247 résultats pour "acte"
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Si tout est déterminé, sommes-nous encore responsables de nos actes ?
Définition des termes du sujet Être responsable de nos actes, c'est, étymologiquement, pouvoir en répondre, c'est-à-dire pouvoir les justifier, en rendre raison, montrer en quoi ils sont fondés et justes. En un sens plus large et plus courant, être responsable c'est assumer le fait que certaines choses relèvent et dépendent de nous, et c'est nous occuper comme il convient de ces choses. La relation de responsabilité de nos actes est donc à comprendre dans un sens double : comme une relation à un...
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Existe-t-il des actes inhumains ?
La première réponse serait que c'est impossible, tout du moins dialectiquement. Il faut discuter la coïncidence de ces deux termes, ce paradoxe. Comment un homme peut-il être humain et inhumain en même temps ? Comment estce possible ? Qu'est-ce qui permet, dans l'humanité de l'homme, qu'un même homme puisse être humain et inhumain ? Cela ne serait-il pas contradictoire ? Ou ne serait-il pas plus juste de dire que l'inhumanité fait partie de tout homme, comme une part de lui ? Le fait que l'énonc...
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Suffit-il d'être conscient de ses actes pour en être responsable?
Le sujet pose la question de savoir si la condition de possibilité de la responsabilité est la conscience : est-elle une condition nécessaire, ou une condition nécessaire et suffisante ? Est- ce une condition de possibilité logique, ou réelle (est-ce que dans les faits, il faut être conscient pour être responsable ?) ? Être responsable, cela peut vouloir dire qu'on peut nous imputer nos actes : on est reconnu comme étant l'auteur libre de nos actes. Quels sont les liens entre la notion de consci...
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Etre libre, est-ce être responsable de ses actes ?
Analyse du sujet : q Le sujet propose de questionner le rapport classique de la liberté et de la responsabilité. Il est classiquement convenu que pour être pleinement responsable de ses actes il faut être libre. q Il convient de définir dans un premier temps ce que signifie être libre. La liberté d'un individu est la condition qui permet qu'il ait voulu l'acte qu'il commet, ainsi que ses conséquences attendues. La liberté implique donc à la fois que la volonté soit seule ou principale cause de l...
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Les paroles engagent-elles tout autant que les actes ?
Définition des termes du sujet: Parole La parole est nécessairement individuelle, et suppose un sujet actif. Par elle on s'approprie une langue. La parole est ce par quoi le sujet exerce sa fonction linguistique. Introduction: Lorsqu'un homme politique fait des promesses électorales, beaucoup de sceptiques répliquent qu'ils attendent de voir les actes: les paroles ne coûtent pas cher et n'engagent que ceux qui les écoutent, comme dit le dicton populaire. Et pourtant, lorsqu'on donne sa parole d'...
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Les paroles engagent-elles autant que les actes?
La notion d'engagement a des implications tant juridiques que morales. Tout être vivant en société et reconnu majeur et sain d'esprit est considéré comme responsable de ses actes : ils engagent sa responsabilité juridique, et il doit en théorie pouvoir en répondre devant un tribunal. Peut-on conduire le même raisonnement pour le langage, alors que les conséquences de nos paroles sont généralement moins palpables que celles de nos actes ? Peut-on condamner l'auteur de menaces de mort comme on pun...
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Nietzsche
L'affirmation des valeurs suppose d'abord un renversement des illusions aliénantes : il faut se libérer de l'illusion de l'au-delà, de l'illusion des « arrière-mondes ». Derrière les actes il y aurait un sujet, un moi : tel est le grand postulat de toute morale. Mais est-ce réellement pensable ? « Exiger de la force qu'elle ne se manifeste pas comme telle, qu'elle ne soit pas une volonté de terrasser et d'assujettir, une soif d'ennemis, de résistance et de triomphes, c'est tout aussi insensé que...
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Nos paroles nous engagent-elles autant que nos actes ?
La notion d'engagement a des implications tant juridiques que morales. Tout être vivant en société et reconnu majeur et sain d'esprit est considéré comme responsable de ses actes : ils engagent sa responsabilité juridique, et il doit en théorie pouvoir en répondre devant un tribunal. Peut-on conduire le même raisonnement pour le langage, alors que les conséquences de nos paroles sont généralement moins palpables que celles de nos actes ? Peut-on condamner l'auteur de menaces de mort comme on pun...
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Aristote: Si tous les hommes recherchent le bonheur
Si tous les hommes recherchent le bonheur, ils ne l'entendent pas pour autant de la même manière. Il semble donc qu'il n'y a pas un Souverain Bien mais plusieurs (plaisir, honneur, richesse, vertu). Aristote en déduit que le Bien n'est pas universel et qu'on ne peut donc pas en faire la science. Le Bien ne transcende pas le monde humain comme s'il siégeait "au delà de l'être". Il va s'agir alors de définir un Bien "praticable" proprement humain. Le bonheur ne consiste pas dans l'amusement...
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Nietzsche
Exiger de la force qu'elle ne se manifeste pas comme telle, qu'elle ne soit pas une volonté de terrasser et d'assujettir, une soif d'ennemis, de résistance et de triomphes, c'est tout aussi insensé que d'exiger de la faiblesse qu'elle manifeste de la force. Une quantité de force répond exactement à la même quantité d'instinct, de volonté, d'action — bien plus, la résultante n'est autre chose que cet instinct, cette volonté, cette action même, et il ne peut en paraître autrement que grâce aux séd...
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Dans quelle mesure nos actes expriment-ils notre caractère ?
Introduction. — Les psychologues modernes ont bien mis en relief la continuité de la vie psychologique : tout se tient dans l'homme ; ses actions dépendent de ce qu'il est et, par suite, expriment son caractère ; mais, par ailleurs, son caractère est modifié par ses actes au point de n'être parfois que le reflet de toute la conduite passée. Ainsi, nous sommes amenés à énoncer ces deux propositions antithétiques : d'une part, notre activité est une résultante de notre caractère ; mais, d'autre pa...
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Suffit-il d' être conscient de ses actes pour en être responsable ?
Le sujet pose la question de savoir si la condition de possibilité de la responsabilité est la conscience : est-elle une condition nécessaire, ou une condition nécessaire et suffisante ? Est- ce une condition de possibilité logique, ou réelle (est-ce que dans les faits, il faut être conscient pour être responsable ?) ? Être responsable, cela peut vouloir dire qu'on peut nous imputer nos actes : on est reconnu comme étant l'auteur libre de nos actes. Quels sont les liens entre la notion de consci...
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Faut-il opposer les actes aux paroles ?
Analyse du sujet : q Un acte est un mouvement volontaire qui engage le corps. Or, on peut commencer par remarquer que dans la parole il y a très certainement des mouvements de la bouche pour prononcer des mots q Le sujet évoque une opinion commune, de l'ordre de la doxa, il faut dans un tel sujet commencer par réfléchir à la raison d'une telle opposition et chercher des exemples de la vie courante. q Mais si les paroles sont distinguées des actes, c'est dans un premier temps car la parole pronon...
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l'intention fait-elle seule la valeur morale de l'acte ?
Introduction. — L'industriel juge de la valeur de ses ouvriers d'après leur rendement : le meilleur est celui qui, à qualité égale, produit le plus. Il n'en est pas de même des moralistes qui, jugeant, non plus, comme l'industriel, de la valeur économique, mais de la valeur morale, considèrent d'autres éléments, principalement l'intention ; il n'y a que l'intention qui compte, dit-on parfois. Malheureusement ce mot s'emploie dans deux acceptions fort différentes. Pour les distinguer plus netteme...
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Saint Augustin: passé, présent et futur
Mais comment l'avenir, qui n'est pas encore, peut-il s'amoindrir et s'épuiser? Comment le passé, qui n'est plus, peut-il s'accroître, si ce n'est parce que dans l'esprit, auteur de ces transformations, il s'accomplit trois actes: l'esprit attend, il est attentif et il se souvient. L'objet de son attente passe par son attention et se change en souvenir. Qui donc ose nier que le futur ne soit pas encore? Cependant l'attente du futur est déjà dans l'esprit. Et qui conteste que le passé ne soit...
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l'étonnement est-il a la base de l'acte de philosopher ?
Introduction : Le sujet pose une question des plus déconcertantes. En effet, alors que l'origine de la philosophie remonte à Héraclite ou à Parménide pour le monde occidental – c'est-à-dire il y a plus de VI siècle ! –, alors que nous n'avons cessé de penser et de philosopher depuis lors, il nous demande si l'étonnement est à la base de l'acte de philosopher. Comme si nous pouvions nous étonner encore après plus de vingt-sept siècles de philosophie. Comme s'il y avait encore des sujets inexploré...
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Le jugement est-il un acte libre ?
Position de la question. Le jugement est l'acte fondamental de la pensée réfléchie. Or le jugement s'accompagne toujours d'une assertion, d'une adhésion plus ou moins consciente et plus ou moins entière au rapport qu'il pose. Cette adhésion, qu'on appelle en philosophie la croyance, dépend-elle entièrement de nous ? est-elle libre ? I. Les facteurs externes de la croyance. Il serait évidemment illusoire de s'imaginer un être humain souverainement maître de ses jugements et de ses croyances sans...
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Suffit-il d'être conscient de ses actes pour en être responsable ?
Dissertation de philosophie Suffit-il d'être conscient de ses actes pour en être responsable ? La conscience est le fait de connaître notre existence, savoir que l'on est, qu'on est présent au monde et à nous-même. C'est aussi être conscient de nos facultés intellectuelles et physiques, et donc de ce que nous pouvons faire ou ne pas faire. Dans "conscience", nous retrouvons le mot "science" qui signifie "analyse". En reliant ceci à notre sujet, on comprend que notre conscience est sup...
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Les actes héroïques sont-ils toujours conformes au Bien ?
Analyse. · · · · · · · · Le sujet nous pose une double définition : o Ce qu'est un acte héroïque, à savoir s'il s'agit d'un acte que tout homme peut accomplir ou au contraire ceux dont seuls les héros sont capables ; o Ce qui est conforme au bien, c'est-à-dire, ce qui est soit dans un système de valeur autonome, soit qui corresponde aux besoins du sujet. La question concernant les actes héroïques nous mettra donc en demeure de définir qui commet ces actes. En effet, selon qu'il s'agisse d'un h...
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Les hommes savent-ils l'histoire qu'ils font ?
Analyser le sujet Le sujet est libellé au présent de l'indicatif. Sur un thème qui concerne le passé, cette précision est essentielle. La question porte sur la capacité de jauger tous les paramètres et conséquences d'un événement au moment où il se fait, et non pas après. L'expression « savoir ce que l'on fait » exige qu'il y ait conscience de l'acte effectué. Mais pas seulement : cela suppose aussi d'être capable de connaître les raisons, les buts poursuivis légitimant l'acte, voire les conséqu...
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Faut-il juger un homme sur ses actes ou sur ses intentions ?
Analyse : • Juger est l'acte par lequel on porte un jugement réglant un litige et on rend la justice. Il s'agit d'une décision qui intervient après délibération et examen de la situation. Comme la décision, si elle est juste, découle de cet examen, le critère, actes ou intentions, est extrêmement important. C'est également le fait d'exprimer une opinion personnelle sur autrui et sur sa conduite, d'approuver, de condamner ou de blâmer. Sans perspective juridique mais uniquement morale, il peut do...
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Conceptualisation du référent de la notion d' « acte inhumain »
009_Dissertation-Acte inhumain-Correction-I_2023-2024 1/6 Table des matières I) Conceptualisation du référent de la notion d' « acte inhumain » : correction...................................2 II) Principaux extraits du livre de Gitta SERENY sur lesquels s'est appuyée la conceptualisation du référent de la notion d' « acte inhumain »........................................................................................6 009_Dissertation-Acte inhumain-Correction-I_2023-2024 2/6...
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Bergson: Nous sommes libres
« Nous sommes libres quand nos actes émanent de notre personnalité entière, quand ils l'expriment, quand ils ont avec elle cette indéfinissable ressemblance qu'on trouve parfois entre l'oeuvre et l'artiste. En vain on alléguera que nous cédons alors à l'influence toute-puissante de notre caractère. Notre caractère, c'est encore nous ; et parce qu'on s'est plu à scinder la personne en deux parties pour considérer tour à tour, par un effort d'abstraction, le moi qui sent ou pense et le moi q...
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parler d'actes inhumains a t il un sens ?
Introduction et problématique. Est-il légitime d'affirmer, à propos d'une activité synthétique de la personne, d'une disposition de moyens en vue de fins, que ce mouvement se situe en dehors de l'essence humaine ou de la condition humaine, qu'il est, en quelque sorte, étranger à l'être représentant les qualités et les caractéristiques de notre espèce ? Tel est le sens de cet intitulé énigmatique. En quelle acception peut-on dire que nos actes sécrètent de l'étrange, de l'humain, du barbare, de l...
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Dans quelle mesure la religion suppose-t-elle un acte de foi ?
Notre sujet s'appuie, dans sa formulation, sur un présupposé : la religion suppose un acte de foi. C'est d'ailleurs en cela que la religion s'oppose à la science, c'est-à-dire pour autant que croire (foi) n'est pas savoir (raison). La question qui nous occupe s'articule donc à partir de cette reconnaissance initiale de la foi et nous demande : « dans quelle mesure la religion suppose-t-elle un acte de foi ? » Autrement dit, si le concept de foi est censément propre à la sphère religieuse, il con...
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Freud : Le superstitieux et le paranoïaque
Freud : Le superstitieux et le paranoïaque Ce qui me distingue d'un homme superstitieux, c'est donc ceci : Je ne crois pas qu'un événement, à la production duquel ma vie psychique n'a pas pris part, soit capable de m'apprendre des choses cachées concernant l'état à venir de la réalité; mais je crois qu'une manifestation non intentionnelle de ma propre activité psychique me révèle quelque chose de caché qui, à son tour, n'appartient qu'à ma vie psychique; je crois au hasard extérieur (réel), mai...
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La croyance en l'inconscient relève-t-elle d'un acte religieux ?
Le terme "croyance" renvoie en son sens ordinaire à la disposition de l'esprit qui adhère à une opinion, une doctrine, etc., ou encore à une adhésion incertaine par opposition au savoir. Ainsi, si l'on croit en un inconscient, cela signifie que la psychanalyse, comme théorie qui se fonde sur l'hypothèse de l'existence d'un inconscient psychique, ne se distingue pas d'une opinion ou d'une doctrine, d'une idéologie. Elle ne peut alors plus prétendre à aucune scientificité, puisque par principe, la...
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Jean-Paul SARTRE: La deliberation volontaire est toujours truquée
La délibération volontaire est toujours truquée. Comment, en effet, apprécier des motifs et des mobiles auxquels précisément je confère leur valeur avant toute délibération et par le choix que je fais de moimême ? L'illusion ici vient de ce qu'on s'efforce de prendre les motifs et les mobiles pour des choses entièrement transcendantes, que je soupèserais comme des poids et qui posséderaient un poids comme une propriété permanente. Cependant que, d'autre part, on veut y voir des contenus de consc...
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L'amour peut-il être raisonnable ?
L'amour peut-il être raisonnable ? A première vue, et au nom de l'amour véritable et du désir de passion qui nous anime, aimer représenterait un acte si grandiose qu'il serait alors au-delà de toutes limites, limites qui caractérisent la raison. Aussi la question de la présence du raisonnable dans l'amour surprend dès l'abord et l'on s'insurge devant une telle audace : que diable la raison viendrait-elle faire là où apparemment tout n'est affaire que de sentiments, d'émotions, d'élans frisan...
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Faut-il juger les hommes sur leurs possibilités, leurs intentions ou leurs actes
Faut-il juger les hommes sur leurs possibilités, leurs intentions ou leurs actes ? Introduction. — « Ne jugez pas », nous dit l'Évangile. Mais, inutile de le dire, même limitée au domaine des relations humaines, cette interdiction ne saurait être absolue. Bien souvent, en effet, l'homme a, non seulement le droit, mais encore le devoir de juger les actions de certains de ses semblables sinon ses semblables eux-mêmes. C'est le cas du juge, du professeur et de l'examinateur, du chef du personnel et...
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l'acte de se nourrir relève-t-il de la nature ou de la culture?
La survie de l'homme dépend d'un équilibre de la satisfaction de ses besoins naturels et nécessaires Pour vivre il doit manger pour reconstituer l'énergie que son corps a dépensé et retrouve les différents nutriments qui sont indispensable à son corps mortel. Se nourrir lui est vital, comme tout être vivant engendré par la nature. Ainsi il paraît évident que c'est la nature de l'homme qui lui dicte ce besoin, manger est un besoin naturel que l'homme doit faire pour assurer la vie de son corps an...
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L'acte de se nourrir relève-t-il de la nature ou de la culture ?
La survie de l'homme dépend d'un équilibre de la satisfaction de ses besoins naturels et nécessaires Pour vivre il doit manger pour reconstituer l'énergie que son corps a dépensé et retrouve les différents nutriments qui sont indispensable à son corps mortel. Se nourrir lui est vital, comme tout être vivant engendré par la nature. Ainsi il paraît évident que c'est la nature de l'homme qui lui dicte ce besoin, manger est un besoin naturel que l'homme doit faire pour assurer la vie de son corps an...
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Jean-Paul SARTRE
Dans L'Etre et le Néant, Sartre va poursuivre une analyse phénoménologique de la théorie hégélienne. "L'essence des rapports entre consciences n'est pas le "Mitsein" (être-avec), mais le conflit." Ailleurs il dira même que c'est la violence qui fait le fond de toute relation humaine. Quelle est l'origine du conflit ? La seule existence de l'Autre fait que j'ai un dehors, une extériorité pour autrui, une nature. Des sentiments tels que la honte ou la fierté n'ont de sens que par rapport à cette n...
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Faut-il juger un acte selon ses intentions ou selon ses conséquences ?
Savoir sur quels critères moraux juger un acte est un des grands problèmes de l'éthique. Juger, cela signifie se prononcer sur le bien ou le mal d'une action. Or pour juger, il faut avoir connaissance de toutes les informations nécessaires. Or, comment se prononcer sur des intentions puisque nous ne pouvons pas avoir accès à l'intériorité de chacun? Nous voyons bien que, cependant, dans le domaine légal, il y a une différence entre le meurtre avec préméditation et le meurtre mais sans intention...
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Doit-on excuser les actes dont-on pense qu'ils émanent de l'inconscient ?
Introduction Il est fréquent, en justice, de voir des prévenus et leurs défenseurs invoquer des motifs psychologiques ou même psychanalytiques au titre de circonstances atténuantes. Le libellé, qui demande si pareil recours peut aller jusqu'à l'excuse, n'échappe pas à cette tonalité judiciaire. L'inconscient peut-il me disculper, m'ôter toute responsabilité ? Doit-on excuser les actes dont-on pense qu'ils émanent de l'inconscient ? Lignes directrices. I. Admettre l'hypothèse d'un inconscient psy...
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[De l'acte créateur]
[De l'acte créateur] ... Notre durée est irréversible.... Ainsi notre personnalité pousse, grandit, mûrit sans cesse. Chacun de ses moments est du nouveau qui s'ajoute à ce qui était auparavant. Allons plus loin : ce n'est pas seule ment du nouveau, mais de l'imprévisible... C'est un moment original d'une non moins originale histoire. Le portrait achevé s'explique par la physionomie du modèle, par la nature de l'artiste, par les couleurs délayées sur la palette ; mais, même l'artiste n...
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L'acte libre est-il imprévisible ?
La raison peut faire différents choix Ce qui constitue la liberté de l'homme, c'est qu'il agit non par instinct ou impulsion mais par un jugement rationnel et volontaire qui lui dicte d'agir de telle ou telle manière. Or «la raison peut faire des choix opposés»: selon nos valeurs, nos priorités, nos objectifs, la raison peut nous dicter différentes manières d'agir. La liberté consiste donc précisément en ce que nos actes ne sont pas déterminés d'avance. Cette liberté de choix témoigne de la prés...
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Sommes-nous responsables des actes des autres ?
Question délicate, sujette à controverse. Il est utile d'abord de la bien comprendre. Comment et dans quels cas peut-on faire porter à une personne la responsabilité d'actes accomplis par une autre ? C'est évidemment quand la première a inspiré les résolutions de la seconde. Or ici deux cas peuvent se présenter : ou bien l'inspiration est directe, consciente, voulue, de la part de la première personne ; ou bien elle est indirecte, non voulue. Dans le premier cas il semble légitime d'attribuer à...
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Comment décider qu'un acte est juste ?
« Ni rire, ni pleurer, ni haïr, mais comprendre » rappelait Spinoza dans son Éthique. La majorité des gens est d'accord sur le fait que les sentiments gênent, obscurcissent plus qu'ils ne fournissent un soutien aux raisonnements de toutes sortes et en particulier aux questions d'éthique. Agir de manière juste en tout, porter sur les actions d'autrui un regard assez pertinent pour avoir le sentiment de savoir à coup sûr si son action est juste et nécessaire est considéré tout d'abord comme une ch...
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On oppose souvent les actes et les paroles. Cette opposition vous paraît - elle pertinente ?
Analyse du sujet: Au-delà d'une opposition classique, mais un peu superficielle, montrez que les paroles sont des actes, que "dire, c'est faire". C'est le problème du pouvoir du langage qui est posé ici. Analyse du sujet : q Un acte est un mouvement volontaire qui engage le corps. Or, on peut commencer par remarquer que dans la parole il y a très certainement des mouvements de la bouche pour prononcer des mots q Le sujet évoque une opinion commune, de l'ordre de la doxa, il faut dans un tel suje...
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Peut-on qualifier d'inhumains certains actes humains ?
[Il y a certaines valeurs culturelles et morales qui définissent l'humanité. Les actes qui ne les respectent pas peuvent être qualifiés d'inhumains, comme est inhumaine toute attitude qui tend à nier autrui.] L'être humain ne peut pas rester indifférent à autrui «Je suis responsable d'autrui sans attendre la réciproque, dût-il m'en coûter la vie», écrit Emmanuel Lévinas, dans Éthique et infini. Est humain celui qui ne traite pas son prochain comme une chose, comme une bête, mais comme son sembl...
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On oppose souvent les actes et les paroles. Cette opposition vous paraît - elle pertinente ?
Analyse du sujet : q Un acte est un mouvement volontaire qui engage le corps. Or, on peut commencer par remarquer que dans la parole il y a très certainement des mouvements de la bouche pour prononcer des mots q Le sujet évoque une opinion commune, de l'ordre de la doxa, il faut dans un tel sujet commencer par réfléchir à la raison d'une telle opposition et chercher des exemples de la vie courante. q Mais si les paroles sont distinguées des actes, c'est dans un premier temps car la parole pronon...
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Sommes-nous responsables moralement, non seulement de nos actes, mais encore de nos pensées ?
Sommes-nous responsables moralement, non seulement de nos actes, mais encore de nos pensées ? Introduction. — La justice légale ne se prononce que sur les actions extérieures. Du point de vue moral, au contraire, nous nous sentons satisfaits ou mécontents des pensées qui hantent notre esprit. En sommes-nous donc responsables ? Il n'y a pas de responsabilité morale sans liberté. Or, c'est bien librement, dans certains cas, que nous fixons notre esprit sur un objet déterminé ou que, mettant fin à...
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Dans l’acte 3 scène 3 du Malade imaginaire...
Sujet : Dans l’acte 3 scène 3 du Malade imaginaire, Béralde, le frère d’Argan, fait à son frère, le malade imaginaire, la remarque suivante : « Ce que j’en dis n’est qu’entre nous, et j’aurais souhaité de pouvoir un peu vous tirer de l’erreur où vous êtes et, pour vous divertir, vous mener voir sur ce chapitre quelqu’une des comédies de Molière ». Cette citation correspond-elle à votre lecture et à votre compréhension la pièce ? Vous partirez de l’analyse de cette citation afin de dégager...
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Se connaître soi-même, connaître les autres. Faut-il voir là deux actes indépendants ?
On connaît le conseil que donnait Socrate et dont il faisait le point de départ de toute philosophie « Connais-toi toi-même ». Comment peut-on arriver à se connaître ? En estil de nous-mêmes comme d'un objet du monde extérieur que nous approchons par nos sens ? La connaissance de soi est une entreprise difficile, en dépit des apparences qui nous font croire que nous sommes si proches de nous-mêmes que cette connaissance soit immédiate. Par ailleurs, nous avons besoin, dans notre vie quotidienne...
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En quel sens peut-on dire avec Bergson : nous sommes libres quand nos actes émanent de notre personnalité.
« Nous sommes libres quand nos actes émanent de notre personnalité entière, quand ils l'expriment, quand ils ont avec elle cette indéfinissable ressemblance qu'on trouve parfois entre l'oeuvre et l'artiste. En vain on alléguera que nous cédons alors à l'influence toute-puissante de notre caractère. Notre caractère, c'est encore nous ; et parce qu'on s'est plu à scinder la personne en deux parties pour considérer tour à tour, par un effort d'abstraction, le moi qui sent ou pense et le moi qui agi...
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Pensée et conscience, une seule et même chose ?
Il est difficile de réduire la pensée à la conscience, la pensée ne réduit pas à la présence de celle-ci à l'esprit, elle comporte aussi des opérations parfois assimilables à un calcul à une procédure qui a une finalité. Aussi, la multiplicité des objets, des visées auxquelles peut s'appliquer la pensée peut difficilement nous permettre de réduire la pensée à la seule conscience. Mais peut-on dissocier réellement la pensée de la conscience ? 1) La définition de la pensée. Le verbe « penser...
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Commentaire tirade Lorenzaccio acte III, scène IV
Commentaire tirade Lorenzaccio acte III, scène IV Lorenzaccio est un drame en 5 actes d’Alfred de Musset publié en 1834 puis mis en scène pour la première fois au théâtre de la Renaissance le 3 décembre 1896, 39 ans après la mort de l’auteur en 1857. La tirade de Lorenzo est centrale, à la fois au milieu du déroulement de l’intrigue et de la pièce, à la fin de la scène III de l’acte III, la plus longue de la pièce. A Florence, en 1537, Lorenzo de Médicis est cousin d’Alexandre de Médicis,...
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Y a-t-il un sens à parler chez l'homme d'acte inhumain?
[Il y a certaines valeurs culturelles et morales qui définissent l'humanité. Les actes qui ne les respectent pas peuvent être qualifiés d'inhumains, comme est inhumaine toute attitude qui tend à nier autrui.] L'être humain ne peut pas rester indifférent à autrui «Je suis responsable d'autrui sans attendre la réciproque, dût-il m'en coûter la vie», écrit Emmanuel Lévinas, dans Éthique et infini. Est humain celui qui ne traite pas son prochain comme une chose, comme une bête, mais comme son sembla...
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britannicus acte 2 scene 2 - Racine
BRITANNICUS EXTRAIT 2 – Acte II, scène 2 Durant la nuit, Néron a fait enlever et conduire au palais Junie, la jeune fille qu'aime Britannicus et qui partage son amour. Le jeune empereur en devient immédiatement amoureux et en fait l'aveu à son confident, Narcisse. NÉRON V 383 Depuis un moment, mais pour toute ma vie. J'aime (que dis-je, aimer ?) j'idolâtre Junie. NARCISSE Vous l'aimez ? NÉRON Excité d'un désir curieux Cette nuit je l'ai vue arriver en ces lieux, Triste, levant au cie...