Fiche sur Claude Gueux
Publié le 14/03/2022
Extrait du document
«
FICHE : Claude Gueux, Victor Hugo (1834)
1.
Claude Gueux, un roman tiré de fais réels
Claude Gueux est un court roman de Victor Hugo parut en 1834.
L’auteur relate quelques
faits de la vie de Claude Gueux, un pauvre ouvrier qui a volé pour nourrir sa famille.
Cet
homme, même non lettré, est particulièrement réfléchit, a une forte prestance orale, une bonne
éloquence et s’est donc très rapidement fait respecter de ses compagnons, qui l’admirent ; ce
qui attise la jalousie du directeur de la prison, nommé M.D.
Cependant, les prisonniers
travaillent beaucoup et Claude Gueux mange pour deux.
Alors, les rations servis ne lui
suffisent pas.
Un jour, Albin, un jeune et faible prisonnier lui propose de partager ses rations
qui sont beaucoup trop importantes pour son gabarit.
Dès lors, une grande amitié père/fils se
lie entre les deux camarades.
Quelques temps après, Albin est transféré dans une autre prison.
Claude Gueux apprend alors, que c’est une décision du directeur qui possède une profonde
rancœur contre lui.
A compter de ce jour, Claude Gueux demande régulièrement au directeur
d’être dans le même quartier qu’Albin.
Ce à quoi le directeur lui explique que c’est
impossible, qu’il ne revient jamais sur ses décisions « parce que ».
Ainsi, le 25 octobre,
Claude menace le directeur en lui donnant jusqu’au 4 novembre pour lui rendre celui qui était
devenu sa raison de vivre.
La date fatidique arrive et Albin n’est toujours pas revenu.
Le
prisonnier tient donc sa parole rend justice lui-même en tuant M.D.
à l’aide d’une hache.
Connaissant la gravité de son acte, le tueur essaye alors de se suicider, mais échoue.
Il est
donc jugé et punit par la peine de mort.
Pour finir, les dernières pages du roman sont réservées à Victor Hugo qui s’adresse aux
Français dénonçant les conditions de détensions de son époque, la disproportion des délits et
des peines, ainsi que de la peine de mort.
2.
Résumé de l’histoire
Au début du roman, Claude Gueux était un pauvre ouvrier qui venait de rentrer en prison
parce qu’il avait volé pour nourrir sa famille.
C’était alors un homme « fort triste » (l.82) car
il avait tout perdu, même sa femme qui avait dû devenir « fille publique » (l.86) et qu’il était
sans nouvelle de son enfant.
Mais, en prison, « Claude avait acquis un ascendant singulier sur
tous ses compagnons » (l.92) car c’était un homme droit, juste, humble, réfléchit,
« intelligent » (l.6) et possédant « une certaine sérénité sévère » (l.90).
En effet, « tous ces
hommes le consultaient, l’écoutaient, l’admiraient et l’imitaient.
» (l.95) et « dix paroles de
Claude Gueux valaient dix gendarmes » (l.177).
Cependant, le travailleur acharné « était un
grand mangeur » (l.119) et la ration de la prison ne lui suffisait pas, « il avait faim [… et] n’en
parlait pas » (l.133).
Mais, un jour, un jeune homme faible, prénommé Albin, lui proposa de
partager sa ration qui était trop importante pour lui.
C’est comme cela qu’une réelle amitié
« de père à fils, plutôt que frère à frère » (l.164) se noua entre les deux hommes.
Alors, au
milieu du roman, avec ce compagnonnage, Claude Gueux devint « heureux » (l.169).
Néanmoins, quelques temps après, suite au transfert de son acolyte, Claude « souffrait »
(l.200) de nouveau, voir empirait : « l’état de plus en plus douloureux où le mettait la
disparition d’Albin » (l 318).
Ainsi, jusqu’à sa mort, l’homme est empli de « chagrin »
(l.254).
Toujours est-il que dans tout acte, Claude garde sa réflexion et son objectivité « il
croyait ne pas avoir tort » (l.412), « ne pas se laisser entrainer par le ressentiment » (l.
420) et
« il avait mûrement réfléchit » ainsi que ses valeurs de « justice » (l.415) et de « vérité »
(l.416).
Même lors de son jugement, à la fin du roman, il garda un « œil clair, honnête et
résolu » (l.627) et resta « impartial et lumineux » (l.669), mais souffrait toujours.
Tout comme.
»
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