90 résultats pour "vertu"
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Devoirs du droit et devoirs de vertu ?
Termes du sujet: DEVOIR: 1) Obligation morale, opposée à obligation juridique; le devoir est une obligation interne au sujet, l'obligation juridique une obligation externe (une contrainte). 2) Le problème sous-jacent consistant à trouver le fondement de cette obligation, Kant fera du devoir un absolu: "Le devoir est la nécessité d'accomplir l'action par pur respect pour la loi." 3) Un devoir: tout ce qui correspond à une obligation morale. DROIT: a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droi...
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Les lois ont-elles pour but la paix plutôt que la vertu ?
[Dans le domaine politique, il est impossible de définir ce qu'est la vertu. Les lois ne doivent donc pas se préoccuper de rendre les hommes meilleurs. Elles doivent se borner à leur permettre de vivre dans la paix et l'ordre.] La vertu est une utopie Robespierre et les révolutionnaires de 1793 avaient le culte de la vertu. En voulant appliquer de force l'utopie rousseauiste à la société française, ils ont instauré une tyrannie qui préfigure les régimes totalitaires du XXe siècle. La ré...
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Les lois de la cité politique ont-elles pur but la paix ou la vertu ?
Introduction. La Cité politique, c'est l'État, l'ensemble des institutions qui organisent l'exercice de l'autorité légitime à l'intérieur d'une communauté nationale. Les lois de la Cité sont les règles définies par cette autorité souveraine. Par ailleurs, la vertu, dans son sens large, désigne une « disposition permanente à vouloir le bien » (Lalande). Il s'agit donc d'un concept qui renvoie à la morale, et celle-ci a pour objet les règles de la conduite, que ces règles soient celles de l'habitu...
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KANT
« Si l'on demande quelle est donc à proprement parler la pure moralité, à laquelle, comme à une pierre de touche, on doit éprouver la valeur morale de chaque action, alors je dois avouer que seuls des philosophes peuvent rendre douteuse la solution de cette question; car dans la raison commune des hommes elle est, non à la vérité par des formules générales abstraites, mais cependant par l'usage habituel, résolue depuis longtemps comme la différence entre la main droite et la gauche. Aussi voulon...
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MONTESQUIEU et la politique
Dans les gouvernements despotiques, où, comme nous avons dit, on n'est déterminé à agir que par l'espérance des commodités de la vie, le prince qui récompense n'a que de l'argent à donner. Dans une monarchie, où l'honneur règne seul, le prince ne récompenserait que par des distinctions, si les distinctions que l'honneur établit n'étaient jointes à un luxe qui donne nécessairement des besoins: le prince y récompense donc par des honneurs qui mènent à la fortune. Mais, dans une république, où la v...
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DESCARTES: désirer ce qui dépend de moi
L'erreur qu'on commet le plus ordinairement touchant les Désirs est qu'on ne distingue pas assez les choses qui dépendent entièrement de nous, de celles qui n'en dépendent point. Car pour celles qui ne dépendent que de nous, c'est-à-dire de notre libre arbitre, il suffit de savoir qu'elles sont bonnes, pour ne les pouvoir désirer avec trop d'ardeur ; à cause que c'est suivre la vertu que de faire les choses bonnes qui dépendent de nous, et il est certain qu'on ne saurait avoir un Désir tro...
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Dissertation La princesse de Clèves: vertu et passion
Dissertation : La Princesse de Clèves Madame de La Fayette est une romancière française née le 18 mars 1634 à Paris et décédée le 26 mai 1693 dans la même ville. Son vrai nom est Marie-Madeleine Pioche de La Vergne. Durant toute sa vie elle a utilisé une fausse identité pour pouvoir écrire ses livres. Elle appartenait à la cour royale et il était très mal vu de voir quelqu'un de la cour travailler. Elle ne voulait donc pas que l’on sache qu’elle était écrivaine. Maintenant parlons un peu...
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Descartes: désir et liberté
Il me semble que l'erreur qu'on commet le plus ordinairement touchant les désirs est qu'on ne distingue pas assez les choses qui dépendent entièrement de nous de celles qui n'en dépendent point: car, pour celles qui ne dépendent que de nous, c'est-à-dire de notre libre arbitre, il suffit de savoir qu'elles sont bonnes pour ne les pouvoir désirer avec trop d'ardeur, à cause que c'est suivre la vertu que de faire les choses bonnes qui dépendent de nous. Et il est certain qu'on ne saurait avoir un...
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Montesquieu
« C'est dans le gouvernement républicain que l'on a besoin de toute la puissance de l'éducation. La crainte des gouvernements despotiques naît d'elle-même parmi les menaces et les châtiments ; l'honneur des monarchies est favorisé par les passions, et les favorise à son tour : mais la vertu politique est un renoncement à soi-même, qui est toujours une chose très pénible. On peut définir cette vertu, l'amour des lois et de la patrie. Cet amour, demandant une préférence continuelle de l'intérêt pu...
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Aristote
"L'homme qui vit selon ses passions ne peut guère écouter ni comprendre les raisonnements qui cherchent à l'en détourner. Comment serait-il possible de changer les dispositions d'un homme de cette sorte : Somme toute, le sentiment ne cède pas, semble-t-il, à la raison, mais à la contrainte. Il faut donc disposer d'abord d'un caractère propre en quelque sorte à la vertu, aimant ce qui est beau, haïssant ce qui est honteux; aussi est-il difficile de recevoir, dès la jeunesse, une saine éducation i...
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Qu'est-ce que le courage ?
INTRODUCTION — « La guerre n'est d'aucun profit », a-t-on dit souvent. Four le vainqueur lui-même, elle se solde par un déficit. Sans vouloir faire l'apologie de la guerre, il faut être juste, et, dans là balance des profits et perles, il est un élément d'un certain poids que ï'on néglige trop souvent : l'héroïsme dont la guerre est l'occasion, le courage qu'il suscite dans bien des âmes. Mais, s'il est une vertu du temps de guerre, le courage est nécessaire aussi dans les moments difficiles...
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DESCARTES: l'erreur que l'on commet le plus ordinairement touchant les désirs
Il me semble que l'erreur que l'on commet le plus ordinairement touchant les désirs est qu'on ne distingue pas assez les choses qui dépendent entièrement de nous de celles qui n'en dépendent point : car, pour celles qui ne dépendent que de nous, c'est-à-dire de notre libre arbitre, il suffit de savoir qu'elles sont bonnes pour ne les pouvoir désirer avec trop d'ardeur, à cause que c'est suivre la vertu que de faire les choses bonnes qui dépendent de nous, et il est certain qu'on ne saurait...
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NIETZSCHE: Morale et moral
Dans ce texte Nietzsche avance sa conception de la morale, prenant le contre-pied de toute une tradition philosophique rapportant la morale et la vertu à un Bien en soi, en effet Nietzsche nous livre ici l'idée d'une morale naturalisée, c'est-à-dire identifiée au mouvement de sa propre histoire. L'étude de la morale et des mœurs devient dans ce texte l'étude des traditions et de la manière de s'y conformer ou non. Dans un premier moment Nietzsche définit les termes cruciaux mis en jeu dans la...
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Alain
"L'inconscient est une méprise sur le Moi, c'est une idolâtrie du corps. On a peur de l'inconscient: là se trouve logée la faute capitale. Un autre Moi me conduit qui me connaît et que je connais mal. L'hérédité est un fantôme du même genre. "Voilà mon père qui se réveille ; voilà celui qui me conduit. Je suis par lui possédé". Tel est le texte des affreux remords de l'enfance: de l'enfance qui ne peut porter ce fardeau : de l'enfance. qui ne peut jurer ni promettre; de l'enfance, qui n'a pas fo...
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Aristote: le bonheur est le souverain
PRESENTATION DE L' "ETHIQUE A NICOMAQUE" DE ARISTOTE Au regard de la tripartition du savoir classique dans l'Antiquité (logique, physique et éthique), l'Éthique à Nicomaque constitue l'oeuvre la plus aboutie de la partie éthique. En délimitant le champ des affaires humaines par exclusion de la nature et du divin, elle constitue le premier effort pour penser l'action humaine de manière immanente et autonome et lui reconnaître ainsi une positivité ontologique. Aristote (384-322 av. J.-C.) y op...
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Sénèque, De la brièveté de la vie
(1) « Quand tous les génies qui ont jamais brillé se réuniraient pour méditer sur cet objet, ils ne pourraient s'étonner assez de cet aveuglement de l'esprit humain. Aucun homme ne souffre qu'on s'empare de ses propriétés; et, pour le plus léger différend sur les limites, on a recours aux pierres et aux armes. Et pourtant la plupart permettent qu'on empiète sur leur vie; on les voit même en livrer d'avance à d'autres la possession pleine et entière. On ne trouve personne qui veuille partager son...
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A travers le roman et l'adaptation filmique de Frears des Liaisons Dangereuses, comment expliquer que tant de personnages se dévoilent et se confessent, alors que dans un contexte religieux et culturel du XVIIIe siècle, seul un homme d'église est habilit
Introduction : Choderlos de Laclos publie les Liaisons Dangereuses en 1782 ; comme l'indique notre sujet la parution d'un tel ouvrage au XVIIIe siècle ne va pas de soi. En effet, le XVIIIe siècle est le siècle des Lumières, de la Raison et de la Morale alors que ce roman épistolaire se présente comme une apologie du plaisir malgré sa visée morale. La marquise de Merteuil est au cœur des différentes correspondances, c'est elle qui organise la mécanique bien huilée qui sert à corrompre la vertu, l...
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Faut-il être vertueux pour être heureux ?
Trois propositions d'introductions Andromaque, après la victoire des Grecs devient butin de guerre. Pyrrhus, faute de pouvoir la séduire menace de tuer Astyanax si elle se refuse à lui. Elle doit alors choisir entre son désir de rester fidèle à l'amour d'Hector et la nécessité de sauver son fils d'une mort certaine. Racine montre bien comment le choix d'Andromaque contredit en partie ses valeurs personnelles : en sauvant son fils elle se veut une bonne mère et accomplit parfaitement son rôle pr...
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PEUT-ON ETRE JUSTE TOUT EN RECHERCHANT SON PROPRE INTERET ?
La justice consiste à la fois dans une institution et dans une disposition morale qui visent au respect du droit, ainsi que dans une volonté d'équité, c'est-à-dire d'accorder à chacun ce qui lui est dû, et d'égalité, qui est d'appliquer la même loi et les mêmes peines à chacun sans discrimination. Se demander si l'on peut être juste tout en recherchant son propre intérêt amène à s e poser une double question. En effet, on peut penser qu'être juste tout en recherchant son propre intérêt signif...
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Baruch SPINOZA
«Par droit de nature, donc, j'entends les lois mêmes ou règles de la Nature suivant lesquelles tout arrive, c'est-à-dire la puissance même de la nature. Par suite le droit naturel de la Nature entière et conséquemment de chaque individu s'étend jusqu'où va sa puissance, et donc tout ce que fait un homme suivant les lois de sa propre nature, il le fait en vertu d'un droit de nature souverain, et il a sur la nature autant de droit qu'il a de puissance. Si donc la nature humaine était disposée de t...
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Aristote et l'amitié
PRESENTATION DE L' "ETHIQUE A NICOMAQUE" DE ARISTOTE Au regard de la tripartition du savoir classique dans l'Antiquité (logique, physique et éthique), l'Éthique à Nicomaque constitue l'oeuvre la plus aboutie de la partie éthique. En délimitant le champ des affaires humaines par exclusion de la nature et du divin, elle constitue le premier effort pour penser l'action humaine de manière immanente et autonome et lui reconnaître ainsi une positivité ontologique. Aristote (384-322 av. J.-C.) y op...
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Aristote: Bonheur et Amusement
Si tous les hommes recherchent le bonheur, ils ne l'entendent pas pour autant de la même manière. Il semble donc qu'il n'y a pas un Souverain Bien mais plusieurs (plaisir, honneur, richesse, vertu). Aristote en déduit que le Bien n'est pas universel et qu'on ne peut donc pas en faire la science. Le Bien ne transcende pas le monde humain comme s'il siégeait "au delà de l'être". Il va s'agir alors de définir un Bien "praticable" proprement humain. Le bonheur ne consiste pas dans l'amusement...
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La vertu, pour être morale, doit-elle être absolument désintéressée ?
A. — Opinion de certains philosophes qui, à la suite de Kant, et même plus rigoureux que lui (théorie des postulats), prétendent que la vertu doit être absolument désintéressée : l'espoir d'une récompense ou la crainte d'un châtiment enlèveraient au devoir son caractère absolu pour en faire un impératif hypothétique. La moralité consiste à agir uniquement par devoir, sans considérer autre chose. « Agis uniquement d'après la maxime qui fait que tu puisses vouloir en même temps qu'elle devienne lo...
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Cours de prépa Lettres philosophie sur la vertu
Chapitre 1 : La vie vertueuse et heureuse. Mail : [email protected] Gorgias, Platon Sur la rhétorique. La discussion entre Socrate et ses interlocuteurs. Statut de la rhétorique débouche sur une réflexion sur la vie bonne et son fondement. Et elle oppose Socrate à Polos d’une part et à Calliclès d’autre part. Polos et Calliclès défendent la valeur de la vie tyrannique (fondée sur les désirs, passions prennent le dessus sur la raison, celle-ci n’étant qu’un instrument au service des...
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Alain
L'Inconscient est une méprise sur le Moi, c'est une idolâtrie du corps. On a peur de son Inconscient ; là se trouve logée la faute capitale. Un autre Moi me conduite qui me connaît et que je connais mal. L'hérédité est un fantôme du même genre. « Voilà mon père qui se réveille, voilà celui qui me conduit. Je suis par lui possédé » [...] On voit que toute l'erreur consiste à gonfler un terme technique qui n'est qu'un genre de folie. La vertu de l'enfance est une simplicité qui fuit de telles pens...
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DIEU, L'HARMONIE PRÉÉTABLIE ET L'OPTIMISME chez LEIBNIZ
a) Une des thèses essentielles de Leibniz est que chaque monade agit en elle-même, par elle-même, sans subir l'influence des autres monades. Chaque monade est « sans fenêtre ». Elle se développe « en vertu de ses lois propres comme dans un monde à part et comme s'il n'existait rien que Dieu et elle ». Sur ce point, Leibniz rejoint les idées de Malebranche qui ne pouvait concevoir l'action réelle de l'âme sur le corps, ni du corps sur l'âme, ni des corps les uns sur les autres. A ce problème, Lei...
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FREUD: Représentons-nous la vie psychique du petit enfant
Représentons-nous la vie psychique du petit enfant. […] La libido suit la voie des besoins narcissiques et s’attache aux objets qui assurent leur satisfaction. Ainsi la mère, qui satisfait la faim, devient le premier objet d’amour et certes de plus la première protection contre tous les dangers indéterminés qui menacent l’enfant dans le monde extérieur ; elle devient, peut-on dire, la première protection contre l’angoisse. La mère est bientôt remplacée dans ce rôle par le père plus fort, e...
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Valmont : coupable ou victime ? Il faut utiliser autant le roman que l'adaptation de Frears. Il convient d'interroger les limites du personnage ainsi que de mettre en relation le vicomte de Valmont avec des aspects (sentiments, caractère) développés par
Introduction : Choderlos de Laclos publie les Liaisons Dangereuses en 1782 ; comme l'indique notre sujet la parution d'un tel ouvrage au XVIIIe siècle ne va pas de soi. En effet, le XVIIIe siècle est le siècle des Lumières, de la Raison et de la Morale alors que ce roman épistolaire se présente comme une apologie du plaisir malgré sa visée morale. La marquise de Merteuil est au cœur des différentes correspondances, c'est elle qui organise la mécanique bien huilée qui sert à corrompre la ver...
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Aristote
"Puisque la pensée se distingue de la sensibilité, mais qu'elle semble être d'un côté imagination, de l'autre conviction, il faut d'abord traiter de l'imagination, ensuite de la conviction. Si nous disons que l'imagination est ce en vertu de quoi se produit pour nous quelque image, nous la comprenons comme un de ces états ou une de ces facultés en vertu desquelles nous jugeons et sommes soit dans le vrai, soit dans le faux et qui sont la sensibilité, l'opinion, l'intellect et la science. Que l'i...
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Alors que la plupart des moralistes recommandent à l'homme de limiter ses besoins, économistes et sociologues s'accordent assez communément pour voir, dans la multiplication des besoins, le signe d'une civilisation plus avancée. S'agit-il là, à votre avi
Alors que la plupart des moralistes recommandent à l'homme de limiter ses besoins, économistes et sociologues s'accordent assez communément pour voir, dans la multiplication des besoins, le signe d'une civilisation plus avancée. S'agit-il là, à votre avis, d'un irréductible conflit entre deux conceptions de l'homme ? Introduction. — Nous sommes les témoins, et les victimes, de mouvements revendicatifs dont l'arme essentielle est la grève. Or que demandent généralement ces grévistes ? Une augment...
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Platon
Or voici qu'un jour j'entendis faire une lecture dans un livre qui était, disait-on, d'Anaxagore et où était tenu ce langage : « C'est en définitive l'Esprit qui a tout mis en ordre, c'est lui qui est cause de toutes choses. » Une telle cause fit ma joie; il me sembla qu'il y avait, en un sens, avantage à faire de l'Esprit une cause universelle : s'il en est ainsi, pensai-je, cet Esprit ordonnateur, qui justement réalise l'ordre universel, doit aussi disposer chaque chose en particulier de la me...
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Rousseau versus Hobbes
PRESENTATION DU "DISCOURS SUR L'ORIGINE ET LES FONDEMENTS DE L'INEGALITE PARMI LES HOMMES" DE ROUSSEAU Ce texte constitue la réponse de Rousseau (1712-1778) à une question proposée par l'Académie de Dijon sur la source des inégalités. Rousseau y avance une critique radicale de tous les théoriciens du Droit Naturel et du Contrat en montrant que ces concepts ont été utilisés pour fonder en raison une imposture et un asservissement. La philosophie politique a, selon lui, toujours été de connivence...
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ROUSSEAU: N'allons pas surtout conclure avec Hobbes...
N'allons pas surtout conclure avec Hobbes que pour n'avoir aucune idée de la bonté, l'homme soit naturellement méchant, qu'il soit vicieux parce qu'il ne connaît pas la vertu, qu'il refuse toujours à ses semblables des services qu'il ne croit pas leur devoir, ni qu'en vertu du droit qu'il s'attribue avec raison aux choses dont il a besoin, il s'imagine follement être le seul propriétaire de tout l'Univers. Hobbes a très bien vu le défaut de toutes les définitions modernes du droit Naturel : mais...
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Bonheur et vertu ?
1. Les plaisirs et les biens Comme l'enseigne Épicure (Lettres), il faut d'abord mettre de l'ordre dans nos désirs, les hiérarchiser pour que nous ne confondions pas la conquête du bonheur et la poursuite sans frein de tous les plaisirs. Le bonheur ne dépend pas du nombre des biens puisque certains, comme la richesse ou la gloire, sont illusoires et sources de maux. Une des constances de la philosophie d'Epicure est de vanter le plaisir. On retrouve la formule « Le plaisir est notre bien princip...
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NIETZSCHE: «Les profondes lois de la
conservation et de la croissance exigent le contraire: que chacun
s'invente sa vertu, son impératif catégorique.»
L'idée d'un devoir impersonnel est hostile à la vie. «Les profondes lois de la conservation et de la croissance exigent le contraire: que chacun s'invente sa vertu, son impératif catégorique.» Nietzsche, L'Antéchrist (1888). • Nietzsche critique à la fois le devoir chrétien et le devoir kantien. Car l'un comme l'autre, dit-il, sont impersonnels: ils demandent à l'individu de se nier lui-même au profit de la communauté humaine. Ce sont donc des devoirs qui vont contre les forces de vie à l'oeuvre...
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Est-il moral de rechercher le bonheur ?
Est-il moral de rechercher le bonheur ? Introduction : Le bonheur résulte de cet état de satisfaction durable et permanent. On associe généralement alors le bonheur à un état de perfection qui ne peut donc conduire qu'au bien. Or il s'agit d'interroger ici ce raccourci selon lequel le bonheur serait un bien. En effet, si l'association bonheur-vertu-bien est classique, il n'en demeure pas moins qu'un bonheur non vertueux est pensable. Mais bien moins que de répondre à cette alternative n'est-il...
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Commentaire Lettre persane Lettre 12
Mercredi, 3 Février 2021 Commentaire sur la lettre 12, page 38-40, ligne 1 à 52 (Introduction rédigée) L’histoire des Troglodytes occupe les lettres 11 à 14 et illustre l’idée d’Usbek que « les hommes [sont] nés pour être vertueux, et que la justice est une qualité qui leur est aussi propre que l’existence » (lettre 10). Dans la lettre 11, Usbek relate comment les Troglodytes ont péri à cause de la « méchanceté de leur naturel » (p.35) et de leur caractère individualiste. La lettre 12...
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DESCARTES: Savoir, s'il est mieux d'être gai ou content, en imaginant les biens qu'on possède être plus grands et plus estimables...
Madame, je me suis quelquefois proposé un doute : savoir, s'il est mieux d'être gai ou content, en imaginant les biens qu'on possède être plus grands et plus estimables qu'ils ne sont, et ignorant ou ne s'arrêtant pas à considérer ceux qui manquent, que d'avoir plus de considération et de savoir, pour connaître la juste valeur des uns et des autres, et qu'on devienne plus triste. Si je pensais que le souverain bien fût la joie, je ne douterais point qu'on ne dût tâcher de se rendre joyeux, à que...
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Baruch SPINOZA
Plus on prendra de soin pour ravir aux hommes la liberté de la parole, plus obstinément ils résisteront, non pas les avides, les flatteurs et les autres hommes sans force morale, pour qui le salut suprême consiste à contempler des écus dans une cassette et à avoir le ventre trop rempli, mais ceux à qui une bonne éducation, la pureté des moeurs et la vertu donnent un peu de liberté. Les hommes sont ainsi faits qu'ils ne supportent rien plus malaisément que de voir les opinions qu'ils croient vrai...
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Le droit (cours complet)
1/28 Le droit I. Notions: A) Distinction entre droit et fait Le droit s’oppose d’abord au fait. Un fait, c’est un événement, qui obéit aux lois de la nature, qui se produit ici et maintenant. Ce fait peut être révoltant : tel individu se fait dépouiller de son maigre bien par une crapule, tel individu se voit assassiné « sous prétexte qu’il est né » (c’est ainsi qu’est défini le crime contre l’humanité), tel peuple se voit colonisé, maltraité, exploité. « Le fait est (que) », comme on...