philosophie terminale l'inconscient cours
Publié le 25/04/2024
Extrait du document
«
L’inconscient
La conscience, l’inconscience, l’inconscient
Inconscience :
•
coma / sommeil → baisse de vigilance de la conscience.
•
le comportement de celui qui ne semble pas mesurer la portée de ses actes
•
ce qui est délégué l’automatisme → texte Bergson
Inconscient :
•
partie de l’esprit distincte de la conscience et à laquelle celle-ci n’a pas accès.
•
Leibniz en fait l’hypothèse en évoquant des perceptions qui sont si petites que la conscience
ne les perçoit pas.
Il prend un exemple célèbre : lorsqu’une vague se fracasse sur un rocher,
elle émet un son perceptible par la conscience.
Mais cette vague est composée de millions de
gouttelettes qui chacune produisent un son imperceptible par la conscience.
Et cependant, ce
son doit bien être perçu par nous puisque dès lors qu’ils est associé aux autres sons, nous
nous mettons à l’entendre consciemment.
Il y aurait donc des perceptions situées en dessous
du seuil de conscience.
•
Freud à la fin du 19ème siècle émet également l’hypothèse qu’il existe à côté de la
conscience une autre faculté qu’il nomme l’inconscient et dans lequel sont stockés des
éléments qui ont une forte influence sur la vie consciente de la personne.
Freud est un
médecin et son travail premier consiste à trouver des solutions thérapeutiques pour les
problèmes rencontrés par ses malades.
L’hypothèse freudienne de l’inconscient
Freud fut mis sur la voie de l’hypothèse de l’inconscient par le Dr Breur, qui examinait une
malade dont les symptômes n’avaient pas d’origine physiologique ou neurologique.
La médecine
traditionnelle affirme au sujet de ce genre de maladie que ce ne sont que des simulations destinées à
faire parler de soi.
Or Breuer va utiliser une autre voie plus psychologique.
Il s’aperçoit que ces
symptômes étaient apparus au moment de la maladie et de la mort de son père ; ils correspondent à
une émotion qui n’a pas pu être exprimée.
Elle les a donc refoulés : ils ne disparaissent pas
vraiment, et semble stockés dans une mémoire à laquelle la conscience n’a pas directement
accès ; cette mémoire, Freud la nomme l’inconscient.
Le problème c’est qu’ils sont dynamiques :
ils se manifestent soit sous une forme somatique (= corps), soit sous une forme purement
psychologique et c’est cette liaison mise en lumière qui est nouvelle chez Breuer et Freud.
Le
problème, c’est que cette manifestation n’est pas guérison.
Il sépare le psychisme en deux états : la conscience et l’inconscient qui semblent ignorer
tout l’un de l’autre et fonctionnent simultanément.
D’une part, la conscience est la connaissance
claire et immédiate de ce que nous somme et faisons.
L’inconscient contient des résidus du passé
de l’individu.
Ces résidus sont douloureux et insupportables pour la conscience qui cherche à les
éviter.
La malade se les rappelles sous hypnose, mais la guérison n’est pas définitive car il faut
d’une part, une extériorisation affective et d’autre part, que les traumatismes arrivent à la
conscience de la malade pour qu’elle se les réapproprie.
On s’aperçoit alors que la douleur est restée
intacte.
On pourrait dire que Freud et Breuer découvrent une nouvelle maladie, une maladie dont la
cause est le passé, « sujétion au passé » : les hystériques souffrent de réminiscence, ils souffrent de
leur mémoire.
Remettre le souvenir en place et pouvoir exprimer la douleur qui y est attachée fait
disparaître le symptôme.
Il y a donc là une formidable voie à explorer et c’est ce que va faire Freuf
tout au long de sa vie.
Freud abandonne l’hypnose et cherche une autre voie pour accéder à l’inconscient.
Il
remarque très vite que les malades ne se souviennent pas aisément des origines de leur souffrance,
comme s’il existait une forme de protection de ces souvenirs douloureux.
Cette protection, Freud la
nomme la censure.
Elle est chargée d’une double mission : d’une part de refouler dans
l’inconscient tous les éléments traumatisants de l’histoire de l’individu, et d’autre part de les
conserver dans l’inconscient pour protéger la conscience de ce qui est pour elle insupportable.
Le problème, c’est que cette censure n’est pas imperméable.
Elle laisse passer dans la vie
consciente ces éléments refoulés, mais au prix de certaines transformations : physiques et
psychologiques.
Mais il y a aussi un moment où la censure se ramollit, c’est le moment du sommeil.
Elle laisse passer les éléments refoulés en les déguisant : ils viennent alors constituer le rêve.
Freud
analyse les rêves de ses patients, il constate qu’ils ont un lien indirect avec la vie et les
préoccupations secrètes des malades.
Le rêve est pour Freud « la voie royale de l’inconscient ».
Pendant longtemps, on a donné deux types d’explications aux rêves.
Soit une explication de
type religieuse : le rêve est le moyen par lequel les dieux parleraient aux hommes.
Soit une
explication de type purement mécanique : le rêve est un désordre mental sans signification.
Pour Freud, au contraire, non seulement le rêve a du sens, mais il ne nous....
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