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déclaration des droits de la femme et de la citoyenne

Publié le 03/04/2025

Extrait du document

« Français En 1789, sous louis XVI, l’assemblée nationale constituante française décrète la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Ce texte de loi énonce sur plusieurs articles l’ensemble des droits reconnus comme naturels pour tout être humain.

Cependant ce texte qui catégorise les humains en seul « homme » ne semble pas s’appliquer totalement aux femmes.

C’est alors qu’en la même année Olympe de Gouges publie la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne qui vise à compléter la première déclaration.

En quoi la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges est-elle un texte engagée ? Nous étudierons dans un premier temps les divers aspects de la cause qu’elle défend, ensuite nous analyserons comment l’autrice combat les ennemis de sa cause, enfin nous verrons si son texte s’adresse à tous. En vue de déduire si le texte d’Olympe de Gouges est engageant ; il faut examiner divers aspect de la cause qu’elle porte.

Premièrement, la cause de l’auteur se doit d’être noble.

Ici les intentions de l’auteur sont déjà prononcées à partir di titre car les notions de « Droits » et de « citoyenne » sont révélatrice d’une déclaration pour la liberté sous toutes ces formes et le respect des lois et qui confirme ainsi les nobles aspirations de l’auteur car elles s’appuient sur les valeurs auxquelles les humains sont très attachés (la quête de liberté et le respect des lois). Deuxièmement, la cause que défend l’autrice doit être pour le bien de tous ou d’un nombre de personnes assez conséquent.

Ici, l’œuvre qui nous occupe, expose « les droits de la femme de la citoyenne » ; ce sont donc les femmes qui sont appelé à bénéficier de cette œuvre.

De plus Olympe de Gouges n’excluent aucune femme et prend la parole au nom des « mères, les filles, les sœurs » à partir du préambule déjà.

On peut saisir que dès le début le texte s’engage à parler des femmes, à parler pour les femmes, à parler aux femmes. Enfin la cause défendue ne doit pas être source de confrontation ou de division au sein de la société.

Pourtant, selon le contexte de l’époque, désigné la femme comme membre entier de la société et affirmé qu’elle a son mot à dire ; est contraire aux mœurs.

Ceci dit, dans son texte Gouges arrive à jouer avec les mots. Par exemple le préambule dit ici que « l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme sont les seules causes du malheur public » en d’autres termes elle affirme que l’équilibre social repose sur la femme alors qu’elle en est exclu ce qui pousse le lecteur à une remise en question.

Elle maintien tout de même le masculin en évidence pour donner une dimension de neutralité universel. Olympe de Gouges dans son œuvre mène le combat.

Celui des femmes, il est clair que dans cette mesure, les ennemis auxquelles elle s’oppose sont représentants des idées et des mœurs de l’époque qui sont directement contraire à celles qu’elle défend.

Pourtant cela parait surprenant qu’elle ait entrepris d’imiter la déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui ne prévoit d’émanciper la femme ou de lui octroyait le droit de vote. En fait, c’est la stratégie entreprise par l’autrice justement pour montrer les limites de cette première déclaration.

En introduisant la femme et ses droits dans tous les articles, en affirmant avec prétention l’égalité de droits de tous les humains.

Elle met en évidence la femme oubliée par les députés de l’assemblée nationale qui sont la cible de ces propos.

Ici, l’autrice lutte avec les mots, elle déplace le mot « homme » représentant du genre masculin et place le mot « femme » comme égale.

Ensuite Olympe de Gouges dénonce et accuse le mépris et l’oubli de la femme qu’elle juge comme étant « les seules causes du malheur public ».

En effet, l’engagement de l’autrice ne recule pas devant les accusations qui s’imposent et poussent les hommes à se remettre en cause. Enfin, l’autrice affirme que la femme est son propre ennemie car elle est restée résignée, soumise et silencieuse.

Elle déplore la faiblesse des femmes dans les articles 7 à 9 et appelle ses semblables à l’éveille et au changement de mœurs.

Elle souhaite que la femme ne se laisse plus duper naïvement par l’homme ou la société mais plutôt qu’elle soit respectée et prises en égale d’un point de vue social et juridique. L’engagement d’un texte peut se manifester également par une volonté de convaincre et de persuader un ensemble.

Il.... »

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