En quoi le double aveu de ce passage central permet-il de dresser un portrait ambigu de Madame de La Pommeraye tout en jouant avec le lecteur ?
Publié le 10/02/2025
Extrait du document
«
Problématique : En quoi le double aveu de ce passage central permet-il de dresser un portrait
ambigu de Madame de La Pommeraye tout en jouant avec le lecteur ?
Une double scène d'aveux
1/ Mise en parallèle de l’aveu de la Pommeraye/celui du Marquis
→ Construction en parallélisme avec pronoms « Vous »/ «Votre amie» du côté de La
Pommeraye
Il s'agit de deux sujets ayant une construction grammaticale équivalente.
La similitude attire l’attention
et donne de la force au propos.
Le « Vous » est décrit comme en la personne du Marquis pour le faire réagir au propos de Madame
de la Pommeraye.
Le « Votre amie » est une ruse afin que le Marquis se livre à Madame de Pommeraye comme une
confidente.
Le parallélisme est mis en évidence par la culpabilité de « votre amie ».
Elle le compliment : « votre
amie vous révère ».
Par cette construction de parallélisme, l’auteur veut faire ressortir les émotions du Marquis.
On peut relever que c’est la fin d’une passion entre les deux époux.
Madame de Pommeraye profite
de la naïveté du Marquis pour le tromper.
Les émotions qui en ressortent laissent donc planer un
doute.
→ Comparaison entre La Pommeraye et le Marquis : antithèse « grande » / « petit », et nouvelle
alternance entre pronoms « vous » / « moi »
L’antithèse « grande/petit » est une opposition de deux expressions que l'on rapproche dans le
discours pour en faire mieux ressortir le contraste.
Par le mot « grande », le Marquis veut montrer que Madame est supérieure à lui parce qu’elle a eu le
courage de lui avouer ne plus l’aimer comme autrefois.
Par le mot « petit », il se sent malhonnête vis-à-vis d’elle car lui-même n’a pas eu le courage de lui
avouer qu’il ne ressentait plus rien également.
Madame de Pommeraye joue sur la culpabilité du Marquis afin qu’il se sente gêné alors que c’est elle
qui devrait se sentir coupable de le piéger.
Le rôle des pronoms « Vous (Madame de la Pommeraye) / moi (le Marquis) » est important car il
marque la sincérité du Marquis.
C’est un aveu d’amour qui se transforme en aveu de cessation
d’amour.
Il est utilisé le Présent de l’indicatif, et c’est une vérité générale.
« Que je vois grande et que me trouve
petit ! »
Il est utilisé des phrases exclamatives pour exprimer des émotions.
Mais il rétablit la valeur de la sincérité contre celle de l’hypocrisie.
Cette sincérité va troubler Madame de la Pommeraye.
→....
»
↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓
Liens utiles
- Argument lecture linéaire sur la princesse de clèves - scène d'aveu et caractère exceptionnel des personnages
- La Princesse de Clèves, explications linéaires Explication linéaire I : de « Madame de Chartres, qui avait eu tant d’application […] » à « […] quand on était jeune. » (Première partie)
- Explication linéaire La Princesse de Clèves : le portrait de Mlle de Chartres
- La Princesse de Clèves, Madame de La Fayette, Incipit.
- explication linéaire : Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves, 1678 « Il parut alors une beauté