait, comme une donnée positive. Cette conception s'est présentée, tantôt sous une forme plutôt théorique qui relève...
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Texte de KANT: L'homme est un animal qui, du moment où il vit parmi d'autres individus de son espèce, a besoin d'un maître...
Demande d'échange de corrigé de Kalac Mikail ([email protected]). Sujet déposé : L'homme est un animal qui, du moment où il vit parmi d'autres individus de son espèce, a besoin d'un maître. Car il abuse à coup sûr de sa liberté à l'égard de ses semblables ; et, quoique, en tant que créature raisonnable, il souhaite une loi qui limite la liberté de tous, son penchant animal à l'égoïsme l'incite toutefois à se réserver dans toute la mesure du possible un régime d'exception pour lui-même. Il lui...
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La cité idéale chez PLATON
Corrigé envoyé par Milena (1ière année HEC) La cité idéale Le but politique de Platon est de donner les caractéristiques de la cité idéale, la cité bien gouvernée. Pour ce faire, il la décrit dans la République et il en donne la législation dans les Lois. En premier lieu, il convient de définir ce qui est considéré comme une société parfaite chez Platon. Le législateur, qui prend dans la République, ouvrage fondamental, la figure de Socrate, va déduire les spécificités de la cité réellement bonn...
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MALEBRANCHE: vaincre nos passions
MALEBRANCHE : CE N'EST QUE CHANGER DE MAÎTRE L'équilibre des passions peut-il constituer une vraie sagesse ?Non, selon Malebranche, car même si elles se font contrepoids, les passions n'en restent pas moins des passions, et l'âme leur reste soumise. « Les hommes peuvent bien vaincre leurs passions par des passions contraires, ils peuvent vaincre la peur ou la douleur par vanité; je veux dire seulement qu'ils peuvent ne pas fuir ou ne pas se plaindre lorsque, se sentant en vue à bien du mo...
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Heidegger: parole et langage
Texte de Martin Heidegger (1889-1976) Martin Heidegger est un philosophe allemand contemporain adepte d’un « retour aux choses mêmes »[1]. Auteur d’un mode de questionnement nouveau, il propose une lecture de la tradition philosophique à partir de la question, longtemps oubliée, du sens de l’Être. Il s’interroge entre autres sur ce qui fait l’être de l’homme, sur sa nature, sur ce qui fait que l’homme est homme et non autre chose. Pour ce faire, il veut retourner « à la chose même » de l...
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AUGUSTIN : PASSÉ ET FUTUR SONT DES PRÉSENTS
AUGUSTIN : PASSÉ ET FUTUR SONT DES PRÉSENTS Il existe, dit-on, trois temps : le passé, le présent et le futur. Mais qu'entend-on par là ? Comment ce qui n'existe plus (le passé) ou ce qui n'existe pas encore (le futur) peut-il exister ? Que sont donc en réalité le passé et le futur ? « Il est clair et évident que les choses futures ni les choses passées ne sont point et que c'est improprement qu'on dit : il y a trois temps, le passé, le présent, le futur ; mais sans doute dirait-on corre...
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Lucrèce: la fonction et l'organe
PRESENTATION DE L'OEUVRE "DE LA NATURE DES CHOSES" DE LUCRECE De la nature des choses est l'unique oeuvre de Lucrèce (vers 98-55 av. J.-C.), auteur latin du 1er siècle avant J.-C. Écrit dans des temps très troublés, propices à la superstition, ce vaste poème philosophique entend guérir les hommes de leurs peurs et de leurs illusions en suivant la voie ouverte par Épicure : fonder la possibilité de la vie heureuse sur une connaissance rationnelle de la nature. Mais Lucrèce ne se contente pas...
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« Savoir, c'est pouvoir », a dît François Bacon. « Pour pouvoir, il faut croire et vouloir », a dit un sage. Vous vous efforcerez de déterminer dans quelle mesure savoir, croire et vouloir sont nécessaires à l'homme pour pouvoir, et vous chercherez si l'
« Savoir, c'est pouvoir », a dît François Bacon. « Pour pouvoir, il faut croire et vouloir », a dit un sage. Vous vous efforcerez de déterminer dans quelle mesure savoir, croire et vouloir sont nécessaires à l'homme pour pouvoir, et vous chercherez si l'une de ces deux conditions ou deux d'entre elles y sont suffisantes. Introduction. —: « Au commencement était l'action », a écrit Gœthe. Le besoin d'agir est le plus essentiel à l'homme. Cependant, notre action effective ou productrice est b...
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KANT: les 3 ignorances
"L'ignorance peut être ou bien savante, scientifique, ou bien vulgaire. Celui qui voit distinctement les limites de la connaissance, par conséquent le champ de l'ignorance, à partir d'où il commence à s'étendre, par exemple le philosophe qui aperçoit et montre à quoi se limite notre capacité de savoir relatif à la structure de l'or, faute de données requises à cet effet, est ignorant de façon technique ou savante. Au contraire, celui qui est ignorant sans apercevoir les raisons des limites de...
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Hobbes: Liberté et droit
La nature a fait les hommes si égaux quant aux facultés du corps et de l'esprit, que, bien qu'on puisse parfois trouver un homme manifestement plus fort corporellement, ou d'un esprit plus prompt qu'un autre, néanmoins, la différence d'un homme avec un autre n'est pas si importante que quelqu'un puisse de ce fait réclamer pour lui-même un avantage auquel un autre ne puisse pas prétendre aussi bien que lui (...). De cette égalité des aptitudes découle une égalité dans l'espoir d'atteindre nos fin...
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Le jugement et la croyance ?
I. Le jugement se présente comme une affirmation; il suppose la croyance, c'est-à-dire l'assentiment de l'esprit à la proposition énoncée. Quel est le fondement de la croyance? II. Nous croyons, disait saint Thomas, à cause de l'évidence des signes : « Nous croyons quand nous voyons qu'il faut croire ». De même, pour Spinoza, la croyance est déterminée par la clarté intrinsèque de l'idée : telle est la théorie intellectualiste de la croyance; la croyance résulte de l'évidence, le doute de la...
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Fiche de cours en philo : LA MEMOIRE .
• La mémoire se définit comme la fonction du passé (§ 1). • Distinguez bien la mémoire-habitude, ensemble de mécanismes moteurs (§ 2), de la mémoire vraie, liée au souvenir en tant que tel (§ 3). • Le souvenir, conçu par Bergson comme immatériel (§ 4), est généralement décrit par les penseurs contemporains comme un acte spirituel dépendant de la matière (§ 5). • Quelles sont les fonctions de la mémoire? a - La mémoire a une fonction d'unité : elle me permet d'unifier mon existence (§ 6). b - Dan...
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Saint Augustin: il y a trois temps : le passé, le présent, le futur
"Il est maintenant clair et évident que les choses futures ni les choses passées ne sont point, et que c'est improprement qu'on dit : il y a trois temps : le passé, le présent, le futur, mais sans doute dirait-on correctement : il y a trois temps, le présent des choses passées, le présent des choses présentes, le présent des choses futures. Car ces trois sortes de choses sont bien dans l'âme et je ne les vois point ailleurs : la mémoire présente des choses passées, la conscience présente des...
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Commentaire Lettre persane Lettre 12
Mercredi, 3 Février 2021 Commentaire sur la lettre 12, page 38-40, ligne 1 à 52 (Introduction rédigée) L’histoire des Troglodytes occupe les lettres 11 à 14 et illustre l’idée d’Usbek que « les hommes [sont] nés pour être vertueux, et que la justice est une qualité qui leur est aussi propre que l’existence » (lettre 10). Dans la lettre 11, Usbek relate comment les Troglodytes ont péri à cause de la « méchanceté de leur naturel » (p.35) et de leur caractère individualiste. La lettre 12...
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Spinoza Peut-on dire que la liberté
est d'abord la reconnaissance de la nécessité ?
VOCABULAIRE SPINOZISTE Nature: ensemble de la réalité. Elle est soumise à des lois déterminées, elle ne comporte aucune finalité et elle est infinie. Totalement autonome et unique, elle comporte une infinité d’aspects différents dont deux nous sont connus parce qu’ils nous constituent directement ce sont la Pensée et l’Étendue, Attributs de la substance, qui est Dieu, c’est-à-dire cette Nature même. Nécessité: lien logique entre deux essences ou entre une essence et son existence, lorsque l’une...
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Descartes et le langage
Tous les hommes sans exception, même fous ou stupides, sont capables de parler ou d'employer des signes pour faire connaître leur pensée. Au contraire, il n'existe aucun animal qui soit capable d'employer le langage, sinon pour le répéter sans le comprendre (les pies ou les perroquets par exemple). Si les animaux ne parlent pas, ce n'est donc pas par défaut d'organes convenables les imitations peuvent être très bonnes pour certains oiseaux -, mais ils ne pensent pas ce qu'ils disent, et ne...
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DESCARTES: les bêtes sont dénuées de pensée
De tous les arguments qui nous persuadent que les bêtes sont dénuées de pensée, le principal, à mon avis, est que bien que les unes soient plus parfaites que les autres dans une même espèce, tout de même que chez les hommes, comme on peut voir chez les chevaux et chez les chiens, dont les uns apprennent beaucoup plus aisément que d'autres ce qu'on leur enseigne ; et bien que toutes nous signifient très facilement leurs impulsions naturelles, telles que la colère, la crainte, la faim, ou d'...
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HOBBES! Hors de l'état civil, chacun jouit sans doute d'une liberté entière
Hors de l'état civil, chacun jouit sans doute d'une liberté entière, mais stérile ; car, s'il a la liberté de faire tout ce qu'il lui plaît, il est en revanche, puisque les autres ont la même liberté, exposé à subir tout ce qu'il leur plaît. Mais, une fois la société civile constituée, chaque citoyen ne conserve qu'autant de liberté qu'il lui en faut pour vivre bien et vivre en paix, de même les autres perdent de leur liberté juste ce qu'il faut pour qu'ils ne soient plus à redouter. Hors...
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ALAIN: La langue est un instrument à penser
Le langage tire sa racine de logos, qui en grec signifie raison, autant dire que le langage est en prise directement avec l'exigence de raison et donc celle de vérité. Auprès de Platon, la pensée se fait dialogue que l'âme instaure avec elle-même. Ainsi, la pensée est une activité et s'opère par la réflexion, elle est acte de reprise. E si pour Hegel nous ne serions penser sans les mots, selon Alain il ne suffit pas de parler pour penser. Si donc le langage est un instrument, c'est-à-dire un...
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Nietzsche
PRESENTATION DU "CREPUSCULE DES IDOLES" DE NIETZSCHE Publié la dernière année de la vie consciente et intellectuelle de Nietzsche (1844-1900), le titre parodie avec un humour teinté d'ironie l'Opus de Wagner Le Crépuscule des dieux, le livre se voulant léger, sec et profond à la fois. Placé sous le signe du « renversement des valeurs », il prépare l'avenir en formulant une tâche entièrement pratique : la création de nouvelles valeurs. Nietzsche accomplit un chemin qu'il interprète comme une « fa...
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PRESENTATION DE L'OUVRAGE "DISCOURS DE LA METHODE DE DESCARTES
PRESENTATION DE L'OUVRAGE "DISCOURS DE LA METHODE DE DESCARTES Premier texte philosophique paru en langue française, préfaçant les Essais scientifiques, le Discours de la méthode retrace le parcours intellectuel de son auteur, depuis l'incertitude de l'école et de ses livres jusqu'à la fondation inébranlable du cogito et des fruits qui en découlent. Descartes (1596-1650) prend ses distances avec le long héritage aristotélicien véhiculé par la philosophie scolastique : cela se lit aussi bien dans...
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Aristote
"Que ce qui est soit, quand il est, et que ce qui n'est pas ne soit pas, quand il n'est pas, voilà qui est vraiment nécessaire. Mais cela ne veut pas dire que tout ce qui est doive nécessairement exister, et que tout ce qui n'est pas doive nécessairement ne pas exister; car ce n'est pas la même chose de dire que tout être, quand il est, est nécessairement, et de dire, d'une manière absolue, qu'il est nécessairement. Il en est de même pour tout ce qui n'est pas. — C'est la même distinction qui s'...