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Publié le 25/04/2024
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«
I.
QUESTION PROBLEMATISEE
La Guerre froide représente l'une des périodes les plus marquantes de
l'histoire contemporaine, caractérisée par une confrontation idéologique et
politique intense entre les États-Unis et l'Union soviétique, les deux
superpuissances mondiales de l'après-Seconde Guerre mondiale.
Ce conflit,
qui s'étend approximativement de la fin des années 1940 jusqu'au début des
années 1990, a façonné les relations internationales et influencé la politique
mondiale pendant des décennies.
L'origine de la Guerre froide remonte à la
fin de la Seconde Guerre mondiale, lorsque les États-Unis et l'Union
soviétique sont devenus les principales puissances mondiales, chacun
défendant une idéologie politique et économique différente : le capitalisme
pour les États-Unis et le communisme pour l'Union soviétique.
Les tensions
entre ces deux superpuissances ont rapidement émergé, exacerbées par des
différends idéologiques, des rivalités géopolitiques et des compétitions
militaires et économiques.
Mais comment et pourquoi la guerre froide a-t-elle
pris fin en Europe et dans le Monde ?
Dans un premier temps, nous analyserons la montée et la consolidation
impressionnantes des États-Unis malgré leur affaiblissement initial.
Nous
nous pencherons ensuite sur l’effondrement du bloc soviétique ainsi que
l’émergence de nouvelles dynamiques dans les relations internationales.
Bien qu’ils soient confrontés à des défis internes (déficit de leur balance
commercial, déficit budgétaire, etc...), les États-Unis ont réussi à s'affirmer
sur la scène mondiale avec une puissance indéniable, marquant ainsi une
ascension remarquable malgré leurs faiblesses apparentes.
Après une période de détente de huit ans entre les États-Unis et l’URSS, les
années 1970 sont caractérisées par un regain de tension entre les deux blocs.
Les dirigeants soviétiques, notamment Léonid Brejnev, alors à la tête de
l'État, interprètent la crise économique de 1973 comme un signe de la "crise
finale du capitalisme".
Les États-Unis quant à eux élisent Jimmy Carter,
membre du parti démocrate, comme président en 1976.
Toutefois, la
présidence de Jimmy Carter est considérée comme une période
d’affaiblissement puisque le pays reste en retrait dans les relations
internationales.
Il contribue par exemple à la ratification des accords de Camp
David le 17 septembre 1978, afin de mettre un terme au conflit entre Israël et
l'Égypte.
L’URSS profite du déclin des États-Unis pour mener une politique
d’expansion en Afrique dans plusieurs pays, en Amérique du Sud au
Nicaragua en 1979, et en Asie en envahissant l’Afghanistan en décembre de la
même année dans le but d’encourager un mouvement procommuniste.
En
Europe, des missiles à moyenne portée sont déployés par les Soviétiques en
1977, suscitant des inquiétudes quant à la possibilité d'une guerre nucléaire
2
sur le continent.
Cette crise des Euromissiles engendre de nouvelles tensions
dans la région.
Les États-Unis se doivent donc de riposter et d’intervenir
activement pour contrer l’avance soviétique.
C’est ce que compte faire Ronald Reagan, ancien gouverneur de la Californie,
en se présentant aux élections présidentielles de 1980.
Son slogan de
campagne "America is back" annonce un retour des États-Unis dans la Guerre
Froide.
Une fois élu, le nouveau président organise de nombreuses
interventions pour contrer l‘ennemi Soviétique, on parle alors de "guerre
fraîche".
A cette période, la réponse du pays et de l‘OTAN face à la mise en
place de missiles SS-20 de plus grande portée par l’URSS est plus
qu’attendue.
En 1979, l’OTAN décidait d’installer des missiles Pershing II,
notamment en Allemagne de l’Ouest.
Mais après un refus des Soviétiques de
l’option "double zéro", c’est-à-dire le retrait simultané des missiles de chacun
des deux blocs, les Américains prennent la décision d’accélérer l’installation
des Pershing II, quitte à intensifier les tensions existantes.
Suite à cette crise,
le président Reagan qualifie l’URSS d’"Empire du Mal".
En 1983, il lance
alors le projet d’Initiative de défense stratégique, aussi appelé "Guerre des
étoiles" (Star Wars en anglais) par les médias.
Celui-ci a pour objectif
d'associer le système de défense antimissile des États-Unis à un réseau de
satellites dense afin de protéger le territoire américain des missiles balistiques
soviétiques.
Ronald Reagan cherche donc à dissuader l’URSS par des contreattaques plutôt que par des négociations, démontrant ainsi la puissance des
États-Unis.
Mais si le pays tente de s’affirmer, il essaie aussi d’affaiblir l'Union
Soviétique en apportant son aide à ses ennemis.
Après avoir envahi
l’Afghanistan, l’URSS est en guerre contre les Moudjahidines (les soldats qui
combattent au nom de la religion musulmane) et des centaines de volontaires
musulmans venus du Moyen-Orient pour vaincre l'adversaire non-croyant.
Ce
combat souligne les difficultés du bloc soviétique à s’imposer dans le
communisme, mettant ainsi en évidence un affaiblissement de sa puissance.
Les États-Unis saisissent alors cette opportunité pour soutenir les
Moudjahidines en leur fournissant un soutien logistique, en entraînements et
en armes, afin de fragiliser davantage le pouvoir de l’URSS.
Le pays aide
également les opposants anticommunistes au régime Nicaraguayen.
En 1983,
l’armée intervient pour renverser le gouvernement communiste de l’île de la
Grenade soutenu par Cuba ; au-delà de l’inégalité évidente des moyens des
deux adversaires faisant de la victoire américaine une formalité, c’est la
première fois depuis 1973 que les États-Unis interviennent directement contre
un adversaire soutenu indirectement par l’URSS.
Ainsi, les Américains
mettent à profit leur puissance économique pour affaiblir leur ennemi.
Avec
un produit national brut deux fois plus important que celui de l’URSS, ils
renforcent leurs efforts militaires en sachant que l’Union Soviétique ne pourra
pas se permettre de faire de même à moins de sacrifier une partie de son
économie.
Le retour des États-Unis marque ainsi le déclin de l’URSS,
engagée dans une course aux armements et dans des conflits qui la
fragilisent.
Pour tenter de sauver l’URSS qui n’arrive plus à suivre la performance des
États-Unis, Mikhaïl Gorbatchev arrive à la tête du Parti communiste et de
l’État en 1985.
Mais le bloc soviétique court tout de même à sa perte.
Lors de son arrivé au pouvoir, Gorbatchev doit faire face à de nombreuses
7
situations critiques.
La guerre en Afghanistan, mentionnée précédemment,
représente un coût à la fois financier mais également humain sur lequel les
Soviétiques ne peuvent pas fermer les yeux.
L’URSS n’a plus les moyens,
notamment puisqu’elle doit confronter un ennemi qui redouble d’efforts après
une période de retrait.
L’économie du bloc soviétique est en sous-régime,
appauvrissant ainsi sa population.
Gorbatchev est déterminé à restaurer
l’économie et la puissance de l’URSS à l’aide de réformes.
La perestroïka est
une politique de réforme économique et politique qu’il met en place, visant à
moderniser et à libéraliser l'économie soviétique afin de permettre aux
agriculteurs, aux artisans, aux commerçants et aux particuliers de lancer leur
propre activité.
La glasnost, quant à elle, est une politique de transparence et
de liberté d’expression qui permet à la population d’être avertie de la gravité
de la situation et de prendre conscience de la nécessité de trouver des
solutions.
Aussi, l’URSS tente de se défaire de ses engagements avec les pays
extérieurs dans le but de sauver ses finances.
Elle limite son soutien aux pays
communistes d’Afrique et d’Asie et amorce son retrait de l’Afghanistan en
1988.
En 1987, Gorbatchev et Reagan signent le traité de Washington,
mettant fin à la crise des Euromissiles.
En décembre 1989, le nouveau
président des États-Unis, George Bush, et Gorbatchev mettent fin à la Guerre
froide à Malte.
Les réformes initiées par Gorbatchev jouent un rôle crucial dans l'évolution
politique de l'Europe de l'Est.
Ses politiques de glasnost et de perestroïka
encouragent les mouvements de contestation dans les pays voisins.
Ces
réformes donnent aux citoyens d'Europe de l'Est un nouvel espoir de liberté et
de démocratie, les incitant à exprimer ouvertement leur mécontentement
envers le régime communiste en place.
La chute emblématique du Rideau de
fer à Berlin en novembre 1989 marque l'effondrement des barrières
idéologiques et physiques qui divisent l'Europe depuis des décennies.
Les
manifestations pacifiques et les révolutions populaires dans des pays comme
la Pologne, la Hongrie et la Tchécoslovaquie contribuent à affaiblir le
contrôle du bloc Soviétique sur la région.
L'ouverture de la frontière entre
l'Allemagne de l'Est et de l'Ouest, symbolisée par la chute du mur de Berlin,
est également un moment décisif, marquant le début d'une nouvelle ère de
liberté et d'unification pour l'Allemagne et toute l'Europe.
Les premières
élections libres qui suivent sont un témoignage tangible d’un changement
radical en Europe de l'Est.
Des pays comme la Pologne et la Tchécoslovaquie
organisent des scrutins démocratiques, mettant ainsi fin au règne du parti
communiste et ouvrant la....
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