correction ryle chapitre 1
Publié le 18/05/2022
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Explication Ryle : chapitre 1 – La notion d’esprit
1) le thème : la connaissance, la connaissance de soi, la critique du dualisme cartésienne
le plan : dans une première partie, Ryle énonce la thèse reçue qu'il entend combattre : il existerait des états mentaux connus
directement par le sujet et dont l'existence ne ferait pas de doute donc qu'on connaîtrait mais de façon différente des états physiques.
Il dénonce ici une forme de dualisme d’origine cartésienne.
En seconde, il en tire une conclusion : le dualisme aboutit à un dualisme entre un monde psychologique intéreiur et un monde
physique extérieur et à une difficultés comment s'opère l'influence entre ces deux mondes
En troisième il dégage la difficulté majeure d'une telle thèse comment expliquer la relation entre le corps et l'esprit si il y a deux
types de choses dans le monde de nature radicalement différentes : les choses corporelles et les choses spirituelles ou
psychologiques.
Le problème : comment pouvons nous expliquer la relation entre le corps et l'esprit ? Si un homme est fait de deux substances, un
corps et un esprit aux propriétés radicalement différentes comment se fait-il que l'un puisse avoir un effet sur l'autre ? De façon
évidente quand je veux bouger le bras alors je fais bouger mon bras.
Mais si la volonté, état mental, et le mouvement , état physique ,
sont d'une nature différente, comment se fait-il que je puisse bouger mon bras si je le désire ?
La thèse : il s'agit d'une critique du dualisme cartésien.
Ryle ne donne pas sa thèse mais il résume la thèse opposée et montre les
impasses d'un dualisme vulgaire d'origine cartésienne.
Cette thèse bute sur la question de l’interactionnisme à savoir la liaison
causale entre le corps et l'esprit, liaison que nous faisons tous spontanément.
On se doute que Ryle va défendre une forme de monisme : les états mentaux sont des états physiques.
Mais il le fait de façon
originale en passant par le langage : il va réduire tous les concepts d'états mentaux que nous utilisons pour décrire notre vie mentale
et affective, à des concepts physiques qui décrivent une disposition à faire quelque chose.
2) La première partie décrit les principes de « la doctrine reçue », principes qui concernent la vie mentale et la connaissance
qu'a le sujet de cette vie mentale.
Par doctrine reçue, on peut entrendre le cartésianisme et sa postérité, un certain nombre
d'idées reliées à la philosophie de Descartes et que philosophes, scientifiques et l'opinion commune auraient répétées,
accentuées, caricaturées.
On rappelle que Descartes conçoit l'homme comme l'union de deux substances l'une matérielle, le corps, l'autre
immatérielle, l'âme, et qu'il envisage qu'il y a action réciproque de l'âme sur le corps.
Il admet aussi que nous nos sensations
ne sont que l'effet de corps physiques indépendants de nous sur notre corps et notre esprit.
Il conçoit le cogito comme une
première vérité:c'est la subjectivité qui est première.
Je peux douter de tout sauf qu'il y un moi et qu'il existe.
Il admet en
conséquence que les états psychologiques du sujet sont plus faciles à connaître que les corps (Méditations 2) .
Ces idées
déformées par la suite ont pu déboucher sur une sorte de vulgate du cartésianisme auquel s'intéresse ici Ryle.
En quoi consiste cet vulgate ? Le sujet aurait une connaissance certaine et directe à la fois de son moi mais aussi de « ce qui
se passe dans son esprit ».
Que peut-on entendre par connaissance directe (« une connaissance directe et indiscutable ») ?
Cette expression est sans doute empruntée à Russell qui distingue par exemple dans Problèmes de philosophie connaissance
directe et connaissance par description.
La connaissance directe est immédiate : on connaît alors la chose dès qu'elle existe.
Il s'agit d'une perception dans le sens où la chose se donne dans une transparence complète : elle se donne comme elle est à
al conscience.
Cette perception ne peut être fausse : elle est toujours vraie.
Elle ne passe par aucune concept.
Selon Russell
nos impressions (les sense-data) font l'objet d'une telle perception et peut être même notre moi.
Si je vois une tache rouge je
ne peux douter que je vois une tâche rouge même si elle est en vérité verte.
Les partisans de la vulgate étendent cette perception à tous les états mentaux : Autrement dit si j’éprouve de l'amour je ne
peux douter que j'éprouve de l’amour.
Ce rapport interne direct et immédiat à la chose mentale est ce qu'on appelle
l’introspection.
Poussée à l'extrême cette thèse interdit qu'un état mental puisse être inconscient : si on passe de « tout ce qui
est connu directement est un état mental » à « tout ce qui est connu directement est identique à un état mental » alors on doit
penser qu'on peut en inspectant ses états psychologiques les connaître intégralement.
Comme Ryle l'affirme à la fin , du texte cette perception directe et indubitable dans la vulgate ne peut pas concerner les états
physiques mais on pourrait rajouter ni les états psychologiques d'autrui.
Autant je peux connaître directement mes
sentiments, mes affects..
.
Autant je ne peux connaître les corps directement ni les sentiments d'autrui.
En effet selon la thèse
cartésienne suivie par l’empirisme de Hume, je ne peux connaître par la perception les corps extérieurs à moi puisque la
seule chose que je connais sont les effets de ces corps sur moi.
Je ne perçois que mes sensations, mes affects et pas les corps
extérieurs.
Je ne peux non plus connaître directement les sentiments d'autrui : je ne vois, n'entends, ne ressens que mes
propres impressions.
Je vois des effets des sentiments sur le corps d'autrui mais pas directement son sentiment qui est
intérieur et me reste caché.
J'infère ou je déduis de signes physiques qu'il est malheureux, s'il pleure par exemple, mais je
n'ai pas un accès direct à son sentiment intérieur qui me restera toujours caché.
Aussi la connaissance d’autrui comme celle
des corps relève d'une connaissance indirecte par description qui passe par une connaissance des signes..
»
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