Doit-on tout attendre de l'Etat ?
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VOCABULAIRE:
DOIT-ON: Ce genre d'interrogation interroge sur le devoir ainsi que sur la nécessité et la possibilité.
ÉTAT:
1) Avec une minuscule, manière d'être, disposition (un état d'esprit).
2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette
autorité politique elle-même.
L'État c'est le gouvernement et l'ensemble des structures par lesquelles il manifeste
son autorité.
3) État de droit: tout État qui s'applique à respecter la personne et à garantir les libertés individuelles.
4) Raison d'État: motif d'intérêt public invoqué par l'État pour justifier une action contraire à la loi ou à la morale.
I - LES TERMES DU SUJET
L'État désigne une entité juridique chargée de promulguer des lois et de les faire appliquer.
L'État est une notion
impersonnelle, elle suppose une administration, et s'oppose au pouvoir direct ou au prestige sensible du chef.
Notion forgée vers la Renaissance, elle met l'accent sur les notions d'ordre (lois) et de stabilité (principe de
continuité de l'État.
cf étymologie : status : état, stabilité).
Depuis Hegel, on a coutume en philosophie politique d'opposer l'État à la société civile.
La société civile désigne le
corps social concret que l'État tente d'ordonner selon un projet et un idéal commun.
II - L'ANALYSE DU PROBLÈME
Le problème se pose donc ainsi : l'État doit-il mettre en forme la société, la réduisant à n'être qu'une matière
informe en elle-même que l'on devrait ordonner du dehors ? Ou bien la société civile n'a-t-elle pas sa propre
structure ainsi qu'une capacité à proposer des projets et des idées, l'État se contentant de traduire juridiquement
des demandes sociales ?
De plus, le problème n'est pas seulement de savoir si l'on peut ("peut-on ?") imposer une norme froide au corps
social, mais si on le doit, est-ce à l'État de prendre en charge tout le projet politique ? Le sujet pose donc un
problème de choix : qu'est-ce qui est souhaitable ? Il renvoie à l'opposition entre le collectif et l'individuel.
Est-il souhaitable que l'État prenne en charge toutes les dimensions de notre existence ?
III - UNE DÉMARCHE POSSIBLE
A - LE SPECTRE DU DÉSORDRE
La perspective du tout-politique ne prend son sens que par la hantise du désordre toujours possible des individus,
cette préoccupation est sensible dans les philosophies qui problématisent l'État de nature.
Selon Hobbes, sans Etat,
"l'homme est un loup pour l'homme".
En effet, l'individu recherche son intérêt et s'oppose ainsi aux autres.
L'état de nature est logiquement et humainement insupportable, car il y règne la violence.
Il entraîne l'insécurité
pour l'homme.
Il faut donc pour que l'humanité puisse vivre en société qu'elle se donne les moyens de créer les
conditions de la paix.
Pour cela, les hommes doivent se démettre de leur liberté naturelle et passer un contrat avec
une autorité, qui seule pourra disposer de l'usage légitime de la force et aura la tâche de faire respecter les droits
de chacun..
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